Harry Potter
And the Prince of Slytherin TRAD
Livre 2: Harry Potter et l Ennemi Secret
Disclaimer : Harry Potter et tous personnages associés appartiennent à J.K Rowling, l histoire appartient à l auteur connu sur ce site sous le pseudo de « The Sinistre Man ». Aucun personnage ne m appartient.
Résumé : Harry Potter a été répartit à serpentard suite à une enfance malheureuse. Son frère Jim a été sacré Survivant. Vous pensez connaitre cette histoire ? N en soyez pas si sur ! TRADUCTION de la Deuxième année (Harry Potter et l Ennemi Secret). Il n y aura aucune trame romantique avant au moins la Quatrième année. Bashing limité.
Chapitre traduit par : Chysack
Bêta : Xangel-15X
Note traducteur: L auteur a qui appartient cette fiction « The Sinister Man » a également publié un roman original intitulé « Strangers In Boston », sous le nom de plume T.S. Mann. Il est disponible sous forme d'ebook sur Amazon avec une édition de poche à paraître prochainement. N hésitez pas à aller jeter un coup d il à son travail ! Disponible uniquement en anglais pour le moment.
Bonne Lecture
¤ Harry Potter and the Secret Enemy ¤
Chapitre 09: The Birthday Party (Part 2)
(La Fête d Anniversaire)
« Peux-tu m excuser un moment Hermione, » fit-il, « Il faut que j aille voir Blaise là-bas, qui essaye de faire croire qu il n a pas besoin de me parler. Je ferai mieux d aller voir ce qu il me veut. »
Hermione secouât la tête d un air amusé. « Ces Serpentards. » Dit-elle.
Ignorant les sarcasmes d'Hermione, Harry fit son chemin vers la maison. Quand il approcha à moins de dix mètres de Blaise, ce dernier tourna les talons et entra par la porte principale du Manoir, sans donner le moindre signe qu'il avait remarqué Harry. Avec un nouveau soupire, Harry le suivit. Une fois à l'intérieur, il trouva Blaise l'attendant, nonchalamment appuyé contre la porte menant vers la Salle de Billard.
"Quoi ?" Fit irritablement Harry. "Tu as l'air inquisitérement mystérieux. Qu'est-ce qui se passe ?"
"Premièrement, inquisitérement n'est pas un mot. Deuxièmement, ma mère souhaite s'entretenir avec toi. Elle t'attend à l'intérieur." Dit-il en lui désignant la porte.
"Ouais, et bien inquisitérement devrait être un mot dans un monde qui où tu existes. Et pourquoi prenez-vous tous les deux vos airs mystérieux ? Elle a eut deux heures pour venir me parler, ce qu'elle n'a pas fait. J'ai toutefois remarqué qu'elle a prit la peine de se présenter à touts les célibataires de l'année présents, en plus de la moitié des hommes mariés suffisamment importants en leurs accordant juste assez d'intérêt pour rendre toutes leurs petites-amies jalouses."
Blaise haussa les épaules. "Chacun à ses hobies. Dans tous les cas, elle avait prévue de te parler quand il y aurait moins de monde, mais quelque chose l'a décidé à partir plus tôt. Genre bientôt."
"Quoi donc ?" Demanda Harry à présent concerné.
Blaise jeta un coup d' il aux alentour d'un air conspirateur, "Elle a bût une tasse de thé," murmura-t-il.
Harry fixa Blaise en plissant des yeux. "Oh non. Pas de ça avec moi Blaise Zabini. Provoquer la confusion avec des petites phrases inexplicable est ma technique à moi. Ton truc à toi, c'est de papillonner gentiment jusqu'à ce que tu crucifies quelqu'un d'une remarque sarcastique."
Blaise laissa échapper un reniflement amusé. "N'est-ce pas ? Mais dans le cas présent, je suis sérieux. Ma mère à un entrainement en Divination. Un véritable entrainement, pas la merde qu'on nous enseigne à Poudlard. Et elle m'a dit qu'elle a vu un signe de danger imminent dans les feuilles de thé au fond de sa tasse. On a donc décidé de partir plutôt. Mais avant de partir, elle souhaite te rencontrer, donc vas-y et parles avec elle. Et soit respectueux. C'est ma mère et c'est une noble étrangère, donc soit au moins aussi polis envers elle que tu l'es envers Molly Weasley."
Harry renifla. "Je suis toujours respectueux envers les adultes autre que les Potter, Blaise. Même envers les parents d'individus aussi chiants que toi." Dit-il avant passer devant le garçon d'un air impérieux. A l'intérieur, Serena Zabini l'attendait tranquillement assise sur un fauteuil sur-rembourré près de la fenêtre. Elle sirotait distraitement une tasse de thé gravé d'un "Z" en lettres d'or.
"Comtesse Zabini, je suppose. Ou devrais-je dire Contessa Zabini ?"
"Les deux me vont, Signor Potter," répondit-elle dans un accent italien prononcé. "Et même Comtesse (1) si vous le souhaitez. J ai des origines Sicilienne et une double nationalité Italienne et Britannique. Mais je suis aussi Héritière par alliance d'un domaine foncier en France. Pour être honnête, je ne sais jamais vraiment où je me trouve jusqu'à je sois formellement présentée. Donc faisons dans la simplicité. Vous pouvez m'appeler Lady Serena."
Harry prit place face à elle, sur un fauteuil semblable à celui de la Comtesse. Ils étaient séparés par une table basse sur laquelle était posé un service à thé, avec deux tasses. Le plateau, la théière ainsi que les tasses absorberaient tous un "Z" stylisé traversé par deux traits verticaux, le tout en lettre d'or. Il songea qu'il était un peu étrange que la Comtesse ait fait appel à son propre service de thé à l'occasion de cette rencontre. Toutefois, il ne fit aucun commentaire pensant qu'après tout, elle était sang-pur.
"Comme vous le souhaitez, Lady Serena. Blaise m'a dit que vous souhaitiez vous entretenir avec moi. Il aussi mentionné quelque chose à propos de feuilles de thé, ce que je n'ai pas bien saisis."
"Ah oui. Mon Blaise. Il mio Passerotto bello. Il m'a beaucoup parlé de vous Harry Potter. Vous avez fais forte impression sur lui comme sur beaucoup d'autres. J'attends de grandes choses de votre part Signor Potter. Mais avant tout, je reste la mère de Blaise, et je m'inquiète pour lui. Les personnes de pouvoirs ont souvent de bonnes intentions, mais laissent aussi souvent le chaos et la destruction dans leur sillage, blessant les personnes de leur entourage, tout en s'en sortant eux-mêmes intacts. Je m'inquiète Signor Potter. Je m'inquiète du prix que Blaise aura à payer pour l amitié qu il vous porte. Comme disait Le streghe siciliani : Il destino è pagato nel sangue. Le Destin se paye dans le sang."
Tout en parlant, la Comtesse lui servit une tasse de thé. « Un sucre ou deux ? » demanda-t-elle dans un charmant sourire, comme si deux secondes plutôt, elle ne lui avait pas parlé de chaos, destruction et de destiné sanglante.
Harry s apprêta à lui répondre d une remarque sarcastique avant de s abstenir. Puis, il rejeta mentalement les trois réponses suivantes qui lui vinrent à l esprit, avant de se résoudre à une réponse ennuyeuse mais plus adaptée à la situation.
« Un sucre avec un peu de citron s il-vous-plait. Puisque vous avez souhaité me rencontrer et que vous n avez pas encore interdit à Blaise de me fréquenter, je suppose que vous attendez quelque chose de ma part qui puisse rassurer vos craintes. Que voulez-vous que je fasse, Lady Serena ? »
La Comtesse sourit d un air approbateur face à la réponse d Harry et lui tendit sa tasse de thé. Puis, elle ouvrit une pochette qui semblait couter très cher, et en sortit un jeu de carte qu elle plaça entre eux, sur la table. « Mélangez les cartes, jusqu à ce que vous vous sentiez confortable, puis placez les sur les tables avant de diviser le paquet en deux. » Harry observa les cartes et remarqua qu il s agissait d un jeu de tarot visiblement très usagé.
« Est-ce qu il s agit d un jeu de carte magique, Lady Serena ? » Demanda-t-il d un air prudent.
« Pas plus magique que n importe quel autre jeu de carte, entre les bonnes mains, Signor Potter, » Répondit-elle.
Face à cette réponse cryptée, Harry prit une gorgée de thé. Puis, il remit sa tasse sur la soucoupe posée sur a table, avant de prendre d une main précautionneuse le jeu de carte et de le mélanger. « Blaise n a jamais fait mention d un quelconque intérêt pour l étude de la divination. Si je ne me trompe pas, je dirai même qu il n a que peu de respect pour le professeur de divination de Poudlard. »
« Aahh, Professoressa Trelawney. Une femme intéressante. Je pense qu elle est l une des prophétesses les plus doué de cette époque. Je pense aussi que c est une arnaqueuse incompétente et dangereuse. Si un jour vous venez à étudier la Divination, vous constaterez que ces deux descriptions ne sont pas mutuellement exclusives. »
« Comment ça ? » Demanda Harry en remettant le jeu sur la table avant de le couper en deux.
« La personne ignorante (2) croit que les voyants prédisent l avenir . Sciocchezza ! Un véritable voyant n est rien d autre qu un canal. C est la magie elle-même qui prédit. Ou plus spécifiquement, la Magie fait part d un événement qu elle espère voir arriver, avant de choisir un vaisseau à travers lequel elle partagera cette déclaration au monde. Une telle prophécie n'est pas qu'une simple prédiction mais un enchevêtrement de Destin et de Magie. Une véritable Prophétie désire autant devenir réalité, que le fleuve qui s écoule le long de la montagne. Et tout comme ce fleuve qui trouvera toujours un moyen pour contourner les obstacles et continuer sa route, une Véritable Prophétie va influer sur des milliers de micro-événements, afin d influer le court des choses et s assurer son autoréalisation. La Magie en personne parle à travers la bouche de la Professoressa Trelawney, tout comme elle l a fait par le passé, avec quelques uns de ses ancêtres, mais la femme elle-même ne se rappel probablement même pas des Prophéties qu elle a annoncé. A la place, elle se contente d utiliser divers procédés divinatoire dans ses efforts à déchiffrer le futur, tel un enfant qui joue dans une mare, en ignorant la mer déchainé dans son dos. »
La Comtesse prit les cartes tandis qu Harry prenait une nouvelle gorgée de thé en méditant les paroles de la femme. « On dirait que vous pensez que les Véritables Prophéties sont sentientes. Et très puissantes. Est-ce que le libre-arbitre existe encore pour ceux prit dans le giron de telles Prophéties ? »
« Vous et moi sommes aussi libre qu Adam et Eve dans le jardin d Eden, Harry Potter. Mais si vous lisez attentivement la Genèse, vous remarquerez qu on ne mentionne jamais le temps écoulé entre le moment où Dieu leur interdit de manger le fruit de l Arbre Défendu et, le moment où ils lui ont désobéit. Combien de temps s est écoulé ? Un jour ? Un mois ? Une centaine d années ? Peu importe, l Arbre Défendu lui, était toujours là à les attendre patiemment. Et tel est également le cas pour les Véritables Prophéties. Vous êtes libre de faire vos propres choix, mais la Prophétie elle-même a le pouvoir de réarranger le monde autour de vous, de manière à ce que votre « choix » soit inévitablement influencé à rentrer dans le moule. Les Véritables Prophéties sont de la Magie Sauvage la Magia Caotica comme la nommait le streghe siciliani à l époque où mes ancêtres étaient encore en Sicile. En fait, mis à part les elfes de maison et leurs semblables, les Véritables Prophéties sont les seules puissantes manifestations de Magie Sauvage, tolérée dans le monde Sorcier. »
Harry se remémora ce qu Iris, l elfe de maison de Ted Tonks, lui avait dit sur le Temps d Avant, quand la magie n avait pas encore été domptée par les sorcier. « Pardonnez mon ignorance, Lady Serena, mais qu est ce que la magie sauvage ? »
Elle prit une longue gorgée de thé avant de répondre. « Quelque chose que je ne discuterai pas ici, dans la Maison Potter, » répondit-elle, le visage grave. « Le Gouvernement Britannique Sorcier envoi les meurtriers, les terroristes les violeurs et les voleurs à Azkaban pour se faire torturer des années durant par les Détraqueurs. Mais I Maghi Selvaggi les Magiciens Sauvages qui veulent faire appel à la Magia Caotica ? Et parfois même ceux uniquement suspecté de ces pratique ? Ils finissent tous avalés par le Voile de la Mort dans le secret le plus absolue. Je vous conseil de faire attention à qui vous parlez et à qui vous posez des questions concernant des magies anciennes et interdites, Signor Potter. »
Puis, elle se remit à lui sourire de nouveau. « Mais heureusement pour nous, ces cartes n ont rien de trop controversées. Lorsque l on veut en apprendre plus sur le futur en utilisant des objets divinatoires, on ne fait qu invoquer la Magie dans les limites instaurées par nos ancêtres. En retour, la Magie nous répond par des signes via les feuilles de thé ou les cartes utilisée, au lieu de d influer directement sur le futur. Pour les sorciers d aujourd hui, de tels outils n ont rien d effrayant. Pas plus en tout cas que les baguettes ou les potions. »
En disant cela, elle prit neuf cartes du haut de la pile, les plaçant en trois lignes en les retournant trois par trois. Harry fronça les sourcils. Il n y connaissait rien à la lecture de carte et n avait donc aucune idée de la signification des différents symboles, mais il se dit que « Le Diable » dans la ligne du bas était certainement mauvais signe.
La Comtesse étudia les cartes pendant quelques secondes. « Interessante. Sept cartes sur neuf sont des Arcane Majeure de très bons augures. Comme je m y attendais, le Destin tourbillonne autour de vous telle une tornade en préparation, Signor Potter. »
Harry pensa un instant demander pourquoi elle s y « attendais » avant de se raviser. Il en parlerait à Blaise une fois de retour à l école. Puis, la femme commença à lui désigner des cartes en lui expliquant leur signification.
« La première ligne représente votre passé. Le Sept de l Epée, la Roue Inversée et la Justice Inversée. Ce qui signifie dans l ordre : Trahison et déception Une force malfaisante puissante mais caché qui s efforce de saper vos efforts à être heureux ou à vous faire des amis Et un manque de responsabilité de la part de ceux en charge de votre protection. »
Harry se redressa sous le coup de la surprise. Il ne croyait pas vraiment en la Divination, mais elle venait de lui décrire son enfance de manière assez précise.
« La ligne du milieu représente vos objectifs présent et leurs chance de réussite : Le Pendu, Le Roi de Bâtons et le Chariot. Ce qui peut se traduire par : Une prise de décision en approche une décision qui fixera la suite du cours de votre vie, pour le meilleur ou pour le pire Je vois également que vous restez bloqué sur les problèmes relatifs à votre famille. Ou peut-être votre héritage ? Compréhensible, mais essayez de faire en sorte que ces problèmes ne détournent ton attention d autres sujets plus importants. Vous un êtes un leader naturel et honorable, vous avez votre façon de faire les choses et vous réussissez, grâce à votre seul charisme, à vous allier à des personnes qui pourtant devraient naturellement être vos ennemis. Vous recherchez également le pouvoir et vous pensez que grâce à votre self-control, votre subtilité, votre charme et une bonne dose de volonté, vous parviendrez à l obtenir. Ce dont vous avez certainement raison, mais le chemin pour y parvenir sera beaucoup plus sinueux et hasardeux que vous ne pensez, bien que peut-être pas aussi long que ce à quoi vous vous attendez. »
« Enfin, la dernière ligne représente votre futur : L Empereur, Le Diable Inversé et la Tour. Un mentor approche. Quelqu un qui provoquera la méfiance chez vous et ceux qui vous entoure. Mais malgré cela, il sera la clé qui vous libérera des menottes qui vous soumettent et, qui vous aidera à accomplir votre destiné. D autres chercheront à vous arrêter à vous défaire. Si vous faites preuve d intelligence, vous pourrez transformer leur traitrise à votre propre avantage. Sinon, ils vous détruiront et votre destiné restera inaccomplie. Et en définitive ? Cette destiné consiste à apporter la destruction. »
Les yeux d Harry brillèrent d une lueur alarmée. « La destruction ? » Murmura-t-il.
« Ce n est pas nécessairement une mauvaise chose, Signor Potter, car la Tout peut également faire référence à une destruction créatrice. Vous avez en vous le potentiel de devenir un puissant facteur de changement. Mais est-ce pour le bien ou le mal ? Je ne peux vous le dire. En rétrospective, j aurai dû vous faire un tirage plus large, mais j ai pensé que l on aurait peut-être pas le temps. Mais ce n est pas très grave, j en ai suffisamment vu pour l instant. Quand les étoiles seront de nouveau dans un alignement propice, peut-être pourrons nous recommencer et y voir plus claire. » Elle ramassa les cartes avant de remettre le jeu dans son sac en fixant Harry. « Vous avez ma permission pour poursuivre votre amitié avec il mio Passerotto, Harry Potter. A présent, finissez votre thé s il vous-plait. »
Harry cligna de surprise devant la conclusion abrupte. Puis, il termina sa tasse d un trait avant de regarder à l intérieur. Quelques feuille étaient restées collées au fond, dans une vague forme sphérique. Il tendit la tasse à la Comtesse qui fit tournoyer le fond avant de l étudier attentivement.
« Hmm, comme je l ai prédit, il y a du danger dans l air. Il Serpente Insidioso. Le Serpent Traitre. La marque du serpent dont la tête pointe vers le bas. Peut-être quelqu un issu de la Maison Serpentard qui complote contre vous ou votre frère. Ou peut-être s agit-il d un véritable Serpent ou quelque chose qui y ressemble. A part ces quelques indices, je ne vois rien d autre à part que le danger est imminent. » Répondit-elle en fixant Harry. "C'est pour cela que la tasséomancie n'est pas la meilleure téchnique. Souvent, les signes que l'on voit dans les feuilles de thé sont claire, mais souvent il est déjà trop tard pour pouvoir changer les choses. Mais peu importe, je pense que Blaise et moi devrions partir immédiatement. En ce qui vous concerne, tout comme votre célèbre frère, la fortza del destino vous protégera du danger. Toutefois ce ne sera pas nécessairement le cas pour ceux que vous appelez amis. Vous retrouverez mon cher Passarotto à Poudlard, pas avant."
"Vous voulez dire que Blaise ne prendra pas le Poudlard express avec nous ?"
La Comtesse l'étudia un moment avant de réexaminer ses feuilles de thé, comme si elle cherchait une confirmation. "Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je vous dis à bientôt, Signor Potter." Et c'est sur ces paroles que la Comtesse Zabini fit disparaitre son plateau de thé avant de se lever et de sortir de la pièce, sans rien ajouter, laissant derrière ele un Harry ébahit.
Quelques minutes plus tard, le jeune Serpentard se dirigeait vers l'extérieur afin de rejoindre Hermione. De l'autre côté de la cours, Jim, la voix magiquement amplifiée, décrivait au public qui s'était rassemblait autour de lui, le contenu des cadeaux qu'il était entrain de déballer. "De la part de la Maison Longbottom - un chéque de Gringotts d'une somme de 500 galions." Quelques applaudissement polis retentirent, mais l'attention d'Hermione était fixée sur l'expression intense d'Harry.
"Bon dieu," Fit-elle. "Quelque chose de... Serpentard est arrivé n'est-ce pas ?"
Harry s'arrêta à ses côtés, distrait par sa question. "Que veux-tu exactement dire par 'quelque chose de Serpentard' ?"
"Quelque chose d'alarmant mais en même temps tellement compliqué, que nous pauvre Gryffondors avons du mal à ne serait-ce que commencer à comprendre."
Harry soutint le regard de la jeune fille pendant quelques secondes avant d'hausser les épaules. "Ouais, je suppose que c'est ça. Enfin bref, je viens juste de parler à la mère de Blaise..."
"La Veuve Noire ?! Tu ne l'a pas demandé en mariage j'espère ? "
"De la part de Zonko, magasin de farces et d'attrape - Deux douzaine de Frisbee à dents de Serpent," Annonça Jim, provoquant quelques applaudissement supplémentaires.
"Non, et arrêtes ça ! Elle a été très gentille et n'a montré aucun signe pouvant laisser penser que c'est une meurtrière en série. En réalité, elle est apparemment versée dans la divination et m'a simplement fait une tirage au tarot avant de lire mes feuilles de thé. ça conclusion été qu'il y aurait une sorte de danger dans les alentours. Au fait, ça veut dire quoi 'enchevêtrement' ?"
" Un mélange désordonné. Quel type de danger ?"
"De la part de la *toussotement* Maison Malfoy - Un chèque de Gringotts d'une somme de 250 Galions," Fit Jim. Cette fois ci, des applaudissement bien moins chaleureux retentirent.
"Et bien... c'est à ce moment là que les choses deviennent un peu vagues. Elle a fait référence un serpent. Ce qui peut signifier qu'un Serpentard va attaquer quelqu'un. Ou qu'un Serpentard va se faire attaquer par quelqu'un. Ou peut-être même qu'un vrai serpent va attaquer quelqu'un."
"Et donc, tu veux... faire quoi ? Prévenir tes parents pour qu'ils fassent évacuer tout le monde, simplement parce que la Comtesse Zabini que quelque chose en rapport avec un serpent risque d'arriver ?"
"Je n'en sais rien !" Se récria-t-il irrité. "C'est toi la Gryffondor intelligente et responsable. Mes instincts à moi sont soit de me barrer ou bien de voir comment je peux tourner tout ça à mon avantage."
"De la part de l'Honorable Cornelius Fudge, Ministre de la Magie - un Puzzle de 1000 pièces représentant le Château de Poudlard, ainsi qu'un chèque de Gringotts d'un montant de 100 galions." Annonça Jim, tandis que les applaudissement retentissaient de nouveau.
"Donc, tu sais qu'il y a un danger mais tu ne sais pas de quoi il s'agit, à part que ça a un rapport avec un serpent," reprit pensivement Hermione. "As-tu considéré la possibilité que cette prophétie peut être auto-réalisatrice et que le seul danger serait toi, causant une scène et te ridiculisant devant tout le parterre de la haute société magique, sans oublier cette horrible mégère de la Gazette ?"
Il s'apprêta à lui répondre avant de s'abstenir. "Et bien, je n'y avait penser avant que tu me le dises ! Comment est-ce que c'est possible que tu ne sois pas à Serpentard, quand on voit que tu peux penser à de telles possibilités, comme ça à chaud ?"
Hermione laissa échapper un reniflement. "Je ne vais même pas m'abaisser à répondre à ça. Dans tous les cas et si on imagine le pire, qui à ton avis, parmi les invités, est le plus susceptible de vouloir blesser ou tuer quelqu'un ?"
"De la part de Peter Pettigrew, Avocat, ou comme je l'appelle, oncle Pete - Un modèle miniature, fais main, représentant le Poudlard Express," Annonça Jim en sortant l'objet afin de le montrer à la foule. L'artefact ressemblait effectivement trait pour trait au Poudlard Express : Un train à vapeur d'un rouge vif (bien que la locomotive soit dorée et sans véritable moteur) et six wagons pour passagers tains qu'un fourgon-frein noir en queue de train. A la vue e l'objet, la foule éclata en applaudissements qui furent bien vite interrompu par le cris paniqué de Pettigrew lui-même qui s'avança vers Jim en bousculant tout le monde.
"Un train miniature ?! Je t'ai offert un ensemble de Quidditch ! JIM ! C'EST PAS MON CADEAU !"
En entendant ça, Harry et Hermione se figèrent en échangeant un regard paniqué avant de commencer rapidement à se diriger vers Jim. James Potter qui se trouvait à proximité de son fils, sortit immédiatement sa baguette en hurlant à Jim de remettre le train dans sa boite. Mais avant que le Survivant ne puisse réagir, le train laissa échapper un horrible sifflement semblable aux cris d'un animal avant de commencer à s'agiter tout seul. Immédiatement, Jim laissa échapper un cri avant de lâcher l'objet. Même de là où il se trouvait, Harry pouvait voir le sang couler d'une large plaie apparu sur la main de Jim. Le train atterrit sur la table, sa locomotive et ses deux premières voitures se soulevant du sol tandis qu il laissait échapper un nouveau sifflement et que le sang du Survivant, maculait l éperon de la locomotive qui semblait aussi aiguisé qu une lame de rasoir. Avec un mauvais pressentiment, Harry remarqua que la position du train miniature ressemblait étrangement à celle d un serpent prêt à passer à l attaque. Le jouet se prépara à attaquer Jim une nouvelle fois, mais avant qu il ne puisse faire quoique ce soit, James le toucha d un sortilège qu il l envoya plus loin, tandis que Pettigrew, baguette brandit, s accroupissait devant Jim dans une position protectrice. Malheureusement, le train avait atterrit au milieu de la foule d invités, dont la plus part avait commencé à paniquer à hurler de terreur.
Un des Aurors les plus jeune et inexpérimenté se précipita en essayer de stupéfixer le train, ce qui naturellement, n eut aucun effet puisque étant donné qu il ne s agissait pas d un être vivant, et que les sortilèges de stupéfaction n ont aucun effet sur les objets inanimés. Au contraire, le sortilège sembla même énerver d avantage l artefact, qui laissa échapper un nouveau sifflement à crever un tympan, avant de glissant à une vitesse ahurissante vers l Auror. A la dernière seconde, le jouet sauta en l air, atterrissant sur le flanc gauche de l homme. A la plus grande horreur de toutes les personnes présentes, l artefact maudit traversa les habits et la peau de l homme avant de serpenter à l intérieur même de sa jambe, remontant le long de son corps, tandis que l homme hurlait de terreur et d agonie. Instantanément, il s effondra au sol et se mit à convulser, son estomac se distendant de manière grotesque laissant ainsi entrevoir la forme du train à l intérieur. Au milieu des hurlements de la foule, Harry distingua la voix de James Potter intimant aux invités de se réfugier au manoir. Plus loin, il pouvait entendre Lady Augusta et Neville qui l'appelaient, mais il narrivait pas à les voir. Il distingua également plusieurs pop sonores au tour de lui provenant d'invités qui quittaient les lieux grace à leurs porteloins. En effet, bien que le manoir étaient munis de défense contre les apparitions et contre les porteloins entrant aux manoir, ils ne pouvaient pas bloqué ceux qui en sortaient. Harry fut soulagé de voir Daniel Greengrass intimer à sa femme, ses deux filles et à Tracey Davis de venir près de lui, avant de sortir une longue corde en soie qui état en réalité un porteloin suffisamment grand pour transporter cinq personnes, avant de partir dans un pop étouffé.
Soudain, Harry fut distrait par un pop différent, bien plus bruyant et mouillé, puisqu'il s'agissait de l'estomac de l'Auror tombé à terre qui venait de s'ouvrir. Hermione hurla et fut rapidement suivie par plusieurs des Aurors qui se trouvaient à proximité et qui furent éclaboussés de sang. Face à cette vision, Harry lui fit tout ce qu'il pouvait pour ne pas rendre le contenu de son estomac. A travers les boyaux de l'homme décédé, le train engorgé de sang émergea en laissant échapper un énième sifflement hideux, avant de se serpenter hors du corps de l'homme, à la poursuite d'autres proies... suivit par deux autres trains identiques.
"Oh mon dieu !" S'exclama Hermione avec horreur. "Ce truc peut se dédoubler à chaque fois qu'il tue quelqu'un !"
Harry sentit une main ferme se poser sur son épaule. Il eut à peine le temps de se tourner pour constater qu'il s'agissait de Marcus qui le trainait à présent d'une main ferme, tandis qu'il défaisait sa cravate de l'autre. "Et bien, faisons en sorte de ne pas être les prochains au menu ! ALLEZ A L'INTÉRIEUR TOUT LES DEUX !" S'écria-t-il au même moment où l'un des trains se mit à serpenter en direction d'Harry. Les trois étudiants se mirent à courir, mais Harry se pris le pied dans quelque chose et tomba. Il vit avec horreur le train qui se rapprochait rapidement avant qu'une silhouette ne se mette soudainement en travers de son chemin. Et ce n'était autre que Rufus Scrimgeour.
"PROTEGO !" S'écriât l'Auror en chef faisant ainsi apparaître un bouclier doré et brillant qui se matérialisa devant le train. Le petit éperon au devant de la locomotive s'écrasa contre le bas du bouclier qui se fissura immédiatement. Scrimgeour sentit ses yeux sortir de leurs orbites. "Que Merlin nous vienne en aide ! Le devant du train est fait en orichalcum !" Dit-il avant de se mettre à hurler pour se faire entendre de tout le monde. "ECOUTEZMOI ! L'AVANT DU TRAIN EST FAIT EN ORICHALCUM ! CA PEUT BRISER VOS BOUCLIERS !" Mais avant qu'il ne puisse en dire plus, so propre bouclier se brisa et le train se remit à serpenter en direction d'un Harry toujours à terre. Toutefois, Scrimgeour qui avait perdu l'équilibre suite à la destruction de son bouclier, se retrouva juste devant Harry et le train en profita pour commencer à pénétrer la jambe droite de l'homme, en entrant par sa cheville. Il hurla en s'effondrant au sol et tout comme il l'avait fait avec le précédent Auror, le train commença à serpenter à l'intérieur de la jambe de l'homme. Mais avant qu'il ne puisse entièrement entrer, Marcus se précipita sur l'homme, tenant sa cravate des deux mains tels un garrot. Rapidement, il entoura de sa cravate la partie du train encore à l'extérieur, en encerclant le joins qui reliait les deux derniers wagons et commença à tirer de toutes ses forces.
"Une cravate ?!" S'exclama Harry, "Ce truc peut couper les os comme du beurre ! Comment veux-tu le retenir avec une cravate."
Marcus laissa échapper un reniflement à travers ses dents. "Elle est faite en soie d'Acromantules ! C'est la seule cravate un tant sois peu décente que j'ai et qui ne fasse pas partie d'un putain d'uniforme scolaire ! A présent arrêtes de poser des putains de questions stupides Potter, et viens plutôt m'aider !"
Harry se remit rapidement sur pieds avant de se précipiter pour tenir l'un des deux côtés de la solide cravate et se mit à tirer avec Flint, tandis que Rufus Scrimgeour hurlait de douleur. Finalement et avec force d'effort, il réussirent enfin à ressortir entièrement le train. Dans un grognement de triomphe, Flint fit tournoyer sa cravate qui encerclait toujours le train, avant de le fracasser de toutes ses forces sur la table qui se trouvait à côté. Mais l'artefact maudit bougeait toujours et Marcus le cogna à la table encore et encore, en jurant avec colère. Soudain, un cris d'Hermione détourna l'attention d'Harry des efforts de Flint pour casser l'objet infernal.
"Harry ! Passes-moi ta veste ! " Sans même demander pourquoi, Harry enleva prestement sa veste avant de la lancer à la Gryffondor qui s'en servit immédiatement pour recouvrir la large trou dans la jambe de Scrimgeour. L'Auror en Chef était à présent à peine conscient et gémissait de douleur. La voix d'Hermione était tremblante ayant elle-même du mal à contenir sa propre panique. "Il saigne beaucoup trop. Ce qui est logique puisque son pied est presque amputé. On doit l'emmener à St Mangoust. Aides-moi à l'emmener à la cheminée."
"On n'a pas le temps pour ça," Répondit Harry en s'asseyant par terre avant d'enlever sa chaussure gauche. Intérieurement, il s'émerveilla face à son amie, qui malgré e fait de n'avoir aucun entrainement en Oclumencie réussissait quand même à maîtriser sa panique et appliquer les premiers soins à un homme horriblement blessé. Il ravala également sa propre colère devant le fait que quelqu'un l'ai mise dans une telle situation, où une telle retenue était nécessaire. "On n'est que des enfants," songea-t-il amèrement. " On ne devrait pas se retrouver dans de telles situations et pourtant c'est toujours une chose après l'autre."
"Pourquoi est-ce que tu enlèves tes chaussures ?!" S'exclama la jeune fille.
"Juste une chaussure et une chaussette en réalité. De toute évidence je ne peux pas enlever ma bague de pied si je ne les enléves pas. Réfléchis !"
Il finit enfin par enlever sa chaussette gauche et enleva la bague en or qui se trouvait à son petit orteil et qu'Hestia Jones lui avait confié quelques jours après sa dernière mésaventure avec les Dursley. Rapidement, il se releva et ouvrit la chemise de Scrimgeour avant de placer la bague au milieu de sa poitrine. "Donnes-moi ta main !" Ordonna-t-il. Surprise, Hermione lui tendit la main qu'il prit avant de la placer sur la bague et la recouvrant de sa propre main. "Code d'urgence Pourpre !" S'exclama-t-il et dans un pop sonore, Hermione et Scrimgeour disparurent, laissant derrière eux un Harry quelque peu surprit et ennuyé. Il secoua la tête avant de rejoindre Marcus qui avait enfin réussit à mobiliser le train.
"Où est-ce que tu les as envoyé ?"
"Aux urgences de St Mangoust."
Marcus fronça les sourcilles dans sa direction. " Pfff ! Pas très Serpentard tout ça. Tu avais un porteloin et tu l'as donné à deux autres personnes ?"
"Et bien pour ma défense, je suis visiblement incapable de bien jauger les limites de poids. Je m'attendais à partir avec eux !"
Marcus renifla avant de se pencher pour examiner les restes du train. "Hmmm. Le vieil homme avait raison. Il y a un petit truc pointue à l'avant du train qui semble être fait d'orichalcum."
"Ori-quoi ?" Releva Harry.
"Orichalcum. Un alliage alchimique d'or et d'un autre métal, généralement du bronze ou de l'aluminium, mais parfois de l'argent et du platinium. Très difficile à faire. C'est résistant à la magie et si quand c'est suffisamment raffiné et purifié, ça peut traverser n'importe quel bouclier magique. On nous avait posé la question durant nos BUSEs de DCFM."
Tandis que Marcus parlait, lui et Harry observaient les alentours en remarquant que le chaos arrivait à sa fin. Il y avait six trains de plus - Harry pâlit en réalisant que cela impliquait qu'au moins deux autres personnes étaient mortes - mais qu'ils semblaient tous contenus dans une bulle flottante crée par Dumbledore. Ils étaient entouré de blessés et de gens qui pleuraient - Harry remarqua James Potter qui serrait dans ses bras une Lily effondrée - tandis que Snape, les Tonks et plusieurs autres Aurors étaient déjà entrain d'administrer les premiers soins. Peter Pettigrew quant à lui, était entrain de réconforter Jim qui était assit sur une table, visiblement choqué, tandis "qu'oncle Pete" bandait gentiment sa main blessée en le consolant. Soudain et à sa plus grande horreur, Harry remarqua Hestia Jones qui se dirigeait vers lui, sa robe recouverte de sang.
"Hestia ! Je crois que tu as besoin de voir un médicomage !"
"Tout va... bien, Harry," Répondit-elle d'un ton étourdit. "Ce n'est pas... mon sang."
Harry se figea. "Qu'est-ce qui s'est passé Hestia ? Est-ce que quelqu'un a été blessé ? "
Le masque d'Hestia s'effondra et la jeune femme se mit pleurer. " Ces choses... les trains. Ils ont tué deux Aurors... et Elizabeth Podmore. La femme d'Artie est morte !"
Harry se figea horrifié, en se remémorant les mises en garde de Lady Serena à propos du prix que certaines personnes auraient à payer juste parce qu'ils sont amis avec lui : Le Destin se paye dans le sang.
Très vite, plusieurs Aurors et Medicomage les rejoignirent. Les trains restant furent neutralisés et collectés par les Aurors pour enquette. Bien qu'il y ait eut trois morts, les blessures elles n'étaient que superficielles et provenaient plus du fait que certaines personnes s'étaient faites piétinée par la foule en panique. Les Médicomages distribuèrent également des potions calmantes aux survivants traumatisés et à présent, Jim Potter abordait une nouvelle cicatrice maudite à sa main droite et qui allait de paire avec le "V" sur sa tempe. Rufus Scrimgeour lui, allait passé les prochains jours en soins intensifs à St Mangoust, mais finira par récupéré, bien que sa jambe ne s'en remettra jamais étant donné la nature maudite de la blessure. Il allait probablement être cantonné à un travail de bureau, mais il était certain que ses jours en tant qu'Auror en chef étaient comptés. Malgré ça, plusieurs Aurors présents sur place félicitèrent Marcus Flint et Harry Potter pour leurs réactions rapide et efficace, qui avait certainement sauvé la vie de leur supérieur. Les deux garçons acceptèrent les remerciement. Toutefois Marcus ne pût retenir son choc quand même James Potter, le plus grand antagoniste-Serpentard lui serra chaudement la main.
L'analyse de l'emballage dans le quel le train maudit était arrivé, révéla qu'il s'agissait bien du paquet envoyé par Peter Pettigrew et qu'il avait à la base commandé de chez Quality Quidditch Supplies (QQS). Toutefois, de légères traces de magie d'elfe de maison furent distinguées sur la boite. En effet, bien que les elfes de maison étrangers ne pouvaient pénétrer les défenses du Manoir Potter, il était à présent claire qu'ils pouvaient tout de même interférer avec le courrier, ce qui expliquait visiblement comment l'échange avait été fait. Le sortilège de détection utilisé, ne pouvait toutefois pas distinguer quel elfe était responsable, mais le manager de QQS affirma que sa boutique ne faisait pas appel aux elfes de maison. Il fut donc assumé qu'il s'agissait probablement du même elfe qui avait attaqué Harry Potter et qui avait à présent placé le train maudit dans le paquet que Peter avait envoyé. Toutefois, suite aux instructions d'Amélia Bones, toutes références aux "elfes de maison" furent passées sous silence durant la conférence de presse, afin que le mystérieux assaillant n'apprenne pas que les autorités avaient percé son mode de procédure. Pour des raisons similaires, Snape, Hestia et Harry s'accordèrent à ne pas divulguer le nom de "Dobby" aux personnes à qui ils ne faisaient pas entièrement confiance, puisque une enquête précipitée des autorités, risquait d'aboutir à la mise à mort de la pauvre créature avant qu'ils ne puisse apprendre à qui elle appartenait.
En ce qui concernait le train, Albus Dumbledore et Amélia Bones l'identifièrent rapidement - grâce à leurs expériences personnelles et amère en la matière - comme étant l'une des créations de feu Erasmus "Mr. Toymaker" (3) Wilkes, un mangemort qui avait été tué lors d'une bataille contre les Aurors en Décembre 1980, un an avant la victoire du Survivant sur Vous-savez-qui. Le Toymaker était un maître confectionneur et un dealer en armes magiques, soupçonné d'avoir été l'armurier en chef du Seigneur des Ténèbres. Toutefois, même s'il n'avait pas été Mangemort et s'il était toujours en vie, Wilkes aurait tout même dût faire face à une sentence à vie à Azkaban à cause de ses nombreux crimes contre les moldus. Tordus et sadique, Wilkes avait été accusé d'avoir ensorcelé de nombreux objets, d'apparence ordinaire, avant de les réintroduire dans le monde moldus, le tout dans un objectif qu'il pensait récréatif. A l'époque, c'était un jeune employé du ministère répondant au nom d'Arthur Weasley, qui avait prit la peine d'enquêter avec acharnement sur une douzaine de morts suspectes de moldus qui s'était retrouvé en possession d'un des objets maudits. Après enquête, les Aurors étaient remonté jusqu'à Wilkes et avaient organisé un raid sur sa maison ce qui mena à la mort de l'homme et à la destruction compléte du Manoir Wilkes. Pour cela, Arthur Weasley avait obtenu un Ordre de Merlin (Troisième Classe) et avait été promu à la tête du Service de Détournement de l'Artisanat Moldu. Toutefois, malgré tous les efforts de Weasley, des échantillons du travail prolifique d'Erasmus Wilkes, continuent à refaire surface de temps à autre, plus d'une décennie après le décès de l'homme.
Plus tard cette même nuit, un Peter Pettigrew épuisé, émergea de la cheminée de sa maison sur le Chemin de Traverse en époustant sa cape, qu'il enleva et accrocha au portemanteau. L'homme s'arrêta un instant pour se verser un verre de Whiskey-Pur-feu avant de reprendre son chemin vers le mur qui faisait face à la cheminée. Accrochée au mur, se trouvait une photo en noir et blanc représentant quatre adolescents de quinze ans, riant et se charriant. En approchant la photo, les quatre Maraudeurs s'arrêtèrent net et l'observèrent avec diverses expressions de dédain, de colère et de tristesse, même de la part d'un plus jeune Peter Petigrew. Le plus agressif restait toutefois l'image d'une jeune Sirius Black, qui l'observa avec une haine brûlante et qui sembla lui adresser une floppé d'insultes silencieuses - puisque les photos sorcières ne produisaient pas de sons. En temps normal, l'image d'un Sirius Black l'insultant avait plutôt tendance à amuser Peter. Mais cela avait été une longue journée pour l'homme et il était trop fatigué pour renifler son mépris. Ignorant les jeunes Maraudeurs, il plaça sa main libre sur la photo en murmurant le mot de passe. "Ni bien. Ni Mal. Il n'y a que le pouvoir." Immédiatement, la photo ainsi que le pan du mur où elle était accrochée coulissèrent, révélant ainsi une chambre secrète. Une chambre qui n'était d'ailleurs même pas sensée exister, puisque le mur était sensé donné sur l'extérieur.
Peter prit une deuxième gorgée de son Whiskey en pénétrant à l'intérieur. A sa gauche, se trouvaient des boites et des coffres débordant de bijoux et de galions, ainsi que quelques piles de billets moldus. Et sur le mur, au-dessus d'eux, était accroché une vieille armoiries familiale, usée par les siècles. A sa droite, se trouvai une étagère où de nombreux bouquins étaient posés, et dont quelques uns étaient tellement sombres qu'ils n'étaient même pas autorisés dans la Section Interdite de la Bibliothèque de Poudlard. Le moins poussiéreux d'entre eux n'était autre que la copie originale d'Oclumencie : Un Guide Pour Débutants. La copie que Peter avait offert à Jim Potter plutôt dans la journée avait en réalité été éditée, afin d'y suprimer les passages les plus... politiquement controversés que contenait l'originale. Toutefois si le garçon s'appliquait, il pourrait toujours apprendre les bases d'Oclumencie. Enfin, plus ou moins. Peter ne put s'empêcher d'imaginer l'expression du vieux Mr. Nemo s'il venait à apprendre que le Survivant étudiait l'Oclumencie grâce à son petit guide.
A côté de l'étagère, se trouvait plusieurs placards emplis d'objets maudits, compris deux autres modèles miniatures du Poudlard Express, qui étaient tout aussi mortels que celui qui avait été lâché au Manoir Potter. C'était une collection conséquente qui avait été accumulée au file de la dernière décénie, et dont la majorité appartenait au génie sadique, mort depuis bien trop longtemps, Erasmus Wilkes. Pettigrew avait été déçus que le petit bibelot du Toymaker n'ait pas réussit à élimer Harry Potter et ce malgré le sortilège de croche-patte qu'il lui avait envoyé. Toutefois, il s'en remit rapidement en se disant qu'avoir handicaper Rufus Scrimgeour était déjà pas mal. Avec un peu de chance, il pourrait réussir à faire en sorte que James le remplace et ça, ça risquait d'ouvrir pas mal de perspectives.
Posée contre le mur du fond, se trouvait une table sur laquelle était posée un coffre scelé au allures de tombeau. Peter posa son verre avant de se tailler le pousse à l'aide de sa baguette en laissant tomber quelques gouttes de sang sur le coffre. Puis, il toucha les gouttes de sang de sa baguette en murmurant, "Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises." Le verrou s'ouvrit bruyamment. A l'intérieur du coffre, se trouvait un ensemble de fioles et de bocaux en verre. Certains étaient vides, mais plusieurs petites fioles contenant des cheveux gardés magiquement sous stase, chacune des fioles étant étiquetée du prénom de son propriétaire. Cela faisait des années que Peter n'avait pa eu besoin d'utiliser de Polynectar, mais on ne savait jamais ce que le futur pouvait réserver. A l'intérieur du coffre, se trouvait également une baguette - 34 centimètres, en bois d'If et contenant une plume de phœnix. Il la caressa doucement de la main, tandis qu'un frisson lui remontait le long de l'échine.
Refoulant rapidement son frisson, Pettigrew prit un des grands bocaux vide et l'ouvrit. De la poche de son manteau, il sortit un mouchoir qui fut blanc à une époque, mais qui à présent était imbibé du sang encore frais de Jim Potter. Un charme de stase discret avait permit que le sang reste frais jusqu'à ce qu'il rentre à la maison et à présent qu'il allait placé le mouchoir à l'intérieur du bocal enchanté, le sang restera frais jusqu'au jour où il en aurait besoin. Enfin, il sortit également du coffre une petite boite de velours qu'il ouvrit. A l'intérieur, se trouvait une grosse bague en or, montée d'un rubis gravé des armoires des Potter - il s'agissait de la bague d'Hériter des Potter, supposément disparue depuis longtemps. Les lèvres de Peter se fendirent en un sourire malicieux tandis qu'il observait la bague de plus près.
"Tel est le secret de ma réussit, n'est-ce pas Patmol, mon vieil ami," Fit-il d'une voix moqueuse à l'adresse de la mémoire de son ami trahit et ruiné. "J'ai toujours un plan B en réserve."
(1)(2) En français dans le texte.
(3) Toymaker : Signifie confectionneur de jouet
