CHAPITRE 66

OOC : Bonjour à tous. Voici un nouveau chapitre. Si vous voulez laisser un review, cela me fera toujours plaisir. Sinon, c'est comme vous voulez. Cela ne change rien pour moi.

Tarn se réveilla douloureusement. La première chose qu'il ressentit fut une migraine atroce qui lui frappait le casque. Des lumières blanches lui barraient les optiques, l'empêchant de discerner proprement son environnement autour de lui.

Nickel…Tesarus…Helex…

Qu'est-ce qui s'était passé ?

Une forte nausée se mit à le submerger, mais il ignorait si c'était à cause de cette violente migraine ou parce qu'il réalisa rapidement qu'il était suspendu dans les airs, la tête à l'envers.

Tiens…sensation de déjà-vu, pensa amèrement Tarn.

Des pas apparurent dans sa vision, marchant lentement dans sa direction.

« Conseiller Kultur autrefois…à mener l'ascension de Megatron en observant de l'intérieur. Tu as de nombreux noms, dis-moi…mais c'était sous ce nom que tu t'étais présenté auprès de moi une fois… Enfin, cela n'a pas d'importance. Je connais déjà ta véritable identité… »

Non…C'était impossible.

« Mon spark mitotique…mon spark mitotique et fort… »

La personne continua de s'avancer.

Impossible…je l'ai tué, grimaça Tarn, un haut-le-cœur lui souleva l'estomac. Il réalisa qu'il portait toujours son masque…Au moins une bonne chose.

La seule bonne chose.

« Enfin réveillés ? »

Non, ce n'était pas lui. Sa voix n'était pas la même. Cette voix ne lui était aucunement familière. Il s'agissait d'une voix éraillée quoique calme et polie.

Tarn se contenta de gémir sans répondre.

Un visage apparut dans son champ de vision…et Tarn faillit émettre un mouvement de recul en constatant qu'il s'agissait d'un organique.

« Permettez-moi de vous défaire de ceci. »

L'instant d'après, Tarn s'effondra sur le sol.

Il ne fut pas le seul. Près de lui, Helex, Tesarus et Nickel tombèrent l'un après l'autre. Ils étaient manifestement dans la même position. Rapidement, Tarn jeta un coup d'œil aux environs. Il découvrit le Chien enfermé dans une cage, à quelques mètres d'eux.

On aurait dit une sorte d'estrade…une plateforme, située en hauteur. Devant lui, l'organique l'avait contourné pour s'approcher d'Helex. Immédiatement, ce dernier voulut lever son poing massif pour l'écraser mais il ne put l'utiliser. Quand il se rendit compte pourquoi, l'horreur anima le visage du géant.

Tarn sentit une sensation étrange et abaissa le regard.

Lui non plus n'avait plus de bras…plus de bras, ni de jambes.

Plus de bras, plus de canon…plus de jambes. La seule chose qui le retenait à la verticale était des fils barbelés accrochés autour de lui, étendus entre deux poutres métalliques qui l'emprisonnaient.

Ce fut la même chose pour ses camarades. Helex, Tesarus et Nickel réagirent chacun différemment face à la situation. Nickel réprima un cri de surprise et de terreur tandis que Tesarus essayait d'actionner sa turbine. Sans succès. Une façon pour lui de montrer sa puissance, de montrer que personne ne pouvait le dominer.

Tarn…garda son calme. Il avait vu pire.

Mais durant combien de temps avaient-ils été en recharge ? Combien de temps ?

« Qu'est-ce que vous avez fait à nos corps ? » hurla Nickel alors qu'elle peinait à se relever.

Ce ne fut pas l'organique qu'ils avaient vu qui s'exprima. La même voix que tout à l'heure s'éleva depuis l'autre bout de la plateforme.

Un autre organique, de l'espèce de la Black Block Consortia, était installé sur une sorte de trône noir, un verre à la main. Il avait la même apparence que ses congénères : bleu, la mâchoire carrée, des yeux vides. Après tout, ils avaient tous la même tête. Comme des clones. Hormis que lui avait une attitude élégante, composée d'une tunique et d'une cape noire traînant dans son dos.

Leur chef, conclut rapidement Tarn.

- On n'allait quand même pas vous accueillir en vous laissant conserver vos bras et jambes, commenta l'organique, presque nonchalant. Cela ne serait pas prudent. Vous êtes dangereux, après tout…Enfin. J'imagine que vous prenez mes mots pour un compliment. Vous êtes la DJD.

Tarn garda le silence.

- Mon nom est Valak. J'imagine que vous avez déjà entendu parler de moi, commenta l'organique qui but une gorgée. Après tout, je suis très souvent à la télévision. Vous avez sûrement dû écouter un de mes discours.

Nickel tressaillit. La rage l'animait. Celle d'Helex et Tesarus était moins démonstrative, plus réservée, mais clairement présente.

- C'était drôle, je croyais que vous étiez cinq ou six. Et je constate que vous n'êtes que quatre, s'étonna faussement Valak.

- Tu sais très bien où ils sont, cracha Tesarus. Ce qui leur est arrivé. Après tout, c'est vous et votre espèce d'organique inférieure qui avez attaqués.

- Je crois que ma mémoire flanche, fit Valak. Oui, ma mémoire flanche. Ah. Je me souviens. On était en plein conflit contre le Conseil Galactique et vous avez débarqué. Si je ne me trompe pas, c'est vous-mêmes qui aviez attaqué les premiers. Nous ne sommes pas venus nous chercher.

Tesarus gronda et s'effondra à nouveau en essayant de se remettre debout. Tarn demeura calme. Cela ne servait à rien de s'énerver dans cette situation.

- Vous nous avez donnés du fil à retordre, d'ailleurs, remarqua Valak. Mais sans plus. Sachez toujours que lors d'un conflit, peu importe lequel, les mêmes espèces finissent toujours par s'allier contre un ennemi commun.

- On a quand même eu du plaisir à éclater vos escouades, ricana Helex, furieux. On a adoré les entendre hurler.

Valak se tendit légèrement mais il se reprit. Nickel le remarqua et renchérit.

- J'ai même laissé l'un des vôtres être dévoré par le turbofox. Il a trouvé ça à son goût.

- Feu Kaon, notre camarade, l'aurait approuvé, grimaça Tesarus.

- Vous parlez trop ! grogna l'un des gardes.

- Vaut mieux cela. Cela rajoute de l'ambiance, lui rétorqua sèchement Helex.

Valak se tourna vers Tarn avant de lui adresser l'ombre d'un sourire :

- Vous laissez vos subordonnés parler pour vous ? N'êtes-vous pas leur chef ? A moins que vos capteurs audios ne soient pas réglés pour traduire mes mots ?

Tarn haussa les épaules.

- En effet. Je ne comprends pas la bêtise. J'ai besoin d'une traduction. Au passage, bravo. Vous avez le portrait craché du tyran bas de gamme qu'on voit dans les films. Quoique, non. Tyran…Vous ne méritez même pas ce titre. Jolie cape, d'ailleurs.

- Et c'est vous qui dites ça…menaça doucement le même cloporte qui gardait la porte.

Valak le fit taire d'un geste.

- Vous vous croyez malins. Très malin. Mais vous critiquez ma soi-disant tyrannie…alors que vous obéissez vous-mêmes à un dictateur. Un dictateur coupable de génocide, de toutes les espèces.

- C'est une tyrannie paisible, contrairement à la vôtre.

Tarn marqua une pause. Il avait raison. C'était lui, le chef. Il devait s'exprimer quand bien même parler à un organique lui redonnait une violente nausée.

- C'est donc vous, MegaGigaTron ?

- Non, répondit Valak à son plus grand étonnement. Pas du tout. Une petite coopération avec le Conseil Galactique.

- Donc, vous savez qui c'est.

- Oh oui.

Tarn réprima un soupir de frustration. Une part de lui désirait connaître l'identité derrière ce pseudonyme mais il n'avait pas le temps pour cela.

- Et le générateur quantique de la Lost Light ? J'imagine que vous l'avez récupéré. A moins que vous ne vous soyez entretués après votre alliance.

- Non, faux. Le vaisseau a été détruit. Ses parties flottent à travers l'espace, se lamenta Valak.

Bonne nouvelle, alors. Peut-être n'auraient-ils qu'à y retourner.

- Et si vous nous rendiez les bras et jambes, Valak ? Vous savez…Je peux tuer avec ma Voix.

- Ne bluffez pas, Tarn. Votre capacité ne fonctionne que sur les sparks. En l'occurrence, les êtres mécaniques. Pas nous, les organiques. Dommage, non ? Autrement. Soyez sans crainte qu'on vous l'aurait retiré, si cela avait été le cas.

Oui. Dommage. Tant pis. Il aurait essayé.

- Voici ce que je vous propose, Valak, ou peu importe le nom qu'on vous donne…Je me suis renseigné sur vous. Vous n'êtes pas si « différents » de nous concernant la bureaucratie. Si vous mourrez, un autre vous remplacera. Prendra le flambeau. Néanmoins…j'imagine que vous souhaitez voir le jour d'après. Laissez-nous tranquilles. Libérez-nous et on s'en ira sans crainte.

Valak gloussa.

Un rire agaçant qui vrilla dans les audios de Tarn.

- Et pourquoi ferais-je cela ? Comme votre subordonné l'a évoqué, indiqua-t-il en mentionnant Helex d'un coup de tête, vous avez massacré mon escouade. Plusieurs de mes escouades, même. Vous avez détruit nombreux de mes vaisseaux. Vous avez exécuté des soldats organiques à mon service de sang-froid.

- A notre décharge, on était six contre une flotte d'un millier de vaisseaux. L'honneur n'est pas de mise, se justifia Tarn.

- Oui. Effectivement. Mais ce n'est pas pour cela que je vais vous laisser partir. Loin de là. Surtout que…vous n'êtes pas n'importe qui. Vous êtes la Decepticon Justice Division.

Valak fit signe à un de ses gardes de s'approcher. Il lui murmura quelque chose à l'audio (ou plutôt, oreille, puisqu'il s'agissait du terme exact) avant de se retourner vers les membres de la DJD.

- Vous croyez réellement que Megatron va venir se déplacer pour vous ? Pour vous sauver des « méchants » organiques ?

- Je te conseille de ne pas te moquer, gronda Nickel.

Malgré lui, Tarn tiqua.

Bien sûr…Bien sûr que non. Megatron ne se déplacerait pas pour eux. Il était trop occupé à faire des choses importantes. A contribuer à l'avancement de la Cause.

Oui…il était juste…occupé.

- Je me demande bien ce que vous allez faire de nous. Nous torturer ? Nous faire subir le supplice qu'on inflige aux traîtres ? Allez-y donc. Nous sommes prêts.

Derrière lui, il sentit Helex blêmir.

Il avait si peur de mourir de la main d'un organique…

- Mais…juste un conseil, déclara Tarn, le ton sombre. Vous feriez mieux de nous achever. Parce qu'il n'y a que ça qui nous arrêtera.

- Mais ne vous inquiétez pas. Cela sera prévu. Vous êtes une menace. Et quel genre de dirigeant serais-je si je n'en profitais pas pour vous achever ? Je suis quelqu'un qui est prêt à tout pour protéger mon peuple, Tarn.

Oui…Il le comprenait. Lui aussi, il ne désirait que protéger son peuple. Encore plus son équipe.

Il aurait aimé protéger Kaon et Vos…et actuellement, il ne savait même pas s'il saurait protéger Nickel, Tesarus et Helex.

- Mais en même temps, ajouta Valak avec un sourire macabre, je ne saurais priver à mon peuple le désir de sang. Ils veulent du spectacle. Ils veulent voir les porteurs de la parole de Megatron être exécutés et ce, de façon théâtrale. Après tout, Tarn, vous êtes quelqu'un de théâtral. Cela devrait vous plaire.

- Je demande à voir cela.

- Oh, mais c'est prévu.

Valak tendit les bras vers eux.

- Vous allez, chacun d'entre vous, offrir à mon peuple un joyeux spectacle. Et soyez sans crainte…nous allons vous rendre vos bras et vos jambes. Les rendre sans aucun dommage, sans aucune rayure…

- On en profitera pour vous achever, alors ! le menaça Tesarus.

- Oh, je ne crois pas. Parce qu'à l'heure actuelle où je vous parle, on vous a implantés deux puces spéciales.

Des puces… ?

- Deux puces dans vos processeurs respectifs…je peux très bien donner l'ordre de les activer. Une qui résulterait à ce que vos processeurs explosent en un beau feu d'artifice.

Tarn plissa les optiques. La nausée remontait en lui au fur et à mesure que Valak leur expliquait la situation.

Une puce pour les empêcher de le décimer, lui et son peuple.

Mais Megatron n'avait-il pas fait la même chose avec Overlord ? C'était la technologie Cybertronienne, mécanique…pas organique.

Après tout, les organiques les volaient pour leur propre compte…Ils s'en étaient sûrement inspirés.

Tarn donna un rapide coup d'œil à Nickel.

Elle était au bord du malaise, quand bien même l'expression de haine qui animait son visage était prédominante. Elle luttait autant qu'elle le pouvait contre les douleurs physiques pour défier Valak du regard.

Il fallait qu'il suive son exemple.

- …Et la deuxième puce ?

- Une surprise. Au cas où vous ne nous obéissiez pas.

- J'ai du mal à voir ce qu'il y a de pire que la première. Dans tous les cas, on meurt, non ? grinça Helex.

- Oh oui. Mais à vous de choisir la manière dont vous voulez mourir. Je considère que c'est déjà bien clément de ma part.

Il avait parlé de spectacle…

Quel genre de spectacle ?

- …On va vous désactiver, déclara Valak alors qu'autour d'eux, d'autres organiques s'approchaient dangereusement, vêtus de blanc et portant des masques à gaz sur leurs visages. Et quand vous vous réveillerez, vous nous offrirez le spectacle que mon peuple désire.

- Eloignez-vous de moi ! hurla Helex alors qu'il se débattait.

Valak ne réagit pas et se contenta de recevoir le masque que lui offrait l'un de ses servants.

Le même gaz qui les avait désactivés lorsqu'ils avaient posé le pied à Ataglan…

Si Tarn avait pu, il aurait serré les poings. Il n'aimait pas cela…Il n'aimait pas cela du tout.

- Tarn…Tarn…commença à articuler Helex, paniqué alors que les organiques étaient sur le point d'activer le mécanisme, probablement pour envoyer le gaz. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ?

Tarn ne sut pas quoi répondre.

Il aurait aimé le rassurer mais…

Un joyeux spectacle…

A mort, les mécaniques…

Vive Valak, notre dieu.

Je ne veux pas mourir de la main d'organiques ! Vous ne me toucherez pas !

Allez-y ! Venez me chercher !

Kaon…Vos…vous les avez tués ! Vous les avez tués !

Conseiller Kultur autrefois…à mener l'ascension de Megatron en observant de l'intérieur.

Autour de lui, les sons se mélangeaient. Il pouvait entendre la voix paniquée d'Helex prendre de l'ampleur et dominer la salle, la turbine de Tesarus s'activant pour essayer malgré tout d'attraper un organique au passage et le broyer à l'intérieur, les gardes de Valak crier « à mort » à répétition…

Le gaz s'activa.

A nouveau, ils se mirent à tousser. Helex s'écroula le premier, suivi de près par Tesarus. Quant à Tarn, il tâchait de rester éveillé, de lutter contre le poison qu'on leur injectait…

Près de lui, Nickel luttait à son tour. Et quand un organique passa après d'elle, elle eut seulement la force de le regarder avant de cracher à ses pieds.

Un joyeux…spectacle…

Au bout de quelques minutes, Tarn sombra à nouveau dans l'inconscience.


« Apparemment, ils ignorent que le reste de leur équipe est toujours en vie, sur Ofsted XVII », murmura Valak alors qu'il soupait dans ses quartiers.

Près de lui, sa jeune fille faisait ses devoirs. A plusieurs reprises, remarquant qu'elle était en difficultés, Valak la conseilla sur la manœuvre à suivre. Leviathan soupira de mauvaise grâce et se tourna vers lui en faisant la moue.

- Papa…

- Non. Tu finis tes devoirs. Je veux que tu fasses des études.

- Mais tu as dit que j'aurais des responsabilités quand le temps viendrait, déclara sa fille avant de griffonner quelque chose sur le papier.

- Oui. Mais cela ne t'empêche pas d'étudier. Allez. Plus vite tu auras fini, plus vite tu seras débarrassée.

Leviathan grogna à nouveau. Toutefois, elle s'exécuta et poursuivit son problème de maths, écoutant son père d'une oreille.

Elle se comportait encore comme une enfant...

Malgré son corps de jeune adulte, elle se comportait comme une enfant nécessitant l'attention de ses parents.

- Du coup, papa…tu vas leur dire que les autres membres de la DJD sont en vie ?

- Bien sûr que non. Et puis, cela ne servirait à rien. Asmodée, ton frère, va s'en charger. Ils seront morts très vite.

- J'aimerais bien qu'il soit plus présent.

Valak adressa un sourire tendre à sa fille.

- Moi aussi.

- Le spectacle est à quelle heure ? l'interrogea innocemment la fille organique.

- Demain. Il sera diffusé sur tous les écrans d'Ataglan.

Valak se mit à rire.

- Les gens vont s'amuser.

- J'ai hâte ! s'extasia sa fille.

Et si cela leur permettait de se débarrasser de la DJD une bonne fois pour toute…tout en offrant un divertissement au peuple.

Quoique le plus important était que son fils revienne victorieux…et que sa fille s'amuse.

Valak acheva son repas, savourant sa petite victoire et se prenant à son tour d'impatience vis-à-vis de ce futur spectacle.

Oh oui. Ils allaient bien s'amuser.


A l'intérieur du compartiment où il était rangé, Vos tendit l'audio.

Pas un son. Pas un bruit de mouvement. Rien. Aucune présence.

Bon. Ras-le-bol.

Vos tourna son canon en direction de la porte et tira dans une puissante détonation.

La porte explosa et Vos se faufila à l'extérieur par l'énorme trou que le tir avait laissé avant de tomber au sol et se transformer.

Rapidement, Vos observa autour de lui.

Par le biais des fenêtres et des ouvertures, Vos devina qu'il faisait nuit dehors. A cette heure-là, les militaires avaient sûrement quitté la base et rejoints leurs quartiers. Mais Vos n'était pas dupe : il y avait sûrement encore une équipe de nuit qui faisait le tour de garde. Les organiques n'étaient pas stupides à ce point.

Le fusil-sniper soupira. L'espionnage n'avait jamais été son fort. Ni même celui de la DJD, d'ailleurs. Ils adoraient se faire remarquer.

Cela serait compliqué. Mais autant tout essayer et suivre le plan de Kaon jusqu'au bout. A pas de loups, Vos se dirigea vers la porte pour quitter la pièce. Il prit une inspiration et pressa sur le bouton d'ouverture. La porte s'ouvrit et Vos grimpa lentement les marches pour remonter à la surface. Il n'alluma pas la lumière, usant l'obscurité à son avantage pour se déplacer.

Des pas qui provenaient d'en-haut. Quelqu'un descendait.

Quelle poisse !

Vos se retransforma et se laissa tomber sur les marches.

Un autre organique, différent de celui qui l'avait emmené ici, utilisait une lampe torche pour se guider afin de ne pas tomber dans les escaliers.

Il trouva le fusil-sniper étendu sur une marche, immobile.

L'organique fronça les sourcils, surpris.

« …Qu'est-ce que cela fait là ? »

Vos se demanda combien de fois les organiques tomberaient dans le piège et se laisseraient avoir par sa forme « inoffensive ».

Mais cette fois, quand l'organique se baissa pour le ramasser et le remettre à sa place, Vos se transforma et se jeta sur lui.

La lampe torche tomba et s'éteignit sous le choc. Dessus sur lui, les optiques rouges de Vos brillaient dans le noir, plaquant sa main sur sa bouche pour l'empêcher de hurler.

D'un craquement sec, Vos lui brisa la nuque.

Il ne devait pas rester là. Immédiatement, Vos abandonna le cadavre et remonta les marches.


L'activité était beaucoup moins prononcée que durant la journée, mais cela ne signifiait pas qu'il était hors de danger. Vos arriva en plein cœur de la base. S'assurant que la voie était libre, Vos rampa au sol, se cachant derrière les murs, les étagères, les meubles dès qu'il sentait une présence dans les environs.

Pour l'instant, cela fut relativement facile. Le fusil-sniper fut presque tenté de rejoindre la sortie mais cela signifiait qu'ils auraient fait tout cela pour rien.

Il fallait qu'ils trouvent le matériel.

Silencieusement, Vos passa devant les portes blindées. Des signes incompréhensibles étaient affichés sur un écriteau et cela n'indiquait pas au fusil-sniper ce qu'il y avait à l'intérieur.

Autant toutes les essayer. Ne pas oublier que cette base militaire était géante et qu'il y avait sûrement plusieurs étages dans cette base. Il prendrait l'ascenseur. Ah et peut-être la base contenait-elle d'autres bâtiments. Vos pressa le bouton pour ouvrir la première, se préparant à la confrontation.

Personne. Vos inspecta les lieux. Rien. Juste des vêtements et un bureau, composé d'une table et d'un écran d'ordinateur.

Inutile. Il quitta la pièce et ouvrit la suivante. Il tomba sur un terrain d'entraînement, désert, dans lequel plusieurs cibles au loin lui faisaient face, prêtes à être utilisé.

Vos faillit entrer mais il se rappela que les pièces contenaient sûrement des caméras qui inspectaient les moindres allées et venues. Il s'était sûrement déjà vendu en entrant dans la première pièce. Vos referma la porte.

Il n'allait quand même pas explorer toute la base. Il en aurait pour la nuit. Vos repensa au bureau de la première pièce. Il se frappa le poing à ce souvenir : il avait remarqué un ordinateur. S'il pouvait le faire marcher et l'utiliser pour trouver les pièces dans lesquelles étaient contenue la technologie Cybertronienne, il saurait précisément où aller.

Vos reprit son chemin dans le sens inverse, redoublant de prudence. Vos regarda à droite, puis à gauche.

Il rouvrit la porte de la première pièce et pénétra à l'intérieur du bureau, la refermant immédiatement derrière lui.

Il leva la tête au moment où il s'installait face à l'ordinateur. Bingo. Une caméra dont le voyant rouge s'alluma quand le fusil-sniper effectua un mouvement. Vos pouvait tirer dessus mais cela attirerait l'attention des gardes. A la place, il s'arma du tabouret et le leva fort au-dessus de sa tête, avant de frapper sur la caméra avec.

La caméra se décrocha et se brisa dans un bruit sourd. En alerte, Vos vérifia que personne ne venait. Rassuré, il se ré-installa devant l'ordinateur et l'alluma.

Mot de passe. Vos se mit à réfléchir. Kaon lui avait montré comment pirater un ordinateur, une fois. Il était le spécialiste de la communication, après tout.

Il espérait qu'il avait écouté jusqu'au bout et qu'il s'en souvenait entièrement. Vos analysa les touches et pianota sur le clavier, appliquant à la lettre les leçons de Kaon.

Cela fut long…Mais alors que Vos était sur le point d'abandonner, la session de l'ordinateur s'ouvrit. Vos réprima un soupir de soulagement et commença à fouiller l'ordinateur en large, examinant les logiciels RH et bureaucratiques afin de repérer précisément l'endroit où se trouvait la technologie mécanique dont ils auraient besoin. En parallèle, il activa le manuel de traduction pour déchiffrer les signes et les traduire en Cybertronien.

Ce fut au bout d'une demi-heure qu'il finit par dénicher ce qu'il voulait. Salle BXYS856. Son bâtiment. Bâtiment B. Quatrième étage. Vos nota soigneusement le numéro de la pièce et quitta son emplacement. Il sortit dehors presque précipitamment avant de se rappeler qu'il était techniquement en terrain ennemi.

Vos se fit discret et chercha l'ascenseur. Une fois trouvé, le fusil-sniper l'appela, appuyant sur le bouton à répétition. Les portes s'ouvrirent et Vos s'engouffra à l'intérieur, pressant sur le numéro 4 pour s'y rendre.

Alors que l'ascenseur montait, Vos se laissa tomber contre le mur. Il grimaça en raison de la douleur qui se réveillait, suite à la blessure qu'il avait reçu lorsque leur navette s'était écrasée.

Il devait endurer…Alors que Vos pressa à l'endroit où Kaon avait utilisé le fer à souder, il se figea quand l'ascenseur s'arrêta à l'étage 3.

Quelqu'un était en train de l'appeler.

Un seul organique et l'alerte serait lancée avant qu'il n'ait pu arriver à destination. Vos observa. Il devait trouver un moyen pour s'extraire de cette situation.

Et vite…le « bip » indiquant que l'ascenseur s'était arrêté résonna.

Sans hésiter davantage, Vos pressa sur le bouton « panne ».

Les portes ne s'ouvrirent pas.

Quelqu'un frappa de l'autre côté, parlant en dialecte organique. A son ton confus, la personne ne comprenait pas pourquoi les portes demeuraient closes.

Vos retint son souffle, espérant que la personne ne s'était pas rendue compte que quelqu'un se tenait de l'autre côté de la porte.

Après quelques tentatives, des pas qui s'éloignèrent se firent entendre. La personne parut avoir abandonné. Tant mieux. Vos attendit quelques minutes avant de presser sur le bouton 4.

L'ascenseur se remit en route.

Arrivé à l'étage, Vos attendit un temps pour vérifier que la voie était libre. Discrètement, Vos se rendit dans un long couloir sombre, cherchant la porte de la salle BXYS856. De temps en temps, Vos jetait un coup d'œil derrière lui.

Personne ne le suivait.

Vos se remit à chercher. Il tomba bientôt sur la partie du couloir qui menait vers les portes BXYS.

L'impatience montant en lui, Vos accéléra le pas.

BXYS852, BXYS854…

BXYS856.

Vos écrasa son poing sur le bouton d'ouverture et la porte s'ouvrit en grand. Le fusil-sniper effectua un pas à l'intérieur.

On aurait dit une décharge…Des objets de toute sorte étaient entassés dans les quatre coins de la pièce…Vos les cita. Des écrans d'ordinateur, des radios, des Pads, des antennes…

Ils avaient pillé une planète mécanique pour en arriver à un tel trésor.

La technologie Cybertronienne, dans toute sa splendeur. Kaon avait raison. Vos se mit à réfléchir précisément sur quels objets il devait emporter pour amplifier leur signal et établir une communication avec le Peaceful Tyranny.

Un Pad…une radio…une antenne…

Vos ramassa un sac qui traînait, renversant son contenu avant d'embarquer tous les objets qui lui tombaient sous la main avant de les glisser à l'intérieur.

Une fois que son sac fut rempli à ras bord, il tourna les talons pour se diriger hâtivement vers la sortie.

Cela n'allait pas être facile de sortir…Mais s'il pouvait…

Une lame émana de l'extérieur, poignardant l'endroit même où sa plaie refermée se situait.

Pris par surprise, Vos lâcha le sac. Il gronda et leva le poing, frappant l'organique en pleine mâchoire, le faisant voler. Immédiatement après, il empoigna son compère pour l'étrangler, rentrant ses griffes à l'intérieur de sa peau visqueuse.

L'energon coulait…

L'energon coulait de sa plaie, mais il s'en fichait. Vos continuait de serrer, impatient de le voir mourir.

L'organique poussa un grondement étranglé alors qu'il se débattait. Vos l'acheva avant qu'il ne fasse frapper à l'arrière du casque, d'un coup de crosse.

Puis, vint la douleur horrible du Taser…

Un pied écrasa le visage de Vos avant même qu'il ne puisse se relever.

« Ca suffit. Où tu te crois, monstre ? »

Un organique le maintenait au sol. Vos écarquilla les optiques.

Il portait un masque à gaz.

« …envoyez le gaz », l'entendit-il ordonner.

Vos se débattit, mais l'emprise de l'organique était plus puissante qu'il ne l'eut cru.

« …Wear…my…face… »

Le gaz explosa autour d'eux.

Vos vacilla et se laissa tomber au sol.


A l'extérieur, Kaon attendait.

En établissant les bonnes commandes, il avait réussi à faire remarcher le vaisseau des organiques de la Black Block Consortia. En dépit de quelques dommages, Kaon savait que malgré cela, il serait en mesure de le faire décoller.

L'aveugle poussa un léger soupir. Grâce à cette navette, il pourrait peut-être quitter l'atmosphère. Et avec le matériel apporté par Vos, ils établiraient la liaison avec le Peaceful Tyranny.

Mais les heures passèrent, ce dernier ne revenait toujours pas.

Kaon fronça les sourcils. Il lui était peut-être arrivé quelque chose…l'aveugle voulut lutter contre cela, mais il ne put s'empêcher de sentir une vague d'inquiétude l'envahir.

Il réprima un soupir. Y aller à deux aurait été dangereux. Ils auraient été repérés. Et ils n'avaient pas d'autres choix. Cela devait être Vos. Pas Kaon.

Tu ne connais pas l'esprit d'équipe, Kaon.

C'était faux. Il le connaissait…autrefois. Avec l'ancien Vos.

L'ancien Vos s'était démené pour lui. Il avait été ses optiques.

« Tout ce temps passé avec toi a été une torture suffisante en elle-même. Vous êtes des monstres sadiques qui me donnent envie de vomir. »

N'y pense pas maintenant, se répéta Kaon intérieurement.

Vos…irait bien.

Oui. Il irait bien.

Kaon ne l'entendit pas la première fois.

Mais il réalisa qu'il ne rêva pas quand il entendit le « bip » d'une connexion qui s'affichait sur l'écran de la navette. L'aveugle se retourna.

Un organique qui tentait d'entrer en communication avec ses cohortes ?

Kaon hésita. Il pouvait ne pas répondre.

Finalement, l'aveugle chercha la commande afin d'établir la connexion entre la navette et l'émetteur.

Une voix…Une voix qu'il connaissait, celle qui lui avait parlée durant tout le temps où il avait pris la cité d'organiques en otage…

« Bonjour, Kaon. »

Kaon marqua un temps, surpris.

- …Asmodée, répondit-il, froidement.

- Même vous, au sein de la DJD, vous n'avez aucune considération les uns pour les autres.

L'aveugle sentit une fureur monter en lui.

- Abrège. Qu'est-ce que tu veux ?

- Tu as tué des organiques innocents…

- Scoop : les mécaniques n'aiment pas les organiques. Je n'ai besoin d'aucune raison pour vous éliminer.

Asmodée marqua une pause.

- Et tu as abandonné ton camarade à son sort.

Un lourd silence tomba.

Kaon…ne sut pas comment réagir. Il laissa les bras retomber le long de son corps, la bouche entrouverte.

- …Qu'est-ce que vous avez fait de Vos ? l'interrogea-t-il, la voix tremblante.

- Tu te soucierais de lui, tu serais resté avec lui. Quitte à se faire descendre ensemble. Mais bon…Cela ne m'étonne pas des mécaniques. Vous n'avez aucune émotion.

L'image de l'ancien Vos frappa son processeur.

- …N'ose pas me dire que je n'ai aucune émotion, articula Kaon, la colère devenant de plus en plus évidente. Tu vas me dire ce que tu as fait de Vos. Tout de suite.

- Ton camarade s'est fait prendre en train de piquer nos trésors.

- Des trésors que vous nous avez volés.

- Pour les meurtres que vous avez perpétrés, ce n'est pas cher payé. Mais ne parlons pas de cela. Ton ami a été désactivé. Il est vivant mais…plus pour longtemps.

Kaon serra les poings.

- Je vous ai dit que je vous massacrerais, Asmodée.

- Ton ami va subir ce que Megatron a fait subir à sa propre espèce autrefois…La fonte. On va le faire fondre en public. Et il ne deviendra que cela : un fusil-sniper. Pas un membre de la DJD, ni un mécanique…juste un fusil à utiliser.

Kaon inhala, exhala pour se calmer. L'électricité commençait à jaillir autour de lui. La mâchoire serrée, il se rapprocha du tableau de bord.

- Dans ce cas, je vais anéantir la Cité des organiques. J'en ai le pouvoir.

- Voilà ce que je te propose, mécanique. Puisque seule ta survie compte. Je te laisse redémarrer ta navette. J'apporterai le matériel dont tu as besoin. Je te laisserai partir.

- Et tu penses que je vais te croire ?

- Je te laisserai partir. Rejoindre la chère DJD que tu apprécies tant. Je demanderai à mes hommes de ne pas te poursuivre. Je tiendrai ma parole. Je peux tuer l'un de vous. Mais vous n'avez pas à mourir tous les deux. Tu peux partir, quitter Ofsted XVII, retrouver tes camarades…et ne jamais revenir, Kaon. Tu as le choix.

Kaon se raidit.

- …Partir ? Comme ça ?

- C'est ce que je dis. On te laisse partir. Il n'y aura pas d'energon ou de sang versé pour l'instant…tu survivras, Kaon. N'est-ce pas ce que tu désires ? Retrouver tes camarades et retrouver ta vie de mécanique sadique ? Cela peut être même maintenant.

Partir…Quitter Ofsted XVII…maintenant. Tout de suite.

Rejoindre Tarn, Helex, Tesarus, Nickel…qui pouvaient être n'importe où dans l'univers. Oui, il avait une navette pour décoller, mais pas avec le matériel adéquat pour communiquer avec le vaisseau de la DJD.

Kaon voulait partir immédiatement. C'était la raison pour laquelle il avait envoyé Vos…et là Asmodée lui proposait tout bonnement de lui laisser la vie sauve.

Surtout que Vos…ce Vos-là, n'était pas son Vos. Il serait remplacé par un autre. Un meilleur Vos…

- Kaon ? Que choisissez-vous ?

Un meilleur Vos…peut-être meilleur que le premier. Que son Vos.

Kaon serra les poings.

Oui. Il était prêt.

- …Je vous écoute, Asmodée. Merci pour votre proposition. Je ne m'attendais pas à une telle offre, notamment de la part d'un organique.

- Je tiendrai ma parole.

- …Voilà comment on va procéder, alors.

Kaon se rapprocha encore de l'écran, comme pour bien se faire entendre.

- …Ou vous me rendez Vos immédiatement…ou je -je cite- brûle ta base avant le lever du jour.

L'organique parut s'étrangler derrière l'écran.

- Vous n'êtes pas sérieux !

- Désolé, Asmodée. Je ne négocie pas avec les organiques. Et tu as tort de penser que je vais te laisser fondre Vos en public et le transformer littéralement en fusil-sniper pour votre compte. Vous me connaissez mal.

- Vous êtes seul, Kaon.

- Ne me sous-estime pas, Asmodée. Seul ou pas, j'irai récupérer mon Vos…Enfin, Vos.

Ce Vos n'était clairement pas l'ancien.

Mais cela restait son camarade. Il était sous sa responsabilité. Il avait appris à le tolérer. Et Tarn avait raison : il n'avait plus l'esprit d'équipe. Il fallait qu'il le retrouve.

- Que choisissez-vous, Asmodée ? Je brûle votre base ?

- Monstre.

- Je brûlerai votre base avant le lever du jour, alors.

Kaon mit fin à la communication.

Vos, tiens le coup. J'arrive.


Les images étaient diffusées dans tout Ataglan.

Autour de lui, ses conseillers comptaient le nombre de téléspectateurs qui visionnaient le spectacle en direct. D'autres avaient acheté leurs places pour y assister en présentiel.

Valak se tenait au sommet des gradins, Leviathan à côté de lui. Chacun assis sur un trône. Le père et la fille.

Il ne manquait plus que son fils à sa droite.

Valak se frotta les mains tandis que Leviathan trépidait d'impatience.

Cela allait commencer…le spectacle allait commencer.

« Mesdames et messieurs…un peu de silence. »

La foule en délire se calma après un ou deux avertissements.

Valak se leva pour prendre la parole en usant un micro.

« Notre peuple a été massacré par les mécaniques. Sous les ordres de Megatron. Puissant dictateur qui a annoncé une guerre sainte contre l'univers, au nom d'une soi-disante supériorité de la race mécanique. »

Des huées se firent entendre.

« Chacun de nous a perdu un proche. Un proche de la main de ce tyran. Ils ont joué avec nous, se sont amusés avec nous. Mais aujourd'hui…On peut se venger. On peut s'amuser avec eux. »

Un tonnerre d'applaudissement lui répondit.

Le dôme qui recouvrait l'arène s'ouvrit.

Valak abaissa le regard.

Dans l'arène en question, une dizaine de mécaniques.

Une dizaine de mécaniques…Dont Tarn. Le chef de la DJD, qui en faisait partie, ayant récupéré ses bras et ses jambes comme promis, mais pas son canon.

Les mécaniques se firent accueillir par des huées de mépris, de haine. Certains jetèrent des objets, dont des objets pointus qui heurtèrent le casque de l'un des mécaniques qui tremblait d'effroi.

Valak…ne ressentit aucune pitié. Après tout, les mécaniques n'en avaient aucune.

Les mécaniques relevèrent le regard vers Valak.

Derrière le masque de Tarn, la fureur brûlait dans ses optiques. Même de cette distance, de cette hauteur, Valak la sentait braquée sur lui.

Valak sourit, prêt à achever son discours.

« Ou vous vous battez, ou j'active la puce qui anéantira vos processeurs. Vous mourrez tous. Celui qui aura décimé les autres, celui qui sera le dernier debout, aura le droit de survivre jusqu'au match suivant. »

La foule explosa.

Ils hurlèrent des insultes, des menaces, des « à mort » envers les mécaniques…

Les concernés regardèrent autour d'eux, tétanisés. Seul Tarn gardait son regard braqué sur Valak, ne détachant pas ses optiques de lui.

Le mécanique étendit les bras.

« Je déclare donc le combat…ouvert. »

Un coup de canon sonna le début de la lutte.

L'un des gardes lança une épée qui atterrit en plein milieu du terrain, au pied des mécaniques qui étaient prêts à s'entretuer.

Mais ils n'eurent pas le temps de la ramasser. Tarn, même sans canon, s'était déjà précipité dessus pour la saisir à bout de bras.

Avant même que les autres mécaniques n'eurent le temps de porter un coup, et sans aucune hésitation, Tarn l'utilisa pour les massacrer.