Gajeel rentra à la maison. Il entra directement dans sa chambre et déposa ses effets sur son lit.

L'air pensif, il s'assit dessus, sa paume de main grand ouvert devant ses yeux, comme s'il essayait d'y lire quelque chose. Mais il essayait juste de comprendre quelque chose.

De comprendre le comportement de Levy vis à vis de lui.

Elle était comment dire... Différente ? Voir attachante avec lui.

Pas que ça le déplaisait mais... Il ne savait pas. Ça lui faisait plein d'idées dans la tête, peut-être fausse.

Elle était juste reconnaissante envers lui.

Mais ce n'était pas exactement ça qu'il voulait.

Combien de temps encore ?

Et puis encore cette séparation de trois mois.

Trois mois sans la voir.

Non sans l'approcher.

Tout ça à cause de ce mec.

Il avait intérêt à ne plus rien tenter contre elle.

Gajeel serra le poing de sa main.

Il souffla longuement pour se calmer, sentant une colère sourde l'envahir.

Gajeel sortit de sa chambre, il trouvait la maison un peu trop calme.

Il entendait un bruit, on dirait des reniflement et puis il vit sa sœur assise sur le sol adossé contre le canapé en train de manger, plutôt ingurgiter des sucreries.

— Je peux savoir pourquoi tu manges tout ça à cet heure si ?

Sa sœur renifla une nouvelle fois.

— T'as quoi ?

— C'est Grey.

— Il t'as fait quoi ? demanda t'il aussitôt.

— Rien. Mais il s'est absenté pour une semaine, on va pas pouvoir se voir.

— Rien que ça ?

— Ça va être long.

— Sérieux ?

— Sois pas aussi insensible.

Il ne répondit rien, alors qu'elle ne faisait qu'avaler ses choses.

— Arrête de manger ça.

— Je noie ma tristesse.

Gajeel souffla désespérer.

— Une petite semaine ? T'es ridicule.

— Hey te moques pas, t'es pas à ma place.

— Justement.

Sa sœur se mordit la lèvre.

— Je voulais pas dire ça, excuse moi. Je sais que c'est pas facile pour toi d'être loin de Levy.

Juvia se releva faisant face à son frère.

— Ça l'affecte aussi beaucoup et elle voulait parler à son père.

— J'étais chez elle.

— Vraiment ? Et il s'est passé quoi ?

Il n'avait pas trop envie de revenir sur ce sujet mais il en parla un peu à sa sœur qui venait de sauter à son cou.

— C'est super ! Bon c'est un peu loin mais c'est mieux.

— T'étais pas obligée de me sauter au cou.

— Roh ça va, je suis contente pour toi.

— Hmm... Pourquoi la maison est vide ?

— Ils sont sortis.

— Vraiment ? fit-il assez surpris.

— Oui oui. Soit pas aussi surpris

Ils n'ont pas le droit d'être ensemble ?

— J'ai rien dit.

C'était juste surprenant, ça faisait longtemps que ses parents n'étaient plus sortis ensemble.

Mais bon, ils avaient arrêté de la faire car y'avait Juvia qui avait peur de se retrouver seul quand elle était petite. C'était à mourir de rire.

Elle voyait des ombres partout, sachant qu'elle en avait peur.

— T'as pas eu trop peur ? rit-il

— Non, dit-elle en le tirant la langue. Je suis plus une petite fille, se vanta t'elle.

— Ouais normal parce que...

Il vint chuchoter au creux de l'oreille de sa sœur qui devenait de plus en plus rouge.

— Gajeel arrête !

Juvia suivit le rire de son frère.

Elle se cacha la face de ses mains. Elle n'aura jamais dû dire ça à son frère.

S'il comptait la charrier avec ça, elle n'allait pas se priver de le mettre mal à l'aise.

Juvia leva le visage vers son frère.

— C'était magnifique tu sais et puis avec moi Grey est...

— Dit pas un seul mot sur ça, coupa t'il.

Gajeel s'en alla et sa sœur jubila à son tour.

* * * * *

Un nouveau jour venait de se lever après tout ce temps qui s'était écoulé.

Exactement deux mois et trois semaines.

Elle aurait même pu ajouter les heures, les minutes et les secondes qui restaient tant elle se sentait impatience. Au point où elle barrait d'une croix les jours qui s'écoulaient.

Dans une semaine, elle aura à nouveau le droit de le revoir.

Au début ça avait été difficile, c'était pénible et elle voyait les jours s'écouler si lentement.

Et avec les cours et tout, elle trouvait ça lourd. Ça aurait pu être pire parce qu'elle le vivait mal. Mais elle ne voulait pas décevoir ses parents qui faisait tout pour la mettre à l'aise et Gajeel lui avait recommandé de se concentrer et de ne pas inquiéter son père.

Levy avait tout simplement décidé de ne pas se laisser couler.

D'abord aller moins chez Juvia car ça la faisait penser plus fort à lui.

Ça allait mieux, se sentant de plus en plus concentrer et appliquer, retrouvant enfin ce qu'elle avait toujours aimer. Étudier.

Et ça la rendait bien au final, bien qu'avec les cours qui devenait intensif, elle arrivait à gérer. Elles révisaient alors plus fréquemment, chez Lucy ou chez elle, parfois chez Mira mais elle habitait assez loin.

Et ses amies qui ne la laissaient pas un instant pour qu'elle ne sentent pas le temps passé.

Avec tout ça elle était détendue, toujours impatiente mais détendue.

Et puis elle voulait sincèrement parler à Gajeel, c'était peut-être encore embrouillée dans son cœur mais il prenait tellement une place importante qu'elle voulait l'expliquer. Elle ne savait pas quoi mais elle devait lui parler de ses ressentis qui s'accentuaient encore de jour en jour.

Levy n'arrivait pas à comprendre et son cœur battait si vite quand elle voulait y mette un nom.

Est-ce que c'était normal d'en être pas si sur de ce que l'on ressens vraiment ?

Mais il y'avait plus important sur l'instant.

Les examens commençaient demain.

— Aaaarh ! C'est irréel.

Le temps étaient passé si vite mais elle avait trouvé ça si lent. Est-ce que c'était possible ?

Elle avait les mains moites rien qu'en imaginant son examen.

Elle n'était pas la seule à ressentir ça. Ses amies étaient stressées.

— Ça fait deux jours je n'arrive pas à vraiment trouver le sommeil et cette nuit ça va être pire, lâcha Lucy.

— J'ai l'impression de ressentir un nœud dans mon estomac, fit Juvia.

— Moi pareil, souffla Mirajane.

— Ne vous inquiéter pas, vous avez bien travailler, dit Grey.

Il y'avait les garçons, ils s'étaient décidés de se réunir chez Juvia pour les déstresser mais c'était pas trop ça on dirait.

Évidemment Gajeel avait tenu à ne pas être la, ça lui peinait beaucoup.

Il ne voulait pas désobéir au père de Levy s'il voulait vraiment qu'il ai confiance en lui.

— C'est un normal qu'on soit un peu anxieuse, c'est un examen important, dit Levy.

Ils approuvèrent.

— Si on a réussi à le passer c'est pas vous qui n'allez pas l'avoir.

Les filles se mirent à rire.

— C'est ça, moquez vous, se vexa Luxus.

— C'est rien de méchant, dit Mira pour le détendre.

— On est pas si idiot que ça, objecta Natsu.

— Dit le principal concerné, avança Grey.

— Hey c'est pas bien de dire ça, défendit Lucy.

— Luce t'es la meilleure.

Lucy rougit.

— Arrêter de vous tourner autour depuis tout ce temps. Vous attendez quoi pour vous mettre ensemble ?

Natsu et Lucy se regardèrent puis celui-ci posa sa main autour des épaules de Lucy et approcha son visage près pour lui murmurer

— Tu crois qu'on devrait leur dire ?

Lucy rit doucement.

— Ils n'ont pas l'air d'être prêt à le deviner.

— Hey les amoureux vous chuchoter quoi ?

— Je crois qu'ils sont entrain de se demander s'ils doivent se mettre ensemble, suggéra Juvia.

— Ah du coup vous avez quelque chose à nous dire ? demanda Mira.

Natsu se retourna.

— Comment tu sais qu'on a quelque chose à vous dire ?

Lucy se tapa le front.

— Natsu !

— Qu'est-ce que je disais, c'est vraiment un idiot. Alors c'est quoi que vous nous cacher ?

— On est ensemble.

Mira joignit ses mains les coeurs dans les yeux.

— Et ben, fit Grey.

— Depuis combien de temps ? demanda Juvia.

— Une semaine.

Luxus laissa échapper un sifflement.

— Quoi ? Lucy pourquoi tu ne nous a cacher ? demanda Mira.

— Et bien...

— Allée hop je veux tout savoir.

Mira tira son ami, suivie par Juvia. Levy était en retraite, plongée dans ses pensées.

Elle pensait beaucoup trop.

Elle pensait beaucoup trop à lui.

— Levy tu es avec nous ?

— Hein ? Euh... Oui. En fait non, dit-elle.

— Je crois que Gajeel lui manque déjà trop.

— Quand vous allez vous revoir, dit lui que tu l'aimes.

— Je...

Elle en était vraiment pas sûr.

— C'est trop évident, lui dit Mira.

— Je crois pas qu'on devrait la forcer sur ça. Laissons la décider d'elle même, dit Lucy.

— Faut pas lui mette la pression Mira, approuva Juvia. Si non on a une trop bonne nouvelle, Natsu et Lucy sont ensemble.

— Vraiment ? Et bien c'est génial, se réjouit Levy.

— Oui. Je vais tout vous dire.

Après son petit récapitulatif, ils se retournèrent vers les garçons.

— Pourquoi Erza et Jellal ne sont pas venus ?

— Aucune idée, ce n'étaient sûrement pas possible pour eux.

— J'aurais bien aimé revoir Ezra, souffla Lucy.

— Moi aussi et lui souhaiter bonne chance du coup, dit Levy

Après un dernier bref moment ensemble, tout le monde se séparèrent.

Le soir tombé, Levy préfèra se coucher tôt pour s'assurer d'être en pleine forme pour demain.

Quand son téléphone sonna.

C'était Gajeel.

Elle n'avait jamais eu à décrocher un portable aussi vite.

— Y'a pas le feu, dit-il.

— Désolée.

— J'ai normalement pas le droit de t'appeler mais bon je voulais te souhaiter bonne chance pour demain.

— Merci.

— Soit pas trop stressée.

— Si un peu.

— Bah t'es pas intelligente pour rien. Si moi je l'ai eu alors...

Levy rit.

— Te moque pas.

— C'est pas ça. C'est juste que les garçon l'on dit aussi aujourd'hui.

Il sourit à l'autre bout du fil.

— Ça m'a manqué d'entendre ta voix.

Levy sourit tendrement.

— Encore sept jours, souffla t'elle.

— Ça a l'air plus long que les deux derniers mois.

Elle trouvait aussi. Elle avait l'impression que ça allait être interminable.

— Bon je vais te laisser.

— Attend Gajeel je...

— Oui ?

Elle serra son téléphone.

Que dire ?

Elle devait encore réfléchir sérieusement sur ses sentiments.

— Ça peut attendre.

— Ok. A plus.

— Passe une bonne soirée, souhaita t'elle avant qu'il ne raccroche.

Levy s'endormie un peu plus tranquille. Elle avait eu l'impression d'avoir attendu cet appel.

* * * * *

Sept jours c'est long.

Elle s'était répétée cette phrase toute cette semaine, malgré qu'elle était en plein examen de bac.

Mais aujourd'hui, aujourd'hui, elle allait pouvait le voir.

Elle n'avait jamais trouvé une attente aussi longue.

Oh non, elle ne voulait sûrement pas le prévenir à quel moment elle viendra. Elle voulait le surprendre.

C'était un peu bête, il s'attendait à ce qu'elle vienne quand même aujourd'hui. Il y croyait fort, rit-elle.

— Papa, je peux y aller maintenant ?

— Un instant. On a des choses à se dire, tu t'en souviens j'espère.

— Oui, je t'avais promis de tout te dire quand je me sentirais prête. Et je me sens un peu mieux.

— On a reparle quand tu rentres, pas trop tard, faudrait pas nous inquiéter une nouvelle fois et tu préviens si tu as un quelconque problème. Tu vas le voir ?

— Oui. C'est toujours d'accord qu'on se revoit n'est-ce pas ?

— Je tiens toujours parole, tu peux y aller.

— Merci.

Levy sortit presque en courant de la maison.

Elle allait le voir.

Elle allait le voir.

Après trois long mois.

— Levy.

Un frisson lui parcouru.

Pas lui, non pas lui.

Après cette paix qu'elle avait eu, pourquoi il revenait toujours à la charge.

Il lui prit la main.

Elle se mit à trembler.

— Je t'attend depuis tu sais. Je me demandais quand est-ce que tu allais sortir.

— Kenji je t'en prie laisse moi. Je ne t'ai rien fais.

— Comme tu veux.

Il lâcha sa main et elle se recula instantanément.

— Tu es de plus en plus belle chaque jour.

— Qu'est-ce que tu me veux ?

Discrètement, elle retira son téléphone pour passer sa main derrière son dos.

Kenji sourit.

— Ça sert à rien de prévenir qui que se soit.

Il s'approcha d'elle et lui prit son portable.

— Humm... Ah, ton père. J'aurais cru que tu essayerais de joindre Redfox.

Levy fut plusieurs pas en arrière, le coeur battant.

— Où est-ce que tu vas ? dit-il furieux.

Il l'attrapa fermement.

— Tu vas me suivre gentiment. Je ne t'en laisse pas vraiment le choix. J'ai des comptes à rendre à Redfox.

— Qu-qu'est-ce que tu veux lui faire ? paniqua t'elle.

— Tu verras bien, tu serais la première à le voir.

— N-Non. Ne... ne lui fait rien.

— Pourquoi ça ? Il va payer crois moi, de t'avoir séparer de moi. Et cette fois-ci j'employerai les grands moyens.

Et aussi, il allait payer toute les humiliations qu'il avait eu à lui donner. Et ça une bonne fois pour toute