Chapitre 42 : Avis professionnel

Résumé :

Pompom demande à Severus son avis sur un traitement par potions pour Ginny.


À la demande de Pompom, un lot de potions destiné à l'infirmerie fut livré par Severus en personne, au lieu d'être transporté par les elfes de maison. Quand Severus entra, les rideaux autour du lit de mademoiselle Weasley étaient fermés, mais il pouvait entendre la voix entre toutes reconnaissables de Mme Weasley. D'après plusieurs témoins, la mère de Ginny s'était tenue de façon quasi constante au chevet de sa fille depuis son retour d'Égypte.

Severus ne les dérangea pas ; il se dirigea directement vers le bureau de Pompom et entra. « Bonsoir, » dit-il, posant le carton de potions sur son bureau. « Je suppose que vous voulez me parler à propos de mademoiselle Weasley ? »

- Ah, Severus, bien, » dit Pompom, levant les yeux des livres et parchemins étalés devant elle. « Oui, j'ai besoin de vos conseils sur les interactions entre potions. Cette petite a besoin de quatre traitement différents, et je veux bien être pendue si je comprends comment ils s'influencent entre eux. Je suis une diagnosticienne, pas une infirmière spécialisée. »

Severus s'assit, haussant les sourcils. « Y a-t-il une raison pour laquelle vous ne transférez pas son cas à quelqu'un qui soit un expert dans ce domaine ? »

- Oui, » dit Pompom avec une grimace. « L'argent. »

- Ah.

- Tout ce que vous et moi pouvons faire est pris en charge par l'école, » expliqua Pompom. « La famille va devoir payer tout traitement supplémentaire, et vous savez qu'il n'ont pas beaucoup d'argent de côté. Il semble déjà qu'il vont devoir faire appel à un thérapeute legilimens, et vous savez qu'ils ne sont pas donnés. »

Severus plissa les lèvres et hocha la tête. C'était une spécialité assez rare, encore plus du fait de la suspicion générale du public envers la légilimencie. Il n'en connaissait que deux en Grande-Bretagne, un exerçant à Sainte-Mangouste, un autre en libéral.

- J'ai passé un appel en cheminette à un collègue de Sainte-Mangouste en début d'après-midi, » continua Pompom, « pour m'assurer que je comprenais de quoi mademoiselle Weasley a besoin, mais c'est complexe. »

Elle tendit un parchemin à Severus, et il parcourut des yeux la longue liste. Potions pour reconstituer la masse musculaire, potions pour l'absorption des nutriments, potions pour reconstruire des réserves, potions pour le sommeil, potions contre l'anxiété, potions contre les crises d'angoisse… Il poussa un soupir pensif. « Vous ne voulez pas donner ces deux-là en même temps, elles vont se bloquer l'une l'autre et la rendre encore plus nerveuse, » commenta-t-il en désignant deux lignes. « Et deux ou plus de ces cinq là prises ensemble risque de provoquer une surdose de millepertuis. » C'était un puzzle fascinant.


Presque une heure plus tard, Severus sortit du bureau de Pompom et découvrit que l'infirmerie avait été envahie par des enfants. Les rideaux autour du lit de mademoiselle Weasley avaient été ouverts, Londubat était assis au pied du lit, essayant de jouer avec elle à un jeu de ficelle, et le lit d'à côté était occupé par Potter, Granger, et Ron Weasley assis côte à côte.

Granger lisait, levant les yeux de temps en temps pour observer ses amis. Weasley alternait entre encourager, critiquer et conseiller Londubat qui essayait de ne pas se coincer les doigts dans les brins de laine. Harry était assis sur ses mains, agitant les pieds, et regardait la scène avec un sourire timide. Severus lui fit un signe de tête en passant, et Harry lui fit un grand sourire. Severus lui fit un léger sourire en réponse. C'était agréable de se rappeler que leurs efforts avaient donné un certain résultat.

Même s'ils ne savaient toujours pas comment Crivey, Turpin et Miss Teigne avaient été pétrifiés.


À suivre…

Notes de l'autrice :

- Le système de santé sorcier est lui aussi mal fichu !

- Ginny va se remettre, elle doit juste passer par une période de récupération. C'est en partie à cause du drainage d'énergie, en partie à cause du lien mental avec le journal, et en partie à cause des trois semaines d'inconscience.

Note de la traductrice :

Le système de santé américain est exceptionnellement mal fichu.