Harry Potter

And the Prince of Slytherin TRAD

Livre 2: Harry Potter et l'Ennemi Secret


Disclaimer : Harry Potter et tous personnages associés appartiennent à J.K Rowling, l'histoire appartient à l'auteur connu sur ce site sous le pseudo de « The Sinistre Man ». Aucun personnage ne m'appartient.

Résumé : Harry Potter a été répartit à serpentard suite à une enfance malheureuse. Son frère Jim a été sacré Survivant. Vous pensez connaitre cette histoire ? N'en soyez pas si sur ! TRADUCTION de la Deuxième année (Harry Potter et l'Ennemi Secret). Il n'y aura aucune trame romantique avant au moins la Quatrième année. Bashing limité.

Chapitre traduit par : Chysack

Bêta : Xangel-15X

Note traducteur: L'auteur à qui appartient cette fiction « The Sinister Man » a également publié un roman original intitulé « Strangers In Boston », sous le nom de plume T.S. Mann. Il est disponible sous forme d'ebook sur Amazon avec une édition de poche à paraître prochainement. N'hésitez pas à aller jeter un coup d'œil à son travail ! Disponible uniquement en anglais pour le moment.

Bonne Lecture


¤ Harry Potter and the Secret Enemy ¤


Chapitre 07: Countdown to a Birthday

(Compte à Rebours pour un Anniversaire)

15 Juillet 1992

Harry passa quatre jours supplémentaires au Terrier. Durant ce laps temps, Ron ne se rendit qu'une seule fois au manoir Potter, bien qu'il se soit mis au jogging et à la musculation à la maison, sans oublier qu'à la grande surprise d'Harry, il avait également fini ses devoirs. Encore plus surprenant, il fit aussi preuve d'une certaine humilité en posant à Harry (qui était le meilleur de leur année en DCFM) certaines questions en Défense, auxquelles le jeune Serpentard fut ravi de répondre. Le mercredi suivant, aux alentours de midi, Harry dû se rendre par porteloin – que Lady Augusta avait confié à Artie – au Manoir Longbottom, où il allait passer le reste de l'été en compagnie de Neville. Toutefois, il avait une dernière chose à régler avant de quitter le Terrier.

Le matin du 15, comme à son habitude, Molly Weasley se réveilla à sept heures du matin afin de préparer le petit déjeuner. Mais à son plus grand étonnement, elle découvrit que quelqu'un s'en occupait déjà. En effet, alors qu'elle descendait l'escalier, elle fut surprise par le bruit grésillant du bacon entrain de frire et une odeur fraîche de café flottant dans l'air. Et en plein milieu de sa cuisine, se tenait un Harry Potter qui sifflotait joyeusement, en battant des jaunes d'œufs dans un bol rempli de lait frais.

« Harry ? Mais enfin qu'est-ce que tu fais debout d'aussi bon matin ? Et à préparer le petitdéjeuner en plus ? »

Il se retourna et adressa un sourire à la matriarche. « Eh bien en vérité, Mrs. Weasley, c'est mon dernier jour ici et je voulais faire quelque chose pour vous montrer ma gratitude pour la gentillesse dont vous et votre famille avez fait preuve à mon égard. En toute franchise, j'avais quatre ans quand les Dursley ont décidé que je devais apprendre à cuisiner pour eux... et plus précisément, pour les « rembourser » du privilège qu'ils m'accordaient en me laissant vivre sous le même toit qu'eux. Quand j'étais petit, je n'avais que des choses simples à cuisiner, mais en grandissant ils me demandaient des plats de plus en plus luxueux. Et ils ne m'ont jamais encouragé ou complimenté, ils se contentaient de se plaindre quand tout n'était pas absolument parfait. Cela fait donc plus de sept ans, que j'attends de pouvoir cuisiner quelque chose de délicieux pour des personnes que j'apprécie. Et honnêtement, ces derniers-temps, il n'y a pas beaucoup de personnes que j'apprécie plus que les Weasley. »

En écoutant son récit, Molly sentit ses yeux s'humidifier légèrement et elle traversa la pièce avant d'engouffrer le garçon dans une de ses étreintes étouffantes. Au départ, Harry se tendit légèrement – il n'avait pas l'habitude qu'on le câline – mais il finit par se détendre.

« Je sais que tu seras très heureux au Manoir Longbottom, mais si tu veux revenir un jour, je te promets que tu seras toujours le bienvenu ici Harry. »

« Merci, Mrs. Weasley. »

« À présent, dis-moi, qu'est-ce que tu nous prépares de beau ? »

« Une quiche lorraine, des œufsbénédicte et des scones au coulis de framboise. »

« Bon dieu, » fit Molly d'un air émerveillé.

Quand les autres Weasley descendirent, ils furent tout autant impressionnés par les talents de cuisinier d'Harry. Mr. Weasley apprécia le geste à sa juste valeur, mais affirma tout de même qu'Harry n'aurait jamais dû débourser de l'argent pour acheter les ingrédients, puisqu'il était invité chez eux. En entendant cela, les yeux d'Harry brillèrent un éclat malicieux.

« Eh bien en fait, monsieur, vos fils ont tous participés aux dépenses. Ils m'ont tous donné une partie de leur argent de poche la semaine dernière et c'est ce que j'ai utilisé pour payer les ingrédients. » Il se tourna vers les quatre fils Weasley, tous étonnés. « Je vous avais bien dit que c'était pour une bonne cause, » reprit-il avec un sourire.

À présent convaincue que ses quatre fils étaient au courant de ce petit déjeuner surprise, Molly fit le tour de la table en enlaçant affectueusement chacun des garçons. Ginny, bien sûr, savait exactement comment et pourquoi les quatre garçons avaient donné de l'argent à Harry – à savoir pour payer le pari qu'ils avaient perdu lorsqu'elle avait gagné contre Diggory – et elle éclata presque de rire en voyant les regards qu'ils lançaient tous à Harry. Des regards qui semblaient vouloir dire « fais chier, maintenant j'en dois une au Serpentard. » Une fois le petit déjeuner terminé, Percy, les jumeaux et Ron commencèrent immédiatement à débarrasser la table, tandis que Percy invitait leur mère à ne pas bouger et à se détendre pendant qu'ils s'occupaient de tout ranger et nettoyer.

Harry se leva de table. « Pendant que vous vous occupez de la vaisselle, j'ai une dernière surprise pour vous tous. » Il remonta brièvement dans sa chambre et revint un moment plus tard avec un sac en papier adorné du logo de Fleurit &Botts, duquel il sortit plusieurs cadeaux emballés.

« Harry, » dit Molly, « tu n'aurais pas dû. »

« C'est juste un petit gage de mon estime, Mrs. Weasley. J'espère que vous les accepterez et apprécierez tous. »

Les Weasley ne savaient pas à quoi s'attendre, si ce n'était qu'au vu de la forme des cadeaux, il s'agissait certainement de livres. Au début, Molly craignit qu'il n'ait acheté les manuels scolaires des enfants. Elle était certes inquiète pour les dépenses scolaires à venir, mais craignait aussi que ses enfants ne soient embarrassés. À son grand soulagement, aucun des livres n'étaient de manuels scolaires, mais il s'agissait plutôt de cadeaux personnalisés. Ainsi, Ron reçut un exemplaire de Vole Avec les Cannons et Percy Histoire des Préfets Célèbres. Comme l'expliqua Harry, les jumeaux eux durent partager leur cadeau car Magie Maboule pour Sorciers Sonnés pourrait se révéler trop dangereux pour Poudlard s'ils possédaient chacun leur copie. Il n'y avait aucun titre sur la couverture du présent de Ginny pour la simple et bonne raison qu'il s'agissait d'un journal intime de bonne facture qu'il lui avait offert pour que ses parents n'aient plus à s'en occuper. Arthur fut ravi par son cadeau, qui était le seul livre du lot à avoir été publié par un moldus : Introduction Pour Amateurs d'Electricité et de Technologie Automobile Moldue. Et enfin, pour Molly, Harry avait été heureux de trouver un livre intitulé Maîtriser l'Art de la Cuisine Magique Française à Fleurit & Botts. Harry expliqua à Molly que la version originale avait été écrite par une célèbre moldue du nom de Julia Child, qui avait initié des millions de moldus ordinaires aux techniques culinaires françaises. Grâce à ses explications simplifiées, elle permit à des personnes qui n'avaient aucune expérience professionnelle de comprendre les techniques les plus complexes. Et grâce à Pétunia Dursley, ce fut littéralement un des premiers livres sur lequel Harry avait appris à lire. Et d'après les rumeurs, ce livre était arrivé aux oreilles de Gaston Legard, le chef légendaire de Summerisles, qui décida de l'adapter aux techniques culinaires magiques, utilisées par les sorcières et sorciers. Au final, les Weasley étaient ravis de leurs cadeaux – même Ron – et Harry était heureux d'avoir (avec un peu de chance) fait un premier pas dans la bonne direction, pour la réhabilitation du nom de la maison Serpentard.


Vers midi, Harry fit ses derniers au revoir, sortit le porteloin qu'Artie lui avait donné (un petit vase à fleur, adorné d'un « L » écrit en lettre cursive), et prononça le mot d'activation : « Sanctuaire ». Les voyages par porteloins provoquaient toujours une sensation profondément déplaisante, bien qu'il supposât qu'il finirait un jour par s'y habituer. Une fois que cette sensation désagréable d'avoir été tiré par le nombril le quittât, Harry remarqua qu'il avait atterrit devant la porte d'entrée du manoir Longbottom, et que Neville et Augusta Longbottom, accompagnés par deux elfes de maisons, l'attendaient déjà.

Alors que Neville s'avançait pour saluer son ami, Harry fut surpris par l'apparence du garçon. Depuis leur séparation à Kings Cross, Neville avait grandi d'au moins un pouce, ses cheveux étaient plus clairs, il avait perdu une bonne partie de ses joues potelées d'enfant et il était même bronzé ! Harry ne pensait même pas que la peau des britanniques était capable de bronzer. En dix ans à tondre les pelouses, lui-même n'y était jamais parvenu.

« Neville ! Quelle joie de te revoir, mon ami. Et vous aussi, Lady Augusta. On dirait que la vie en Amazonie vous sied à tous les deux. »

Face à ces parles, les deux Longbottom éclatèrent de rire, et Lady Augusta lui répondit en lui présentant les deux elfes de maisons qui l'accompagnaient – Lumpen et Hoskins – avant de leur demander d'emmener la malle d'Harry jusqu'à sa chambre.

Elle rassura aussi Harry sur le fait que, puisque les elfes de maison étaient directement liés aux défenses du manoir, Lumpen et Hoskins seraient capables de repousser n'importe quel elfe étranger, étant donné que les pouvoirs d'un elfe de maison étaient toujours plus forts lorsque ce dernier est à l'intérieur de son domaine. Après ça, Augusta et Neville menèrent Harry dans un solarium où ils prirent leur repas. Ce fut la première occasion qu'eurent les garçons de discuter entre eux, depuis qu'ils avaient quitté Kings Cross en Juin dernier. Harry fut émerveillé d'entendre les aventures palpitantes de Neville dans la jungle Amazonienne, y compris l'histoire de la quête ratée pour une fleur rare qui pourrait contenir le remède contre la lycanthropie la rencontre avec une espèce mystérieuse de personnes léopards vivant dans une cité d'or enfouie au plus profond de la jungle amazonienne; ainsi que sa fuite désespérée au péril de sa vie, après qu'il soit accidentellement entré dans un ancien temple perdu de la Secte du Xoanon Sans-Nom ! Tout ça était très… Gryffondoresque, ce qui était assez surprenant pour un garçon qui avait auparavant exprimé le souhait de passer son été à s'occuper de la serre familiale et à rempoter des tentacules venimeux. Comparé aux vacances de Neville, Harry songea soudainement que sa rencontre avec un elfe de maison hyperactif et un essaim de doxies semblaient quelque peu… ennuyeuse. Cela n'empêcha pas Neville et Augusta d'être parfaitement horrifiés de la manière dont Harry avait frôlé la mort, ce qui faisait visiblement de lui le gagnant du « concours des trompes la mort ».

« Bon, alors, » fit Augusta. « Je pense qu'on a suffisamment discuté de vos expériences quasi-fatales. Mon vieux cœur n'est pas capable d'en supporter plus. » Neville, qui avait eu l'occasion, lors de cet été au Brésil, d'observer les talents de duelliste impressionnants de sa grand-mère, résista à la tentation de lever les yeux au ciel. « Alors, de ce que j'ai compris Harry, tu as trouvé un professeur particulier pour les vacances ? »

« Oui, Lady Augusta, une ancienne Poufsouffle qui va intégrer l'Académie des Aurors cet automne. C'est la fille d'Andromeda et Ted Tonks. »

« Ah, oui. Je me souviens de l'annonce de leur mariage dans La Gazette. Je crois bien que les cris de rage de Cygnus Black nous sont parvenus jusqu'ici au Lancashire. Est-ce que tu l'as trouvée satisfaisante ? »

« Tout à fait madame, bien qu'elle ne m'enseigne que les matières comprises dans le curriculum de Poudlard : Sortilèges, Métamorphose et Défense pendant les week-ends, et ensuite Potions une semaine sur deux, le jeudi soir. J'ai aussi des cours de gestion de domaine, d'étiquette, d'histoire sorcière ainsi que d'autres… petites choses, les mardis et les jeudis lorsque je n'ai pas potions. »

« Un emploi du temps bien ambitieux. Puis-je te demander l'objectif derriere tous ces projets personnels? »

Harry expira doucement. « En dehors de vouloir rester en tête de classe et battre Jim ? Le fait que je pourrais passer mes BUSES en avance et – si j'en obtiens au moins quatre – je pense pétitionner pour une émancipation. Evidemment ce ne sera pas pour tout de suite, mais si je m'en donne les moyens, cela devrait être faisable l'été après ma troisième année. »

Neville siffla, tandis qu'Augusta se contenta d'acquiescer de la tête d'un air approbateur.

« Comme je l'ai dit, c'est ambitieux. D'ailleurs, si tu veux bien excuser la curiosité d'une vieille dame, est-ce que ces « autres petites choses » comprennent un entrainement en Occlumencie ? »

Harry lança un bref regard à Neville, qui rougit en mimant un « Désolé. »

« En effet, Lady Augusta. »

Elle soupira. « J'espère que tu fais preuve de prudence. Ce type d'entrainement peut se révéler dangereux, sans oublier que si jamais tes aptitudes venaient à se savoir, tout le monde se méfiera de toi. » Elle grimaça. « Je dois admettre que je suis furieuse qu'un tel entrainement te soit nécessaire. Encore un domaine dans lequel James Potter a manqué à ses obligations paternelles, je suppose. »

Harry fut surpris par l'hostilité contenue dans ce dernier commentaire. « Que voulez-vous dire, Lady Augusta ? »

Le temps d'une seconde, ses sourcils s'arquèrent de surprise. « Oh, bien sûr. Il est stupide de ma part d'avoir supposé que quelqu'un t'aurait mis au fait de ce que tu as pourtant tous les droits de savoir. Tu es l'Héritier Présumé des Potter, Harry. Quelque part dans les coffres de la famille Potter, devrait se trouver un anneau qui te reviendra de droit lorsque tu accéderas au statut d'Héritier Apparent. Mais ton père peut choisir de te le remettre plus tôt s'il le souhaite. C'est ce que font la majorité des Lords pour leurs héritiers. Chaque Famille membre du Mangenmagot possède ce type d'anneaux : un pour le chef de Maison, un autre pour son ou sa compagne, et un dernier pour l'Héritier Apparent. » Elle leva sa main gauche et lui montra une bague en or incrustée d'une pierre verte, sur laquelle était gravée la lettre 'L'.

« Parmi les avantages aussi bien magiques que mondains qu'il détient, ton anneau d'héritier te permet de te défendre contre la Légilimencie, le Sortilège De Confusion, ainsi que d'autres sortilèges mentaux mineurs – excepté l'Imperium bien sûr – et ce, sans avoir besoin d'un entrainement formel en Occlumencie. Naturellement, le Mangenmagot ne tolère pas que ses membres, actuels ou futurs, ne soient sujets à des manipulations psychiques quelconques. » Elle se tourna vers Neville, qui semblait d'un coup bien intrigué. « Et avant que tu ne demandes, Neville, je prévois de te présenter l'anneau des Longbottom en tant que cadeau d'anniversaire. Il est actuellement à Gringotts, en train d'être remis à neuf. J'aurais simplement aimé qu'il soit prêt pour toi l'année dernière, puisqu'il t'aurait peut-être permis de te protéger contre les sortilèges du Professeur Quirrell. »

En entendant cela, Neville laissa échapper un sourire. Harry le lui rendit, heureux pour son ami, bien que le sien soit teinté d'une certaine tristesse. Encore une chose que James Potter lui avait cachée.

« Pour l'instant, Neville, j'aimerai que tu te reposes et que tu t'amuses un peu pendant les quinze prochains jours. Nous avons eu un voyage plein de rebondissements en Amazonie et tu devrais prendre le temps pour récupérer un peu. Mais si tu désires te joindre à Harry et recevoir des cours supplémentaires, je serai heureuse d'arranger ça pour le mois d'Août. Par contre ne va pas commencer à avoir des idées d'émancipation. Tu passeras tes BUSES lors de ta cinquième année, comme ton père et ton grand-père avant toi, et tu t'en sortiras tout aussi bien. »

« Oui, Mamie, » répondit-il respectueusement.

« Maintenant, va montrer sa chambre à Harry et aide-le à s'installer si tu veux bien. Après ça, j'imagine que tu voudras lui montrer la piscine… si jamais tu arrives à trouver quelque chose à porter. » Elle rit bruyamment en disant ça, et Neville grimaça avant de secouer la tête. Puis il se leva de table avant de mener Harry vers les escaliers.

« C'est quoi, cette blague avec la piscine ? » demanda Harry.

Neville souffla d'un air amusé. « Tu te souviens qu'oncle Artie avait tenté de me noyer quand j'avais sept ans ? Eh bien, depuis, j'ai toujours eu peur de me retrouver dans l'eau … jusqu'à ce que je retrouve mes souvenirs. J'ai décidé que cet été serait le bon moment pour essayer de surmonter cette peur, donc quand on était au Brésil, j'ai appris à nager. Une fois que j'ai réussi à outrepasser mes craintes et à apprendre les mouvements de base, j'ai beaucoup aimé. Alors Mamie a envoyé un mot aux elfes de maison pour qu'ils nettoient et qu'ils remplissent la piscine du jardin de derrière. Je ne l'ai pas encore essayée, mais j'ai hâte. Est-ce que tu sais nager ? »

« Jamais appris. Je suppose que je devrais. Vu comment vont les choses, ma vie va surement en dépendre à un moment ou un autre. Mais pourquoi est-ce qu'elle trouvait l'idée si drôle ? »

Neville toussota. « Eh bien, tu vois…j'ai appris à nager en pleine jungle, avec l'aide de quelques garçons d'une des tribus indigènes du coin et… ilsneportaientpasdemaillotsdebainalorsonyallaittoutnu. » Il dit cette dernière partie aussi vite que possible, mais Harry compris tout de même et ne pu retenir un éclat de rire.

« Je vois. Alors ce nouveau bronzage – je suppose qu'il est intégral ? » Neville ne répondit pas, mais Harry fut amusé de réaliser qu'avoir la peau tannée n'empêchait pas quelqu'un de rougir méchamment.


Trois jours plus tard, à l'occasion de l'anniversaire d'Harry et Jim Potter, des invitations au Manoir Potter, à destination des invités personnels d'Harry Potter furent envoyées aux individus ou familles suivantes (Hermione et Neville furent simplement informés d'accepter l'invitation que Jim avait déjà envoyé, afin de ne pas insulter leur camarade d'école) :

Miss Hannah Abbot

Amelia Régente Bones et sa pupille, Miss Susan Bones

Misses Margaret & Millicent Bulstrode

Miss Tracey Davis

Le Très Honorable Amos Diggory et sa famille

Sir Malcolm Finch-Fletchley (O.B.E.)(1) et sa famille

Mr. Marcus Flint

Daniel Lord Greengrass et sa famille

La Très Honorable Hestia Jones, Esq.

Miss Olivia Kolumbiko

Samuel Lord McMillan et sa famille

Howard Lord Montague et sa famille

Mr. Madanapala Patil et sa famille

Les Très Honorables Mr & Mme. Arthur Podmore, Esq.

Guérisseurs Edward et Andromeda Tonks et leur famille

Mr. & Mrs. Arthur Weasley et leurfamille

La Lady Serena Zabini, Contessa Douairière di Provence et son fils, Mr. Blaise Zabini

Lady Augusta l'aida à préparer sa liste d'invités, guidant Harry à travers le processus absurdement compliqué consistant à s'adresser correctement à des sorcières et sorciers appartenant à diverses strates de la société sorcière britannique. Et, plus important encore, elle l'aida à comprendre les bénéfices potentiels ainsi que les ramifications de chaque invitation. Apparemment, les Potter n'avaient envoyé des invitations qu'aux amis de Jim, ignorant leurs familles (ainsi que les frères et sœurs inscrits à Poudlard et plusieurs enfants de familles du Magenmagot, qui serait probablement offensé par leur exclusion). Selon Augusta, il s'agissait d'un réel faux pas d'inviter des enfants à une fête organisée dans une aussi grande propriété, sans avoir la courtoisie d'inviter au moins les parents et la famille proche des invités. Toutefois, la plupart des personnes fermaient les yeux, puisque (a) James Potter offensait la haute société avec son manque de tact depuis si longtemps que la plupart y était habitués, et (b) la moindre opportunité de pouvoir briller dans la lumière du Survivant était poursuivie avec agressivité par la majorité de la haute société et des membres du gouvernement, même si James avait insisté lors des anniversaires précédents sur des caprices aussi kitsch qu'un concours de limbo, ou encore un château gonflable moldu.

Cependant, Harry n'avait aucun intérêt pour les châteaux gonflables – s'il était obligé de partager son anniversaire avec l'Abruti-Qui-A-Survécu, il comptait bien profiter de cette opportunité pour développer autant que possible son réseau. Ainsi, quand un de ses amis s'avérait être l'enfant de quelqu'un qu'Augusta ou Artie considérait comme important pour les objectifs futurs d'Harry, la famille entière recevait une invitation. Ses amis qui n'étaient pas issus d'une famille sorcière importante - telles que les sœurs Bulstrode ou Marcus Flint - recevaient une invitation ordinaire, stipulant qu'ils pouvaient venir accompagnés d'un membre de leur famille ou d'une personne de leur choix, s'ils le désiraient. Harry avait toutefois pris la peine d'invité l'ensemble de la famille moldue de Justin Finch-Fletchley, d'une part à cause de leur statut financier et d'autre part pour montrer à Jim que le Potter Serpentard était plus ouvert d'esprit à propos des moldus que les Potter Gryffondors.

Lady Augusta représentait également une grande source de potins à propos de la haute-société sorcière, dont beaucoup des membres allaient être présents à la fête d'anniversaire - qu'ils apprécient ou pas les Potter. Au départ, Harry avait supposé que toute cette attention et ces cadeaux étaient la raison pour laquelle Jim était un enfant aussi pourri gâté, mais Augusta le détrompa rapidement. Visiblement, depuis Halloween 1981, chaque année, Jim recevait littéralement des centaines de cadeaux pour noël et son anniversaire. À leur décharge, James et Lily trouvèrent cela malvenu au vu de leur propre fortune personnelle. C'est ainsi qu'ils décidèrent de placer tous les cadeaux - qu'il s'agisse d'argent ou d'objets précieux - dans le Fond de Charité Jim Potter, qui organisait chaque année, des opérations telle que des collectes pour St. Mangouste, Poudlard, ou d'autres organisations sorcières à but non lucratif. Toutes ces donations avaient été transformées en un grand cirque médiatique consistant à faire publiquement don de tous les objets matériels reçus - tel que les jouets, vêtements, etc.- à des enfants sorciers dans le besoin. Par conséquent, l'anniversaire de Jim avait évolué avec le temps pour devenir un événement caritatif majeur, lors duquel toute l'élite sorcière provenant de toutes les strates de la société, faisaient des dons aux moins fortunés en faisant semblant d'offrir des objets de valeur au Survivant, qui en faisait don par la suite à une association. Jim lui-même ne recevait probablement que des cadeaux provenant de ses parents et de quelques amis de la famille triés sur le volet. Il n'en restait pas moins que même des gens tels que les Malfoy, qui ne seraient probablement jamais autorisés à poser un orteil au manoir Potter, prenaient tout de même la peine d'envoyer un cadeau au Survivant, que ce dernier ouvrait avant de le mettre de côté pour une association quelconque.

Enfin, bien qu'Augusta elle-même ne se soit jamais rendue à une des fêtes d'anniversaire de Jim auparavant, elle avait toutefois eu l'occasion d'en lire les comptes-rendus dans la presse et d'entendre les ragots que lui rapportaient ses amis qui s'y étaient rendus. Ses conclusions étaient que, quelque soit le comportement odieux et grossier que Jim avait eut lors de sa première année à Poudlard, il n'en restait pas moins que le garçon était étonnamment apte à bien se tenir face à la presse, afin de s'assurer une image positive. Toutefois, cela pourrait bien changer à présent qu'il approchait de l'adolescence, une période gênante pour la plupart des enfants, mais le garçon avait tout de même l'habitude d'accorder des interviews à des journalistes depuis des années maintenant. Augusta souligna aussi avec un dédain visible, qu'un 'point presse'allait certainement être organisé, durant lequel Harry allait potentiellement être invité à participer (bien qu'elle pensât qu'il serait stupide de la part des Potter d'encourager Harry à parler à la presse au vu de leurs relations actuelles). Elle lui donna également de vieilles coupures de la Gazette relatant le déroulement des anniversaires précédents, afin qu'Harry puisse savoir à quoi s'attendre. Il fut choqué d'apprendre que Jim Potter avait donné sa première interview publique à la Gazette à l'âge de sept ans.


30 Juillet 1992

Le jour précédant l'anniversaire d'Harry, il fut convié à un événement beaucoup moins médiatisé, organisé au Manoir Longbottom à l'occasion de l'anniversaire de Neville. En effet, pour commencer, Augusta avait organisé un déjeuner auquel elle avait convié le reste de la famille Longbottom et Harry fut enfin présenté aux cousins de Nevilles, Reginald et Enid, ainsi qu'à leurs familles. De ce que pouvait dire Harry, aucun d'entre eux ne semblaient garder rancune à l'encontre de Neville concernant le bannissement d'Algie Longbottom, et ils applaudirent tous chaudementlorsqu'Augusta offrit à Neville sa Bague d'Héritier. Il ne sera toutefois éligible à porter sa Bague de Lord qu'après avoir passé ses BUSEs.

Plus tard l'après-midi même, après le départ des cousins Longbottom, un autre groupe d'invités fit irruption au Manoir Longbottom, se composant d'Hermione et Blaise, accompagné de la majorité de leur groupe d'étude. Seuls Anthony Goldstein et Théo Nott manquaient à l'appel, le premier se trouvant à Hamburg avec ses parents, tandis que le second était toujours au Manoir Malfoy. Les deux avaient toutefois prit la peine d'envoyer des cartes de voeux souhaitant un joyeux anniversaire à Neville et Harry.

Le groupe était donc arrivé vers 16H où un goûté d'anniversaire les attendaient et lors duquel chaque invité offrit des cadeaux à Neville et Harry. Neville fut ravi de voir qu'Harry lui avait offert un holster de poigné pour sa baguette, similaire à celui que le Serpentard avait acheté lors de sa visite l'année précèdente, chez Olivander. Cependant, il fut moins ravi lorsqu'il essaya de l'utiliser pour la première fois, faisant ainsi voler sa baguette qui percuta une bouteille de citronade, la renversant ainsi sur la table et éclaboussant au passage Hermione et Padma qui se trouvaient à proximité. Heureusement, un Récurvite rapide de la part d'Augusta régla le problème et Harry assura à Neville qu'avec un peu de pratique, il arriverait rapidement à maitriser son holster.

Une fois le goûté terminé, le groupe prit un porteloin pour Londres, où un grand van les récupéra (accompagné de plusieurs parents et chaperons), et les mena vers le West End (2), pour une introduction aux comédies musicales Britaniques. Hermione et Justin Finch-Fletchley, accompagnés de leurs parents, s'occupérent de leurs achetter des places et décidèrent que le Fantôme de l'Opera, qui avait un théme gothique se déroulant au 19éme siècle, était le spectacle le plus apte à plaire à de jeunes sangs-purs. Les enfants furent tous étonnés par tous les effets spéciaux possible dans un théâtre ainsi que par les capacités dont la technologie moldus était capable, créant ainsi pour les non-initiés des effets semblables à la magie. Pour sa part, Blaise admit qu'il avait apprécié le spectacle, mais qu'il aurait préféré qu'Hermione suive sa suggestion d'aller au cinéma, afin de regarder le tout nouveau Batman : le Défi. Toutefois, Hermione et Justin étaient d'accord pour dire que les sangs-purs avait déjà assez tendance à prendre les moldus de haut, sans avoir besoin en plus de leur laisser croire que les policiers moldus étaient des justiciers armés jusqu'aux dents et déguisés avec des costumes d'animaux effrayants.


31 Juillet 1992

Le matin de son anniversaire, Harry se leva tôt afin de se préparer. La fête commençait officiellement à midi, mais à cause de quelques arrangements spécifiques, il devait se rendre au Manoir Potter dès neuf heures. Selon l'invitation qu'il avait reçue, le thème de cette année consistait en "tenue semi-formelle moldue" et Harry enfila donc un pantalon kaki, une chemise blanche avec col ouvert et un pull-over passé par dessus, ainsi qu'une veste et des mocassins. Neville (qui se référa à son ami concernant ses choix vestimentaires moldus) ainsi qu'Augusta allaient l'accompagner tandis qu'Hestia, Artie et Snape l'attendraient au manoir. Comme tous les autres invités, leurs invitations avaient été accompagnées de porteloins spéciaux, lié à leurs sangs, noms, et magies,qui ne pouvaient être utilisés par personne d'autre et qui ne pouvaient transporter personne d'autre qu'eux. Àneuf heures pile, les trois activèrent leurs porteloins et après quelques secondes de désorientation, Harry se retrouva debout dans le hall du manoir Potter, où à sa grande surprise, se trouvaient déjà plusieurs aurorsprêts à les accueillir en vérifiant leur identité ainsi que leurs invitations. Le professeur Snape, Hestia, et qu'Artie qui était accompagné d'une femme, les attendaient déjà. Ces trois derniers portaient des vêtements appropriés bien que quelque peu anachroniques, mais Harry fut amusé de voir que Snape considérait qu'une "tenue semi-formelle moldue" consistait en les mêmes robes noires qu'il avait pour habitude de porter tous les jours à l'école.

"Bonjour et joyeux anniversaire à tous les deux !" fit Artie en direction d'Harry et Neville. "Harry, je ne pense pas t'avoir déjà présenté à ma femme, Elizabeth." Une femme d'âge moyen avec des cheveux noirs et un visage chaleureux s'avança vers lui.

"C'est un plaisir de vous rencontrer tous. Surtout toi, Harry. Artie m'a beaucoup parlé de toi et je sais qu'il t'apprécie énormément."

"Merci madame Podmore," répondit Harry. "Le sentiment est mutuel."

"Oh je t'en prie, appelle moi Elizabeth. Je sais que je vous prend un peu de court, mais j'espère qu'après la cérémonie, vous vous joindrez à nous pour le diner."

Harry se tourna vers Lady Augusta qui lui adressa un hochement de tête. "Avec plaisir, Elizabeth."

Puis, Artie s'avança, s'inclinant légèrement en faisant un baise-main à Lady Augusta avant de se tourner vers Harry. "Tes parents nous attendent dans la salle à manger pour le petit déjeuner. La plupart des invités n'arriveront qu'à partir de midi, mais certains de leurs amis proches sont déjà là. Je pense qu'ils ont envie de te faire visiter un peu avant que les invités n'arrivent."

Harry hocha la tête. Il était étrangement nerveux. La dernière fois qu'il avait interagi avec sa famille, c'était quand il leur avait remis la procédure d'injonction devant le bureau de Dumbledore, et avant ça c'était quand il était bébé. De manière presque mécanique, il fit appel à plusieurs exercices d'Oclumencie afin de se détendre. Il ne servait à rien de se laisser submerger par ses émotions en territoire ennemi.

La salle à manger officielle était une grande pièce avec une table suffisament grande pour vingt personnes et qui était rarement utilisée par les Potter, excepté pour les diners officiels. Quand Harry et ses compagnons arrivèrent, ils trouvèrent les Potter déjà installés. James et Lily semblaient nerveux, tandis que Jim avait une expression distante. Était également présent un homme légèrement enrobé, avec de petits yeux brillants, qu'Artie lui présenta comme étant Peter Pettigrew, l'avocat de James. Bien que Pettigrew fit son possible pour paraitre charmant, Harry se méfia immédiatement et presque instinctivement de lui. Enfin, chacun prit un siège et après un silence quelque peu inconfortable, James finit par prendre la parole.

"J'aimerai commencer si possible, par des excuses," fit-il avant de prendre une profonde inspiration. "Harry, mon comportement à ton égard l'année dernière était... déplorable. Je suis profondément navré pour les circonstances qui ont conduit à ton placement chez Pétunia et Vernon, à présent qu'on sait à quel point ils ont été mauvais pour toi. Toutefois, je continue sincèrement à maintenir qu'au départ, on pensait réellement que tu étais un cracmol et que te placer chez des moldus te serait bénéfique à cause du danger que représentaient à l'époque les mangemorts qui essayaient de s'en prendre à Jim. Ceci étant dit, on aurait dû faire en sorte d'être sûrs que tu allais bien. Et plus important encore, la Beuglante que je t'ai envoyée après ta répartition est complètement inexcusable. Honnêtement, tout ce que je peux te dire, c'est que toute ma vie j'ai eu une dent contre la maison Serpentard et que ça n'a fait qu'empirer avec la guerre quand on a su que la plupart des mangemorts étaient issus de cette maison. Il n'y avait pas que des Serpentards, bien entendus, surtout quand je pense que l'un de mes meilleurs amis et camarade Gryffondor, Sirius Black, était secrètement un des plus fervents supporter de Tu-Sais-Qui. Mais c'était il y a presque dix ans maintenant, et je dois me rendre à l'évidence que la maison Serpentard n'est plus ce qu'elle était. Toi et tes amis avez courageusement combattu Tu-Sais-Qui et avez aidé Jim à le chasser, même si tu avais toutes les raisons au monde de ne pas le faire. Et pour cela, je te remercie du plus profond du cœur." Il hésitât une nouvelle fois avant de reprendre. "À la lumière de ce qu'il s'est passé, est-ce que tu te penses capable de nous pardonner et de réintégrer officiellement la famille ?"

Harry garda le silence un moment, avant de répondre. "Je suppose que cela dépend. Est-ce que tu penses pouvoir m'accepter comme ton Héritier Présumé et éventuellement plus tard Héritier Apparent, malgré ma maison ?"

James déglutit avant de dire. "Oui. Je pense que oui."

Harry le détailla du regard. James Potter n'était pas aussi facile à déchiffrer que le premier Gryffondor venu, mais il n'en restait pas moins un lion. En toute franchise, Harry n'était pas certain que l'homme soit entièrement sincère, mais même si ce n'était pas le cas, au moins il faisait un effort réel pour le paraître. En bon Serpentard qu'il était, il pouvait au moins lui accorder ça.

"Alors peut-être," reprit lentement Harry, "qu'un geste de bonne foi pourrait s'avérer d'actualité ? Par exemple, je pense qu'il existe une Bague d'Héritier quelque part ?"

Avant que James ne puisse répondre, Peter Pettigrew intervint. "Malheureusement, la bague a été perdue la nuit où Tu-Sais-Qui a attaqué votre maison à Godric's Hollow. James a fait une demande pour une nouvelle Bague d'Héritier, mais les enchantements qu'elle doit comporter sont extrêmement complexes et dans tous les cas, elle doit être certifiée par le Mangenmagot. On pense qu'une nouvelle bague sera disponible d'ici l'année prochaine."

"Et que faisait-elle à Godric's Hollow, au lieu d'être à l'abris dans le coffre des Potter ?" Demanda Snape d'une voix tranchante.

James prit une seconde pour gommer l'expression d'ennui profond que se voir interroger par son ancien rival provoquait en lui. "Je n'étais encore qu'Héritier quand nous avons emménagés là-bas Severus. Cette maison était un cadeau de mariage de mes parents. Je n'ai obtenu ma Bague de Lord qu'après la mort de mon père, mais je faisais encore mon deuil et comme on dit, je ne souhaitais pas "grandir" en abondonnant ma Bague d'Héritier au profit de celle de Lord et en emménageant au manoir. En plus, un sortilège de Fidelitas n'aurait pas fonctionné ici à cause de la taille du manoir et des protections complexes qui l'entourent, c'est pour cela qu'on a pensé que Godric's Hollow était plus sûr. Clairement, on avait tord. Enfin bref, dans tous les cas, la nuit d'Halloween 1981, ma Bague d'Héritier était dans un des tiroirs des meubles qui de la nurserie d'Harry et Jim. Les meubles ainsi que toute la chambre ont été détruits dans le contrecoup de l'explosion, et la Bague n'a jamais été retrouvée."

Harry fixa James et Peter en plissant les yeux, en essayant de deviner s'ils mentaient ou pas et surtout si c'était le cas, quel était leur but. Puis, ce fut au tour d'Hestia d'intervenir.

"Laissons la bague de côté pour l'instant. Quel type de relation souhaitez-vous entretenir avec Harry, après tout ce qu'il s'est passé ? Voulez-vous à présent qu'il vienne vivre avec vous au manoir ? Parce que clairement, il en est hors de question pour l'instant. Et je pense qu'Harry sera d'accord avec moi."

"Oui, on aimerait qu'un jour il revienne vivre ici," répondit James, "j'espère qu'Harry y réfléchira, mais je comprends qu'il se sente inconfortable à cette idée pour le moment. De toute façon, l'injonction qu'il a déposée l'empêche de vivre sous le même toit que nous à moins que... eh bien, à moins que Severus ne vienne également vivre ici, et je ne pense pas que ce soit près d'arriver." Le reniflement dédaigneux de Snape ne fit que le confirmer. "Mais pour l'instant Harry, tu vis avec Augusta Longbottom que je pense être une gardienne parfaitement adéquate, et je suis d'accord pour que tu restes avec elle si ça ne la dérange pas. En attendant, j'espère au moins que tu réfléchira à venir nous rendre visite et peut-être même passer les vacances de noël avec nous. Je sais que notre relation n'a pas bien commencé et j'en prend l'entière responsabilité. Mais j'espère réellement avoir la chance d'apprendre à connaitre mon Héritier. Et j'espère qu'on pourra commencer dès aujourd'hui."

Harry se contenta d'approuver d'un hochement de tête. "En parlant d'aujourd'hui, quel est le programme ? Je sais que vous nous avez dis qu'il s'agit d'une fête d'anniversaire pour moi et Jim, mais jusqu'à aujourd'hui, il s'agissait de la Fête du "Survivant" qui représente un événement social majeur dans notre communauté. Quelle sera ma place dans tout ça ?"

Peter prit la parole. "L'histoire que nous allons raconter à la presse ainsi qu'aux invités est la quasi-vérité. On dira tout simplement que dans ton enfance, tu as été identifié à tord comme étant un cracmol et que tes parents t'ont placé chez des proches moldus pour ta propre santé et sécurité, et que finalement ton héritage sorcier s'est manifesté et tu as reçu ta lettre de Poudlard. On dira également que tu essais encore de t'acclimater à la culture sorcière et que c'est la raison pour laquelle tu ne souhaites pas revenir vivre avec ta famille pour l'instant. Et bien que ta répartition ait été un choc pour tout le monde, toi et ton père avez réussis à mettre vos différends de côté, et on demandera aux médias de respecter votre vie privé durant cette période de transition etcetera etcetera."

Harry sentit ses yeux sortir de leurs orbites. "Et c'est cela que vous considérez... "la quasi-vérité' ?"

Peter haussa les épaules. "Pour les médias, oui."

"En parlant de ça," fit Jim qui jusqu'à présent été resté silencieux, "est-ce qu'Harry devra aussi parler aux journalistes ? La conférence de presse est à onze heures. Est-ce que vous comptez l'envoyer dans la cage aux lions dès son premier jour avec nous ?" Devant ces paroles, même James et Lily fixèrent Jim d'un air étonné. Il y avait une note d'amertume dans sa remarque qu'il n'avait jusqu'alors jamais démontré lorsqu'il parlait de la presse.

"Une conférence de presse est organisé pour ton anniversaire ?" demanda Harry, surprit. Lady Augusta avait mentionné cette possibilité, mais jusqu'à présent, il avait pensé l'idée absurde.

"De temps en temps," répondit Jim d'un air étonnement amer. "On attend du Survivant qu'il fasse le show pour ses fans adorés. Je ne fais pas que combattre les mages noirs... malheureusement." Le dernier mot avait été murmuré si bas, qu'Harry se demanda s'il l'avait réellement entendu.


(1)O.B.E signifie : Order of the British Empire : c'est un ordre de chevalerie du système honorifique britannique. (Une sorte de légion d'honneur.)

(2) West End : C'est un quartier de Londres qui regroupe la majorité des Théâtres Londoniens.


Le prochain chapitre s'intitulera "La Fête d'Anniversaire (partie 1). Y seront présents : Rita Skeeter ! Luna Lovegood ! Marcus Flint ! Daphné Greengrass ! Et même Marietta Edgecombe !