Bonjour à tout le monde ! Bon, au final, ce sera pas octobre mais novembre pour notre reprise de poste de chapitres. On est infiniment désolés pour cela ! Le Syndrome de la page blanche nous a attrapés en plus du fait que ça fait trop longtemps qu'on est dans My Hero Academia et au bout d'un moment, avec nos cosplays et notre implication totale dans cet univers, on a fini par se lasser ! Mais maintenant, ça va un peu mieux et on compte bien finir cette fanfiction car elle nous tient à cœur ! Comme d'habitude, on répond aux commentaires que vous nous avez donnés ! Merci encore de nous soutenir, ça égaye vraiment nos journées !
Nine : Merci pour ta patience et ta compréhension déjà, ça nous a agréablement touché ! Effectivement, ce couple est à la fois complexe mais a ses moments très mignons qui font d'eux une dynamique plus qu'intéressante. Ne t'excuse pas pour le pavé, on en veut encore ! Ça fait du bien pour poursuivre notre écriture ! Bref, voici, avec un mois de retard, la suite ! En espérant qu'elle te plaise tout autant !
Kaemi : Shoto est effectivement tout sauf prévisible, sauf peut-être pour son incapacité à réagir normalement ? Mais il apprend, il apprend. On est contents de voir que les effets de surprise te plaisent autant ! Oui, le 40ème chapitre arrive enfin ! On arrivera à finir cette aventure, on te le promet !
Daliko : Je crois que le joueur de Shoto (qui rédige actuellement cette phrase) a eu son cœur qui a fondu face à ton engouement et ton soutien ! Merci milles fois de nous dire que tu apprécies à ce point notre travail, ça nous donne une claque aux fesses pour ne pas rester dans notre démotivation et finir ce qu'on a commencé ! Merci milles fois pour ce message ! Voici avec du retard, la suite !
On espère que cette suite vous plaira et soyez en sûrs, on finira cette histoire et à partir de maintenant nous ne manquerons plus de mois afin de finir ce projet qui nous tient à cœur de vous offrir !
Bonne lecture !
Katsuki
La maison de son petit ami était un vrai labyrinthe quand on ne connaissait pas le lieu. Peut-être bien qu'en arpentant les couloirs régulièrement, il aurait été capable de mémoriser le plan détaillé de cet endroit. Mais très franchement est-ce utile ? Todoroki n'aimait pas ce lieu. S'il pouvait tout faire pour y rester le moins possible... Il choisirait sa maison. L'évidence s'imposait à son esprit. D'ailleurs alors qu'il le suivait, il ne pouvait s'empêcher de regarder ce dos et les plis du vêtement pendant qu'il marchait. De Shoto se dégageait quelque chose de majestueux, de droit. Il était doué pour être charmant même en ne faisant rien pour. Pfeuh.
Les questions sur le choix de la bouteille le laissa perplexe mais il se garda bien de le montrer comme à chaque fois. Taciturne, il inspecta les bouteilles sans les toucher, ses yeux rouges s'attardant sur les étiquettes. Il grogna. Comment pouvait-il choisir un vin de choix alors qu'il n'y connaissait foutrement rien ? Dans cette situation, il n'y avait que des choix hasardeux qui s'imposait à lui.
«Comment veux-tu qu'on fasse un choix ? T'as jamais goûté à ces trucs, moi non plus. Donc ouais, on va partir sur du hasard. J'vois que ça… Moi je vais partir sur les bouteilles avec un design qui me tente bien. »
L'apparence. Tellement facile comme choix. D'une certaine manière cela le rassurait et ça lui permettait de choisir vite et d'un coup d'œil. Il n'avait pas envie de passer trois heures à observer cette immense cave sombre. En plus, même si elle était lumineuse ça restait un endroit super lugubre. La sonorité du lieu était dérangeante. L'humidité dans l'air lui prenait la gorge. Il voulait remonter.
Il repensa à ce que le bicolore lui avait dit quelques minutes plus tôt. Il avait déteint sur lui ? Pardon ? C'était censé vouloir dire quoi ? Qu'il était le genre à avoir des idées de merde comme ça à se bourrer la gueule jusqu'à pas d'heure ? Il s'était rattrapé en expliquant que ses 'amis' auraient sûrement eu ce genre d'idées alors que les sourcils du blond se plissaient avec rage.
Katsuki tendit la main vers trois bouteilles différentes. Il choisit à trois endroits différents, tenant compte des explications du bicolore sur l'acidité et le sucré. Après ça il se tourna vers lui : «Choisis-en trois aussi. » Il ne se voyait pas tout boire avec lui mais tester un maximum de ses liquides délicats pouvait remplir l'objectif. Franchement, qu'est-ce qu'ils étaient en train de foutre là ?
Il avait du mal à s'imaginer quelques heures plus tard l'état dans lequel il serait. En vrai, il n'avait jamais été bourré au point de plus pouvoir marcher et il se demandait s'il allait finir comme certains gars dans la rue. Il était lancé, mais il avait envie de savoir quelles étaient les motivations réelles de Todoroki.
En montant l'escalier, il choisit d'aller jusqu'à la chambre. Ils seraient plus tranquilles et ils auraient le temps de ranger des trucs si jamais, par grand hasard, Fuyumi rentrait trop tôt. Valait mieux choisir la sécurité surtout qu'il n'avait aucune idée de comment son corps allait réagir. Le problème se posa quand il avait fallu ouvrir les bouteilles. Preuve de leur totale inexpérience et de ce défi un peu fou. «T'as un tire-bouchon ? À moins que t'aies envie de tenter de les enlever avec les dents... »
Lui était plutôt tenté pour exploser le haut de la bouteille. Mais il était encore suffisamment conscient pour ne pas essayer d'éclater le verre. Ce serait clairement dangereux.
Maintenant qu'ils avaient absolument toutes les cartes en main, il s'était assis par terre face au bicolore. Ils allaient boire à la bouteille, parce qu'il n'y avait pas vraiment besoin de verre. En tout cas le blond aurait préféré éviter de faire de la vaisselle pour rien. Assis, il ramena une jambe vers lui, posant l'ultime question qui lui avait traversé l'esprit tout à l'heure : «Vengeons-nous de ton père et de son détestable comportement… D'ailleurs, il t'a fait quoi pour que tu sois aussi motivé à lui détruire une partie de sa précieuse collection ? »
Il se chargea de retirer le bouchon de la première bouteille. Il n'avait pas pris la peine de proposer à celui qui l'avait invité de choisir la première bouteille. Non, il préféra choisir lui-même. Au moins il ne perdrait pas de temps et il voyait bien le garçon lui dire de faire un choix, ça allait prendre trois plombes pour qu'ils se décident. Donc il avait pioché au hasard.
«Tu permets je suis l'invité, j'y goûte en premier. »il lui qui exprimait haut et fort depuis tout à l'heure que c'était une idée à la con, le voilà motivé...
Shoto
Faire un choix était difficile quand on ne connaissait pas les goûts des boissons qu'on allait tester... Alors Shoto laissait le blond arpenter les couloirs de la cave à vin et sélectionner en premier ce qui l'inspirait. Il ne répondit pas à la question de Bakugo car il savait pertinemment que celui-ci n'attendait pas de réponse de sa part. Le jeune rouge et blanc expliqua où étaient placés les différents types de saveurs pour qu'il puisse faire un choix. Puis enfin, ce fut à son tour de mettre la main à la pâte. Le jeune adolescent mit une main à ses lèvres, les caressant pensivement alors qu'il regardait l'étendue des boissons alcoolisées en face de lui. Inévitablement, il prit 3 alcools assez sucrés plutôt 'bons', de ce qu'il en avait entendu de son paternel pendant des meetings qu'il avait eus.
Ils montèrent ensuite à l'étage, vers sa chambre à coucher et on entendait de par le silence de la demeure le parquet en bois craquer sous leurs pieds. Alors qu'ils s'approchaient doucement de leur destination, une espèce de sentiment de déjà-vu s'empara du fils d'Endeavor, quand ils passèrent près du bureau où son père travaillait la nuit. Le fameux soir où Bakugo l'avait entendu presque pleurer au téléphone, qu'il avait pris le risque de courir la nuit dans le froid pour le rejoindre et... C'était un peu de cette soirée-là que toute leur relation avait finalement débuté, passant de camarades de classe à une relation bien plus évoluée et sereine. Le garçon comptait lui en parler, de ses impressions sur leurs avancements, mais là ne semblait pas le moment opportun de commencer à briser la quiétude entre eux. Ils arrivèrent enfin vers la porte coulissante qui débouchait sur sa chambre de nuitée et une fois qu'ils furent assis sur le futon de Todoroki, le blond se retourna vers lui en lui demandant comment ils comptaient ouvrir leurs boissons. À ça, Shoto sortit de sa poche un tire-bouchon en acquiesçant. Il avait beau ne pas avoir d'expérience pour boire mais au moins il restait fidèle à lui-même et était prévoyant :
«J'ai pensé que ça serait utile si tu acceptais mon idée. J'ai prévu le coup. »
L'idée de se venger de cette manière était plutôt comique à ses yeux et le fait que son petit ami le déclare de vive voix rendait la chose plus réelle encore. Pas sûr que son père se rendrait compte que seulement 6 bouteilles manqueraient à l'appel vu la tonne de litres qui composait sa réserve. Mais au moins, ce serait une satisfaction et un acte un peu rebelle de la part du benjamin de la famille. Un pas vers sa propre liberté et indépendance peut-être ?
Quand le blond lui demanda par curiosité la raison qui le poussait à faire ce genre de conneries, Shoto se força à respirer car il se sentait se braquer intérieurement. Il lâcha un «Rien, il m'insupporte, c'est tout. »qui coupait à toute question supplémentaire et le pire c'était qu'il ne savait même pas pourquoi il réagissait comme ça. Sa réponse était brève, concise et vague aussi.
Enfin, il ne semblait pas prêt à lui mentionner la raison de sa frustration pour le moment, son stress quasi constant d'avoir un père sur les épaules à brailler à chaque note moyenne et aussi... Cette histoire de peluche brûlée qui était encore assez amère à ses yeux. Pas qu'il ne faisait pas confiance en son camarade mais il avait peur que s'il ouvrait la bouche pour un de ses problèmes, tout ressortirait sans qu'il ne puisse le contrôler. La lumière du jour qui illuminait la pièce ne laissait aussi que peu d'espace à une possible confidence de sa part, car totalement opposée à l'ambiance de nuit qu'ils avaient partagée quelques semaines plus tôt. Enfin, là n'était pas le moment d'assombrir l'atmosphère alors que profiter de la présence de Katsuki pendant son quart d'heure de délinquance cachée et de s'amuser un peu.
Son vis-à-vis attrapa la première bouteille qui se trouvait sur son chemin, d'une étiquette bleu roi et avec noté ''Vin Rouge Français'' en dorure rosée sur la notice et commença à se lancer à l'eau. Le vin rouge, de ce qu'il en savait, avait tendance à laisser un goût amer sur le palais. Donc il observa son petit ami annoncer qu'il se lançait en premier et ouvrir son futur mets en tirant sur le bouchon avec un « pop », attendant sa réaction face au goût de l'alcool sur sa langue. Bakugo leva la tête pour avaler une puis deux gorgées sous son regard attentif et demanda :
«Alors ? Comment c'est ? »Son regard enfantin et interrogateur trahissait sa curiosité. Il n'attendit pas de réponse et il chopa la bouteille des mains de son petit ami pour une avoir idée précise lui-même. Aussitôt le liquide frais entra dans sa gorge aussitôt une sensation plutôt désagréable lui donna de mauvais frissons. Son goût amer mais légèrement sucré titilla sa langue mais ça n'était pas du coup au goût de Shoto.
«Je crois que c'est pas pour moi, je te la laisse. »dit-il en lui grimaçant et rendit la boisson et en attrapant une des siennes à la place qui se trouvait être un meilleur choix car plus douce en bouche.
Les minutes passèrent et les deux garçons s'échangèrent les boissons de temps à autres. Ils burent doucement les alcools et au fur et à mesure, Shoto sentait une sensation étrange en lui. C'était comme si un nuage de coton venait engourdir ses pensées et le rendre moins attentif à tout ce qui se passait autour de lui et son attention était toute dirigée vers l'explosif qui avait les joues rougies. Puis sa langue se dénoua doucement, hors de son contrôle alors qu'il sentait une douce chaleur s'immiscer dans sa gorge et lui monter à la tête :
«Tu sais, ça fait bizarre de te voir dans ma chambre depuis la dernière fois... En plein jour... »
C'était un sentiment nostalgique qui le prenait mais aussi une infinie douceur alors qu'il rajouta un :
«Je suis heureux que tu sois avec moi, même quand je décide de faire quelque chose d'aussi fou que de me bourrer la gueule pour me venger et oublier mes problèmes. Merci Katsuki... »
Un silence suivit ses mots et Shoto enlaça doucement son copain qui puait l'alcool autant que lui mais il ne savait pas dans quel état de sobriété il était. L'ambiance semblait un peu triste mais reposante et Shoto s'y sentait bien.
Katsuki
Il tira la langue quand l'amertume vint lui piquer cette dernière. Le goût lui déplaisait toujours autant. De quelle manière les gens pouvaient être accro à ce goût ? Au Japon particulièrement, l'alcool était banalisé. Les publicités à ce propos étaient tellement nombreuses qu'il était normal pour la plupart des individus lambda de s'abreuver de ce genre de boissons.
Evidemment, ce genre de merde était proscrit aux héros. Une excellente condition physique ne pouvait pas s'ajouter à une consommation régulière d'alcool.
Shoto ne semblait pas vouloir s'ouvrir plus. Les raisons allaient rester secrètes et cela déplaisait fortement au blond. «J'peux savoir pourquoi j'peux pas connaître les détails ? » Frustré. Cette question resta sans réponse et il finit par abandonner en voyant l'expression fermé de Shoto. Il était fort dans ce domaine, imbattable.
Il nota à voix haute toutes les boissons qu'il goutta. L'amertume lui déplaisait de moins en moins. Petit à petit, l'adolescent comprenait à réaliser que la chaleur qui glissait dans sa gorge lui semblait être de l'eau après quelques gorgées. Ses paupières papillonnent, il réalisait que ses réflexions étaient plus longues mais moins complexes. Il voyait les choses plus simplement, ne se focalisaient plus que sur l'instant présent. Comme par exemple Todoroki qui le prenait pour une peluche vivante. Il se colla à lui, l'enlaça avec affection, son nez frôlant son cou. Le bicolore était souvent le premier qui engageait ce genre de proximité. Le manque d'affection flagrant qu'il avait subi pendant son enfance était réel.
Le blond avait l'esprit suffisamment embrouillé pour ne pas réagir. Il restait un peu immobile, ses émotions étaient en suspension dans l'air, attendant que le corps de Bakugo se décide de bouger pour revenir à l'intérieur de lui.
C'était fou comme il se sentait ralenti. L'alcool fichait les sens en l'air… Normal qu'un héro ne puisse pas boire, il serait totalement inefficace en combat et il mettrait en danger de mort toute la population.
«Se bourrer la gueule est une idée débile… » Mais la connerie était faite. Son côté rationnel était toujours bien là. «Ça défonce le cerveau et j'ai l'impression d'être incapable de réagir si on venait à se faire attaquer. » Son ton était sans reproche alors qu'il venait pousser le corps athlétique de bicolore contre le futon. «Putain, même bourré t'es niais. J't'ai déjà dit que j'aime pas ça. » Le romantisme de Todoroki faisait briller ses yeux bicolores. Bakugo n'arrivait pas à savoir comment interpréter ça. Il avait envie de pester et de l'engueuler encore, à chaque fois qu'il faisait un truc gênant et déstabilisant. Mais il n'avait clairement pas la force de dire les mots. Ils étaient aux bords de ses lèvres, dans l'attente. Alors qu'il le dominait, à califourchon sur ses cuisses. L'alcool lui donnait des idées. Mais une image rouge clignotante venait lui signaler que la dernière fois, il avait tout fait foirer. Alors il s'abstint. Sa libido était descendue en flèche d'un coup. Il ne se pencha même pas pour l'embrasser alors que sa bouche en brûlait d'envie. Il détourna la tête des cheveux en pagaille du dernier fils des Todoroki, puis attrapa son portable qu'il avait foutu par terre.
Il pestait encore. Touchant le tactile de son portable, toujours assis sur son petit ami. «On va mettre un peu de musique, je t'entendrai pas me dire des trucs chiants sur l'amour comme ça. »
Il allait peut-être le vexer. Mais il ne fallait pas s'attendre à autre chose avec le blond qui avait fini par se lever. Les rythmes puissants et lourds du groupe The Cab résonnèrent dans la pièce. Timeflies suivie par la suite. Une variété de musique pop-rock et electro-pop qui lui plaisait et lui donnait suffisamment de motivation et d'énergie pour se mettre à chanter et tournoyer dans la chambre de Shoto.
Son regard perçant cherchait le regard du bicolore par terre qui finit par se relever au bout de cinq minutes. L'alcool allait peut-être remonter mais en cet instant, il sentait simplement sa tête se vider de toute la pression accumulée au cours de ce début d'année. Il espérait que les sons puissants de la musique captureraient l'esprit de son interlocuteur et balayeraient ses doutes actuels.
Chez Bakugo, le sourire était absent. Mais son regard électrique et audacieux le rendait naturellement charismatique.
«Tu vas me regarder faire le con à danser longtemps ? Ou tu vas t'y mettre ? » Lâcha-t-il alors qu'il le tirait par le col pour le rapprocher. Il commençait à avoir trop chaud. Les effets de l'alcool et de la danse le rendaient prêt à tout, c'était grisant. Il se glissa dans le dos de Todoroki. Il arrivait à le mettre mal à l'aise avec ses moments intimes, peut être allait-il pouvoir le rendre aussi mal à l'aise en le collant dans le dos son visage enfoui dans son cou. Un demi-sourire satisfait étira ses lèvres alors qu'il bougeait au rythme de la musique, ses mains posées sur la taille du garçon.
Lui dire les raisons de sa soudaine vengeance contre son père ne semblaient pas être dans les plans du bicolore pur l'instant. Déjà parce qu'il était encore trop sobre et sain d'esprit pour déblatérer sa haine mais aussi parce qu'il pouvait s'avérer têtu aussi dans certains cas, à ne pas vouloir montrer ses faiblesses.
Bien entendu, il nota avec intérêt l'expression de frustration de son vis-à-vis qui ne pouvait pas recevoir de réponse de sa part mais le voir abandonner l'étonna tout bonnement. Mais quand l'autre déblatéra que cette idée était tout bonnement conne, Shoto commença à rire face à sa franchise habituelle et entreprit de lui masser les épaules pour les dénouer :
« Détends-toi… Tu risques pas de te faire attaquer ici, la maison de mon père, à défaut d'être accueillante, est au moins hyper sécurisée. Même bourrés, on arriverait à se mettre à l'abris avant que les Vilains s'en prennent à nous. »
La remarque dédaigneuse concernant sa niaiserie ne l'atteint même pas, malgré les quelques grammes d'alcool déjà présents dans son bide. Alors, il décida, juste pour le titiller, de lui répondre :
« Tu dis ça, mais en vrai, je suis sûr que tu aimes ça… C'est juste ton ego qui parle. » Il observa doucement son petit ami qui le surplombait et dit à haute voix ce qu'il pensait tout bas : « Tu es mignon quand tu fais cette moue, tu sais ? »
Ça n'allait pas lui plaire, c'était certain, mais l'alcool faisait déjà un peu d'effet, enlevant toute barrière entre ce qu'il valait mieux dire ou ne pas dire. D'ailleurs, Bakugo décida de changer d'activité et le sentir se lever de sa taille lui fit tout drôle, enlevant cette source de chaleur plutôt agréable. Mais voir celui-ci se mettre à chanter et à tournoyer dans sa chambre à coucher valait clairement de devoir le sentir se détacher de son corps.
Alors Shoto commença tout bonnement à l'observer en finissant sa bouteille entamée, pour enfin se décider à se relever à la verticale, sentant une sorte de vertige le prendre. Étrangement, son corps semblait tout léger mais en même temps, pas du tout stable. Ses pensées aussi, elles étaient totalement confuses même si l'adolescent parvenait à être maitre de lui-même. Quand son copain lui demanda de bouger son cul et de le rejoindre sur sa piste de danse, il n'eût pas besoin de réfléchir bien longtemps pour s'exécuter.
« Je viens, je viens… » cria-t-il par-dessus les guitares et autres instruments composant la musique qui sortait du portable du blond. « Laisse-moi un peu de place ! »
Après tout, ce n'était pas comme s'il y avait un quelconque public prêt à grignoter leurs moments ridicules et les charrier avec après. Personne ne serait là pour profiter du spectacle désolant qu'ils serviraient alors que Shoto se fit tirer par son Amour pour le rejoindre. Etre proche de sa chaleur bouillonnante lui donnait envie de se frotter contre lui, mais l'autre entreprit de prendre l'initiative tout seul.
Étrangement, il ne savait pas si l'alcool aidait ou pas, il ne se sentit pas agité quand l'autre le prit par la taille et qu'il sentit son visage s'installer contre sa nuque découverte. Il se reposa sur son petit ami, se frotta à lui avec les yeux brillant de joie et partagea des danses qui semblaient avoir ni queue ni tête, vu de l'extérieur.
Pour se réhydrater, parfois, il allait boire encore et encore les restes de bouteilles, ne sentant plus l'amertume ni les nausées qui pourraient arriver par la suite à mesure qu'il ingurgitait le vin.
Au bout d'un moment, alors qu'il était littéralement collé à son partenaire, il fut pris soudainement d'une nausée plus forte que les autres, mais il n'avait pas assez de force pour se déplacer.
« Kastuki, je me sens pas… très bien… »
