Levy se laissa sortir de son lit, malgré l'avancée de la nuit, elle n'arrivait pas à dormir.
Inlassablement, elle revoyait l'attaque de Kenji contre Gajeel, le coup de couteau.
Elle priait vivement ne pas en faire des cauchemars comme les autres fois.
La bleutée avançait dans les couloirs sombre de la maison pour se diriger vers la cuisine quand elle remarqua de la lumière provenant de là.
Elle distingua sa mère, assise sur le îlot central de la cuisine, une tasse fumante devant elle.
— Maman.
Élisabeth leva les yeux vers sa fille.
— Levy ? Tu ne dors pas encore ? s'étonna t'elle.
— Je n'arrive pas à dormir.
— Moi non plus. Vient t'asseoir.
Levy s'assit sur le haut tabouret près de sa mère.
— Tu en veux ? C'est censé détendre, demanda sa mère lui désignant sa tasse.
— Oui je veux bien.
Elisabeth se leva donc et tiédit de l'eau.
— C'est de la poudre d'ovomaltine, ça se boit avec du lait. C'est une amie qui me l'a conseillé. Le goût est exceptionnel.
Elle prépara la tasse et vint la poser devant Levy.
— Merci.
— Qu'est-ce qui t'empêche de dormir ? Si tu veux en parler.
— Ce qui s'est passé dans la journée, je veux dire avec Gajeel. Je revois toujours le moment.
— Je comprends. Ça doit être bouleversant d'avoir assisté à ça.
Élisabeth prend la main de sa fille.
— Et toutes ces autres choses que tu as supporté en silence, tu vivais tout ça seul. Je n'arrive pas à dormir, je n'avais rien remarqué pourtant j'aurais dû, je n'ai pas pu t'aider. Je n'ai fais qu'assiter à un traumatisme que tu vivais sans savoir et à chercher pourquoi. J'ai laissé passé les faux sourires que tu affichaient.
— Maman...
Elle prit sa fille contre elle.
— Je suis désolée ma chérie.
— Tu n'as pas à t'excuser, je ne t'en veux pour rien. Je voulais pas qu'on le saches.
— Ne t'en fais pas, il ne va plus t'approcher. Il est loin de toi maintenant.
— Comment peut-on en être sûr ? Et si...
— Non, ton père à vérifier. Il est dans un hôpital pour un suivi psychiatrique.
Levy fut rassurer non seulement parce qu'il ne pourra plus s'approcher d'elle et aussi parce qu'il avait vraiment besoin d'aide.
— C'est mieux pour lui, souffla Levy.
Toutes les deux se mirent à causer pour changer de sujet et parler de choses plus joyeuse pour passer le temps.
Détendues, elles ne virent pas le temps filé à vive allure. Elles se couchèrent très tard ayant enfin trouver le sommeil.
* * * * *
Levy s'éclipsa discrètement pendant que ses parents essayait d'avoir une discussion avec monsieur Redfox.
Elle traversa les couloirs qui étaient calme puis s'arrêta devant une porte en particulier.
Elle l'ouvrit et passa sa tête dans l'ouverture. Son cœur rata un battement.
Elle s'avança dans la pièce beaucoup trop calme et s'arrêta devant le corps massif couché sur le lit de draps blancs.
L'heure des visites n'était pas encore ouvert puisqu'ils étaient arrivés bien tôt mais elle ne pouvait pas entendre.
Levy tira une chaise qu'elle posa devant le lit et s'assit dessus.
Un fin sourire se fraya sur ses lèvres en voyant son visage toujours plein de percing.
Elle passa une main sur ses mèches de cheveux qui couvraient son visage.
Mais son cœur battait si fort en le voyant à cet instant.
— J'espère que tu te réveilleras vite.
Levy attendait patiemment puis elle lui prit la main et elle sentait son cœur brûler d'impatience.
Pas plus d'une minute, elle sentit sa main se renfermer sur la sienne.
— Gajeel ?
Ses yeux se plissèrent encore plus, puis il les ouvrit doucement. Il tourna le visage vers elle puis il fronça les sourcils.
Il referma les yeux avant de les ouvrir encore.
— Hm... J'ai cru que je rêvais.
— Pourquoi ?
— C'est un peu comme un rêve, de te voir à mon réveil.
Levy rougit, son cœur battait à toute vitesse.
— S-Si tu le dis. Si non ça va ?
Gajeel acquieça puis se releva, s'adossant sur la tête de son lit.
Levy quand à elle, prit place sur le lit, ayant plus d'espace pour s'y asseoir.
— Après tout ce temps, je ne n'imaginait pas qu'on se verra calmement dans un hôpital, souffla t'elle.
— Ouais ça fait pas rêver.
Ils se regardèrent sans parler et Levy se blottit contre lui.
Il grimaça, puis finalement posa ses mains sur son dos.
— J'ai eu si peur qu'un malheur t'arrives, murmura t'elle.
— C'est pas lui qui va en finir avec moi.
Elle s'éloigna pour le regarder.
Il prit son visage en coupe et il posa son pouce sur ses lèvres.
— Levy...
Son cœur explosa dans sa poitrine suite au regard voilé qu'il posait sur elle.
Levy baissa les yeux.
Elle savait bien que le question de ses sentiments devait être résolu. Mais pourquoi c'était si confus en elle ?
Elle voulait juste pouvoir lui dire clairement.
Levy posa sa main sur la sienne quand la porte s'ouvrit.
Des toussotement la fit sursauter.
— On ne vous dérange pas j'espère.
— Papa ! sursauta t'elle.
Elle sortit du lit. Il y'avait ses parents et les parents de Gajeel puis Juvia en retraite un sourire aux lèvres.
— On se demandait bien où tu étais passée, dit sa mère. Enfin, nous sommes venu voir comment il allait.
— Vais bien, répondit le concerné cherchant Levy des yeux mais elle s'était mise derrière les nouveaux arrivants.
Sa sœur fonça sur lui.
— Gajeel, je me suis inquiétée tu sais.
— C'est toi qui va finir par me tué. Pousse toi suis blessé.
— Roh ça va, j'aurais mieux fais ne pas venir.
— Peut-être.
Madame Redfox rit gênée. Ses enfants savait se prendre la tête pourtant ils s'aimaient bien tout les deux.
— Tenez vous bien vous deux. Gajeel y'a les parents de levy qui sont là, réprimanda sa mère. Si non tu n'as pas trop mal ?
— Ça va.
— On tenait personnellement à te remercier mon mari et moi pour tout ce que tu as fais pour ma fille, confia Elisabeth.
— C'était rien.
— Ce n'était pas rien, tout ça a failli mal tourné. Nous sommes plus que content que tout va pour le mieux. Et aussi je tenais à m'excuser pour la dernière fois, je t'avais accuser à tord sans essayer de t'écouter en me basant uniquement sur mon jugement.
Gajeel acquieça. Il ne pouvait pas vraiment les en vouloir, ils avaient été inquiet pour leur fille.
— Si tout est clair on va pouvoir s'en aller, prévint-elle.
Ils avaient laissé Wendy encore endormie et puis son mari devait aller travailler.
— Levy tu viens ?
— Je peux rester encore ? Je rentrerais plus tard.
—Euh... d'accord mais tu me préviens quand tu voudras déjà rentré.
— Je n'ai plus mon portable. C'est Kenji qui l'avait récupérer et je crois bien que c'est resté là bas.
— Je vois. On ne retournera sûrement pas dans cette maison. Il va falloir t'en acheter un autre.
— Je vais arranger ça, lui dit son père. On va vous laisser.
Monsieur et Madame Mcgarden dirent aurevoir et s'en allèrent.
Juvia reçu un message. C'était Grey lui disant qu'avec les autres ils étaient arrivés à l'hôpital et souhaitaient connaître le numéro de la chambre.
— Gajeel les autres arrivent.
— Humm... Si non je sors quand ?
— C'est pas pour maintenant, tu restes d'abord en observation, dit son père.
— Je vais très bien.
— Faudrait être sur.
Gajeel pesta, il détestait les hôpitaux.
— C'est pour ton bien, lui dit Levy.
La porte de la chambre s'ouvrit laissant apercevoir les garçons.
— Puisque tes amis sont là, je doute que notre présence soit requise. On va rentrer.
Ses parents sortirent pour retourner à leur occupation.
Juvia accoura vers Grey.
— Tu t'es vraiment fais avoir par ce minable ? commença Natsu.
— C'est ça moquez vous.
— Si non il t'as pas râté hein. T'as pas l'air très en forme, dit Luxus.
— Vais très bien.
— C'est ça. Faut croire qu'on s'est quand même inquiété, avança Grey.
Il ne dit rien, regardant seulement Levy qui était restée silencieuse.
Au final il ne savait pas ce qui s'était passé après qu'il se doit évanoui.
— Faut dire si on dérange, dit Luxus vu que Gajeel et Levy ne se lachaient plus des yeux.
Levy rougit et baissa le regard.
— Je vais vous laisser, souffla t'elle.
Elle sortit de la chambre suivit par Juvia.
— Alors ça donne quoi ?
Levy jeta un regard interrogatif à Juvia.
— Avec Gajeel, précisa t'elle.
— Je sais pas trop.
Juvia se tourna vers son amie.
— Tu as déjà été amoureuse alors je suis sur que tu finiras par te rendre compte de ce que tu ressens vraiment, lui dit-elle en souriant.
— Oui sans doute.
— Et avec Kenji c'est bel et bien terminer ?
— Oui il ne pourra plus rien tenter contre moi il est dans un hôpital. Au fond je suis contente qu'il ai accepté de l'aide.
Juvia enlaça son amie.
— Tu sais quoi, je serais si heureuse si tu te mettais avec mon frère.
— Euh... oui oui j'imagine, dit-elle en mettant une mèche de cheveux derrière son oreille.
— Faut que j'appelle les filles, elles se demandaient pourquoi tu ne répondais pas à tes messages.
Dans l'autre pièce les garçons étaient lancés dans une discussion où finalement Natsu et Grey avait fini par se chamailler et Jellal essayant de les calmer.
Gajeel n'écoutait pas.
— Alors ça donne quoi avec Levy ? demanda Luxus.
— Rien.
Mais parfois il avait vraiment l'impression qu'elle ressentait quelque chose pour lui.
— Tu vas continuer comme ça jusqu'à quand ?
— Jusqu'à ce qu'elle m'aime.
— Au moins t'as de l'enthousiasme.
— C'est pas comme si je pourrais arrêter de l'aimer en un claquement de doigts.
Plus tard, ils avaient dû sortir sous ordre de l'infirmière pour laisser Gajeel se reposer.
On était vers le milieu de la journée, Levy avait attendu qu'il soit autorisé à recevoir encore d'autre visite pour aller le voir.
Les autres étaient rentrés, ayant sans doute des choses à faire.
Quand elle entra dans sa chambre, il avait le regard tourné vers la fenêtre.
— Gajeel ?
— T'es pas rentré ?
— Non je vais rester encore un peu avec toi.
Pourquoi elle agissait comme ça avec lui ?
Elle s'assit et il tourna le regard vers elle.
— Qu'est-ce qui s'est passé hier ? demanda t'il.
— Et bien j'ai tout raconté à mes parents et à ceux de Kenji.
— Et ?
— Il dans un hôpital psychiatrique.
— Ça vaut mieux.
— Oui et ta mère était très furieuse hier, contre Kenji.
— Elle lui ai fait quoi ?
— Comment tu sais ? Oh elle lui ai donné une gifle.
— Bah c'est mérité.
— Ça m'a un peu surpris venant de sa part.
— Elle est comme ça quand il s'agit de nous. Une fois avec Juvia...
Au collège elle se faisait embêté par des filles et quand sa mère l'a appris, elle est tout de suite allée dans son école.
— On sait pas ce qu'elle a dit à ces filles mais elles étaient bien effrayés.
— Elle m'intimide d'un coup.
On comprend pourquoi Juvia et Gajeel n'étaient pas du genre à se laisser faire, leurs parents n'étaient pas du tout facile.
— Mais c'est juste qu'elle vous aime beaucoup.
— Ouais.
Levy sourit.
Ce n'était sûrement pas le lieu pour ça mais il avait vraiment envie de lui demander.
Il prit sa main et quand il s'apprêta à parler, la porte s'ouvrit.
Il vit une longue chevelure blonde dépasser la porte.
— Gajeel tu vas bien ?
Elle s'assit près de lui faisant reculer Levy qui lâcha la main de Gajeel.
— Emira, qu'est-ce que tu fais là ?
— Je suis venu voir comment tu vas quel question. J'ai appris que tu étais ici, j'étais inquiète tu sais.
— Comment t'as su que j'étais ici ?
— Je passais près de chez toi et je me suis dis que je devais m'arrêter. Mais ta mère m'as dit que tu étais ici.
Il aurait mieux fait d'interdire a sa mère de dire à qui que se soit qu'il était à l'hôpital.
Il tourna la tête vers Levy, elle le regardait étrangement.
— Je vais vous laisser, dit Levy.
Il n'avait même pas eu le temps de lui demander de rester qu'elle était déjà sortie et de façon précipitée.
— C'était pas la peine de venir.
— Mais je m'inquiétais pour toi.
— Je vais très bien.
— Ne soit pas aussi dur avec moi. Je n'avais aucune intention de vous déranger. Je voulais juste m'assurer que tu vas bien.
Gajeel regardait inlassablement la porte.
— Je vais lui demander de revenir.
Emira sortit, cherchant Levy des yeux dans le couloir mais elle ne la vit pas.
Elle se demandait si elle n'avait pas finit par rentrer.
La bolonde s'avança pour essayer de la rattraper si tel était le cas.
Elle la vit adosser plus loin contre un mur.
— Levy, appela t'elle.
Levy se retourna et fut surprise de voir que c'était Emira qui l'appelait.
— Toi ? Euh... Oui ?
— Ne me dit pas que tu pleurais ?
— N-Non.
— Vraiment ? C'est quoi cette tête que tu fais ?
— Qu'est-ce que tu me veux ?
— C'est à moi de te demander ce que tu veux. T'en a pas marre de le faire attendre ?
— De quoi tu parles ?
— De Gajeel bien sûr. Tu veux juste le faire souffrir plus ou quoi ?
— Non, je ne veux pas ça.
— Alors c'est quoi ? Ou tu veux qu'il continu à te courir après.
— Ça n'a rien à voir.
Emira lui demanda d'aller discuter dans un endroit calme. Elle fut un peu réticente mais finit par céder.
Elle ne passa pas par quatre chemins et Emira posa directement la question.
— Tu l'aimes ?
— C'est... Je n'en suis pas totalement sûr. Il a tellement fait des choses remarquable pour moi que peut-être je me sens juste redevable.
— Pourquoi pas t'éloigner.
Levy la regarda incomprise.
— Faire le point dans tes sentiments loin de lui et voir si tu sens le besoin d'être avec lui et de revenir à ses côtés.
Levy trouvait que c'était plutôt une bonne idée en plus elle avait besoin d'être un peu seul à ce moment pour tourner définitivement la page de l'histoire avec Kenji.
Elle regarda Emira longuement, elle aimait Gajeel alors pourquoi elle l'aidait ?
— Pourquoi tu fais ça ? Toi aussi tu l'aimes.
Emira sourit tristement, se rendait-elle compte qu'elle venait de dire aussi ?
Alors elle aimait Gajeel mais elle n'étais pas encore capable de le reconnaître ou peut-être l'accepter, au choix.
— Ce n'est pas moi qu'il aime c'est toi. Même si vous n'êtes pas ensemble il ne va jamais me regarder. Je préfère au moins me dire que c'est parce que vous êtes ensemble qu'il n'est pas avec moi. Ça à l'air stupide mais je préfère le voir ainsi.
Levy acquiesça malgré qu'elle trouvait ça triste.
— Quand tu reviendras j'espère que ça sera pour être avec lui si non je compte plus te rendre les choses faciles.
Levy partit rejoindre Gajeel quant à Emira, elle posa ses deux mains sur son visage sentant les larmes venir.
— Pleure pas Emira, t'es plus forte que ça, se rassura t'elle.
Elle décida de rentrer, peut-être elle aurait mieux fait de ne pas venir.
