Bonjour !
Bien, c'est la fin du weekend et j'espère que tout le monde va bien. Voici tout d'abord quelques réponses aux diverses reviews puis ensuite viendra le chapitre. Merci beaucoup à tous de suivre cette histoire, j'espère que la suite vous plaira.
Bonne lecture, et encore merci pour vos retours !
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sasadu2701 : Tout d'abord, merci pour votre commentaire et le partage de votre ressenti au cours de votre lecture, même si cela ne semble pas très positif. Effectivement, mon style d'écriture est très descriptif. Cela ne peut pas plaire à tout le monde, j'en conviens.
Et c'est certainement LA fiction où j'ai le plus de descriptions. Les autres sont plus « light » dirons-nous, à ce niveau en tous cas.
C'est très intéressant d'avoir ce genre retour, parce que j'avais déjà posté cette fiction l'an dernier et personne ne m'a fait cette remarque à ce sujet (malgré plus de 300 reviews). Les détails concernant les généalogies sont présents parce que beaucoup de personnes m'ont demandé cela. Je ne me vois pas trop balancer un personnage sans expliquer d'où il vient. Il manquerait certaines données pour comprendre la globalité. Et les multiples rappels hors-chapitres sont présents pour ceux qui ont du mal à situer un personnage, car oui il y a un peu "trop" de personnages.
Pour ce qui concerne la description du manoir par exemple, que vous trouvez excessive, j'en suis sincèrement désolée. Malheureusement, je serais dans l'incapacité d'écrire une histoire sans décrire l'environnement du personnage. Résumer le tout en 3 ou 4 phrases serait une insulte pour mon imagination et mon histoire, d'autant plus que cela a également son importance (une partie explique les changements à effectuer, ou qui vont être fait par tel ou tel personnage, et il faut que le lecteur puisse s'y retrouver). Ceci n'est que mon avis d'auteur, et je sais que ce style d'écriture ne peut pas forcément plaire à tout le monde (Regardez Balzac qui lui aussi décrit beaucoup les choses, c'est assez impressionnant), je respecte votre avis et vous remercie de m'en avoir fait part. Pour cette fiction, c'est « malheureusement » trop tard, car elle est déjà terminée, mais je prendrai cet avis en compte pour rendre les futures fictions un peu plus simples, histoire de plaire à un maximum de lecteurs. Mais comme je l'ai écrit, chacun son style d'écriture ! Je ne pourrai pas entièrement changer cela. Et je suis d'accord sur un point : il y a certainement trop de personnages secondaires ou du moins, nous les voyons trop. Mais s'ils sont présents, c'est aussi parce qu'ils ont leur importance, en quelques sortes.
Merci encore !
AnnaMerteuil : Oui ! Effectivement. Et pour le soigner aussi.
Adenoide : Dumby est vicieux, je crois qu'une partie de moi le hait en cachette. Rires.
Clefto : Pas trop viiiite ! XD Voilà le prochain chapitre arrive !
Aurel8611 : un petit peu mois !
Lassa01 : même plus de 100 fois, si c'est possible !
CutieSunshine : Oui… Ginny en aura vu de toutes les couleurs à cause de Dumbledore. Espérons qu'elle puisse s'en remettre totalement un jour.
Voili voilou ! Bonne lecture, et bonne semaine tout le monde !
Helia
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Quand la pureté reste dans l'âme
La noble et moderne famille Black
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Chapitre 41 :
Alligatio – ad Mortem – Expetere
La Mort du Tendre Lien
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Ecoute : « Relaxation - Musique relaxante : Calme, Douce »
Tremblant de tous ses membres, le corps ankylosé, l'homme se réveilla. Difficilement, il ouvrit les yeux.
Un rayon traversait les rideaux tirés, et un poids le prévint qu'un chat était allongé à ses pieds.
Où était-il ? Il ne connaissait pas cette pièce.
Eve était à côté de sa tête, en train de pleurer. Les quelques larmes tombaient sur sa joue, et un doux chant se fit entendre.
Que s'était-il passé ?
Quel jour était-ce ?
Qui… qui était-il ?
Les yeux du phénix se fixèrent aux seins. Il inspira brutalement, recevant les larmes d'Eve dans ses propres yeux.
Paniqué et effrayé, il essaya de se lever mais cela déclencha plusieurs sortilèges.
Les souvenirs lui revenaient, et la peur le prenait aux tripes.
- Monsieur Weasley ! fit alors une dame en entrant dans la pièce. Doux Merlin vous êtes réveillé. Vous avez vraiment de la chance d'avoir un phénix, vous savez. Sans lui… sans lui… fit-elle alors que l'émotion s'emparait d'elle.
Ne comprenant pas tout, Arthur essaya de se redresser.
- Arthur, souffla un homme dont le soulagement était audible. Bienvenue parmi les vivants.
- Hardwin ? Lord… Ha…
- Tout va bien, reste calme.
- M… Mais… Molly… elle…
- Nous savons à peu près ce qu'il s'est passé, fit ce qui devait être une médicomage. Les sortilèges de diagnostic sont formels et Madame la Ministre d'Angleterre a été immédiatement mise au courant, ainsi que le département des Aurors. Je… tenez, prenez ces potions. J'ai d'autres patients mais appelez-moi dès qu'il y a un souci, compris ? Lord Potter ?
- Oui, nous ferons ainsi, ne vous inquiétez pas.
- Merci, fit-elle en s'inclinant puis quittant la pièce.
Ce fut alors la ministre qui entra à son tour dans la pièce. Gêné, Arthur tenta de remonter les draps sur son corps maigre.
- Lord Potter, Lord Weasley.
- Lady Bagnold, salua Hardwin s'apprêtant à quitter la pièce.
- Non, restez. J'aimerais vous parler, à tous les deux. Lord Weasley, vous avez pris un grand risque en vous battant contre Lord Dumbledore, fit-elle sur un ton teinté de reproches. Cet homme vous recherche, maintenant, mais j'ai pris la décision d'informer vos collègues ainsi que le département des aurors que vous n'étiez aucunement un criminel ou être sans cœur comme a essayé vainement de leur faire croire Albus Dumbledore. Il est en effet venu au Ministère, informant votre comportement suspicieux et vos actions étranges, comme celle d'accepter un stage ignoble loin de votre famille, prouvant que vous êtes un incapable, et que vous souhaitiez renier votre femme, et c'est certainement le point qui a fait réagir les sorciers du Ministère. Il leur a confié qu'en agissant de la sorte, vous prouviez votre attachement aux règles de Sang-Pur, et que vous étiez donc du même avis que Vous-Savez-Qui.
Les Aurors n'ont pas pu accéder au Terrier, apparemment de puissantes protections brouillent les pistes et mes employés reviennent déboussolés à chaque fois. Navrée de vous dire cela, Lord Weasley, mais vous n'aurez pas d'autre choix que de mettre votre menace à exécution.
- Je… j'aimerais porter plainte…
- Eh bien faites, Lord Weasley, et sachez que je vous soutiens. Si vous portez plainte, une enquête sera effectuée discrètement par nos Aurors mais sachez que seul le diagnostic de la médicomage prouve les méfaits de Lord Dumbledore. Une cheminée est présente dans votre bureau, au Ministère, et est dès maintenant reliée à mon bureau, et à votre logement près d'Oxford. J'ai pris la liberté de vous réserver un de nos appartements là-bas, afin que vous vous sentiez libre de vos mouvements. Ce lieu est protégé par les sortilèges en vigueur pour chaque Chef de Département. Je vous expliquerai tout cela en détail plus tard.
- Et… mon stage ?
- Vous le continuerez dès que vous serez parfaitement remis. Vous avez dormi durant plus de deux semaines, …
- Deux… quoi ? fit Arthur, pris de vertiges alors qu'il voulu se lever du lit.
Hardwin le rattrapa de justesse.
- Reste allongé ou je te ligote !
- Je… désolé… Vous avez fait tellement…
- Par ailleurs, annonça la Ministre, je vous informe que la date du procès contre Lord Dumbledore à été fixée à la semaine du 14 octobre 1991. Veillez à avoir un dossier en béton, messieurs.
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Samedi 18 mai 1991,
Russie
Bill, Charlie, Fred, George et Arthur étaient dans le Salon du Palais Royal II de Russie.
Nikolaï et Sergej s'étaient placés devant eux.
Arthur, le cœur brisé et au bord des lèvres, avait expliqué dans un murmure à ses fils ce qu'il comptait faire. Ses quatre fils avaient décidé de le soutenir, même si cela leur faisait, à eux également, mal au cœur.
Mais y avait-il une autre solution ? Si Dumbledore avait la main mise sur Molly, ne l'aurait-elle pas sur les enfants, surtout si Albus se rendait maintenant compte qu'Arthur se méfiait de lui ?
En prenant cette décision, Arthur gardait le lien le reliant à ses quatre fils, laissant les marionnettes de Dumbledore sans lien de « paternité » avec la famille Weasley. Comme cela, il protégeait son héritage magique. Celui des Prewett étant entre les mains de Fabian, Molly se retrouverait sans rien. Enfin… Arthur avait transféré rapidement de quoi vivre sur le coffre qu'il avait ouvert à sa femme. Cela lui suffirait au moins pour les mois qui précéderont le procès… en espérant qu'ils gagnent, bien entendu, et qu'il puisse reprendre pleinement ses droits au sein de sa famille.
Ils avaient beaucoup discuté, pleuré, crié, parlé… ils revenaient toujours à la même conclusion : peut-être que cela allait réveiller Molly. Peut-être pas. Peut-être était-ce là la plus grosse erreur de leur vie, aussi… Sûrement… ou pas… ils ne savaient pas. Mais il fallait agir et protéger ce qui pouvait encore l'être.
En somme, personne ne savait quoi faire. Arthur avait envoyé une dernière lettre, qui lui avait été retournée avec un trait rouge barrant le long parchemin et la signature de sa femme.
Arthur allait donc devoir effectuer le rituel Alligatio – ad Mortem – Expetere. Si tout rentrait en ordre, un jour, il pourrait se remarier avec sa femme. Peut-être pas. Surtout qu'avant son départ, il avait trouvé une photo de Molly dans les bras de Dumbledore, sur une plage en petite tenue… Elle l'avait trompée. Certainement. Ou était-ce une humiliation ou une manipulation ultime ?
- Papa, arrête de penser autant, fit tristement Charlie. On a vu les gestes tendres entre Dumbledore et maman, tu sais. On n'y peut rien.
- Le lien peut être réunifié, intervint Sergej. C'est complexe mais cela peut être provisoire si tu le souhaites, Arthur.
L'homme acquiesça alors vivement.
- Bien, commençons, dans ce cas.
C'était définitivement inhumain. Oui, Inhumain. Arthur avait l'impression d'être un être abjecte, sans cœur.
Mais tout le monde semblait respecter son choix en tant que Lord, bien que tous ses amis ne l'approuvent pas farouchement. Au moins, ils étaient là et seraient toujours là pour lui et ses enfants. C'était tout ce qui lui importait, au final.
Laisser trois personnes – voire quatre puisque Percy ne répondait qu'à Molly – sous la coupe de Dumbledore. Nom d'une racine de Mandragore, qu'il exécrait cela.
Mais en soit, tout le monde fut d'accord que l'homme, aussi manipulateur soit-il, ne tuerait pas cette petite famille. Quoi que… pourquoi, en soit, Dumbledore s'occupait tant de cette famille-là ?
Cela aussi, était un pur mystère.
Arthur soupira et commença à murmurer la litanie qui lui brisa le cœur.
Pourquoi en étaient-ils là ? Pourquoi n'avait-il pas vu plus tôt les manigances de cet homme en qui chaque personne – ou presque – plaçait une confiance infinie ? Il n'avait pas réussi à protéger sa famille, ni sa femme. Quelle sorte de mari faisait-il ?
Il aimait sa femme plus que tout. Mais son devoir était de protéger ceux qui pouvaient et voulaient l'être. Et il était trop tard pour…
- Arthur ! Concentre-toi un peu ! grogna Sergej.
Il sursauta et repris sa phrase, tremblant, les mains de ses fils dans son dos comme pour l'encourager.
- Expecto… brise le lien… Tristesse et perte d'espoir en ces rêves d'une belle vie… protège et guérit… ad Mortem… alligatio… ad mortem… expetere… La vie dépend de Toi… Son être est manipulé… de par cela… elle n'est plus celle que j'aime… elle le redeviendra mais en attendant cet instant tant redouté… brise.
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Quatre instruments virèrent au rouge et firent un bruit strident.
Plongé dans son livre, le vieil homme sursauta, agacé. Il s'y attendait, visiblement.
D'un coup de baguette, il éteignit ses instruments de contrôle.
- Qu'était-ce donc que ce vacarme ! râla un tableau.
- Un idiot qui a rompu les liens du mariage, Phineas, répondit simplement Dumbledore comme s'il parlait du beau temps.
- Et pourquoi un tel système de surveillance, vieux crapaud ?
- Il me dérangeait, voilà tout. Maintenant, j'ai le champ libre.
Le Livre des élèves brilla à son tour. Contrarié, Dumbledore se leva et observa le phénomène.
Ginny Prewett, reniée de la noble et grande famille Weasley, fera sa rentrée un an plus tôt en même temps que son frère Ronald le 1er septembre prochain.
Ronald Prewett, fera sa rentrée le 1er septembre prochain.
Fred Weasley a été rayé du Registre.
George Weasley a été rayé du Registre.
- Quoi ? hurla presque Dumbledore. Tu te fiches de moi ?
Non, monsieur le Directeur. Un peu de respect, par ailleurs, ne serait pas de refus.
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Réunion des professeurs
Poudlard
- Une nouvelle année se termine ! fit alors joyeusement Dumbledore.
Ses enseignants étaient tous présents et sirotaient tranquillement leur thé.
- Pas encore, Albus, il y a encore les derniers examens de septième année ! râla Aurora.
- Les astres me disent que les Gryffondor vont échouer cette année, se moqua alors Severus.
Quelques rires se firent entendre.
- Eh bien, je vois que vous êtes tous de bonne humeur, remarqua avec amusement le Directeur. Je me dois de vous informer de mon absence demain. J'ai une grande journée au Ministère.
- Ah oui, l'élection du Président du Magenmagot ! fit Filius.
- En effet, et en tant que nouveau président, je devrai être présent pour toutes les réunions qui auront lieues en fin d'après-midi.
Personne ne doutait qu'il serait élu. Le second candidat au poste était une personne peu connue en Angleterre et Dumbledore était de loin le plus puissant des mages blancs.
Peu de temps après la réunion, Dumbledore se présenta au Dîner et annonça son absence aux élèves, les informant également qu'il serait peu disponible à cause de son nouveau poste au Ministère. Par là même, il conseilla aux élèves de se rendre auprès de leurs directeurs de maison s'il y avait un quelconque souci.
Certains élèves, surpris d'un tel discours, se demandèrent qui pourrait bien aller voir le directeur pour un problème ou quoi que ce soit, d'ailleurs. C'était certes un grand homme, mais ils ne se voyaient pas se rendre dans son bureau pour un oui ou pour un non.
Les serpentard, quant à eux, se moquèrent discrètement des grands airs du Directeur. Ils se prirent alors un regard agacé de leur directeur de Maison.
Deux heures plus tard, Albus regagna joyeusement son bureau. A la fois curieux et heureux, ses yeux observèrent l'enveloppe qui était posée sur son bureau. Elle avait certainement été déposée par un des elfes du Château.
Il ouvrit délicatement l'enveloppe blanche malgré son impatience et dû s'y reprendre à deux fois pour en comprendre le contenu.
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« Très cher et estimé Lord Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore,
Nous sommes dans le regret de vous informer que votre candidature au poste de Président du Magenmagot n'a pas été retenue.
Lord William Wellbeloved, qui a exercé jusque là son activité – dont plusieurs mois supplémentaires – a choisi un autre candidat avec l'appui de plusieurs Départements ainsi que celui de notre Ministre.
Vous apprendrez le nom de ce candidat, comme le plus commun des Mortels, lors de la prochaine parution de la Gazette du Sorcier.
Votre présence à la journée de demain n'est donc ni requise, ni souhaitée.
Meilleurs sentiments,
Votre dévoué Lord Tiberius Ogden, Secrétaire du Magenmagot »
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Les jumeaux étaient légèrement déboussolés. Charlie était rentré en Irlande et Bill était retourné suivre sa formation, mais eux restaient en Russie, chez les Meliov, par sécurité.
Anastasia et Tomek étaient de bonne compagnie, et les Prewett passaient le plus souvent possible.
Mais Poudlard leur manquait. Un précepteur venait leur enseigner le nécessaire, voir même plus que ce qu'ils devaient apprendre.
Ils avaient pu, sous la demande étrange de Severus, se concentrer sur leurs idées de farces et attrapes. Mais l'ambiance de leur ancienne école avait été, la plupart du temps, leur source d'idées.
Ils avaient reçu un exemplaire de la Gazette du Sorcier, transmis par leur professeur de Potions. Ils restaient ainsi informés des diverses élections au sein du Ministère. Arthur les avait également informés de sa nomination en tant que chef de service et il avait de moins en moins de temps à leur consacrer.
Heureusement, les Potter venaient de temps à autres en fin d'après-midi afin d'égayer leurs journées.
Arthur Weasley avait repris sa formation et les jours passaient, inlassablement.
Tout se passa bien, et il apprit énormément de choses. Heureusement, l'un de ses tuteurs de stage était un cracmol et avait deviné sa situation. Et, contrairement à ce qu'Arthur pensait, cette personne avait été adorable avec lui et le conseilla durant tout le reste du stage.
Bien sûr, il avait fait quelques bêtises, mais il pourrait enfin prouver à ses collègues que les Moldus étaient très ingénieux, quand bien même ils n'avaient pas de magie. Leur magie à eux, c'était l'imagination et l'inventivité.
Vint ensuite le moment où les jumeaux purent rejoindre les autres, à Liberty Charms, puis se rendre au Laboratoire de Potion, toujours sous la surveillance de Severus et Hardwin qui faisaient bien attention à ce que personne ne les reconnaissent.
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Poudlard,
Appartements de Minerva
- Dumbledore se méfie de tout ce qui bouge, grogna Filius Flitwick, professeur de Sortilèges.
- Ca devient lourd, murmura Severus.
- Vous auriez vu sa tête, lorsqu'il m'a annoncé qu'il ne sera pas Président du Magenmagot, fit Minerva. Il était dans une colère froide, d'autant plus que la cheminée du Secrétariat avait été bloquée ce jour-là. Personne ne l'a laissé accéder au Département ni aux bureaux que ses collègues occupent sporadiquement.
- Il a dû être déçu, ça se comprend, fit Pomona. Le pauvre.
- Ah non, tu ne vas pas le plaindre, fit Severus en se moquant. Espèce de Poufsouffle.
- Désolée, rougit alors Pomona. C'est que, même s'il fait de mauvaises choses, il reste un être humain. Cela ne signifie pas pour autant que j'approuve ses manipulations, que ce soit bien clair.
- On sait, fit Flitwick, Severus veut juste te taquiner.
Minerva leva les yeux au plafond et resservit du thé.
- Que donnent les rondes à Privet Drive ? demanda alors Pomona.
- Comme d'habitude, marmonna Severus.
- Aucun changement, les enfants sont heureux, la famille vit sa vie et personne ne s'est encore posé de question concernant leur identité.
- J'ai hâte que ce soit la prochaine rentrée, murmura Snape.
- Ce sera la folie, tu veux dire, marmonna Flitwick. Comment va Harry ?
- Il va bien, reprit Severus. Il a énormément grandi et beaucoup changé, aussi. Il est heureux dans sa famille.
Minerva fit un doux sourire.
- J'aimerais bien le rencontrer un jour, pour voir ce que l'enfant de James et Lily est devenu, fit Minerva.
- Il n'a pas été adopté par le sang ? demanda Filius.
- Si, en effet, confirma Severus. Ses cheveux sont devenus un peu plus épais et plus domptables, et il a gardé les yeux de Lily. Je n'ai pas vu de grandes différences, en soit. Il a gardé une grande partie du patrimoine génétique de ses parents biologique, et comme Hardwin est de la même famille que James… Enfin, Harry adore les potions, d'ailleurs, fit-il non sans un sourire rempli de fierté.
- Tu l'a fais exprès, je suis sûre, de lui faire aimer la matière que James haïssait au plus haut point, fit Minerva, amusée.
- Oh non, je n'oserais pas voyons ! Mais il avait des prédispositions, n'oublie pas que Lily était excellente en Potion.
- C'est vrai, je te l'accorde.
Le petit groupe discuta encore une petite heure puis chacun rejoignit ses propres activités. C'était bien un des rares instants où ils se permettaient de discuter de tout et de rien. Severus ne donnait pas beaucoup d'informations, afin de les protéger, mais aussi de protéger Harry.
Il était hors de question que quelqu'un détruise tout ce qu'Elizabeth et Hardwin avaient faits pour le petit.
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- Maman, maman ! cria un garçon d'à peine dix ans en entrant dans le salon.
- Oui, mon lionceau ?
- J'ai réussi ! Han c'est trop cool cool cool cool ! J'ai réussiiiiiiii !
- Réussi quoi, petit prince, fit alors Hardwin, amusé.
- J'ai réussi à jouer un long morceau au piano, et Audrey m'a suivit au violon ! Anastasia a joué à la trompette, Niklas jouait du cor et Philipp a improvisé à la harpe, c'était trop trop beau ! Venez, on va refaire, pour vous, venez !
Les parents, attendris par Harry qui semblait aussi excité qu'une puce, suivirent volontiers leur petit protégé.
Niklas tournait les pages du livre de partitions, Audrey réaccordait son violon et Philipp soignait les cordes de sa harpe.
- Bien, fit Audrey, on recommence ? Aller ! Dépêche Harry !
Les enfants rigolèrent un instant et ils se remirent en place.
Et ce que les adultes entendirent ne fit que leur prouver l'importance de la musique.
Cela les liaient les uns aux autres et ils semblaient communiquer sans s'en apercevoir. Dans leurs yeux brillaient des étoiles de joie, de pur bonheur et de sérénité.
La chevauchée des Walkyries, version sorcière, était tout simplement magnifique. Il manquait des instruments, mais le rythme était là, et la mélodie enivrante également. Hardwin et Elizabeth observaient, les larmes aux yeux et avec fierté, ces enfants qui avaient décidé d'approfondir leurs connaissances en Musique et qui avaient sacrément évolués en peu de temps.
Ils avaient un don, c'était indéniable, car peu – pour ne pas dire aucun – enfant de leur âge ne se serait normalement prêté à un tel jeu.
La fierté des parents finit par atteindre Harry de plein fouet. Les yeux humides, il les fixait avec un sourire heureux. Il adorait ce couple. Sa maman-de-cœur et son papa-de-cœur comme il aimait dire. Ils étaient là pour lui, répondaient à toutes ses questions, même les plus stupides, et ils ne le jugeait pas. Ils étaient fiers de lui, tout comme d'Abby, de Philipp, de Clarence ou encore de ses amis. Tout cela, sans faire de différence entre chaque enfant.
Ils étaient tous différents, et tous spéciaux à leur façon.
Harry ne put s'empêcher, à la fin du thème, de se lever du siège et de foncer dans les bras de sa mère. Les autres firent de même, et un silence apaisant emplit la pièce.
Ils étaient une famille.
Une grande famille.
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L'année scolaire était enfin terminée. Les élèves avaient rejoints leurs familles joyeusement, ainsi que les professeurs.
Les sorciers d'Angleterre lisaient avidement les journaux et faisaient de longues recherches dans les Bibliothèques du pays afin d'en savoir plus sur les cinq candidats à l'élection du futur Ministre de la Magie.
Mrs Bagnold avait été catégorique : elle resterait au Ministère en tant que conseillère et occuperait un siège au Magenmagot – contre la volonté de Dumbledore – mais quitterait définitivement son poste de Ministre.
Les Départements du Ministère étaient très actifs durant ces semaines estivales et tentaient de se préparer, eux aussi, à cette élection.
Il y avait aussi tous les dossiers et toutes les démarches que voulait boucler Mrs. Bagnold avant la fin de son mandat, et d'autres qu'elle laissera au prochain gouvernement.
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- Harry ?
- Oui, papa ?
- Viens t'asseoir un peu, j'ai une chose importante à t'expliquer.
C'était une soirée du mois de juin, peu après le retour d'Abigaelle pour l'été. Harry avait longuement profité de sa grande sœur qui, épuisée, profita de cet instant pour s'enfuir dans sa chambre et s'endormir immédiatement sur son lit.
- Althus t'a expliqué comment fonctionnait le gouvernement anglais, n'est-ce-pas ?
- Oui, papa, il a aussi dit que de nouvelles élections auront lieues en août.
- Effectivement, mardi 20 août plus exactement. Tu es encore trop jeune pour voter, je le sais bien. J'ai appris par Léto que Dumbledore occupait, jusqu'à présent, deux places au Magenmagot. Sais-tu ce que c'est ?
- Oui ! C'est… c'est la Grande Cour, c'est ça ? Bien qu'ils puissent décider d'un grand nombre de choses, il reste quelques dossiers sensibles qui sont seulement jugés par la Haute Cour de Justice Magique, c'est ça ?
- Oui, parfait petit lionceau. Mais souvent, la HCJM propose à deux membres hauts placés de la Grande Cour de participer à ces jugements classés confidentiels. Eh bien, Lord Dumbledore a pris pour acquis le droit de gérer le siège des Potter en Angleterre.
- Euh…
- En gros, en ton nom, il vote telle ou telle loi.
- Oh. Je… je l'aime pas trop, ce monsieur, fit Harry en baissant les yeux.
Harry avait bien sûr compris que Lord Dumbledore était une personne dont il devait se méfier. Il avait entendu, quelques fois, ses parents pester contre cet homme. Il savait aussi que c'était un sujet sensible et qu'il devrait faire attention à ses paroles en présence de Sirius Black. Enfin, si son second parrain venait le voir, un jour…
Il renifla à cette idée. Est-ce qu'il viendrait ?
- Je ne peux pas te le reprocher, petit cœur, fit Elizabeth qui arriva avec des tasses de thé. Nous ne l'aimons absolument pas, nous.
- Mais il y a forcément du bon en chaque personne, non ? demanda alors harry.
- Ton père se retournerait dans sa tombe s'il entendait ça, fit Hardwin. Ca fait très Poufsouffle.
- Et… c'est mal, papou ?
- Non, mon chéri, répondit Hardwin. Personnellement, je suis fier que tu sois comme tu es ! Bien, je voulais dire, en fait, que j'ai demandé au Ministère anglais une chose assez inhabituelle. Un statut exceptionnel, en fait, comme je suis ton tuteur et aussi un des derniers Potter à pouvoir gérer un siège au Magenmagot. Pas que j'en ai envie, mais je préfère gérer cela que de le laisser à Lord Dumbledore. Tu comprends ?
- Fais pas trop complexe, te plait, papou.
Hardwin soupira.
- Le Ministère m'a accordé le droit, dès Juillet, de reprendre exceptionnellement le siège du Magenmagot en ton nom, malgré le fait que nous habitons en Irlande et que tu n'ais plus de réel lien avec l'Angleterre. Mrs. Bagnold l'a approuvé en annonçant que cela donnerait un avis extérieur non négligeable au groupe.
- Et Lord Dumbledore ne va pas être heureux de ça, c'est ça ? demanda Harry.
- Tout à fait, reprit Hardwin. Mais il n'aura pas, enfin pas encore, l'occasion de me rencontrer et il ne connaîtra pas mon identité. Mais il aura des doutes, s'il n'est pas idiot.
- Et il n'est pas idiot, fit Elizabeth.
- Et au vu des élections, donc, j'ai exceptionnellement le droit de voter pour un pays qui n'est pas le miens. Et, malgré ton jeune âge, j'ai demandé à Charlie de venir en discuter avec toi demain. Tu pourras lui poser toutes les questions que tu veux, et tu me donneras tes arguments pour telle ou telle personne, c'est d'accord ?
- Je… t'es sûr, papou ?
- Bien sûr, mon chou à la crème.
Les parents en avaient beaucoup discuté, et avaient beaucoup réfléchis. C'était Léto qui leur avait donné l'idée et, même s'ils ne voulaient en rien être liés à ce pays, ils devaient avouer que laisser le moins de marge de manœuvre possible à Dumbledore serait à leur avantage.
Cependant, Hardwin avait déjà trouvé une personne apte à gérer le siège à sa place jusqu'à la majorité de Harry qui pourrait ensuite décider de la suite des choses.
L'avenir était entre les mains de Magia.
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