Levy ouvrit la porte de sa chambre et vit Gajeel debout face à la fenêtre, sa main posée sur le mur.
Elle se précipita vers lui.
— Gajeel, pourquoi tu t'es levé ?
— Vais pas rester coucher toute la journée non plus.
— C'est vrai. Mais tu n'as pas trop mal ?
— Non vais bien. Faut que je sorte d'ici j'en peux plus.
— Tu pourras sortir demain.
Gajeel retourna s'assoir sur le lit et Levy prit place à ses côtés.
— Gajeel, je dois te dire quelque chose.
— C'est quoi ?
— Et bien je... J'ai décidé d'aller rester quelques temps chez ma tante.
Il ne réagit tout d'abord pas, et puis, il se tourna vivement vers elle venant de réaliser.
— Tu t'en vas ?
Elle hocha timidement la tête.
Non, elle ne pouvait pas s'en aller comme ça.
Pourquoi elle faisait ça ?
A chaque fois qu'ils se rapprochaient un peu plus il fallait toujours qu'ils s'éloignent.
— Gajeel ? appela t'elle constatant son silence.
— Pour combien de temps ?
— Je ne sais pas encore. Deux ou trois semaines, peut-être plus ça dépend.
Des sentiments qu'elle avait pour lui.
Difficilement il acquiesça.
— Tu t'en vas quand ?
— Après demain, mais je dois d'abord avertir mes parents pour qu'ils donnent leur accord.
Il posa une main sur son front, le regard rivé sur les murs de la chambre puis se laissa finalement tomber sur le lit.
— Gajeel je... Je suis désolée si ça te fais de la peine.
— Ça va, je comprends que tu as besoin d'être seul après tout ce que tu as traversé.
— J'ai envie de tourner la page et revenir pour un nouveau départ.
Et peut-être ça sera avec lui.
Elle lui prit la main.
— Je te promets de revenir, et peut-être avec une bonne nouvelle, termina t'elle en rougissant.
Il haussa un sourcil, se demandant bien de qu'elle nouvelle elle parlait.
— Je vais devoir rentrer, je suis ici depuis le matin et je ne veux pas inquiéter ma mère. Elle s'inquiète vite depuis les récents événements.
— Rentre bien.
La bleutée sortit du lit, et au pas de la porte, la voix de Gajeel tonna dans ses oreilles.
— Je viendrais te dire aurevoir, avant que tu ne partes.
Elle lui sourit puis sortit et rentra finalement chez elle.
Tout seul il soupira, ça le rendait vraiment triste qu'elle s'en aille mais elle avait vraiment besoin de cette pause, s'il pouvait dire ainsi.
Deux ou trois semaines, voir plus.
Il avait su attendre trois mois mais il ne savait pas s'il pouvait supporter ces quelques semaines.
Ça allait être pénible.
Parce qu'il l'aimait à mourir.
* * * * *
Une dernière vérification dans son petit sac de voyage, elle devait être sûr d'avoir pris l'essentiel.
Elle avait même prit avec elle deux ou trois livres.
Maintenant que l'histoire avec Kenji était derrière elle, elle devait reprendre ce qu'elle aimait le plus.
Lire.
— Levy tu es prêtes ? cria sa mère.
— Oui j'arrive, répondit-elle tout aussi fort.
Elle boucla son sac de voyage et sortit de la maison accompagnée de sa mère pour monter dans la voiture où son père et sa sœur étaient déjà installés.
— Tu es vraiment sûr que tu ne veux pas qu'on t'y amène nous-mêmes ? lui demanda son père.
— Je préfère aller par train.
Elle voulait commencer ce voyage seul.
— Très bien.
Son père se mit en route pour la conduire à la gare tandis que sa sœur ne cessait de bouder qu'elle voulait aussi aller chez sa tante.
— Wendy, elle ne part pas s'amuser mais pour... Se reposer si je peux dire comme ça. Elle a traversé un moment difficile alors elle a besoin de calme, expliqua sa mère.
— Mais je ne vais pas la déranger.
— Une prochaine fois promis, lui dit ses parents.
Une fois arrivés à la gare, ils descendirent de la voiture.
Elle voyait déjà toutes ses amies qui étaient venues lui dire aurevoir.
Levy se dirigea vers eux tandis que son père était allé acheter son billet de train.
— Levy ! dirent ses amies en cœurs.
— Vous êtes toutes venues.
— Bien sûr. On allait pas manquer de te dire aurevoir, affirma Lucy.
— Et tu pars pour combien de temps ? demanda Juvia.
— Je ne sais pas encore, quelques semaines.
— Surtout tu nous donnes des nouvelles de toi chaque fois que tu peux, demanda Lucy.
— Oui c'est promis.
— Tu vas trop nous manquer, pleura Mira.
— Vous aussi.
Elles se firent un câlin général, Levy avait dû mal à ne pas se sentir nostalgique
— Oh ne pleure pas, on aura tout le temps pour passer du temps ensemble dès ton retour.
— Oui.
Levy s'éloigna de ses amies puis regarda autour d'elle.
Il n'était pas là.
Une tristesse passa sur son visage.
— Un problème Levy ?
— N-Non.
Ses parents lui donnèrent son billet.
— Ma chérie, j'espère que tout vas bien se passer et que quand tu rentreras tu retrouveras tout tes beaux sourires.
— Moi aussi maman.
— Donne nous constamment de tes nouvelles, lui dit son père.
Sa sœur se jeta dans ses bras.
— Tu vas me manquer.
— Toi aussi et sois sage surtout.
Wendy acquiesça.
Elle discuta un peu avec ses amis pour attendre le départ du train.
Bien qu'elle n'était pas portée par la discussion, guettant à chaque fois son arrivé mais rien.
Peut-être qu'il n'avait plus eu le courage de venir lui dire aurevoir.
Il ne restait que quelques minutes avant le départ du train.
— Si je reste là je vais pleurer, souffla sa mère.
Elle préféra donc rester dans la voiture avec sa sœur.
— Levy tu devrais monter dans le train, lui dit ses amies.
— Oui mais... mais...
Il n'allait plus vraiment venir ?
— Oui j'y vais.
— Prend soin de toi.
Elle fit un dernier aurevoir à ses amies avant de se diriger vers l'entrée du train son sac de voyage en main.
Ses mains tremblaient et ses pas étaient lent. Elle sentait sa gorge devenir sèche.
Il n'était plus venu.
Levy mit un pied dans le train puis un l'autre.
Elle ravala difficilement sa salive, le cœur lourd.
— Bon sang, Levy attend !
On la tira en arrière pour la faire sortir du train.
— Gajeel...
— Désolé du retard, je devais t'amener ça.
Il lui donna un tout petit panier recouvert d'une étoffe rouge.
— Ma mère les a fait pour toi. Ça a vraiment pris du temps.
Levy ne répondit rien, elle se jeta juste à ses bras.
— J'ai cru que tu n'allais plus venir.
— Bah j'avais dit que je viendrais. Et puis y'avait un embouteillage monstre, j'aurais mieux fait de venir à pied. Je cours très vite.
Levy rit.
— La gare est très loin de chez toi, tu n'aurais pas pu faire la moitié du chemin.
— Tu me sous estime.
Elle s'éloigna de lui et il se baissa pour être à son niveau, posant son front contre le sien.
— Fais bon voyage, dit-il.
Il fondit sur ses lèvres.
Elle hoqueta, surprise qu'il embrasse aussi subitement et il la rapprocha de lui en la prenant la taille.
Que ça faisait longtemps qu'il voulait l'embrasser mais à chaque fois il était interrompu et elle sentait toute la frustration qu'il mettait dans ce baiser.
Elle savait qu'on leur regardait à cet instant, que ses parents étaient là mais elle s'en fichaient un peu, elle aimait cet échange.
Levy entoura son cou de ses mains et il mordit sa lèvre inférieure et elle lâcha un soupir.
Elle sentait son souffle lui caresser le visage lorsqu'il s'était un peu éloigné.
— Désolé, j'en pouvais plus.
Elle ne lui en voulait pas, au contraire. Elle avait rêvé qu'il embrasse à nouveau.
Plus qu'une minute avant le départ du train.
Toujours enlacé, il murmurait à son oreille.
— Levy, je t'aime. Est-ce que tu veux sortir avec moi ?
Le cœur de Levy s'affola dans sa poitrine, tapant si fort qu'elle avait l'impression qu'on pouvait l'entendre mais il reprit.
— Je veux une réponse quand tu vas revenir.
Il s'éloigna d'elle et lui sourit.
— Faudrait pas que tu rates ton train. Vas y monte.
Toujours déboussolée et le visage rouge, elle répondit à peine.
— Euh... Oui oui.
Elle prit les gourmandises qu'on lui avait préparé et son sac de voyage et monta dans le train le cœur battant à tout rompre.
Les portes se fermèrent et elle ferma les yeux.
Elle se dirigea vers une place de libre et s'assit.
Ses joues chauffaient et elle posa une main sur son cœur qui n'avait cessé de battre.
Elle ouvrit le panier qui lui avait donné.
Au moins elle aurait de quoi grignoter durant tout le trajet et si elle lisait un livre, ça sera parfait.
Mais elle pensait à lui.
— Gajeel...
Ce dernier regardait le train s'en aller puis une personne se glissa à ses côtés, il savait bien que c'était sa sœur.
— Ça va ?
— On va dire.
Il se retourna vers elle.
— Bon on rentre.
— Tu peux prendre les filles et les laissé en cours de route ?
— Ok.
Maintenant, il appréhendait la réponse qu'elle allait lui donner à son retour.
* * * * *
C'était beaucoup plus rapide par train, elle arriva chez sa tante vers la soirée et ils étaient venus la chercher à la gare puis prirent la route pour aller chez eux.
Elle était vraiment heureuse de retrouver sa tante et son oncle ainsi que sa cousine.
Le lieu était calme et paisible, tout ce dont elle avait besoin en ce moment.
C'est sur que s'il y'avait pas tout ses amies à Magnolia, elle aurait pu venir vivre avec son oncle à la campagne.
Ses parents leur avait dit de ne pas la forcer si elle ne voulait pas leur préciser la raison de sa venue. De plus elle n'avait pas très envie d'en reparler alors qu'elle était principalement venue ici pour tourner la page.
Mais connaissant sa cousine, elle n'allait pas échapper à l'interrogatoire.
Elle n'aimait pas qu'on lui dise les choses à moitiées.
Enfin, après avoir passé un magnifique dîner avec les siens, elle se retira dans sa chambre pour prévenir ses amies de son arrivée. Ses parents quant à eux l'avaient appelé.
C'était la première fois qu'elle se trouvait loin de sa famille et ça l'attristait à vrai dire et elle s'était retenue de pleurer.
La bleutée souhaita bonne nuit et se coucha dans son lit.
Elle n'avait pas fait de signe à Gajeel. Si elle voulait vraiment mettre un nom sur tout ses sentiments à son égard, elle devrait peut-être coupée un instant le contact avec lui pour s'en rendre compte pleinement.
Mais elle espérait qu'il ne le prenne pas mal, ce qui allait être difficile puisqu'elle ne l'avait rien expliquer.
Elle enfonça sa tête dans son oreiller se remémorant de son baiser plus tôt à la gare.
C'était magnifique et elle ne s'était tellement pas attendue à ça.
Comme la première fois sous les feu d'artifice.
Gajeel savait vraiment la surprendre.
Levy, je t'aime. Est-ce que tu veux sortir avec moi ?
Elle se mit à rougir, la bouche entrouverte, elle avait l'impression d'avoir cette réponse au bout de ses lèvres.
Oui ?
Au fond, ça ne lui déplaisait pas d'être avec lui, au contraire. A ses côtés elle se sentait aimer et protéger.
Et son cœur se mit à battre se rendant compte qu'elle s'était imaginée à ses côtés.
A peine venait-elle d'arriver qu'elle avait l'impression de voir un plus clair dans ses sentiments.
L'éloignement sur sa vie lui faisait vraiment du bien on dirait. C'est vrai qu'à magnolia elle avait eu des mauvaise souvenir alors qu'ici que des bons.
Ce voyage lui était prometteur et elle ne regrettait pas de l'avoir fait.
Ça l'aidait vraiment de se retrouver dans une ambiance pacifique
* * * * *
Trois jours étaient passés, Levy manquait vraiment à ses amies mais encore plus à Gajeel.
Il ne comprenait vraiment pas pourquoi elle ne lui donnait aucune nouvelle.
Peut-être qu'il n'aurait pas dû lui demander ça avant qu'elle s'en aille.
— Juvia est enfermée dans sa chambre depuis qu'elle est rentrée, confia madame Redfox.
— C'est pas comme si elle se trouvait souvent ailleurs ici.
— Je l'ai trouvé triste quand elle est revenue. Peut-être qu'elle a un problème. Va la voir.
Il regarda sa mère en haussant un sourcil.
— Ne me regarde pas comme ça, tu es son frère, tu devrais te soucier si elle a un problème. Allez va la voir.
Il se leva lourdement de son siège avant d'aller toquer à la porte de sa sœur.
— Juvia t'as quoi ?
Un silence se fit entendre, mais il entendait des bruits étranges.
— Tu te décides à répondre ? T'as quoi ?
— Je... Je n'ai rien.
Sa voix n'était pas comme d'habitude on aurait dit qu'elle avait pleuré.
— Tu pleures ?
— N-Non... J-Je ne pleure pas.
— Ouvre la porte.
— Je ne pleures pas.
— Si tu l'ouvres pas c'est moi qui entre.
Après un instant, il vit la porte s'ouvrir et Juvia avait le regard baisser.
— Regarde moi.
Elle leva les yeux vers lui et il remarqua des traces de larmes sur les joues et les yeux rouges.
— Qui t'as fait pleurer ?
— Personne, je me suis cognée.
— Tu peux arrêter de mentir ? Qui t'as fais pleurer ?
Ses yeux humidifièrent puis elle se blottit contre les bras de son frère en pleurant encore plus.
— Je me suis disputée avec Grey.
— Qu'est-ce qui s'est passé ?
— Je suis allée le voir ce matin.
En arrivant, il n'était pas tout seul. Une fille était blottit dans ses bras.
— Je ne savais pas que c'était la fille de Ul, j'ai fais une crise de jalousie. Il s'est énervé et on s'est mis à se disputer.
Ul, la femme qui s'était occupée de Grey à la mort de ses parents. Il lui parlait souvent d'elle et de sa fille mais jamais elle avait vu une photo d'elle, elle ne pouvait pas savoir.
— Qu'est-ce qu'il t'as dit ?
— Rien. C'est juste parce qu'on s'est disputé que je pleure.
— Je te connais, tu ne pleurerais pas aussi facilement rien que pour ça. Y'a autre chose. Il t'a dit quoi ?
— Rien, il ne m'a rien dit.
— Qu'est-ce qu'il t'as dit ? redemanda t'il énervé.
— Que... Que j'étais envahissante et énervante.
— Je vois.
Gajeel se défit de l'étreinte de sa sœur et se mit à s'en aller. Juvia arrêta sa main.
— Je t'en prie ne va pas le voir. C'est sur qu'il ne le pensait pas vraiment.
— Lâche ma main.
— Gajeel il faut comprendre. Aujourd'hui c'est l'anniversaire de la mort de Ul alors il ne se sentauy pas bien.
— Ne lui trouve pas d'excuse. Je t'ai jamais vu pleurer.
— Non Gajeel je t'en prie.
Il partit sans écouter les supplications de sa sœur.
* * * * *
Crispé au fond de sa chaise, il passa une main sur son front pendant que son ami lui parlait
— Attend tu as vraiment dis ça ?
— Je le pensais pas vraiment.
— Si Gajeel apprend ça t'es mort.
La porte s'ouvrit brusquement, laissant apercevoir le principal concerné.
Grey se leva subitement.
— Gajeel ? Écoutes je...
— Je veux rien entendre.
— Bon mec je te laisse. Heureux de t'avoir connu.
— Natsu tais toi.
Natsu sortit laissant les deux jeunes hommes s'expliquer et vu la tête de Gajeel, fallait pas qu'il en place une.
Le silence prit place mais l'ambiance était glaçante, surtout Gajeel.
— Si tu la trouves si envahissante et énervante pourquoi tu es avec elle ?
— Je ne le pensais pas.
— Putain Grey t'as fait pleurer ma sœur. Je ne l'ai presque jamais vu pleurer.
Grey n'avait jamais vu Gajeel aussi énervé. Il voyait qu'il se retenait de ne pas l'en coller une.
Et il se sentait si honteux.
— J'aimerais m'excuser mais elle refuse de m'écouter.
— Tu t'attendais à quoi ? Vaudrait mieux que tu la laisses tant qu'elle ne veux pas te voir, dit-il avant de sortir de l'appartement de Grey claquant la porte derrière.
S'il était resté une minute de plus ça aurait dégénéré, il ne voulait pas avoir Juvia sur le dos et fallait mieux qu'il évite de jetter toute sa frustration sur Grey.
*
Il était adossé contre la porte de la chambre de sa sœur qui avait le visage caché entre ses pieds qu'elle avait remonté vers elle.
— Tu pleures toujours ?
— Non je... hmm oui mais ça va déjà.
Il s'approcha d'elle avant de la prendre contre lui.
— Faudrait vraiment que tu arrêtes de pleurer c'est bizarre de te voir comme ça.
— Désolée. Tu as dis quoi à Grey ?
— De ne plus t'approcher tant que tu ne veux pas le voir.
— Tu crois vraiment que je suis...
— Non, tu ne vas pas te mettre à croire ce qu'il a dit.
— Mais tu me dis souvent que je suis envahissante.
— Moi c'est différent.
— Mais s'il ne sent pas que je le laisse de l'espace, je ne devrais pas l'en vouloir. Je l'aime beaucoup et pour moi c'était une façon de lui montrer à quel point je tiens à lui.
— S'il n'est pas capable de voir à quel point tu l'aimes c'est que c'est un idiot.
— Dit pas ça.
— Du coup tu vas répondre à ses appels ? Ton téléphone ne cesse de sonner et ça me casse les oreilles.
Juvia prit son portable et préféra l'éteindre.
— Je sais pas, j'ai pas envie de lui parler maintenant. Ce qu'il m'a dit m'a blessé.
— T'as pas besoin de te forcer.
Juvia se recula et s'assit face à son frère.
— Levy...
— Non, ne parle pas d'elle, l'arrêta t'il.
— Pourquoi ? fit-elle surprise.
— Tu sais bien.
— Tu ne devrais pas le prendre comme ça, si elle ne te fais pas de signe c'est parce que...
Juvia se stoppa.
— Parce que quoi ?
— Je n'ai pas le droit de te dire.
Gajeel soupira.
— Sais pas pourquoi elle le fait mais c'est blessant.
— Fais la confiance. Dit toi que c'est bénéfique pour toi.
— Pour moi ? s'étonna t'il.
— Tu verras.
* * * * * *
Trois jours de plus, trois jours de plus venaient de s'écouler.
Chaque nuit ou chaque jour non à tout instant il ne quittait plus son esprit.
Elle le sentait si près de son cœur mais si loin d'elle.
— A quoi tu penses ?
Elle leva les yeux vers sa cousine.
— Je devrais plutôt demander, à qui tu penses ?
Avant qu'elle ne réponde sa cousine prit parole.
— Tu penses encore à lui. Gajeel c'est ça ?
Levy cacha son visage avec le livre qu'elle lisait.
— Laki arrête !
Elle rit.
— C'était bien ce que je pensais. Tu regardais cette page depuis longtemps.
Elle s'assit à côté de sa cousine, sur le perron.
Laki regarda sa cousine, elle constata vraiment que ces derniers jours le changement était grandiose.
Son sourire plus souriant, son regard flamboyant. Sa joie de vivre débordante.
— Est-ce que tu sais que tes yeux brillent quand tu parles de lui ?
— Oui, tu me le dis à chaque fois.
— C'est parce que tu me parles de lui à chaque fois.
— Oui c'est vrai.
Au début elle ne s'en rendait même pas compte, jusqu'à ce que Laki lui charrie dessus.
Mais c'était pour elle le meilleur moyen d'exprimer ses sentiments.
Et ça l'avait si aidé, sa cousine l'écoutait attentivement et à chaque fois qu'elle en parlait elle se rendait parfaitement compte de ce qu'elle refutait plus que tout.
Elle aimait Gajeel.
Après ça, elle voulait le voir.
Lui dire.
Se blottir dans ses bras.
L'embrasser.
Être avec lui.
S'en devenait vital.
C'était vital pour tout dire.
Levy ferma son livre et soupira.
— J'ai envie de le voir.
— Mais pourquoi tu ne rentres pas et tu profites tu lui parles de tes sentiments.
— Parce que je dois lui donner ma réponse.
— Tu as toujours aussi peur de te lancer ?
— Je crois.
— Avec tout ce qu'il a fait pour toi, il ne serait pas comme... Tu sais qui.
Car oui, elle avait tout raconter à Laki puisqu'elle celle-ci avait voulu à tout prit savoir pourquoi elle avait arrêté d'aimer Kenji avec tout les louanges qu'elle chantait sur lui auparavant
Laki prit sa cousine par les épaules.
— Tu ne devrais pas forcément te baser sur ta première relation amoureuse. Je sais que pour toi c'est difficile et que tu as peur d'être à nouveau blesser. Mais si tu n'essayes pas, peut-être tu ne sauras jamais qu'il aurait pu te rendre heureuse.
— J'ai envie de lui dire, j'ai envie d'être avec lui.
— Alors qu'est-ce que tu attends ?
Levy sourit.
— Merci Laki
Elle prit son livre et rentra à la maison en courant.
Demain, demain elle pourra rentrer.
Elle classa ses affaires car elle s'en ira tôt demain.
Son téléphone sonna et elle décrocha à la va vite.
— Juvia !
— Oh Levy, tu as l'air bien heureuse.
— Oui je le suis.
— C'est super. Tu sais je t'appelais pour te dire que je crois qu'il faut que tu appelles Gajeel, ton silence le fait du mal.
— Je ne voulais pas ça. Mais avex du recul j'ai compris maintenant. Juvia, je rentre demain et je pourrais lui parler.
Elle comprit le cris de joie de Juvia.
— Mais... Mais... Je suis trop heureuse pour lui. Pour vous deux !
Levy rit.
— Ne dit rien à Gajeel.
— T'en fais pas. Il sera si surpris de te voir demain.
— Oui j'imagine. Et toi ça va ? Ça c'est arrangé avec Grey ?
— Non pas vraiment. Je n'ai toujours pas accepter de lui parler.
— Je suis sur que tu finiras par l'excuser. Tu l'aimes beaucoup.
— Oui mais bon ses paroles me font toujours aussi mal.
— Je comprends.
— Je ne vais pas t'embêter longtemps. Passe une bonne soirée.
— Toi aussi.
Levy n'avait jamais été aussi pressée de voir quelqu'un.
Le soleil était haut dans le ciel quand elle se dirigeait chez les Juvia.
Elle n'était pas passée chez elle tout d'abord, elle était directement venir ici.
A peine mit-elle le pied à l'intérieur que les filles bondirent sur elle.
— Levy !
— Je suis si contente de vous revoir.
— Nous aussi. Mais faisons moins de bruits. Gajeel crois que nos sommes toutes en haut. Il sera tellement surprise de te voir. Il est en cuisine, allée va le voir, débita Juvia.
Levy acquieça et ses amies lui prirent son sac.
Elle ne prêta pas attention à l'état du café tant une seule personne accaparait son esprit.
Un pas après l'autre, elle se dirigea vers lui, les mains moites.
Par quoi allait-elle commencer ?
Elle ne savait pas.
Levy se stoppa à l'entrée de la porte, il était de dos.
Son cœur battait si vite.
Elle inspira profondément pour se donner du courage.
