Et voilà, l'Épilogue de cette histoire.
Merci de l'avoir lu, de la republier m'a vraiment fais plaisir.
Prenez soin de vous et au plaisir!
Essaidel.
Je dédie cette histoire à Julie et Nathanaël.
~Épilogue :~
Quatrième Age, Les Havres-Gris en l'an 1541,
On ne pouvait plus dire d'elle qu'elle était une elfine à présent, bien qu'encore aujourd'hui son âge soi jeune comparé à celui de son tendre époux où même aux aînés de sa race. Elle n'avait pas changé, sa silhouette était toujours aussi légère et ce malgré les trois grossesses qu'elle avait traversé.
Aujourd'hui, c'est une femme accomplie, en paix avec elle-même et son passé, une femme qui au long de ces 109 dernières années c'est construit une vie, un bonheur. Ce même bonheur qu'elle aurait jamais pensée pouvoir avoir il y a de cela à présent près de 112 ans. Elle se tenait là, debout face à deux tertres, une cape recouvrait en totalité sa longue robe blanche et or et le capuchon protégeait son visage de l'air qui soufflait. Un bruit de pas la fit se retourner et elle reçut dans ses bras sa fille dernière née.
« Nana ! »
Gabrielle la souleva et la serra contre elle.
« Et bien ma petite lumière ! Quel enthousiasme ! »
Callant contre elle sa fille, Gabrielle se retourna de nouveau face aux deux sépultures.
« Ada ma demandé de venir te chercher.»
La petite fut surprise du silence qu'accueillit sa phrase, sa mère semblait perdue dans la contemplation de ces deux pierres face à elle. Fronçant les yeux pour lire les inscriptions, elle s'exclama alors :
« Nana, la pierre elle porte le même prénom que moi ! »
Gabrielle sortit de ses pensées, elle regarda sa fille, magnifique petit être qui lui avait causé une grossesse très difficile. Elle avait dû rester aliter les trois derniers mois, mais aujourd'hui cela était du passé. La petite avait contrairement à ces deux aînés les cheveux blonds de son père mais avait hérité de ce regard émeraude qui avait fait des ravages à Minas Tirith. La question de la petite fit sourire Gabrielle :
« Pourquoi elle porte mon prénom la pierre ? »
Attendant une réponse de la part de sa maman, la petite se tortillait dans les bras maternels. Gabrielle s'agenouilla alors et installa sa petite lumière sur ces genoux.
« Mon ange, c'est tout simplement parce que la personne qui repose ici était ma maman, et pour son souvenir, j'ai choisie de te nommer pareil à elle : Laurelin. »
La petite semblait réfléchir et reprit :
« Je porte donc le prénom de ta maman à toi ? »
§§§§
Un hochement affirmatif de Gabrielle répondit, le silence se fit. Non loin de là, deux montures s'arrêtaient dans ce qui fit la cour d'entrée de la Cité. Une voix fit se retourner l'un des cavaliers :
« Mon fils ? Je te croyais à la Cité Blanche ? »
Au même moment le deuxième cavalier ôta son capuchon et l'elfe qui descendait les escaliers le reconnut sans peine.
« Eldarion ? »
Les deux cavaliers s'approchèrent d'Haldir qui enlaça son fils. Puis il en fit de même avec le fils d'Elessar.
« Comment vas-tu ? » Interrogea t-il en plongeant son regard dans les prunelles azures de celui qui était son filleul.
« Bien, mieux que je l'aurai pensé en tout cas. »
Haldir posa ses deux mains sur les épaules du tout jeune roi du Gondor.
« Ce fut un très grand roi… Et tu en seras un aussi, tu lui ressemble plus que ce que tu ne crois. Ai simplement fois en toi et crois en ce que tu fais. »
Eldarion eut un léger sourire et répondit :
« Je le sais, gouverner avec mon cœur et ma tête….»
Haldir eut un sourire et tapota une des joues de son filleul avant de se retourner vers son fils :
« Cela ne m'explique pas ce que vous faites ici ! »
L'elfe prit alors la parole :
« Parce que tu croyais réellement que je ne serais pas venu dire au revoir à mère avant votre départ ? »
Haldir eut un sourire indulgent à l'adresse de celui qui était à lui et Gabrielle leur seul héritier mâle. En voyant ainsi son fils, il se rappela avec nostalgie sa naissance :
§§Flash-back§§
Ils avaient décidés de faire un voyage afin de visiter leurs amis du Gondor et du Rohan. Haldir avait bien remarqué le comportement étrange de sa femme, le manque d'appétit, la fatigue… Il n'avait pas vu de tel symptôme depuis quelques années déjà. Leur fille aînée allait devant eux avec sa suivante et Gabrielle ne semblait vraiment pas disposée pour un voyage à cheval. Ils durent s'arrêter à un moment car il l'avait vu flanchée, le résultat fut qu'elle termina le voyage jusqu'à la Cité Blanche sur la monture de son époux, blottit contre lui.
« Dès notre arrivée, je demande à ce que tu vois le meilleur guérisseur d'Elessar. Depuis le départ d'Estebal, tu n'as été vu par personne et je suis inquiet de te voir ainsi ! » Avait il soufflé à l'oreille de sa femme qui n'avait pas répondu.
Ils arrivèrent quelques jours plus tard à la capitale gondorienne, ils furent agréablement accueillit comme d'habitude par le couple royal ainsi que leur deux filles. Haldir aussitôt descendu de sa monture aida Gabrielle à en faire autant.
« Haldir, je t'assure que je me sens mieux. »
Mais il ignora la remarque de sa femme et demanda à Elessar s'il était possible qu'ils voient un de leur meilleur guérisseur. Ce dernier eut un regard pour Gabrielle qui leva les yeux au ciel avec un sourire à cette vision, il répondit qu'Arwen se ferait un plaisir de mener sa cousine aux Maisons de Guérisons. Après un regard sans équivoque, Haldir hocha la tête et suivit le Roi, laissant les deux femmes elfes ensembles, les filles elles jouaient ensemble et s'éloignaient en compagnie de leur gouvernante. Gabrielle se tourna alors vers Arwen et fit :
« Inutile d'aller aux Maisons de guérisons, je sais parfaitement ce que j'ai… »
La Reine la regarda un demi sourire aux lèvres, elle prit le bras de son amie et reprit :
« Le genre de maladie qui donne nausée, fatigue et j'en passe ? »
Gabrielle se tourna vers elle :
« Dis-moi, comment le sais tu ? Je n'en ai encore parlé à personne ! »
Arwen se pencha au niveau de l'oreille de Gabrielle et fit :
« Parce que je souffre de la même chose… »
Le visage de Gabrielle s'illumina et d'un geste elle prit dans ses bras la souveraine de Gondor. Elles passèrent le reste de leur temps avant de rejoindre leurs époux, à parler de leur envie d'avoir chacune un fils, héritier de leur nom et de leur terre, volonté beaucoup plus marqué chez Arwen. Elles calculèrent et en déduisirent que leur futur enfant naîtrait aux environs de la même période. Chacune attendit cependant la confirmation d'un guérisseur pour l'annoncer à leurs époux respectifs. Quelle ne fut pas leur joie et leur surprise quand ils l'apprirent…
Quelques mois plus tard, alors qu'un émissaire de la Lórien arrivait à Minas Tirith et qu'un autre de Minas Tirith arrivait en Lórien, chacun des deux peuples apprenait la naissance d'Eldarion, futur héritier de la Maison des Rois ainsi que celle d'Edrahil héritier des Bois de la Lórien. Quand Gabrielle apprit la nouvelle, elle tenait son fils contre elle. Haldir se tenait là aussi et finissait de lire la dépêche, les paroles de sa femme résonnèrent dans son esprit :
« Leur destin sera lié… Eldarion et Edrahil… »
Sur ces mots elle embrassa le front de son fils alors qu'Haldir s'installait à côté d'eux, l'air heureux et satisfait d'un père.
Aucun d'entre eux n'aurait pu prédire à quel point les deux enfants deviendraient proches. En effet, les voyages en Gondor furent nombreux et durant ces années là, les deux enfants furent quasiment élevés ensemble. Il en naquit une forte amitié et une complicité sans faille…
Les années passèrent et alors qu'Haldir et Gabrielle commençaient à songer à leur départ pour Valinor et que la santé du Roi Elessar déclinait, Edrahil prit une décision qui mit une ombre sur le cœur d'Haldir et Gabrielle. Il ne les suivrait pas, tel était son choix. La décision assombrit les parents de plus que durant ces années, ils durent faire face à la disparition des souverains d'Ithilien mais aussi celle d'Eomer.
Combien d'heures ne passèrent ils pas à parler ensemble ? Le choix d'Edrahil semblait être murement réfléchis et aucun d'eux ne parvinrent à l'en dissuader. Gabrielle fut celle qui eut le plus de mal à l'accepter, Haldir lui se contenta juste de dire à son fils qu'il était fier de lui.
§§Fin flash-back§§
Sur un des balcons d'une des Maisons de la cité portuaire, une jeune fille regardait le spectacle de son père et de son frère ensemble. Une voix la fit tressaillir et elle se retourna brusquement :
« T'aurai je fais peur Earwen ? »
La jeune fille eut un sourire :
« Et oui Grand Père, vous avez le don de me surprendre à chaque fois ! »
L'elfe s'approcha d'elle et la prit par la taille. Il vit en contre bas Haldir en compagnie d'Eldarion et d'Edrahil.
« Que fais le nouveau Roi ici et en compagnie de ton frère, je croyais qu'il ne partait pas… »
Earwen se tourna vers celui qu'elle appelait Grand-père depuis qu'elle savait parler.
« Edrahil ne part pas mais pour lui il n'était pas concevable que mère parte sans qu'il lui ait dit au revoir. »
Celeborn tourna son regard vers l'aînée des enfants de sa nièce.
« Tu lui en veux n'est ce pas ? »
Earwen soupira.
« Je n'y arrive même pas. Il a choisit, c'est ainsi, on ne peut pas forcer les gens. Mais j'aurai aimé qu'on reste ensemble. »
Celeborn passa un bras autour des épaules de la jeune fille. Ils restèrent silencieux et ce fut elle qui reprit :
« Vous devez avoir hâte n'est ce pas ? »
L'elfe eut un sourire qui éclaira son visage :
« Oui en effet, j'attend cela depuis des années. Je vais enfin la revoir. »
Earwen se rapprocha de lui et posa sa tête sur son épaule. Elle était proche de cet elfe qui l'avait vue grandir, elle l'aimait tendrement et il le lui rendait bien.
« Où est ta mère ?
- Je l'ignore, Laurelin est avec elle. »
Celeborn n'ignorait pas ce que cela signifiait pour Gabrielle ce retour en ces lieux. Avec Haldir ils avaient convenu de la laisser un peu seul avant d'embarquer.
§§§§
Près des tertres Gabrielle parlait avec sa petite fille, la petite écoutait sa maman religieusement. Quand elles eurent terminés, Gabrielle se redressa, Laurelin elle partit en sautillant en direction de la cité laissant sa mère derrière elle. Elle jeta un dernier regard aux deux pierres tombales et fit :
« Vous voyiez, finalement j'y suis arrivée. »
Elle ferma les yeux et ce laissa un instant porté au fil de ces souvenirs. Elle sentit un bras se glisser autour de sa taille. Rouvrant les yeux, elle tourna la tête sur le côté pour croiser le regard sombre de…
« Edrahil ?! »
Ce dernier lui offrit un tendre sourire avant de l'embrasser sur la joue.
« C'est ici alors ? »
Il désigna du regard les deux tertres.
« Oui… Ils sont ensevelis ici. »
Alors, il s'inclina et s'agenouilla sous le regard ému de sa mère, elle put le voir prononcer une prière et il termina par :
« Merci de nous avoir permit d'avoir une mère pareil… » Avant de se relever.
Gabrielle regarda ce fils tant aimé, elle sentit les larmes lui monter aux yeux.
« Pourquoi es tu ici ? »
Il se tourna vers elle, la prit dans ses bras et murmura :
« Je ne pouvais pas te laisser partir sans te dire au revoir… »
Elle passa ses bras autour de son cou et le sera contre son cœur.
§§§§
Quelques heures plus tard, elle se trouvait à l'intérieur, dans un décor qui lui était familier. Le temps semblait s'être arrêter, tout était identique rien n'avais bougé dans cette pièce qui fut le témoin des heures les plus sombres de sa vie… Elle ferma les yeux un bref instant et les images s'imposèrent d'elle-même :
*Elle se débattait, à ces côtés se tenait Linolen ainsi que Cirdan. Ils essayaient de la calmer, elle ouvrit brutalement les yeux, son visage était en sueur et elle pleurait. Elle sentit qu'on la soulevait, un liquide frais coula dans sa gorge alors qu'une main serrait la sienne…*
Rouvrant les yeux, elle regarda autour d'elle : la bibliothèque, la table, ce fauteuil…
*Recroquevillée sur ce fauteuil elle regardait l'horizon, des pas dans sa chambre ce firent, elle tourna le regard et croisa celui de Cirdan qui s'installa près d'elle, elle ne parlait pas mais chaque jours il venait la voir, il prenait un de ces ouvrage et lui faisait la lecture jusqu'à ce qu'elle s'endorme…*
Le vent se mit avec ces cheveux cet air, ses fragrances ne lui étaient pas inconnues. Puis ces pas la menèrent à une pièce adjacente : cet endroit lui était tout aussi familier : sa chambre. Ses mains frôlèrent le bois d'un meuble, la couverture d'un livre. Une voix la tira de ses pensées.
« C'est ici que tu as passé toute ces années ? »
Gabrielle se redressa en fronçant les yeux. Pourquoi cette scène ne lui était elle pas inconnue ? Elle se tourna vers la silhouette et répondit :
« Oui, le regard vers l'ouest… »
La silhouette propriétaire de la voix se rapprocha d'elle et l'enlaça. C'est à ce moment là qu'elle ce souvint, elle avait vu tout cela, dans une de ces visions. Elle eut un sourire et reprit
« Et aujourd'hui c'est notre tour. »
Elle posa sa tête sur son torse.
« Je vais le revoir, depuis le temps que je le désire. »
Haldir la serra contre lui, ils restèrent ainsi durant quelques instants. Il murmura :
« J'ai su par Eldarion que Legolas et Elinë ont aussi prit la mer, en compagnie de leur enfant et de Gimli. »
Elle hocha simplement la tête et se détacha légèrement de celui qui faisait son bonheur depuis 109 ans. Ils s'affrontèrent du regard avant qu'il ne dépose ses lèvres sur les siennes.
« Merci d'avoir fait de ma vie ce qu'elle est… » Murmura t-elle après ce baiser.
Une autre voix les tira de ce moment :
« Le bateau est prêt mes enfants. »
La jeune femme releva la tête alors que l'homme la prit par la taille. Le visage de Celeborn se dessina dans l'embrassure. Un sourire était accroché à ces lèvres et c'est d'un même pas que le couple rejoignit le Seigneur elfe.
Tout les trois rejoignirent le ponton, laissant ainsi la Cité portuaire à son sommeil. Là les attendaient les jumeaux d'Elrond ainsi que leurs enfants et Eldarion. Gabrielle s'arrêta pour gravé en son esprit, l'image de ces trois enfants ensemble. Haldir en fit de même et elle posa sa tête sur son épaule, Celeborn s'avança les laissant.
« Te souviens-tu de la naissance d'Earwen ? » Questionna Gabrielle.
Haldir eut un petit rire :
« Si je m'en souviens ? Oh que oui ! »
Ils échangèrent un regard complice.
§§Flash-back§§
« Haldir, cesse de faire les cents pas tu va finir par traverser le plancher ! » Fit Rumil amusé.
Ce dernier lança un regard noir à son frère.
« Mais cela fait des heures que ça dure ! Ce n'est pas normal que ce soit aussi long ! »
Le rire de Celeborn les fit se retourner :
« Mais si mon ami, c'est tout à fait normal, un peu de patience… Calmez vous donc et asseyez vous, ce pauvre plancher ne vous a rien fait. »
Alors qu'il allait s'asseoir, un cri le fit se redressé et lancer un regard plus qu'inquiet en direction de la porte close. Il allait enfoncée cette dernière mais Orophin l'en empêcha :
« Aller mon frère ! »
Et à cet instant, la porte s'ouvrit sur Galadriel qui abhorrait un sourire, Celeborn se leva, Rumil se rapprocha de ces frères. Haldir s'était lui figé. Il regardait le petit paquet que tenait sa souveraine dans ses bras.
« Haldir ? Venez donc ici que je vous présente votre petite fille… »
A ces mots, les deux frères le poussèrent en direction de la souveraine, d'un pas hésitant il s'approcha, Galadriel l'aida en faisant quelques pas à son tour. Ils arrivèrent face à face et elle lui tendit le petit paquet de lange et Haldir tint dans ses bras sa fille.
« Ma fille ? » Reprit-il ému
Celeborn s'approcha de sa femme, les deux frères eux se placèrent de part et d'autre de leur aîné. Tous purent voir les larmes perlées aux yeux du gardien.
« Comment va Gabrielle ? »
La souveraine lui fit un sourire, elle désigna la chambre et Haldir y entra avec son précieux fardeau. Là il vit Estebal qui posait une couverture sur Gabrielle qui était assise le dos collés à des oreillers. Il la vit, pâle, semblant fatiguée, s'approchant du lit, il s'assit et la regarda. D'un geste, il déposa dans les bras de sa femme ce petit être, Gabrielle la prit dans ses bras et se mordit les lèvres. Haldir tendit la main vers une des joues de sa femme et essuya une des larmes qui y coulait.
« C'est le plus beau cadeau que tu m'ais fait. »
Elle eut un sourire.
« Comment on va l'appeler ? » Questionna t-elle doucement.
Haldir se plaça à côtés de sa femme et mêla ses doigts à ceux de Gabrielle qui caressait les joues de leur petite fille.
« Pourquoi pas Earwen ? »
Elle tourna la tête vers son époux, leurs regards s'affrontèrent et elle fit :
« Earwen… »
Cette petite illumina leur vie et la changèrent complètement, elle fut le rayon de soleil de la cité.
§§ Fin flash-back§§
Leurs enfants les regardèrent, ils purent ainsi voir leur père prendre leur mère à bout de bras et la faire tournoyer autour d'elle, ils entendirent ce rire retentir, celui qui avait bercé leur enfance.
Quand ils se rapprochèrent d'eux, Haldir prit la petite Laurelin dans ses bras. Ils regardèrent leur fils, ce dernier vint prendre sa mère dans ces bras et la serra, aucun mot ne fut échanger, les paroles étaient inutile. Il respira l'odeur maternelle, elle le sera contre son cœur.
« Mon fils… Reste toujours toi-même. Prend soin de toi mon petit… »
Ce dernier répondit :
« Ce n'est pas un adieu mère… »
Gabrielle embrassa tendrement son fils, ce dernier la mis dans les bras de son père, qui posa son bras libre sur celui de son fils.
« Je vous rejoindrai, vous vivrez dans mon cœur. »
Haldir hocha la tête, il attira son fils vers lui et l'embrassa sur le front. Puis ce fut au tour d'Earwen de dire adieu à son frère, ils s'étreignirent et ce qu'ils se dirent n'appartient qu'à eux. Laurelin sauta dans les bras de son frère qui la fit tournoyer avant de la déposer dans les bras de sa mère. Eldarion les salua, Gabrielle l'embrassa affectueusement tout comme Celeborn.
Puis vint le moment, Earwen monta dans le navire aidé par Elladan puis ce fut au tour de Celeborn et d'Elrohir, Haldir après un dernier regard à son fils y grimpa et bientôt il ne resta sur le ponton que Gabrielle tenant dans ses bras la petite Laurelin qui avait à son cou le fameux pendentif maternel. Elle regarda son fils qui lui souriait, puis Eldarion qui lui fit un signe de la main et son regard se posa sur la Cité, elle sentit une larme coulé le long de sa joue. Dans ses bras, voyant la tristesse de sa mère, Laurelin enfouit sa tête blonde dans le creux de son cou. Gabrielle se sentit prise par la taille et mener sur le bateau, tournant la tête, elle croisa le regard gris et aimant d'Haldir.
Les voiles furent déployées, le vent joua avec les cheveux du couple. Earwen s'approcha de ces parents et glissa un bras sous celui de son père et posa sa tête sur son épaule. Ils regardèrent les rives s'éloigner, les silhouettes d'Eldarion et d'Edrahil s'atténuaient. Derrière eux les rivages de la Terre du Milieu, Gabrielle eut un pincement au cœur mais elle se reprit vite quand la petite Laurelin demanda à descendre…
Le voyage dura le temps qu'il fallut, Gabrielle et Haldir était souvent enlacé sous les regards d'Earwen et de Celeborn, les jumeaux d'Elrond eux amusaient la petite Laurelin qui trouvait le temps long. Puis un matin, alors que le soleil était à son éveil, la voix de Laurelin les fit se lever :
« Ada ! Nana ! Regardez ! »
Elle désigna du doigt l'horizon. Celeborn abhorra un sourire lumineux, les jumeaux sourirent quand au couple ils se serrèrent d'avantage.
« Haldir, tu te rend comptes, nous y sommes enfin… »
Il passa la main dans ces cheveux et répondit :
« Après tout ce qu'on a vécut, après tout ce que tu as traversé, toi plus que quiquonque mérite de voir enfin cette Terre. »
Elle se plaça en face de lui et reprit :
« Sais tu qu'elles ce sont quasiment toutes réalisées ? »
Il plaça ses mains sur sa taille.
« De quoi parles-tu ? »
Elle planta ses iris émeraude dans celle grises de son mari :
« Cette année là, en plus des visions qui me torturaient l'esprit, je recevais aussi des images d'un futur possible… Plus d'une fois j'y ai vu nos enfants, des scènes qui ce sont produites par exemple celle où tu jouais avec notre fille aînée dans la clairière… »
« Et ?
- La dernière c'est réalisée à l'instant… J'ai pu voir lors d'un de mes songes notre enfant nous montrer cette terre… »
Haldir eut un sourire et embrassa sa femme avant de dire :
« Ces années passées avec toi furent les plus belles. Et elles dureront encore… Merci pour le bonheur et la joie que tu ma procurée. »
Earwen s'approcha d'eux alors que le rivage approchait. Des silhouettes se dessinaient mais ils ne les reconnurent pas. La petite Laurelin trépignait au point que Gabrielle dû la prendre dans ces bras et l'occupée le temps de l'accostage. Le premier à sortir fut Celeborn, il regarda dans la direction des silhouettes et reconnut sa tendre femme qui lui ouvrait les bras, Elrond lui pu voir et étreindre ces enfants non sans un pincement au cœur, Haldir débarqua et fut accueillit par ses frères et Ealron. Quand Gabrielle aidée par sa fille aînée sortit du navire, elle posa la petite dernière au sol et fut rapidement dans les bras de Cirdan.
Les retrouvailles furent sobres, sincères et vraie, nul besoin d'effusions superficielles. La petite Laurelin s'extasiait de tout sous les regards émus et aimant des adultes présents.
Les jours, les mois, les années passèrent. La vie était calme, paisible, Gabrielle avait trouvé son équilibre sous les regards complices de ceux qui l'aimait. Comment elle avait réussit à mener sa vie fut une véritable énigme pour eux, mais une chose était certaine, aujourd'hui plus que jamais, le sourire sur son visage et les rires qu'elle laissait échappés à de nombreuses reprises témoignait qu'elle était en paix avec elle.
Assise sur le sable blanc, Gabrielle regardait l'horizon, ces yeux émeraude étaient étincelant de vie et de beauté. Elle caressait son ventre rebondis, aujourd'hui, elle avait 2000 ans et se sentait la plus comblée.
Deux bras l'enserrèrent par derrière et vinrent se poser sur son ventre, une bouche glissa dans son cou et une voix murmura :
« C'est une petite fille que vient de mettre au monde Elinë… »
Gabrielle eut un sourire, le deuxième enfant de son amie naissait ici, sur ces Terres. Haldir posa sa tête sur l'épaule de sa femme.
« Haldir, je t'aime… »
Il ne répondit rien mais se contenta de capturer les lèvres de sa chère et tendre alors qu'elle tournait la tête vers lui et ils furent éclairés des lumières du soleil qui se couchait dans la mer et qui donnait au ciel cette teinte rougeâtre.
FIN
