Bonjour !

Cette fois-ci, c'est bel et bien le chapitre de clôture de cette histoire, plus communément appelé épilogue. Je crois que je ne réalise toujours pas que j'ai terminé cette histoire. Ca a été franchement difficile, ca a été très long et j'ai eu l'impression de me perdre au milieu mais je suis contente d'avoir réussi à aller jusqu'au bout. Les choses de la vie ont fait que ce n'était pas toujours facile d'écrire, et ça s'est beaucoup ressenti dans l'histoire mais, si j'ai réussi à aller jusqu'au bout, c'est grâce à vous tous et à Indifférente. Merci à toi, d'avoir été présente du début à la fin, et de ton travail sur cette histoire, ça compte énormément pour moi.

Je ne voyais pas comment terminer cette histoire autrement à vrai dire, j'avais des idées différentes, mais je me suis rendue compte que je ne pouvais pas terminer autrement que comme ça, et puis je l'avoue, j'avais la pression. Et peur aussi. Peur de ne pas réussir à terminer, que ce soit encore trop longtemps. Enfin, on y est arrivé. J'aurais aimé faire encore mieux et vous offrir beaucoup plus que ce que je peux déjà faire, vous offrir des fins toutes mignonnes et pleine d'amour, mais ça ne pouvait pas se terminer comme ça quand j'y repense.

Si vous avez des questions sur l'histoire en général, sur les personnages et tout ça, n'hésitez pas. Je me suis créé un compte Instagram auteur (qui est bien vide pour le moment mais que je vais remplir, promis !) sur lequel vous pouvez venir discuter avec moi.

Et je n'abandonne pas vraiment le Drarry, puisque je l'avoue, j'ai déjà commencé à écrire une autre histoire. Et cette fois-ci, je me promets et je vous promets de prendre BEAUCOUP plus d'avance ! Ce sera aussi beaucoup moins sombre, je sais qu'on en a tous besoin en ce moment !

Je ne blablate pas plus longtemps, je suis certaine qu'on aura le temps pour ça sur Instagram !

Bisous les Lucioles

PS : Vous n'êtes pas à l'abri d'avoir des bonus, quand l'envie me prendra. J'aime beaucoup trop mes personnages pour les abandonner comme ça !


Un mot de la merveille : "Une fin magnifique, des phrases qui restent en tête après la lecture. Merci Clapouche pour ton travail et ta détermination, je suis heureuse d'avoir suivi cette histoire du début à la fin !"


Bonne Lecture !


Musique :

Happiest Year

Jaymes Young


Epilogue


Mère,

Cela fait exactement 120 jours que nous sommes partis avec Harry. Je sais que tu dois m'en vouloir énormément pour cela mais je crois savoir que tu comprends également notre choix. J'imagine que Rubis ou Jade se sont empressés de te raconter ce qu'il s'est passé ce soir-là, mais je sais maintenant qu'il est temps de te livrer ma version. À ce jour, seul Harry connaît toute l'histoire.

Sache tout d'abord que je vais bien, et Harry également. Tu comprendras pourquoi je ne peux te dire où je me trouve, mais c'est un endroit incroyable et nous profitons tous les jours du calme et de notre anonymat.

Comment expliquer clairement ce qu'il s'est passé ce soir-là ?

J'ai dû ouvrir mon esprit mère, non pas uniquement à Harry, ou Jade et Rubis, mais également à Duncan. Je ne le cache pas, ce fut une expérience des plus troublantes. Tout mon être lui a été exposé, tous mes sentiments ont été mis à nu devant cet homme qui, je ne l'oublie pas, a essayé de me détruire. Sur le moment, cela m'a semblé être une évidence, il n'y a que comme ça que j'aurais pu lui ouvrir les yeux. J'ai senti cette fragilité en lui et je me suis isolé des autres pour lui parler. Cela n'a duré que quelques secondes, mais c'était suffisant pour lui montrer ce qu'il pouvait gagner à se laisser envahir par les émotions. Je n'ai même pas été étonné quand j'ai compris qu'il avait développé des sentiments pour Voldemort.

Nous avons eu l'occasion de discuter lui et moi, à travers des lettres que j'ai pris soin de détruire à chaque fois. Non pas que notre correspondance m'a gêné, mais j'estimais, avec Harry, que ces courriers ne devraient jamais tomber entre les mains de quiconque. Lui aussi nous a dévoilé son âme. Rien n'effacera ses actes, ni tout le mal qu'il a fait durant toutes ces années. Il était un monstre, mais il a choisi de sacrifier ce qu'il aimait quand il a compris combien sa vie était vide sans émotions et sans sentiments. Je l'ai compris, moi aussi j'ai été un monstre et moi aussi j'ai choisi de ressentir. Mais contrairement à lui, je n'aurais jamais pu sacrifier celui que j'aimais, comme lui l'a fait. Il a tué ceux avec qui il s'était lié. Et sans lui, nous n'aurions certainement pas gagné. Ils étaient bien trop puissants Mère, plus que ce que nous pouvions imaginer.

Nous avons réussi notre pari ce soir-là. Je ne pense pas que Granger savait que Duncan serait celui qui ferait pencher la balance en notre faveur, mais ce fut le cas. Je ne sais pas depuis quand il avait commencé à ressentir quelque chose et lui-même n'a pas voulu s'étendre sur le sujet, mais en lisant entre les lignes de ses lettres, il est clair que cela avait un rapport avec la mort de Harry et la faiblesse que cela a engendré pour Voldemort. Ou alors peut-être que cela durait depuis bien plus longtemps mais que la noirceur qui l'habitait était bien plus forte. Je sais que nous aurons l'occasion d'en reparler et qu'un jour il nous racontera tout. Il ne sera jamais vraiment guéri, comme je ne le serai jamais assez, mais la Rédemption est une cause qui lui correspond.

Peut-être était-ce son destin ?

Harry a été le plus compréhensif de nous deux malgré le fait que je fus le plus à même de comprendre ce qu'il s'était passé dans le cerveau de Duncan. Il a toujours été plus empathique que moi et j'ai rejeté pendant longtemps l'idée qu'il puisse se faire pardonner. Pourtant, je l'ai été, pardonné.

Malgré toutes les horreurs que j'ai commises, Harry est toujours là et je crois que c'est grâce à lui que j'ai réussi à me pardonner à moi-même.

Merci Mère d'avoir toujours tout fait pour que je le retrouve. Sans lui, je ne pense pas que j'aurais choisi un autre chemin que celui de la destruction et de la mort. Peut-être que si Voldemort avait ouvert les yeux sur Duncan, nous aurions pu sauver plus de vies.

Je ne cherche pas à fuir, mais je n'ai aucunement envie de retrouver le monde réel. Ces 120 derniers jours étaient hors du temps. Harry me supporte comme il le peut, et nous avons échappé de peu, plusieurs fois, de nous disputer - on ne perd pas les bonnes habitudes, n'est-ce pas ? - mais je n'échangerais pour rien au monde ma place avec quelqu'un d'autre. Pour être honnête, je ne pensais pas pouvoir vivre cela un jour. Harry est un romantique dans l'âme et aussi surprenant que cela le soit, toutes ses attentions me font mal au cœur à chaque fois. Non pas parce que je n'aime pas ça, mais j'ai sans cesse peur que cela s'arrête.

L'amour peut-il durer toute la vie ?

Je ne crois pas que je pourrais arrêter d'aimer Harry Potter un jour. Qui aurait cru cela ? Certainement pas le moi de 11 ans, arrogant et persuadé que je devais suivre la voie toute tracée par ma famille. Comment va Père ? J'imagine qu'il n'accepte toujours pas ma relation avec le Sauveur du monde mais à vrai dire, cela m'importe peu.

Aujourd'hui, plus que jamais, j'ai peur. Peur de le perdre Mère, peur d'être traité comme le fils d'un mangemort et peur de vivre loin de lui. Je ne sais pas si le monde magique acceptera un jour notre relation. J'en doute. J'ai toujours été vu comme l'ennemi et cela serait une mauvaise idée de révéler ma "vraie" identité. Autant pour Harry, que pour moi. Je ne sais pas où tout cela va nous mener, mais nous avons l'éternité pour le découvrir.

J'espère bientôt te voir, Mère.

Je t'embrasse.

Drago.

PS : Harry a insisté pour te laisser un mot également. Ne tiens pas compte de son horrible écriture. Elle est ainsi depuis son entrée à Poudlard.

Mme Malefoy,

Je serai bref.

Merci pour tout. Drago sourit le matin et s'endort apaisé le soir, et je sais que cela compte pour vous. Nous avons mené des combats difficiles, mais je vous ramènerai votre fils en bonne santé. Et bronzé de surcroît (je sais que le teint d'albâtre des Malefoy est votre marque de fabrique, ne m'en voulez pas).

À très vite.

Harry Potter


Merci, pour tout, les Lucioles.