Bonjour à tous et à toutes. J'espère que vous allez bien malgré la situation. Pour ma part, j'avoue que j'hésite encore sur où va aller cette histoire. Dramione, Pansmione, PolyA ? Je pensais être plus ou moins sûre de moi mais force est de constater que pas du tout. J'aimerais beaucoup avoir votre avis sur tout ça alors, s'il vous plaît, ça me ferait très plaisir que vous me laissiez un petit message ou une review pour me dire ce que vous préfériez voir/ce que vous pensez être le mieux ! Merci d'avance et, sur ce, bonne lecture !
Eeanthy : Merci beaucoup pour ta review Sirius doit avancer malheureusement et il lui semble que c'est la meilleure manière d'y arriver : en se détachant totalement :(
Le jeu avait continué jusqu'à un certain point. Ginny avait rapidement décidé qu'il fallait arrêter puisque Hermione commençait à dire n'importe quoi. Lorsque minuit sonna, chacun arrêta ce qu'il était en train de faire pour applaudir avant de s'embrasser. Le problème avec ce baiser du Nouvel An, c'était qu'il fallait que les deux concernés soient sur la même longueur d'onde et qu'ils souhaitent tous les deux vivre l'année à venir ensemble. Blaise et Ginny n'eurent pas trop besoin de réfléchir. L'évidence était telle qu'ils se retrouvèrent dans les bras l'un de l'autre sans tergiverser.
A contrario, Hermione se sentit extrêmement mal à l'aise face à cette situation. Le regard de Ron était posé sur elle, comme pour lui dire que ça aurait dû être eux, qu'ils devraient être en train de s'embrasser, eux aussi. Ron n'était pas le pire. Il ne l'était pas car, en ce qui le concernait, Hermione savait exactement ce qu'elle voulait : rien. Elle ne doutait pas sur les suites que pourrait connaître leur histoire. Par contre, être à proximité de Drago et de Pansy était une épreuve toute autre. Le plus difficile restait que Hermione savait pertinemment que s'il n'y avait eu qu'un seul d'entre eux de présent, elle l'aurait embrassé et ce, qu'il s'agisse de Drago ou de Pansy.
- Tu n'es pas obligée de choisir, tu sais.
La voix venant de derrière elle, Hermione se retourna pour tomber nez-à-nez avec Harry.
- Tu devrais te choisir toi. Et tant pis si ça embête les trois quarts des personnes présentes ce soir.
C'était typiquement un conseil que Hermione aurait pu donner. En vérité, il lui sembla l'avoir déjà dit, peut-être différemment, à un Harry qui tentait de contenter tout le monde : le Ministère, la Gazette, ses amis, les Weasley… A l'époque, elle lui avait dit que, héros de guerre ou pas, il devait avant tout se recentrer sur lui-même. Il l'avait écoutée. Il le faisait presque toujours.
- Si je ne choisis pas, je vais les perdre tous les deux.
- S'ils attendent, c'est qu'ils tiennent vraiment à toi.
A l'odeur de son haleine, Harry avait presque autant bu qu'elle. Après tout, peut-être avaient-ils besoin de cela pour discuter, désormais.
- Ginny a menti à tout le monde pour Noël, tu sais. Nous non plus, on ne savait pas que tu serais là.
- Qu'est-ce qu'on est devenus, Harry ?
Il ne répondit pas.
- Comment en est-on arrivés à vouloir s'éviter à ce point-là ?
Hermione le savait déjà avant de poser sa question : lui non plus n'avait pas de réponse. Les choses s'étaient faites doucement, sans qu'ils ne s'en rendent compte, et, à la fois, avec de nombreux à-coups.
- Tu veux danser ?
Elle accepta. Les autres convives les regardèrent tantôt avec un regard interrogateur, tantôt avec un sourire bienveillant. Lorsque la musique changea, Drago vint remplacer Harry.
- Je suis désolé.
Alors ça, c'était une première.
- Je n'aurais pas dû te mentir sur le fait que Lucius serait là.
- Lucius ?
Depuis quand Drago appelait-il son père par son prénom et non pas par un "Père" respectueux et admiratif ?
- Ta mère a vraiment cru que nous allions nous marier ?
- Oui et non. Pour elle, je leur présentais forcément ma future femme. Je crois sincèrement qu'elle a posé la question juste pour s'assurer que ce ne serait pas le cas.
Peut-être que Hermione se trompait mais elle eut l'impression de sentir, quelque part dans la tension qui émanait du corps de Drago ou quelque part dans la façon dont il parlait, une once de déception.
- Est-ce que tu accepterais un nouveau repas au restaurant avec moi ? Juste moi.
- Avec plaisir.
Premier jour de l'année 2000, quinze heures de l'après-midi. Tous les invités étaient désormais éveillés et s'étaient réunis autour de la table pour discuter, un thé préparé par Ginny à la main.
- Bon, chacun va écrire sur un morceau de parchemin une chose pour laquelle il ou elle veut s'excuser, expliqua Blaise. Vous n'avez pas le droit de parler de quelque chose où vous vous êtes déjà excusé et vous n'avez pas le droit de mettre le prénom de la personne concernée non plus, ni le vôtre d'ailleurs.
Tout le monde soupira mais chacun se prêta tout de même au jeu. Lorsque tous les parchemins furent remplis, Blaise commença à les lire un à un sans émettre de commentaires. Le but était simplement de placer quelques pions sur la table.
"Je m'excuse d'avoir menti pour Noël."
Il n'y avait pas besoin d'être particulièrement brillant ou bien réveillé pour comprendre qu'il s'agissait de Ginny et de toutes ses cachoteries.
"Je m'excuse d'avoir mis un petit coup de pouce dans les verres hier soir."
Alors ça, par contre, personne ne s'y attendait. De quel coup de pouce était-il question ? Qu'est-ce que cela voulait dire ? Hermione jura intérieurement, et elle ne fut pas la seule. Pourquoi Blaise avait-il instauré cette foutue règle leur interdisant de demander plus d'informations.
"Je m'excuse de ne pas pouvoir te laisser être heureuse."
Essayer de décoder qui avait écrit quoi était plus difficile que prévu, à tel point que même les concernés peinaient à comprendre que les excuses s'adressaient à eux.
"Je m'excuse de ne pas avoir vu que ça ne fonctionnait plus puis de ne pas avoir agi."
Harry regarda chacune des personnes présentes de manière intensive. Il aurait peut-être fallu laisser de plus gros indices. Comment étaient-ils censés comprendre ?!
"Je m'excuse de l'ultimatum que je vais devoir poser."
En tant que lecteur attitré, Blaise était le seul qui avait une vue sur les parchemins. Celui-là était mouillé. Reconnaître l'écriture lui brisa un peu plus le cœur.
"Je m'excuse de ne pas pouvoir choisir."
Au moins, celui-là n'était pas trop difficile à deviner…
"Je m'excuse de ne pas t'avoir soutenue."
Blaise expliqua qu'il s'agissait des dernières excuses. Chacun y alla de son petit commentaire pour exprimer à quel point ils pensaient, tous, que ça avait été inutile parce que incompréhensible. Lui n'était pas particulièrement d'accord mais il ne pouvait pas décemment leur expliquer son cheminement de pensée alors il préféra se taire. La discussion finirait bien par dériver sur quelque chose d'autre.
- Tu es sûr de toi ? lui demanda Ginny lorsqu'ils furent enfin seuls.
Pour simple réponse, Blaise hocha la tête.
Les fêtes de fin d'année laissèrent leurs marques dans chaque esprit. Le retour au Ministère après les quelques jours de vacances donna du fil à retordre à Hermione. Heureusement, les regards et les remarques commençaient à se calmer et, même si ce n'était pas encore parfait, cela lui allait.
- Hermione, tu manges avec nous ce midi ? lui demanda Kristel, sa collègue. On va essayer un nouvel endroit qui vient d'ouvrir, pas très loin d'ici.
- Non merci, j'ai déjà quelque chose de prévu. Une autre fois, promis.
Kristel ne lui demanda pas ce qu'elle avait de prévu, et Merlin merci. Hermione préférait éviter de lui dire qu'elle avait rendez-vous avec Drago Malefoy… sauf que, dans la vie, on n'a pas toujours ce qu'on veut. C'était une leçon que Hermione avait apprise très tôt.
A peine s'était-elle assise en face de Drago, sur une table à l'écart, qu'elle comprit. Ses collègues de travail se trouvaient quelques tables plus loin, de même que Blaise, accompagné d'un photographe.
- J'ai essayé de faire partir Blaise mais impossible. S'il part, il perd son job.
Hermione hocha simplement la tête. L'impression qu'elle allait rendre un repas qu'elle n'avait même pas encore choisi commença à se faire sentir.
"Drago Malefoy : Hermione Granger aurait-elle fait son choix ?
La dernière fois que nous parlions de Miss Hermione Granger, héroïne de guerre et employée au Ministère, il était question d'une soirée arrosée au cours de laquelle Miss Granger avait été vue dans les bras de Mr. Drago Malefoy puis dans ceux de Miss Pansy Parkinson : deux photos que la Gazette avait été fière de pouvoir vous présenter en avant-première. Depuis, nous nous demandions vers qui le cœur de Miss Granger finirait par pencher. Il semblerait désormais que nous ayons enfin notre réponse."
L'article continuait et montrait une photo des deux concernés en train de manger tranquillement. Pansy lut avec une attention particulière les lignes écrites par Blaise. Elle tentait, par quelque moyen que ce soit, de trouver quelque part dans le sous-texte, quelque part dans l'implicite, une preuve que ce n'était pas aussi important que cela. Pourtant, tout portait à croire que Hermione et Drago s'affichaient ensemble, ce qu'ils n'avaient jamais fait auparavant.
Ce que la Gazette ne disait pas, par contre, c'était que Hermione et Drago s'étaient revus le soir-même pour discuter.
- J'ai peur de comment Pansy va le prendre, s'était confiée Hermione.
Drago n'avait pas répondu. La situation était particulièrement délicate. Pansy connaissait son avis sur la question Hermione et il ne faisait aucun doute que, s'il avait été à sa place, il n'aurait pas particulièrement bien réagi.
- Tout dépend de comment toi tu voyais ce rendez-vous.
L'entendre parler de leur déjeuner comme d'un "rendez-vous" fit rougir Hermione. Techniquement, oui, c'en était un, mais tout de même. Dire qu'il s'agissait d'un rendez-vous, c'était dire qu'il y avait effectivement quelque chose en construction entre eux deux. Y avait-il quelque chose en construction entre eux deux ?
- Et si j'ai pas de réponse à cette question ?
- Alors ça veut tout dire. C'est ce qu'elle te répondra.
- Tu le voyais comment, toi, ce déjeuner ?
Drago eut un petit rire. Pas un ricanement ni un rire moqueur mais un rire sincère.
- Comme un rendez-vous avec une femme qui me plaît.
Ni l'un ni l'autre n'avait prévu une telle honnêteté. Au moins, maintenant, c'était dit, pensa Drago. C'était peut-être la première qu'il avouait à ce point-là et sans détour qu'elle lui plaisait réellement. Hermione sentit quelque chose remuer à l'intérieur d'elle mais décida de ne pas y faire attention.
