Matthias était arrivé avec Kenji à l'hôpital depuis l'ambulance.
Les parents de ce dernier était arrivé par la suite vu qu'ils avaient été prévenu à l'avance.
Un silence pesant s'était installé et puis le père de Levy prit sa fille par les épaules.
— Levy, tu vas aussi leur raconter et tout nous dire.
— Je... Je ne peux pas.
— Je sais que c'est difficile mais ils doivent savoir ce que leur fils à oser te faire.
— Mais... Papa je ne pourrais pas leur dire.
— Ils doivent savoir, pour qu'on en finisse avec et aussi je sais que tu ne nous as pas tout dit.
— Qu'est-ce que Kenji a fait ? Et pourquoi il se retrouve à l'hôpital ? demanda madame Sasaki.
— Elle va tout nous dire. N'est-ce pas ?
Levy hocha simplement la tête. Elle avait repoussé ce moment, maintenant ça lui prenait en plein fouet, elle n'était pas préparée.
Alors difficilement elle se mit à parler, la gorge serrée, s'arrêtant parfois quand les larmes lui montait aux yeux.
Le couple Sasaki étaient horrifiés.
— Arrête, Kenji n'aurait jamais fait tout ça. C'est un garçon bien.
— Non... Il a fait toute ces choses. Et il a... Il a blessé mon amie et ma petite sœur. Il m'a drogué et...
— Tu n'as aucune preuve.
— Vous savez tout comme nous que Levy est une fille honnête.
— Il a blessé Gajeel si ce n'est pas suffisamment une preuve pour vous. Et puis... Il souhaitait qu'il meurt. Il est horrible,
Levy serra finalement sa mère contre elle.
— Il a besoin d'aide, il ne va pas bien.
— Ma chérie vient on y va.
Sa mère sortit avec elle de la chambre où il se trouvait, celle de Kenji d'où il était toujours inconscient.
— Je veux que se soit clair, que votre fils n'approche plus jamais ma famille. Et là je suis trop bon.
— On ne va pas être en mauvais terme avec vous quand même.
— Comment suis-je censé être aimable avec les parents de celui qui a autant fait du mal à ma fille ? Je doute que vous en seriez capable à ma place.
— Une amitié de si longue date ? Tu ne peux pas briser ça.
— Ce n'est pas de tout bon coeur mais je doute que la relation qui nous entretenait soit toujours de même.
Matthias releva ses verres d'un geste maladroit.
— Si quelque chose arrive à ce garçon, Kenji ne s'en sortira pas indemne. Il a littéralement voulu se débarrasser de lui.
Au pas de la porte, Matthias se retourna vers eux.
— Vous devriez vraiment faire suivre votre fils, il est malsain.
*
Alors que Elisabeth consolait sa fille qui avait déjà versé un trop plein de larme aujourd'hui.
— Maman tu me crois n'est-ce pas ?
— Oui.
— Tu es sur ? Ou c'est juste parce que papa le fait ?
— Non je te crois.
— Alors pourquoi quand je vous l'ai dit plus tôt tu n'avais pas l'air de me croire ? Tu préférais défendre Kenji.
— Non ce n'est pas ça, c'est juste que...
— Tu ne me fais pas confiance.
— Ce n'est pas ça, bien sûr que si.
— Ce n'est pas la première fois, à chaque fois que je disais que Kenji n'étais pas honnête tu doutais toujours de moi.
— Non ne crois pas ça. C'était juste surprenant, j'ai vu Kenji grandir et je ne pouvais pas me douter qu'il puisse faire une chose pareille.
— Mais moi je suis ta fille, s'il y'avait pas papa tu ne m'aurais pas cru.
— Levy, ne parle pas comme ça. Tu crois que ça me fait plaisir d'entendre que ma fille se faisait violenté par un garçon que je prenais comme mon fils ? Tu sais bien à quel point j'appréciais énormément Kenji. Ce n'est pas facile d'accepter ça parce que moi je lui faisais totalement confiance.
Elle posa sa main sur Levy.
— Je sais que parfois je donnais l'impression de ne pas te croire mais sache que je ne me faisais pas a l'idée, kenji je le connais depuis le bas âge et puis toi tu es une fille honnête, ça suscitait du trouble en moi. Je sais que c'est n'est pas une excuse.
Elisabeth regarda sa fille tristement.
— Je lui ai accordé une confiance aveugle sans plus faire attention à tout ce que tu me disais. J'ai honte de moi et je comprends que tu m'en veuilles.
— J'avais l'impression que tu ne me faisais pas confiance et que... Tu le préfèrais à moi.
— Ne pense jamais ça. Je n'ai pas été assez méfiante, et je m'en veux déjà assez. Je sais que ça t'as blessé je m'en excuse.
Levy hocha la tête et puis son père vint auprès d'eux.
— Est-ce que ses parents sont prévenus ?
— Oui, ils doivent arriver sous peu.
Matthias s'assit avec sa femme et sa fille pour attendre l'avis des médecins qui ne se sont toujours pas manifestés.
Les couloirs de l'hôpital étaient calme tandis que Levy était blottit dans les bras de sa mère.
Quand dans la pièce où ils se trouvaient tout d'abord, Kenji venait de se relever et ses parents faisant des cents pas dans la pièce.
— Enfin tu te réveilles. Je peux savoir pourquoi toutes ces accusations contre toi ? Qu'est-ce qui t'es passé par la tête ?
— Hmm... Et on m'accuse de quoi au juste ?
Son père fronça les sourcils furieux.
— Tu veux nier les faits ? Levy est la fille la plus honnête que je connaisse, elle ne mentirait pas sur des choses pareilles.
— Elle vous a dit ? demanda t'il indifférent.
— C'est tout ce que tu as comme réaction ? s'indigna sa mère.
— Et ce garçon ? Bon sang Kenji qu'est-ce qui t'arrive ?
— Il le méritait. Fallait bien que je récupère Levy. Elle est à moi.
— Elle n'est pas une chose. Avec tout ce que tu lui as fais votre séparation est plus que justifiée. Assume les conséquences de tes actes.
Son père se massa la tempe pour calmer sa colère grandissante contre son fils.
— Tu n'es pas un garçon violent. Qu'est-ce qui s'est passé ?
— Vous ne me connaissez pas.
— Oui tu as parfaitement raison, tu n'es pas le garçon qu'on connait. Tu as besoin d'un suivi.
Kenji regarda ses parents en fronçant les sourcils.
— Vous m'envoyer où ?
— Dans un hôpital, pour ton bien.
— Tu vas pas faire ça ? Il n'a pas besoin d'aller là bas. On peut tout simplement le faire suivre de la maison, s'opposa sa mère.
— C'est non.
— Mais...
— Y'a pas de mais qui tienne, tu as toujours laisser passer ses bêtises. Il se croit tout permis.
Kenji se mit à fixer les murs blancs de sa chambre.
Non. T'es pas bien. Tu as besoind'aide.
— Levy... murmura t'il.
Madame Sasaki laissa faire son mari.
— Et toi tu n'as pas intérêt à t'opposer à ça, dit son père sévèrement à kenji.
— Comme tu veux.
Ses parents se regardèrent surpris. S'attendant à un refus de sa part.
— Je n'accepte pas pour vous mais pour Levy.
Après elle reviendra vers lui.
— Très bien. Je vais arranger ça, pour aujourd'hui.
*
Levy leva les yeux quand des pas qui se faisant pressant frappaient le sol froid de l'hôpital.
Juvia et sa mère accouraient vers eux inquiet et monsieur Redfox était un peu plus derrière avec une mine indéchiffrable.
Elle s'extirpa des bras de sa mère et se leva quand ils firent face à eux.
— Madame Redfox.
— Levy, pourquoi Gajeel est à l'hôpital ? Il va bien ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
— Je suis désolée, tout ça c'est de ma faute.
— Comment ça de ta faute ?
— Il voulait juste me protéger. Il s'est fait poignarder.
— Qui a fait ça ? demanda subitement Mr Redfox.
— Et bien c'est Kenji.
— Kenji ? Mais c'était pas ton copain ? demanda madame Redfox.
— O-oui.
— Mais pourquoi il a fait ça ?
— Je... J'ai pas envie de reparler de ça. Je suis désolée.
Juvia qui était restée silencieuse depuis tout ce temps prit enfin parole.
— Comment va Gajeel ?
— Je ne sais pas, il a perdu beaucoup de sang et on ne nous a toujours rien dit.
Les parents de Levy qui était restés en retrait se présentèrent à ceux de Gajeel.
— Nous sommes désolés que votre fils se trouve dans cet état pour ma fille.
— On sait bien qu'il aime Levy. Et puis Gajeel est un garçon fort mais on s'inquiète quand même. Je ne supporte pas ne pas avoir de nouvelle, murmura la mère de Juvia.
— Si non Levy tu vas bien ? demanda Juvia.
— Un peu sous le choc mais je crois que ça va.
Et elle se faisait tellement un sang d'encre pour Gajeel. Elle s'en voudrait tellement si quelque chose de grave lui arrivait.
Ils s'assirent tous pour attendre. L'inquiétude qu'elle lisait sur les parents de Gajeel lui faisait mal au cœur.
Juvia qui s'était assise à côté d'elle lui prit la main.
— Ne t'en fais pas, Gajeel va s'en sortir.
— Mais pourquoi on a pas de nouvelles depuis ? J'ai peur.
— Soit positive. Et il ne voudrait pas que tu t'inquiètes comme ça.
Même si elle aussi était morte d'inquiétude.
Un silence pesant s'était installé quand on vit avancer Kenji et ses parents, tout le monde se levèrent à la suite.
Monsieur et Madame Sasaki avait l'air gêné voir honteux de les regarder en face.
— Je suppose que vous êtes les parents de ce garçon.
— Oui.
La mère de Gajeel s'avança vers Kenji qui prit parole.
— Madame Red...
Il ne termina pas sa phrase qu'il se prit une giffe.
— Ça c'est pour mon fils.
Le bruit résonna tellement fort que tout le monde était choqués.
— Maman arrête, calma Juvia
— Il mérite bien une deuxième gifle, dit celle-ci alors que son mari venait de lui prendre à part.
C'était la première fois que Levy la voyais aussi furieuse, elle était toujours souriante.
C'est sur qu'elle ne tolérait pas qu'on touche à ses enfants.
Kenji, son visage formant un parfait angle droit se mit à sourire.
— Vous êtes toute aussi violente que votre fils.
— Kenji tu te tais !
Ses parents présentèrent leurs plâtes excuses.
— On va s'en aller, disent-ils.
Monsieur Sasaki se mit à regarder Levy.
— On est désolé pour tout.
Levy se serra contre son père quand Kenji se mit à la regarder.
— Kenji ça suffit on y va.
Ils continuèrent donc à avancer jusqu'à sortir de l'hôpital.
L'atmosphère se détendit peu à peu.
— Je peux plus attendre, je veux des nouvelles de mon fils.
— Maman calme toi.
— Comment tu veux que je me calme ? On ne sait même pas ce qui se passe.
— Tu devrais te calmer, s'énerver ne va rien résoudre, lui dit son mari.
Levy était à deux doigts de pleurer, se sentant de plus en plus coupable.
Et puis enfin un médecin s'avança vers eux.
— La famille de monsieur Gajeel Redfox.
— Oui c'est nous. Il va bien ? demanda t'elle précipitamment.
Le docteur se mit à expliquer, déversant un flot de parole dont la majorité ne comprenait pas. Elle avait pu capter hématome, lésions grave et saignement important. Tout ce qu'elle voulait savoir c'est s'il allait bien.
— Vu la quantité de sang qu'il a perdu d'ici là, on lui fait une transfusion à cet instant.
— Est-ce qu'il va bien ? demanda monsieur Redfox.
— Il est hors de danger.
Levy ne s'était jamais sentie aussi soulager de toute sa vie et elle vit madame Redfox se détendre peu à peu.
— On peut le voir ? demanda cette dernière.
— Ça ne va pas être possible aujourd'hui. Il est en plein rétablissement mais d'ici demain tout iras pour le mieux.
Un sourire réussit à se frayer sur le visage de Levy, demain elle pourra voir Gajeel.
— Vous avez d'autre question ?
— Il pourra sortir quand ? demanda Juvia.
— Il devra rester en observation pendant un jour après ça, si tout est bon il pourra sortir.
— Merci.
Le docteur s'en alla.
— Tu vois Levy, tout c'est bien passé, lui dit sa mère.
— Oui je me sens soulagée.
Elle avait eu si peur de le perdre.
— Maintenant on va rentrer et tu te reposes.
— Non je veux rester.
— Mais tu as besoin de repos.
— Je veux rester, je veux le voir demain.
— Bien sûr que tu vas le voir demain. On t'amènera nous même mais avec tout ça tu as besoin de repos et on doit récupérer ta sœur.
— Mais... C'est d'accord je comprends. On reviens demain n'est-ce pas ?
— Oui promis.
Les parents de levy dirent aurevoir aux parents de Gajeel en leur assurant qu'il se chargeront de toute les dépenses.
— Vous n'êtes pas obligé.
— C'est la moindre de choses qu'on puisse faire.
— Hmm... Ok.
Madame Redfox sourit à Levy.
— Repose toi bien.
— Merci, je reviendrai demain.
Levy et ses parents sortit pour rentrer en passant prendre sa petite sœur.
— Rentrez vous deux je vais rester ici, dit monsieur Redfox.
— Tu es sur ?
— Oui, de toute façon on pourra le voir seulement demain et c'est mieux qu'une seule personne reste ici.
— Bon d'accord, accepta sa femme.
Juvia et sa mère sortit de l'hôpital et dans la voiture, Juvia reçu un appel. C'était Grey
— Allô Grey ?
— Salut Juvia. Comment va Gajeel ?
— Il va mieux, il est hors de danger.
— C'est possible de passer le voir aujourd'hui ?
— Non, le docteur a dit demain, je suis en train de rentrer.
— Ok. Tu vois, tu n'avais pas à t'en faire autant.
— Oui mais c'est mon frère, normal que je m'inquiète.
— Qu'est-ce qui s'est passé ?
Juvia se mit à raconter ce que Levy avait bien voulu leur dire, pas grand choses certes.
Lorsque tout le monde fut à la maison, c'est là qu'ils constatèrent qu'ils s'étaient fort inquiétés.
Après ce tumulte d'émotions, ils méritaient bien de se reposer.
