Ce chapitre contient les paroles d'une chanson tirée de la Comédie Musicale : Le Roi Soleil.

Je fais de toi mon essentiel, tirée de la comédie musicale Le Roi Soleil, paroles de Lionel Florence et Patrice Guirao, compositeur Benoït Poher.


Je dédie cette histoire à Julie et Nathanaël.


~Chapitre 40 : ~

Là où on ne l'attend pas.

Assise dans son lit, le dos calé grâce à ses oreillers, Gabrielle était plongée dans la lecture d'un petit livre. Elle était totalement absorbée par sa lecture, le soleil était couché depuis longtemps sur les bois de la Lórien, les étoiles éclairaient le ciel et l'astre de la nuit berçait la cité de sa douce lumière. Elle referma le livre et soupira, tant de choses c'étaient produites en si peu de temps, levant les yeux elle regarda autour d'elle. Sa chambre était juste éclairée par la lueur de ces bougies, sur un des fauteuils, sa tenue de la veille soigneusement pliée, plus loin sa coiffeuse, Gabrielle eut un sourire, elle était chez elle, oui enfin chez elle. Rabattant les couvertures qui lui couvraient jusque là les jambes, elle s'assit, saisit son déshabillé qu'elle passa se leva et se dirigea vers son petit salon prenant au passage une des bougies. Là elle s'assit à son secrétaire, l'ouvrit grâce à une petite clef, en sortit une plume et posa le livre qu'elle tenait encore contre elle. Caressant la couverture, elle feuilleta quelques pages pour enfin prendre la dernière et écrire :

Mon amour

Pendant longtemps tu m'as prié de te parler, de t'expliquer ce qui me rongeait mais, bien que tu en saches énormément, je ne t'ai jamais tout réellement dit.

Il y a des choses qui mon fait souffrir, et même si vous prétendiez pouvoir où vouloir m'aider vous ne le pouviez pas. J'étais seule dans ces moments là, même si vous étiez près de moi.

Quand j'étais jeune, ma mère ma offert ce carnet, j'en voyais pas l'utilité mais il s'est avéré qu'après sa mort il m'a été bien utile dans les jours les plus sombres qui ont ensuivit ces évènements.

Quand je regarde aujourd'hui, à cet instant en arrière, je me dis que j'ai accomplis des choses que j'aurais été incapable de faire il y a encore de cela quelques années… Si on m'avait dit il y a deux ans que je connaîtrai moi aussi ce bonheur d'être aimée, je ne l'aurai pas cru.

Il y a quatre mois tu m'as demandé ma main, nous nous marrions dans deux semaines, je suis enceinte de cinq mois et demi et je t'aime tant…

Toi qui as su rallumée en moi un feu que je croyais éteint, toi qui m'apprend encore aujourd'hui à avoir confiance en moi, toi qui a fait de ma vie, quelque chose qui vaut la peine d'être vécue…

Haldir, reçoit ce modeste présent, il représente pour moi une sorte de chemin de croix. Tout y est écrit depuis notre rencontre, jusqu'à la veille de notre départ de Minas Tirith.

Je suis si heureuse mon amour, tu m'as fait le plus magnifique des cadeaux : celui d'aimer de nouveau cette vie, de croire en quelque chose de pure et de vrai : notre amour.

Merci de m'avoir appris que tout n'étais pas que douleur et souffrance et qu'il ne servait à rien de craindre un passé qu'il suffisait d'affronter et d'accepter.

Lis ceci et tu comprendras à quel point je t'aime…

Avec toute mon amour et ma tendresse, celle qui sera bientôt ta femme, devant les Valars, les Hommes et notre Peuple,

Gabrielle.

Elle reposa sa plume et ferma le livre. Se relevant, elle se dirigea vers la porte close de ces appartements et l'ouvrit. L'air frais lui caressa le visage et elle se mit à marcher, serrant ce livre contre elle. Ses pieds nus allaient sur le sol de façon lente et calculé, ces cheveux volaient légèrement avec le vent et sous son déshabillée, son ventre rebondis déformait la chemise de nuit blanche. Elle descendit les marches et se dirigea vers le Talan de son amour. En effet, depuis qu'ils étaient revenus il y a quatre mois, ils ne faisaient plus chambre commune par soucis d'étiquette. Ils avaient ris à cette remarque mais ils n'osèrent ni l'un ni l'autre contredirent Celeborn qui avait mis un point d'honneur à ce qu'au moins cette tradition soit respecté étant donné que certaines étapes avaient déjà été brûlées. Alors, ils n'étaient plus ensemble la nuit, du moins certaines car il arrivait fréquemment qu'Haldir rejoigne Gabrielle une fois les étoiles bien encrées dans le ciel, et au petit matin, il s'éclipsait et rejoignait son chez lui.

Elle arriva devant les marches qui menaient chez Haldir, elle les gravit et poussa légèrement la porte avec douceur. Elle entra et se dirigea vers la chambre, là elle le vit, à la vision qu'il offrit de lui, elle eut envie de se blottir contre lui. Sa tête reposait sur l'oreiller, ses cheveux blond était de part et d'autre de ses épaules qui elles étaient dénudées. Il était torse nu, la légère couverture monté jusqu'aux hanches. Elle se mordit la lèvre et ferma un instant les yeux. Quand elle les rouvrit, elle s'avança près de lui, se baissa au niveau de ses lèvres et y déposa un doux baiser, il ne se réveilla pas, alors, elle déposa près de lui, sous une des mains qu'elle avait soulevé précautieusement le livre et la reposa dessus. Elle lui murmura :

« Je t'aime… »

Avant de s'éclipser de la pièce puis du Talan. Elle retourna chez elle, se sentant fatiguée, là, elle se recoucha, une de ces mains posées sur son ventre rebondis.

Le matin se leva, la cité s'éveilla. Gabrielle fut tirée de son sommeil par une sensation étrange mais qu'elle commençait à bien connaître. D'instinct elle posa une main sur son ventre alors qu'elle pouvait le voir se déformer par les petits coups donné par ce petit être qui grandissait en elle. S'asseyant dans son lit, elle se mit à caresser son abdomen.

« Bonjours toi ! Tu es bien actif ce matin, tu m'en as réveillé. »

Elle eut un sourire en sentant un autre coup, puis d'autres coups, mais cette fois à la porte, fit qu'elle dut ce lever. Enfilant son déshabillée, elle se dirigea vers cette dernière qu'elle ouvrit pour ce retrouver face à Estebal.

« Oh ! Estebal ! Quelle bonne surprise ! Je ne m'attendais pas du tout à vous voir ! »

Le ton de sa voix était plaisantin alors qu'elle s'effaçait pour le laisser entrer.

« Bien sûr Gabrielle, je n'en doute pas une seule seconde ! »

Elle referma la porte et l'invita à s'asseoir. Estebal les avaient suivis en Lorien quatre mois plus tôt. Après discussion, Gabrielle n'avait pas pu se résoudre à accepter le fait qu'une autre personne s'occupe d'elle pour une étape si intime de sa vie. Il la connaissait à présent très bien, lors de leurs derniers jours à la capitale gondorienne, elle avait réussit, ce qui constituait un véritable miracle, à évoquer les blessures de son passé avec cet homme qui s'était interrogé de cette cicatrice dans son dos et de cette crainte qu'elle avait dès qu'il l'examinait. Il ne parut pas surpris, il fut reconnaissant de cette confiance dont le gratifiait la jeune elfe et s'en était sentit honoré. Elle avait abordé avec Haldir une chose qui la mettait mal à l'aise par rapport à sa grossesse et ils décidèrent après une nuit entière de discussion, que si Estebal le voulait, ils pourraient les suivre en Lorien. Elle aborda le sujets avec lui de façon direct, sans détour, elle ne souhaitait pas qu'une autre personne la touche, elle consentait à faire des efforts mais il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Estebal que rien ne retenait à la Cité Blanche, demanda la permission à son Roi de suivre la troupe elfique ce qu'Elessar lui accorda avec grand plaisir. C'est ainsi que le guérisseur ce retrouva en Lorien, rattaché au service de Gabrielle mais aidant aussi les guérisseurs de la Cité elfique avec ces propres connaissances.

« Comment vous sentez vous ce matin ? Pas de problème ? »

Elle hocha négativement la tête alors qu'elle s'asseyait dans un des canapés.

« Ce petit être ma réveillée en me donnant des coups de pieds donc je suppose que tout va bien pour lui. »

Estebal secoua la tête positivement, il posa une petite sacoche sur la table et s'assit en face de Gabrielle.

« Et la maman ? »

Elle eut un sourire :

« La maman est un peu fatiguée, les préparatifs lui prennent beaucoup de temps, elle a aussi les chevilles gonflées, des envies bizarre, un peu mal au dos, tout cela mis à part et bien tout va bien. »

Le guérisseur se releva, s'approcha d'elle lui tendit le bras et l'aida à se relever :

« Allons voir cela… »

Au passage il prit sa sacoche sur la table et tout deux allèrent dans la chambre.

Haldir était éveillé depuis un bon moment. Il avait trouvé le livre à son réveil et l'avait rapidement reconnu. Ce demandant ce qu'il faisait là, il le feuilleta et tomba sur la dernière page écrite, qui semblait avoir été corné pour qu'il le remarque. Quand il lu les premiers mots, il eut un sourire et, assit sur un de ces fauteuils sur son balcon, il débuta sa lecture.

Estebal sortit de la salle de bain en s'essuyant les mains.

« Donc aujourd'hui repos ! Et il n'y a pas de mais qui tienne. Votre fatigue est visible et ces douleurs au dos ne sont pas à prendre à la légère. »

Il se rapprocha du lit où le dos accolé à ses oreillers, Gabrielle n'avait pas bougé. Il s'assit sur le rebord et continua :

« Je sais bien ce que vous pensez… »

Perplexe elle leva sur lui un regard interrogateur :

« Et je pense à quoi Mr Le Guérisseur ? »

Il lui prit une de ces mains et la serra :

« Les préparatifs, les invités qui vont arriver, la décoration florales… Mais je suis sûr qu'ils peuvent se passer de vous une journée. »

Gabrielle leva les yeux au ciel, cependant, elle savait qu'il avait raison. Elle reprit alors de façon ironique :

« Vous avez oublié la robe ! »

Ils s'affrontèrent du regard avant de partir d'un même rire.

« Je concède que je suis fatiguée, je resterai donc calmement ici aujourd'hui vous avez ma promesse. » Finit-elle par dire.

Estebal eut un hochement de tête.

« Je repasserai dans la journée avec des herbes pour votre tisane, je laisse aussi ce baume ici, si votre fiancé pouvait vous en passez dans le bas du dos cela soulagerai un peu vos douleurs. Resté au maximum allongée, je reviendrai vous voir plus tard. »

Gabrielle lui adressa un sincère merci, avant de partir, il lui précisa qu'il se chargeait de prévenir les Souverains ainsi qu'une suivante pour qu'elle lui apporte un petit-déjeuner. Elle se retrouva donc seul et se rallongea, elle n'eut pas besoin de trop pensée que le sommeil la rattrapa.

§§§§

Haldir se tenait assis, le regard dans le vague. Il venait de terminer la lecture du carnet. Il se leva et alla le déposer sur une de ces tables de nuit puis, prenant une de ces tuniques qu'il passa, il sortit de son Talan. Il marcha quelques instant et ce retrouva dans la Clairière qu'ils avaient choisis pour la cérémonie de leur mariage. On pouvait y voir quelques elfes s'occupés de la décoration florale, des petits bancs de mousse avaient été créés. Cherchant du regard Gabrielle, il n'aperçut que sa souveraine en compagnie d'une suivante. S'approchant, il s'inclina et fit :

« Gabrielle n'est pas encore ici ? »

Galadriel eut un petit sourire et répondit :

« Elle a reçut une visite d'Estebal ce matin, il lui a demandé de rester tranquille et de se reposer. Myria allait justement lui apporté une petite collation. Voulez vous y aller à sa place mon cher capitaine ? »

Haldir regarda la suivante puis son regard bascula de nouveau sur Galadriel. Il soupira et reprit :

« Non, j'ai une chose à faire avant d'aller la voir. Merci de m'avoir répondu majesté. »

Il s'inclina et sous l'œil contrarié de Galadriel qui avait sentie chez son fidèle serviteur quelque chose, il s'éloigna.

« Allez y Myria, mais si elle dort encore laissez là, inutile de la réveiller. »

L'elfe s'inclina :

« Bien ma Dame. »

Galadriel regardait toujours dans la direction prise par Haldir, puis elle baissa la tête et marcha en direction de sa clairière.

Haldir se retrouva bientôt dans un endroit qu'il connaissait que trop, relevant les yeux et observant, il se rendit compte que ces pas l'avait mené près d'un petit court d'eau. Cet endroit avait été le théâtre de ces jeux d'enfants avec ces frères, fermant un instant les yeux, il ce laissa aller par les souvenirs éloignés d'une enfance déjà si loin.

« Et bien grand frère ? Te voici bien nostalgique tout d'un coup… »

Haldir rouvrit les yeux et aperçut Orophin qui ce dirigeait vers lui. Ce dernier lui fit un bref sourire avant de reprendre :

« C'est ici que je viens lorsque je me sens trop oppressé. Je sais que Rumil préfère lui grimper aux arbres… »

Haldir hocha vaguement la tête :

« De nous trois c'est celui qui est le plus doué à ce jeu. »

Orophin s'assit sur l'herbe verte et reprit :

« Combien de fois ne nous as-tu pas repêché dans ce cours d'eau ? »

Son frère s'installa à ces côtés :

« J'ai arrêté de les comptés depuis bien longtemps… »

Le silence tomba sur la petite clairière, Orophin au bout de quelques minutes demanda :

« De quoi as-tu peur mon frère ? »

Haldir soupira et répondit :

« De ne pas être à la hauteur…

- A la hauteur de quoi ? » Reprit Orophin

Haldir ramena ses genoux contre son torse et passa ses mains autour.

« Orophin, me crois tu capable d'être un bon époux et un bon père ? »

Surpris par la question, ce dernier tourna son regard sur son aîné. A cet instant il lui parut d'une vulnérabilité impressionnante. Jamais il n'avait vu son frère, lui si maître de ces émotions, avec un visage si empreint d'inquiétude et de peur.

« Haldir, à la question es tu capable d'être un bon père je réponds oui. Regarde, tu nous as pratiquement élevé avec Rumil. Grâce toi nous sommes aujourd'hui des elfes respectables et respectés. Haldir quelque soit tes doutes, tu ne dois pas t'en faire là-dessus. Tu es quelqu'un de droit, d'honnête, de fier, de courageux. Ton enfant sera fier de son père, ses oncles feront tout pour qu'il sache combien tu es une personne formidable. »

Se rapprochant de son frère, il passa une main autour de son épaule.

« Quand à être capable d'être un bon époux, je crois que la question ne ce pose même pas. Tu aimes Gabrielle n'est ce pas ? »

Haldir tourna son regard vers son frère.

« Oui, je l'aime mais elle est si fragile, elle a encore tellement de mal avec certaines choses… J'ai peur de ne pouvoir être à la hauteur face à elle… »

Orophin raffermit la pression sur l'épaule de son frère.

« Gabrielle sera toujours ainsi, tel un animal apeuré par certaines choses. Il y ait des combats qui laissent des cicatrices à vie. Celles de Gabrielle sont inscrites au plus profond d'elle. Jamais elle ne pourra oublier, mais tu lui as fait accepter ce qu'elle est aujourd'hui, elle avance en te sachant à ces côtés, elle vit par et grâce à ton amour. Il n'est pas question d'être à la hauteur où pas Haldir. Il est juste question ici d'aimer et d'avoir confiance et vous remplissez à vous deux ces deux critères… »

Les paroles du plus jeune rassurèrent le plus grand. D'un geste, Haldir passa à son tour un bras autour des épaules de son frère.

« J'aurai aimé qu'ils voient ce que je suis devenu. Ce que nous sommes devenus. »

Orophin se détacha de l'étreinte de son aîné et l'aida à se redresser. Puis il le prit par le bras et l'amena un peu plus loin, près de deux stèles blanches entourées de petites fleurs d'elanor. Le plus jeune s'agenouilla et répondit :

« Mais ils sont là Haldir… Ils vivent à jamais dans notre cœur et puis de là où ils sont, ils nous voient j'en suis certain. »

C'est à ce moment là, alors qu'Orophin était toujours agenouillé et qu'Haldir se tenait debout et regardait ces stèles que Rumil arriva. Il resta un moment en retrait, il n'aimait pas venir ici, pour lui c'était impersonnel, lui quand il pensait à eux, il lui suffisait de grimper au plus haut sommet de l'arbre le plus grand de la Lorien et là, seulement là il se sentait proche d'eux. S'avançant, il posa une main sur l'épaule de son frère aîné.

« Ils seraient fier Haldir. Fier que tu es enfin trouvé quelqu'un qui t'aime à ta juste valeur, quelqu'un qui a su te redonner ce sourire que tu avais quand nous étions enfants. Une personne pour qui tu te bats, pour qui tu trembles à son moindre souffle, pour qui tu, enfin, profite de la vie… »

Orophin releva ses yeux sur Rumil alors qu'Haldir lui fixait les stèles les yeux brillant. Il se redressa et vint se placer à sa droite alors que Rumil se plaça à sa gauche.

« Nos parents seraient fier, fier de nous trois… » Murmura Haldir alors que ces deux frères passèrent pour l'un un bras au niveau de sa taille et pour l'autre autour de ces épaules.

§§§§

Couchée sur son côté droit, Gabrielle dormait à point fermé quand Estebal entra de nouveau pour lui apporté la tisane. Il eut un sourire à cette vision de ce petit bout de femme ainsi complètement abandonnée au sommeil. Ne la réveillant pas, il alla simplement fermer un peu les rideaux afin que le jour n'éclair pas trop la chambre. Puis il en sortit discrètement et posa la tasse fumante sur la table, c'est à cet instant qu'entra Myria avec un plateau où quelques nourritures avaient été placés. Echangeant quelques paroles avec le guérisseur, elle posa le plateau sur la table et s'inclina en ressortant. Estebal prit place sur un des fauteuils mais avant qu'il n'eut le temps de faire quoi que ce soit, un drôle de bruit venant de la chambre le fit ce redresser brutalement. Se dirigeant vers la porte, il put entendre des pas précipités et le bruit d'une porte ouverte rapidement. Il frappa et fit :

« Gabrielle, c'est Estebal. Je rentre ! »

Il tourna la poigné et poussa la porte, il se retrouva dans une pièce vide. Son regard se porta vers la porte qui était ouverte et vers les bruits qui venait de l'autre pièce. Il n'eut pas besoin de savoir ce qui ce passait, ces bruits le renseignait ouvertement. Il ne bougea pas et attendit, au bout de quelques minutes, il vit apparaître une Gabrielle pâle comme un linge se tenant difficilement debout, s'approchant d'un pas rapide, il la prit par le bras et la ramena aussitôt dans son lit. Elle ne protesta pas, bien au contraire. Elle allait refermer les yeux quand une légère tape sur la joue la fit tressaillir.

« Pas tout de suite Gabrielle. Avant tu vas boire quelque chose. »

Elle grogna, il se releva, alla dans le salon, prit la tasse encore tiède et revint dans la chambre où il se réinstalla sur le lit. Surélevant légèrement la tête de la jeune elfe, il posa contre ses lèvres les rebords de la tasse et lui fit boire près de la moitié du contenu.

« Voilà, cela calmera un peu tes douleurs au dos et apaisera ton estomac. Repose-toi maintenant. »

Il la rallongea sur ces oreillers et à peine sa tête dessus, elle referma ces prunelles émeraude. Estebal l'observa un moment, il fallait qu'elle se ménage, depuis quelques semaines, elle n'arrêtait pas et comme elle ne se plaignait pas et bien il était difficile de savoir quand elle n'allait pas bien. Mais il avait appris à la déchiffrer, de ce fait il arrivait plus facilement à savoir quand les limites de le jeune elfe étaient atteinte hors là, elles l'étaient. Il allait se relever quand il entendit :

« Merci de veillez sur moi de la sorte. »

Il eut un petit sourire, se pencha sur elle et effleura d'une main douce une de ces joues.

« C'est avec un grand plaisir que je le fait. »

Puis il la laissa, par acquis de conscience, il jugea préférable de rester avec elle jusqu'à l'arrivée d'Haldir.

§§§§

Galadriel et Celeborn cherchait Haldir depuis un petit moment. La souveraine avait fait par à son époux de l'inquiétude qu'elle avait lu dans le regard du capitaine, elle en avait touché deux mots à Celeborn et tout deux s'était mis d'accord pour lui parler. Ils le trouvèrent en compagnie de ces frères, tout les trois assis près d'un court d'eau, riant aux éclats.

« Je crois que cela sera inutile. Regarde-le, il a l'air d'aller à présent. »

La souveraine hocha la tête.

« Les craintes d'un futur époux… Légitime surtout quand ce dernier passé le plus long de sa vie à servir les autres sans ce soucier de lui. Reprit Galadriel.

- Te souviens-tu d'Elrond le jour des noces avec Celebrian ? Questionna Celeborn en prenant le bras de son épouse.

- Il ne tenait pas en place au point que tu as cru que tu allais devoir l'attaché à un siège pour qu'il arrête de faire les Cent pas ! »

A l'évocation de ce souvenir, ils partirent tout deux en un éclat de rire. Quand ils parvinrent à reprendre leur sérieux, Celeborn reprit :

« Quand est ce que les premiers invités sont prévus ?

- Demain doivent arriver Thranduil ainsi que son fils et sa future belle-fille, Elinë tenait à être là en avance pour Gabrielle. Gandalf ainsi que nos quatre valeureux hobbits devraient être là eux aussi dans la journée après une halte à Fondcombe où ils étaient donc avec eux sera la Maison de notre gendre et nos deux petits enfants. Quand aux familles royales, Le Roi Eomer viendra par le même cortège que le Roi Elessar et notre petite fille, le Prince d'Ithilien et la princesse seront aussi avec eux. Dans ce cortège sera aussi présent notre cher ami nain Gimli ainsi que quelques personnes qui ont noués des connaissances avec notre couple. Répondit Galadriel en ce mettant à marcher avec son époux.

- Les Gens des Havres ? Interrogea son époux alors que leurs pas foulèrent l'herbe verte des sentiers.

- Cirdan, Linolen et Galdwine sont eux aux Portes de la Cité, ils seront là ce soir.

- Toute la cité s'apprête. Il n'y avait pas eu de réjouissance tel que celle qui ce prépare depuis bien longtemps. »

Galadriel prit une des mains de son époux et la serra dans la sienne.

« Oui, la Cité s'apprête à fêté le mariage de son héritière. »

Elle posa sa tête sur l'épaule de son mari.

« Quel chemin parcourut pour en arriver là.

- Mais quel bonheur de pouvoir contempler ceci même si je sais que cette joie ne durera pas. »

Galadriel releva brusquement la tête :

« Et pourquoi cela ne durerait il pas ? »

Celeborn frôla la joue de son épouse :

« Parce que bientôt mon trésor, mon joyau quittera ces Terres et moi je devrais encore y demeurer… »

Elle leva une main et posa un doigt sur ces lèvres qu'elle remplaça aussitôt par ces lèvres.

« Ce temps n'est pas encore là mon ami… Alors profitons. »

Il ouvrit ces bras et elle vint se blottir contre lui. Ces gestes de tendresse était rare en public mais à présent, tout leur était égal. Tant de choses avaient changées.

§§§§

La matinée passa, Haldir rejoignit après quelques heures passées avec ces frères les appartements de Gabrielle. Là il y trouva Estebal, plongé dans un ouvrage de médecine, étonné, il interrogea le guérisseur qui lui dit sans détour et sans rien omettre l'état de Gabrielle. Haldir le remercia chaleureusement et les dernières recommandations que lui donna Estebal furent de faire manger un peu la future maman à son réveil.

Quand le guérisseur fut partit, Haldir passa dans la chambre qui était dans la pénombre. Il reconnut la silhouette allongée qui semblait dormir. Doucement, il alla tirer les rideaux permettant ainsi au jour de baigner de ces rayons la pièce. Puis il se dirigea vers le lit, là il s'assit en bout, cala son dos contre le haut et se mit à caresser une des joues de Gabrielle en murmurant :

« - Et si la demoiselle De Doriath ouvrait ses jolies iris émeraude pour son cher Capitaine qui n'a pas encore eut la joie de les voire étinceler ce matin ? »

Gabrielle bougea un peu et se mit sur le dos prenant au passage une des mains d'Haldir dans une des siennes. Ce dernier eut un sourire, se baissa sur son visage et déposa su ces lèvres un doux baiser. A ce contact, Gabrielle eut un frisson et passa ces deux mains dans le dos de son aimé. Quand il se redressa il put entendre :

« Je ne t'ai pas demandé d'arrêter !

- Il faut savoir être raisonnable tu ne crois pas ? »

Gabrielle ouvrit les yeux et croisa les prunelles grises d'Haldir. Elle voulut se redresser et eut une légère grimace qui inquiéta immédiatement son aimé.

« Tout va bien ? »

Il l'aida à ce positionné et elle répondit :

« Des douleurs au dos, rien d'anormal rassure toi. Estebal a laissé un baume qu'il faudrait que tu… »

Mais elle s'arrêta nette prenant conscience d'une chose qui n'était jamais arrivée jusque là. Elle se perdit dans ses pensées n'entendant pas Haldir l'appelée. Le baume était pour le dos hors, jamais encore, Haldir n'avait vu complètement sa cicatrice… Elle s'était toujours arrangée de manière à ce qu'il ne la voie pas… Elle n'aimait pas cette marque sur sa chair qui lui rappelait sans cesse ces évènements. Elle frissonna à ce souvenir.

« …rielle ? »

Elle baissa la tête perdue dans ses réflexions, comment allait elle faire ? Elle n'avait vraiment pas songée à cela.

« …brielle ? »

Elle se passa une main sur son visage et sursauta quand Haldir posa une main sur son épaule et l'appela de nouveau :

« Gabrielle ? »

Tournant vers lui son regard elle secoua la tête et fit :

« Excuse moi, j'étais ailleurs. »

Il l'observa perplexe et continua :

« Tu me parlais d'un baume pour ton dos…»

Et c'est sous le regard surpris d'Haldir que Gabrielle se leva et se dirigea vers la salle de bain en disant :

« Oublie, ce n'est rien ! »

Le ton de sa voix était différent et cela alarma Haldir qui se redressa vivement et la suivit.

« Attend Gabrielle ! »

Il la retrouva en train de se passer de l'eau sur le visage, elle semblait soudain vulnérable, qu'avait il dit pour qu'elle réagisse de la sorte ? Il la vit prendre une serviette et se la passer sur le visage puis elle resta là à regarder son reflet. Une de ces mains caressa le renflement de son abdomen, il la rejoignit et se plaça derrière elle. Ces mains vinrent ce placer autour de ce ventre arrondis et il posa son menton sur une des épaules de Gabrielle.

« De quoi as-tu peur ? » Murmura t- il.

Elle ferma les yeux et ce laissa aller contre lui. Elle savait qu'il serait toujours là, elle n'ignorait pas non plus qu'il savait tout d'elle mais c'étais plus fort qu'elle. Ses mains se posèrent sur celles d'Haldir et dans un murmure elle répondit :

« Excuse-moi… »

Ne comprenant pas ces paroles, il la retourna face à lui et remonta ces mains sur son visage :

« De quoi donc ? Pourquoi t'excuserai-je ? »

Pour toute réponse, elle se blottit contre lui et se serra contre son torse, mais il ne voulait pas en rester là. Il la détacha de lui, posa ses mains sur ces épaules et d'un mouvement la força à le regarder :

« Gabrielle oublierais-tu ce que tu m'as écrit dans ce carnet ? Dis-moi, parle-moi… De quoi as-tu peur ? »

Il la sentit trembler, elle fit un mouvement pour baiser la tête mais il fut plus rapide. Il la maintenait doucement et fermement par le menton.

« Je… »

Ce regard la troubla, elle pouvait y lire tant de chose, de l'amour, de la tendresse, mais aussi une demande de confiance. Elle respira un grand coup, au fond d'elle, elle savait qu'elle pouvait lui parler sans crainte. Ils avaient déjà tant partagé, tant traversé. Elle sentit ces mains qui étaient remontés sur ces joues, ce regard dans le sien et il ne dû qu'à son ouïe fine d'entendre les paroles qu'elle prononça.

« Le baume est pour mon dos mais… »

Elle trembla de nouveau, il raffermit la pression afin qu'elle conserve son regard dans le sien.

« Mais quoi ? »

Il la vit se mordre les lèvres et elle murmura de nouveau :

« Mais… Tu n'as… Enfin j'ai… »

Haldir fronça les sourcils, d'une voix qu'il voulait convaincante il fit :

« Gabrielle, tu quoi ? »

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux, elle voyait bien qu'il ne comprenait pas. Elle se dégagea brusquement et lâcha :

« Je ne veux pas que tu la vois ! »

Elle se réfugia dans un coin de la salle de bain, elle croisa les bras autour de ces épaules alors que de ces yeux des larmes coulaient. Haldir lui ne comprenait absolument rien à tout ceci, mais la phrase que prononça Gabrielle le fit réagir.

« Tu ne l'as jamais vue, j'ai toujours fait en sorte que tu ne la vois pas… Elle est horrible, elle est là et je sais qu'elle ne partira jamais… Toute les fois où je la vois, elle me rappelle que je ne suis pas comme les autres ! »

Il tourna la tête vers elle et la vit de dos. Tout d'un coup il s'en voulut. Bien sûr, pourquoi n'y avait il pas pensé plus tôt ? La fameuse cicatrice… En effet, il réalisa alors qu'il ne l'avait jamais vu et ce malgré les instants de complicité intime qu'ils avaient partagés. Il se souvint qu'elle avait toujours cachée son dos par ces cheveux où par d'autres moyens. Il se traita silencieusement d'imbécile et se rapprocha d'elle. Il pouvait voir ses épaules tressaillirent, elle pleurait. Il se plaça derrière elle et l'enlaça avec douceur, il plaça ces mains sur les siennes et les serra. Puis, sans rajouté un mot, il la prit par la taille et la ramena dans la chambre où il la plaça sur le lit. Elle se laissa faire, encourager par les paroles qu'il lui murmurait à voix basse. Il l'avait assise, il dû faire preuve de patience quand il décida de faire glisser sur ces épaules les fines bretelles de sa chemise de nuit.

« Fais-moi confiance… » Glissa t-il alors qu'il y parvenait enfin.

Il était face à elle, dans un geste de pudeur inutile, elle cacha sa poitrine ainsi exposé à son regard et ne put s'empêcher de rougir. Il eut un petit sourire avant de se redresser et de passer de l'autre côté, face à son dos. Elle s'était crispé, il l'avait sentit. Il saisit le pot de baume sur la table de nuit et le posa sur le matelas. D'un geste doux, il écarta les cheveux et découvrit enfin le dos de son aimée. Elle était là, visible mais plus autant que les premiers jours, elle formait une longue ligne blanche qui partait de son omoplate gauche et qui descendait jusqu'à son flanc. Il la sentit trembler et la rassura en effleurant avec douceur ses flancs. Alors, il prit le pot, l'ouvrit, mit du baume sur ses mains et les posa avec une lenteur calculé sur le bas du dos de Gabrielle.

Elle le sentit, eut un frisson, jamais encore elle n'avait permit à quiconque de lui toucher le dos ainsi, c'était Galdwine qui l'avait soigné quand s'était arrivé. Mais là, c'était différent, cet homme qui la massait avec douceur elle le connaissait, elle avait confiance en lui… Elle finit donc par ce décrispé, se laissant totalement aller. Les mains d'Haldir sur son dos l'apaisait, la calmait elle se sentit soudain basculé sur le côté, puis deux bras l'enserrèrent et une voix murmura à son oreille :

« Gabrielle, dorénavant, je ne veux plus que tu es peur de me dire quoi que ce soit… Je suis conscient que certaines choses sont difficiles pour toi et le resteront encore pour des années mais, je t'en prie, fais moi confiance… Accorde la moi totalement, je ne supporterai pas de te voir souffrir pur des choses non dites… »

Elle sentit qu'il remontait sur lui sa chemise de nuit. Elle le laissa terminer avant de se retourner et de lui faire face. Elle hésita un instant et passa une de ces mains sur sa joue.

« Tu es si patient avec moi… » Murmura t-elle.

Il eut un sourire, mais reprit :

« Promet moi de me faire totalement confiance, de me parler quand ça ne va pas, de t'ouvrir sur ce qui te fais peur pour que je puisse t'apaiser, te calmer… »

Elle cligna des yeux et souffla :

« Je te le promet… »

En prononçant ces paroles, elle su à cet instant qu'il était bien celui qu'il lui fallait. Jamais elle n'avait espérer pouvoir connaître cela avant, jamais elle n'aurait été capable de pouvoir confier sa propre vie à une personne et aujourd'hui, à cet instant, tout lui sembla possible… Ce regard gris posé sur elle lui promettait à la fois bonheur, tendresse, amour et protection. Elle n'avait plus rien à craindre parce qu'il marcherait toujours dans ces pas désormais. Elle eut un sourire alors qu'il faisait glisser ces mains autour de sa taille et qu'il la rapprochait de lui.

« Tu en feras de même n'est ce pas ? »

Ils se dévisagèrent, il se rapprocha de ces lèvres et souffla :

« Oui, j'en ferai de même mon cœur… »

Ils échangèrent un baiser doux emplit de promesse et alors qu'il glissait sa main sur le ventre rebondis de celle qu'il aimait, Haldir put sentir les légers coups donnés par ce petit être. Il fit alors une chose qui ému énormément Gabrielle. Il la plaça sur le dos, s'allongea pour placer sa tête sur son ventre et colla son oreille dessus tout en murmurant :

« Bonjour petit ange… C'est Papa… »

Elle passa une de ces mains dans les cheveux blonds d'Haldir et sourit de la plus tendre des façons.

Le reste de la journée passa tranquillement, ils sortirent de la chambre et Haldir mena Gabrielle dans une balade simple et pas trop fatigante, évitant soigneusement les lieux où ce préparait les noces. Ils furent rejoins dans l'après midi par les souverains et c'est ensemble, assis non loin du miroir de Galadriel qu'ils parlèrent de tout et de rien, Gabrielle tendrement enlacé par Haldir qui l'avait fait se caler contre son torse. Ils restèrent là jusqu'à ce qu'on vienne leur annoncer l'arriver de trois elfes venus des Havres-Gris. Soudainement impatiente, Gabrielle fut retenue de courir par un Haldir qui la maintenait contre lui pour pas qu'elle se fatigue. C'est ainsi qu'elle revit Cirdan mais surtout Linolen et Galdwine. Le guérisseur ne put s'empêcher de s'esclaffer :

« Je laisse une elfine se remettant tout juste et je retrouve une magnifique elfe enceinte ! »

Ce qui eut pour effet de faire rougir notre couple sous les regards rieurs des souverains et de Cirdan. Cependant, Linolen la prit dans ces bras et la serra contre son cœur, quand il se détacha il lui dit :

« Le sourire que tu abordes aujourd'hui est le plus beau pied de nez que tu ais pu faire à cette vie ma très chère Gabrielle. »

Elle fut émue de ces paroles, puis vint les retrouvailles avec Galdwine. Cette dernière eut du mal à reconnaître sa jeune maîtresse qu'elle avait quitté craintive et apeurée. La servante s'inclina devant elle les yeux brillant de larmes mais fut rapidement relever par Gabrielle qui secoua négativement la tête.

« Il n'en a jamais été question Galdwine… Ni là bas, ni ici… »

La suivante pu lire sur le visage de Gabrielle un bonheur et une joie de vivre grandissante, elle ce permit ars de poser les mains sur le ventre rebondis et tournant le regard vers Haldir, elle inclina la tête et fit :

« Vous avez fait un véritable miracle. »

Il s'approcha de Gabrielle qu'il prit par les épaules.

« Mais je ne l'ai pas fait tout seul. »

La soirée passa, les convives assistèrent à une petite réjouissance donné en l'honneur de leur arrivé. De nombreuses paroles furent échangés, des rires partagés et ce jusqu'à ce que les étoiles soient haut dans le ciel. A un moment, Gabrielle s'éloigna, elle se dirigea vers un des balcons et laissa l'air frais caresser ces joues tout en passant ces mains sur son ventre, geste qu'elle faisait beaucoup. Levant les yeux au ciel, elle vit une étoile briller et eut un sourire, elle se mit à marcher pour finalement aller s'asseoir sur l'un des bancs. Là, elle ferma un instant les yeux et ce laissa doucement aller, sans s'en rendre compte au sommeil. Ce fut Orophin qui la trouva alors qu'il la cherchait justement, il demanda à l'un des elfes qui l'accompagnaient d'aller chercher Haldir, ce dernier arriva rapidement et eut un regard attendri devant ce spectacle. Avec douceur il la souleva dans ces bras et, suivit par Galdwine qui reprenait ces vieilles habitudes, il la mena à ces appartements.

Les jours qui suivirent furent spectateurs de l'arrivée de nombreux cortèges. Cela commença par les Elfes Sylvains de la Forêt Noire ainsi que leur souverain et leur Prince héritier accompagné de sa fiancée. Legolas et Elinë affichait un sourire heureux et une complicité sans faille. Thranduil était d'ailleurs plus que ravi de cette future union.

Puis ce fut Elrond en compagnie de Gandalf, des quatre hobbits, accompagné par Glorfindel, Elladan, Elrohir et quelques autres personnes de la cité de Fondcombe qui à leur tour arrivèrent, les talans d'amis furent occupés, ont pouvait entendre des rires s'échappés des appartements de Gabrielle, le visage souriant et expressif d'Haldir, ceux détendus de Gandalf, Elrond et Galadriel qui observait toute cette effervescence d'un œil heureux.

« Jamais la paisible Lorien n'avait connu autant de rire, de chanson et de joie.» Fit un soir Celeborn en portant un toast en l'honneur de tous ces invités.

Les jours avançaient, on n'était plus qu'à une semaine des noces, et Gabrielle semblait des plus sereine. Il faut dire qu'on lui avait strictement interdis de s'angoisser pour quoi que ce soit ! Sa robe était prête et était suspendue à son armoire, son voile était lui pas tout à fait finis, en effet, elle avait tenu à en faire elle-même les broderies et pour le moment cela n'était pas encore totalement terminé.

Galdwine et Elinë était souvent avec elle et il n'était pas rare que Galadriel le soit aussi. Ensemble elles devisaient joyeusement, écoutant parfois les récits de l'ancien temps que faisait la souveraine.

L'arrivée des troupes royales du Gondor et du Rohan accentua encore plus cet air de fête qui régnait sur la Lorien. Quel plaisir ce fut pour Gabrielle d'être soulevé et par Elessar qui la fit tourner légèrement en signe de ravissement, elle tomba aussi littéralement dans les bras d'Eowyn qui resplendissait de bonheur et enfin elle fut serré par une Arwen très émue qui ne ce lassait pas de contempler les rondeurs de son ventre. La phrase que lui dit Gabrielle fit rire l'ensemble des convives et eut pour conséquence un regard sans équivoque entre le couple royal gondorien :

« Rassure toi Arwen, ces choses arrivent plus tôt que ce qu'on ne le pense ! »

Ce soir là, la salle des fêtes étaient remplies, les chants et les rires étaient de mises et tout cela sous le regard attendrit des quelques anciens présents :

« Les nouvelles générations… » Murmura Gandalf

Elrond hocha la tête et continua :

« La vie continue, leurs vie. »

Cirdan regardait Haldir et Gabrielle évoluer à leur rythme sur la piste :

« Vous m'auriez prédis cela il y a deux ans Galadriel, je ne l'aurai pas cru.»

Et ce fut Celeborn qui ponctua :

« Personne ne l'aurai cru ami, personne. »

§§§§§§§§

Une autre journée passa, dans son salon, Gabrielle en compagnie d'Arwen, Eowyn, Galdwine, Elinë et Galadriel finissait les dernières broderies de son voile.

« Un dernier coup d'aiguille… »

A ces mots, les visages des autres femmes présentes ce relevèrent, elles purent voir Gabrielle poser sa boîte à ouvrage, se lever, prendre l'ensemble de son voile dans ses mains et ce diriger vers sa chambre. Posant à leurs tours les leurs, elles allèrent toutes à la suite de l'elfine. Cette dernière ce tenait à présent face à son miroir et plaçait le voile sur sa chevelure.

« Je le ferai tenir à l'aide de petites pinces en argent, le tout soutenu par une petite couronne d'elanor. Je pense laisser mes cheveux détacher, enfin, je ne sais pas trop encore… Qu'en dites-vous ? »

Elinë s'approcha de son amie et se lissa derrière elle. Elle arrangea le voile et répondit :

« Tu seras magnifique ainsi.»

Elles furent rejoins par Arwen et Eowyn qui hochèrent la tête. Galadriel resta à la porte à observer avec un sourire ces quatre femmes que la vie n'avait guère épargnées. Une idée lui vint alors à l'esprit. Oui… Après tout, Gabrielle était l'héritière…

Jamais de sa vie Gabrielle ne fut plus heureuse que ces jours là, un sourire permanent était visible sur son visage, elle était rieuse et taquine, passant beaucoup de temps avec Brin mais n'en oubliant pas pour autant les autres.

Haldir l'observait avec amour et tendresse, les moments où ils pouvaient et être seul devenait très rare, mais il se disait que tout cela n'était plus qu'une question de jours.

§§§§§§§§

Et il arriva, ce jour… Toute la cité s'apprêtait, tout était prêt des décorations au repas en passant par la musique et les chants. Gabrielle était ce matin là, seule dans sa chambre. Vêtue de son peignoir, elle finissait de coiffer ces cheveux, elle les avait nattés en de nombreuses tresses toutes se rejoignant au final dans une seule qui retombait le long de son dos. Elle sourit à son reflet et se leva, elle prit sa robe et la posa sur son lit et la regarda, elle fut tirés de ces pensées par trois coups discrets à la porte.

« Entrez ! »

La porte s'ouvrit et Galadriel entra portant dans ses mains un coffret d'étoffe rouge et sur ce dernier un autre coffret plus petit. Elle alla les poser sous le regard de sa nièce puis vint vers elle. Gabrielle la trouva magnifique dans cette robe dorée au reflet légèrement argenté et aux manches évasées.

« Vous êtes magnifique grand-mère… »

La souveraine eut un sourire.

« Et tu le seras tout autant une fois ta robe enfilée, vient là que je t'aide. »

Prenant la robe, Galadriel après avoir laisser le temps à Gabrielle d'ôter son peignoir, l'aida à l'enfiler. Elle la lui laça dans le dos à l'aide des légers cordons puis boucla le tout. Retournant Gabrielle pour qu'elle lui fasse face, elle eut un tendre sourire.

« Ma Celebrian n'était pas aussi sereine que toi. »

Gabrielle rougit, Galadriel rit. Elle prit les mains de sa petite-fille et les tendit afin de pouvoir l'admirer. La robe était d'une beauté étincelante, de couler blanche, elle mettait de façon très nette en avant les rondeurs de Gabrielle surtout au niveau du ventre. Décolletée jusqu'au niveau des épaules, elle laissait ainsi apparaître la peau légèrement pâle de la future mariée, les manches étaient serrés jusqu'aux poignés où là elles finissaient évasées. Des broderies de perles étaient présentes sur l'ensemble de la robe dont le bas était assez ample, plus que les robes normales. Aucune ceinture à la taille, la robe retombaient ainsi sur les rondeurs de la future maman.

Galadriel mena sa petite-fille devant son miroir. Cette dernière se pinça les lèvres.

« - C'est moi ?

- Oui mon enfant, c'est bien toi cette ravissante jeune femme… »

Gabrielle pu voir sa tante se diriger vers sa coiffeuse et prendre le petit écrin qu'elle ouvrit. Elle en sortit quelque chose et revint près de sa nièce.

« Une personne ma demander de te passer ceci disant qu'un jour comme aujourd'hui, il devait être au cou de son propriétaire… »

Passant les mais autour du cou de Gabrielle, Galadriel posa sur la peau de sa nièce le pendentif qu'elle avait offert à Haldir un an et demi plus tôt. La jeune elfe effleura le pendentif du bout de ces doigts et eut un sourire. Elle vit de nouveau sa grand-mère s'éloigner, cette fois, elle pu voir qu'elle prenait le voile. Le posant sur la tête de Gabrielle, cette dernière fit en le maintenant:

« Les pinces sont sur ma coiffeuse. »

Galadriel y retourna mais ne prit pas les pinces, là, elle ouvrit le coffret rouge et en sortit quelque chose que Gabrielle ne vit pas de suite. Quand elle revint se placer derrière elle et qu'elle plaça sur ces cheveux ce qu'elle avait prit dans le coffret, Gabrielle s'esclaffa :

« Mais qu'est ce que… »

La souveraine répondit :

« Ce diadème est celui des héritières de la Lorien… Il a appartenu à Celebrian, il ne reviendra pas à Arwen car son chemin est tout autre et tu es à ce jour, l'unique héritière de ces Bois. Il est donc tout à fait logique qu'il te revienne. »

Gabrielle regardait sa grand-mère le fixé afin qu'il tienne le voile comme aurait dû le faire la couronne de fleur. Ce dernier était tout d'argent, les motifs étaient complexes et s'entrelaçaient. Galadriel termina et regarda le reflet de sa petite fille dans le miroir, cette dernière paraissait très émue.

« Nous sommes tous fier de toi, Gabrielle De Doriath. »

A ces mots, Gabrielle se tourna et vint se blottir dans les bras de Galadriel. Elles restèrent ainsi toutes les deux durant quelques minutes, ce fut l'aînée qui mit fin à cette étreinte.

« Aller, on nous attend à côté. »

Galadriel souleva le voile de sa petite fille, cette dernière prit un pan de sa robe et toute les deux sortirent de la chambre. Ce fut des exclamations qui accueillirent l'elfine et sa Grand-mère dans le salon. En effet dans ce dernier ce tenait nos quatre femmes qui attendaient leur amie.

« Tu es radieuse Gabrielle ! » Souffla Elinë.

Les autres acquiescèrent. Galadriel positionna de nouveau le voile et Arwen reprit :

« Bien, maintenant nous avons quelques petites choses pour toi. »

Gabrielle les regarda toutes perplexe.

« La tradition veut que tu porte sur toi le jour de tes noces, quelque chose de neuf, quelque chose de bleu, quelque chose d'ancien et quelque chose de prêté. Alors, tu as déjà quelque chose d'ancien avec le diadème de grand-mère, et voici quelque chose de neuf… »

Arwen ouvrit u petit coffret et prit une gourmette en or qui se trouvait à l'intérieur.

« Elessar et moi-même l'avons fait faire à Minas Tirith par les orfèvres royaux. Il est aussi simple et aussi fragile que toi. »

Elle prit une des mains de Gabrielle et attacha à son poigné la gourmette.

« Merci… » Souffla Gabrielle émue de nouveau.

Puis ce fut au tour d'Eowyn :

« Quelque chose de bleu. Je l'ai brodé moi-même en pensant à toi, je suis sûr et certaine qu'avant la fin de la journée il te servira. »

Elle tendit un paquet à Gabrielle qui l'ouvrit pour y découvrir un mouchoir de satin bleu pâle portant les initiales HG. D'un autre sourire, Gabrielle remercia la jeune princesse. Puis ce fut Elinë qui s'approche, elle ouvrit un petit écrin dans lequel ce trouvait une petite broche en argent :

« Quelque chose de prêté, elle a appartenu à ma mère et aujourd'hui, je suis ravie de te la prêter pour que tu la porte en ce jour. »

Elle sortit la broche de l'écrin et l'attacha au centre de la robe de Gabrielle. Elle représentait une petite colombe qui prenait son envol. Gabrielle avait les larmes aux yeux, elle les regarda toutes les une après les autres, toutes lui offrir un magnifique sourire. Brin s'approcha et lui tendit un bouquet :

« Allez, je crois qu'il est temps. »

Galadriel ouvrit la porte, elle invita Gabrielle à sortir la première et suivit par les autres femmes, la future mariée sortit de ces appartements.

§§§§§§§

Dans son talan, Haldir mettait une dernière touche à sa tenue, il observa son reflet dans son miroir et eut un soupir.

« Anxieux mon ami ? »

Se retournant, Haldir vit dans l'encadrement de la porte, Elessar qui se tenait là, les bras croisés.

« Anxieux non, pas pour cela, je le serai plus dans quelques mois… Aujourd'hui ce n'est que l'aboutissement de tout ce que nous avons pu vivre. »

Elessar entra totalement dans la pièce et s'approcha de son ami qui finissait de lacer sa tunique.

« L'aboutissement oui, je peux tout à fait comprendre… »

Le nouveau Roi aida Haldir puis tout deux sortirent de la pièce.

« Estel, croyez vous que… »

Haldir s'était arrêté au milieu des escaliers, Elessar ce retourna et le regarda :

« Oui, je le crois Haldir, vous la méritez et elle vous mérite. Ce bonheur est le vôtre et rien ne pourra à présent vous le retirer. »

L'ancien capitaine eut un sourire et descendit le reste des marches, ensemble ils se dirigèrent vers la clairière où attendait déjà les convives. Cette dernière était pleine, là ce tenait les invités mais aussi le peuple de la Lorien qui pour rien au monde aurait raté cet évènement. Haldir remonta l'allée fleurie, il croisa le regard d'Ealron assis non loin de Thranduil et Legolas, quand il arriva au niveau du lieu de l'union, il vit sur la gauche ces deux frères vêtus de la même façon qui lui adressèrent un sourire. Elessar vint se placer près d'Elrond, à leur côté était Cirdan et Linolen ainsi que les quatre hobbits, Faramir et Eomer.

Gabrielle était arrivée au niveau de la clairière. Son cœur battait plus rapidement et elle sentait que ces mains tremblaient légèrement. Elle vit Arwen, Elinë, Galdwine et Eowyn aller devant elle, chacune lui envoya un regard avant de s'avancer dans l'allée. Galadriel fit un signe et Celeborn apparu, s'approchant des deux femmes, elle baisa la main de la sienne et observa avec un sourire sa petite-fille.

« Nous sommes très fier aujourd'hui Gabrielle. Le chemin que tu as parcouru n'étais pas simple et t as su te montré forte. Tes parents seraient eux aussi très fiers.»

Gabrielle se pinça les lèvres, s'approchant d'elle, Celeborn prit son visage dans ces mains et déposa sur son front un tendre baiser. Après un hochement de tête, Galadriel les laissa et s'avança à son tour, elle remonta l'allée et vint s'asseoir aux côtés de Cirdan.

Celeborn passa son bras dessous celui de Gabrielle et après un dernier regard c'est à pas lent qu'à leur tour et sous la légère musique qui s'était mise à jouer. Les personnes ce levèrent et c'est ainsi que Gabrielle rejoignit le bout de l'allée, sous les regards de ces amis, de ceux qu'elle considérait à présent comme sa famille. Là, l'attendait Haldir, éblouit par la beauté de celle qui allait devenir d'ici peu sa femme devant cette assemblée. Celeborn mit la main de sa petite-fille dans celle du capitaine et après un regard échangé, emplit de tant de promesse, ils se tournèrent vers Gandalf qui était en face d'eux et qui attendait avec un sourire.

La cérémonie fut magnifique bien que Gabrielle n'en garda qu'un faible souvenir. Elle avait été happée par ces souvenirs durant le discours de Gandalf, souvenirs d'une année passée, de la confiance, des révélations, des gestes, des mots, des évènements… Elle sortit de ces derniers quand elle sentit une pression dans sa main, celle d'Haldir qui dans le regard qu'ils échangèrent promettait tant. Ils échangèrent leur consentement, vœux d'un moment, promesse d'une vie.

Un chant monta au cour de la cérémonie, ce dernier reflétait parfaitement ce que pouvait ressentir Haldir à ce moment précis. Il l'avait demandé et les paroles qui s'élevèrent dans la clairière firent perler aux yeux de Gabrielle des larmes de bonheur :

Je sais ton amour
Je sais l'eau versée sur mon corps
Sentir son cou jour après jour
J'ai remonté les tourments pour m'approcher encore
J'ai ton désir ancré sur le mien
J'ai ton désir ancré à mes chevilles
Viens, rien ne nous retient à rien
Tout ne tient qu'a nous

Je fais de toi mon essentiel
Tu me fais naître parmi les hommes
Je fais de toi mon essentiel
Celle que j'aimerais plus que personne
Si tu veux qu'on s'apprenne
Si tu veux qu'on s'apprenne

Tu sais mon amour
Tu sais les mots sous mes silences
Ceux qu'ils avouent, couvrent et découvrent
J'ai à t'offrir des croyances
Pour conjurer l'absence
J'ai l'avenir gravé dans ta main
J'ai l'avenir tracé comme tu l'écris
Tiens, rien ne nous emmènes plus loin
Qu'un geste qui revient

Je fais de toi mon essentiel
Tu me fais naître parmi les hommes
Je fais de toi mon essentiel
Celle que j'aimerais plus que personne
Si tu veux qu'on s'apprenne
Si tu veux qu'on s'apprenne
Si tu veux qu'on s'apprenne...

Je ferai de toi mon essentiel
Mon essentiel
Si tu veux qu'on s'apprenne
Qu'on s'appartienne

Une larme s'échappa et coula le long de sa joue, il tendit la main et l'essuya avec douceur. Arriva le moment où ils durent échangés quelques mots, ces derniers furent empreints d'émotions car plus d'une fois pendant qu'elle parlait sa voix ce brisa ce qui accentua encore plus la magie du moment. L'assemblée n'était pas en reste, Eowyn lançait des regards à Faramir, Elinë s'imaginait à la place de son amie, Elessar repensait à son propre mariage.

La tradition elfique voulait qu'en guise de lien, les mariés possèdent pour l'homme un bracelet en argent au poigné gauche et pour la femme, un anneau d'argent qu'elle porterait à l'annulaire de sa main gauche. Gandalf leur fit se prendre par la main, à ce moment, Elrond, Cirdan et Galadriel se levèrent et les rejoignirent, le magicien blanc posa sa main sur celles du couple, suivit par Elrond, Cirdan et enfin Galadriel. Une petite lumière blanche se fit et ainsi l'union fut scellée sous les regards des Hommes, des Elfes et des Valars…

Le tout fut ponctué par un tendre baiser échanger par les mariés sous les applaudissements de l'assemblée.

Les félicitations, les embrassades, les rires… Tout ce passa comme dans un rêve pour les jeunes mariés qui ne se lâchait plus. Le repas fut agréable, on porta des toasts à la manière du Gondor, du Rohan sous les rires et les sourires.

La soirée arriva et un bal fut donné, les tout jeune mariés ouvrirent la danse, ils ne se lâchaient pas des yeux.

« T'ai-je dis à quel point je t'aime ? Demanda Haldir alors qu'ils évoluaient sous le regard des convives.

- Oui, au moins une centaine de fois mais redis le moi encore ! » Murmura Gabrielle un sourire aux lèvres.

Mais il ne le redit pas, pour toute réponse, il s'arrêta de danser et l'embrassa sous les applaudissements de la foule…

La soirée fut agréable, cependant ils abandonnèrent rapidement leur convive, Gabrielle étant fatiguée par les évènements de la journée. Ils regagnèrent les appartements qu'elle avait depuis son arrivée, il avait été décidé qu'en attendant d'avoir un chez eux, ils habiteraient ici. Elle passa dans la salle de bain et en ressortit quelques minutes plus tard pour trouver Haldir sur le balcon à regarder le ciel. Elle se plaça derrière lui et l'enlaça.

« A quoi pensez-vous Monsieur mon Mari ? »

D'un mouvement il la plaça devant lui et l'enserra :

« Que je suis le plus heureux des elfes sur cette terre ! »

Elle sourit :

« Là où on ne l'attend pas, ton amour. »

Il caressa son visage et captura ses lèvres en répondant :

« Là où on ne l'attend pas, ta confiance, ton sourire. »

Puis il caressa le ventre rebondis et termina :

« Notre avenir. »

Elle se blottit contre lui, il la serra contre son cœur et dans un mouvement, ils rentrèrent à l'intérieur.