Bonjour ! Voilà enfin le chapitre 49 ! Désolée pour le retard. Il m'est arrivé pas mal de misères après le chapitre 48 couplé à un manque de retours donc je vais être honnête avec vous : je n'avais pas envie d'écrire et de faire des efforts. Chaque auteur le répète à chaque publication, vos retours sont essentiels pour la motivation ! Cette fiction me prendre énormément de temps sur du temps que je pourrais consacrer à d'autres activités. Quand je vois qu'à la sortie d'un chapitre j'ai à peine 6 retours et + de 1000 vues/visites sur le nouveau chapitre ça a de quoi foutre les boules. Bref, vous avez le mot d'ordre, si le futur chapitre traîne, posez vous la question de pourquoi. On écrit tous bénévolement ici, un merci ne tue pas à mes yeux.
Merci tout de même aux fidèles qui laissent des retours et à qui je réponds personnellement. Merci aux guests aussi plein de bisous de loin :) (merci COVID) Merci à MagRd et Esys pour leur soutien, elles me motivent car parfois j'ai vraiment envie d'envoyer tout valdinguer ! Allez bonne lecture ;)
Chapitre 49 : Mouton égaré
Les fortes chaleurs avaient enfin cessé, laissant place à un mois de novembre pluvieux et gris sur les terres siciliennes. Clarke était assise dans le canapé, occupée à lire ses mails professionnels sur sa tablette quand ses yeux furent attirés par une notification portant le titre "Multiples fusillades entre deux clans rivaux à Syracuse cette nuit". Elle repensa immédiatement aux paroles de Victor au sujet de cette nouvelle drogue qui était entrée sur le territoire récemment. Inconsciemment, son regard se tourna vers son téléphone posé près d'elle : elle n'avait encore rien dit au sujet de ce qu'elle avait surpris au dispensaire à sa compagne. Elle avait eu plusieurs occasions mais elle avait fait le choix de passer en premier plan leur vie de famille plutôt qu'un problème qui n'en était plus un puisque Victor et Alyssa ne devaient plus utiliser le dispensaire pour leurs soins illégaux.
Des pas vigoureux descendant l'escalier la sortirent de ses pensées. Madi venait de la rejoindre telle la tornade brune qu'elle était. Elle embrassa sa mère avec affection avant de tourner sur elle-même.
-Alors qu'est-ce que tu en penses ?
La médecin fronça les sourcils avant de demander avec précaution :
-Hm tu t'es coiffée différemment ?...
-Mais non ! J'ai mis un baume à lèvres goût fraise ! Regarde mes lèvres sont un peu plus roses ! Se fâcha sa fille.
-Oh...Oui, oui ! Mais tu es sûre que c'est autorisé par ton école ?
- Aujourd'hui on va au musée, ma professeure ne pourra pas me voir ! Sourit Madi, fière de son plan de génie.
-Je vois... Et pourquoi mets-tu soudainement du baume à lèvre "goût fraise" ? Sourit sa mère, amusée.
-On va former des groupes de plusieurs niveaux au musée et les filles de ma classe ont dit qu'il fallait être jolie pour être choisie par les garçons plus âgés !
-Ah... Souffla Clarke, encore plus amusée à l'idée que Lexa soit beaucoup moins enthousiaste à l'idée que leur fille commence à s'intéresser aux garçons. Bon j'imagine que tu es prête alors ?
-Oui on peut y aller !
La médecin sourit et se leva à la suite de sa fille qui semblait surexcitée : Madi parlait de cette sortie au musée de Syracuse depuis deux semaines et demie. Elles montèrent toutes les deux dans la voiture qui démarra dès qu'elles eurent claqué les portières. Clarke ne put s'empêcher d'envoyer un message à sa compagne :
"Bonjour mon amour, je te souhaite que tes propositions de lois anti-mafia soient acceptées par le Sénat car tu as beaucoup travaillé dessus dernièrement et je sais qu'elles te tiennent à cœur.
PS : N'oublie pas de souhaiter une bonne journée à Madi, elle va au musée aujourd'hui et elle a sorti le baume à lèvres goût fraise pour l'occasion :')"
Madi embrassa rapidement sa mère avant de sauter du véhicule pour rejoindre ses amies qui l'attendaient devant le musée. L'école avait demandé que les élèves y soient déposés à huit heures précises.
La jeune fille s'enjouait en miroir avec ses amies d'être avec les beaux garçons des classes supérieures mais la joie fut de courte durée lorsque leurs professeurs respectifs leur indiquèrent que les groupes étaient déjà faits.
Elle se retrouva ainsi dans un groupe où deux élèves étaient absents. Plusieurs groupes souffraient de l'absence de certains élèves, aussi les professeurs les remanièrent sur place afin de rééquilibrer au mieux les niveaux. Le temps que cela soit fait, Madi patienta sagement bien qu'une moue déçue était apparue sur son visage alors que quelques-unes de ses amies étaient dans des groupes intéressants.
-Salut Camarón, entendit-elle.
Elle se tourna de surprise pour reconnaître son cousin de cœur qui s'approchait d'elle, d'un pas nonchalant.
-Salut Matt' ! Je pensais pas que tu viendrais au musée, sourit-elle.
-Ma mère m'a déposé et a attendu qu'un prof m'ait à l'œil pour partir...Soupira t-il.
- Tu es désespérant cousin, répondit Madi en secouant la tête.
- Tu peux pas comprendre... Tu es dans ton élément, moi non. Je déteste cette école... Je veux juste faire du foot...
-Ah donc tu veux être comme ces joueurs professionnels qui ne savent que courir bêtement derrière un ballon ? Une fois que tu seras blessé tu feras quoi ? Hein ?
Matteo fit une moue avant de sourire :
-Je serai riche alors peu importe !
- Si tu dilapides ta richesse fictive comme tu penses, tu vas vite être à sec.
-Tss...
-Elle n'a pas tort, les coupa la voix d'une jeune fille.
Les deux jeunes se tournèrent vers celle qui venait de les interrompre. Elle était grande et fine, des cheveux blonds décolorés coiffés en une queue de cheval haute et des yeux noirs envoûtants. Elle portait l'uniforme de leur école mais avec un brin de personnalisation : sa chemise était ouverte de deux boutons et sa cravate était desserrée. Madi l'observa avec méfiance tandis que Matteo semblait plus qu'intéressé par le physique de cette jolie et mystérieuse demoiselle.
-Edda Giordano, se présenta t-elle.
-Je sais qui tu es, indiqua Madi ce qui surprit la blonde.
- Ah oui ? Répondit la jeune fille, le cœur battant à l'idée que sa tante Lexa ait parlé d'elle à sa fille.
-Oui. Tu n'as pas une bonne réputation au collège... Les filles de ma classe disent que tu es une...
-Une ? Sourit sa camarade, devinant la suite.
Elle était légèrement déçue que Madi ne la reconnaisse pas comme étant sa cousine mais cela viendrait avec le temps. Elle était déjà au courant de l'étiquette que ces petits enfants riches lui avaient collée sur le dos évidemment, aussi connaissait-elle la réponse à venir de la petite brune.
-Une salope... Murmura tout bas la jeune fille, honteuse.
La Giordano se mit à rire tandis que Matteo donnait une tape sur l'épaule de sa cousine.
-Madi !
-Quoi... C'est ce qu'elles disent... Apparemment tu aurais les plus mauvaises notes de l'école aussi... Tu serais uniquement rentrée grâce à l'argent de tes parents...
- Madi arrête... C'est pas grave d'être mauvais... On est deux comme ça... Tenta de plaisanter Matteo.
-Laisse-la parler, ordonna la Giordano ce qui fit taire immédiatement le jeune homme.
-Elles disent aussi que tu fais des choses aux garçons dans les toilettes...
Edda garda un regard très sérieux avant de répondre :
-Et si c'était vrai ? Est-ce que ça ferait de moi une salope ? Une femme n'a pas le droit d'avoir une sexualité assumée selon toi ? Il me semble pourtant que ta mère Lexa Donati milite pour les droits des femmes notamment et donc pour une sexualité assumée peu importe son orientation.
Madi resta sans voix avant de rougir brusquement. La blonde venait de lui couper toute répartie, elle allait se tourner pour fuir quand elle buta dans sa professeure qui indiqua :
-Vous avez l'air de vous êtes trouvés, vous serez donc tous les trois ensemble. Allez rejoindre les autres, nous allons expliquer les consignes.
-O... Oui... Souffla Madi, encore rouge de honte.
Edda la suivit avant de se faire arrêter par la professeure :
- Mlle Giordano, votre cravate et chemisier doivent être mis correctement.
-Selon le règlement de l'école, uniquement dans les locaux appartenant à l'école, or nous sommes dans un lieu public. Désolée, sourit-elle avec provocation.
-Bien joué, lui souffla Matteo en se mettant à ses côtés.
Il ne savait pas pourquoi mais il se sentait étrange aux côtés de cette jeune fille. Son cœur s'emballait doucement d'une agréable chaleur. Il l'avait déjà vue à l'école mais il finissait toujours par détourner le regard pour rejoindre les amis qu'il avait. Aujourd'hui était la première fois qu'il lui parlait et visiblement ils allaient passer la journée ensemble à arpenter ce musée.
Lorsque Clarke arriva dans les nouveaux quartiers, son cœur se serra d'inquiétude : plusieurs voitures de police étaient garées aux abords, gyrophares allumés. Elle s'avança rapidement, suivie de son garde du corps jusqu'à ce qu'un agent de police l'arrête.
-Madame où allez-vous ?
-Je suis le Dr Griffin, c'est moi qui gère le dispensaire de ces quartiers. Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Il y a eu une fusillade la nuit dernière dans ce quartier qui a fait deux morts. Le dispensaire a été vandalisé
-Quoi ?! Pourquoi ne m'a-t-on pas avertie ?... Bon sang... Souffla t-elle, agacée de cette nouvelle.
Elle n'aurait jamais cru que ces quartiers soient aussi victimes des multiples fusillades ayant éclaté hier et encore moins son dispensaire.
-Avez-vous travaillé au dispensaire hier ?
-Non, j'étais à l'hôpital de Syracuse toute la journée. J'alterne entre les deux.
- Je vois. Auriez-vous des observations ou remarques qui pourraient nous aider à remonter sur l'auteur des fusillades ?
-Comment ça ?
-Ce dispensaire accueille celui qui en fait la demande n'est-ce pas ? Avez-vous été approchée vous ou l'un de vos collaborateurs pour prodiguer des soins illégaux ?
La médecin prit une respiration pour garder son calme :
- Non bien sûr que non... Tous les habitants ici se connaissent. A ce que je sache il n'y a pas de deals ici donc cette fusillade doit être due à un concours de circonstances...
- Il faut l'espérer.
- Est-ce que je peux accéder au dispensaire ? J'ai des dossiers importants, je ne voudrais pas qu'ils disparaissent...
-Suivez-moi.
L'agent invita la blonde à le suivre. Ils se stoppèrent à l'entrée du dispensaire qui avait mauvaise mine : tout avait été fouillé et retourné. Nul doute que les voleurs cherchaient de quoi se soigner ou se soulager. Elle entra après l'autorisation de l'agent et marcha là où on lui indiqua, accédant finalement à son bureau dont seuls les tiroirs avaient été fouillés. Elle récupéra dans le coffre-fort intact les dossiers importants puis sortit, se retrouvant nez à nez avec Alyssa qui semblait catastrophée et qui ignorait totalement l'agent qui l'appelait pour lui demander de s'arrêter.
-Mon dieu mais qu'est-ce qu'il s'est passé !
La médecin la fusilla du regard en guise de réponse ce qui fit baisser les yeux de la métisse.
-Il faut que Madame la Maire porte plainte, indiqua la médecin après une minute.
-C'est déjà fait, répondit la voix bien connue de Gaïa Salomon.
Surprise, Clarke mit quelques secondes à réagir à la présence de la Maire de Syracuse.
-Gaïa... Bonjour.
-Bonjour Clarke, répondit rapidement la métisse avant de suivre l'agent qui l'avait amenée jusqu'au dispensaire. Où sont les deux jeunes qui ont été tués ?
-Par ici Madame le Maire.
La médecin ne prêta pas attention au peu d'intérêt que lui avait accordé Gaïa. Après tout, les deux femmes étaient amenées à travailler ensemble sur le sujet du dispensaire mais cela ne les obligeait pas à s'apprécier. La blonde n'avait d'ailleurs pas oublié le rôle qu'avait joué la métisse auprès de sa compagne lors de leur rupture. Elle se permit de suivre l'agent et la Salomon pour constater avec tristesse la mort de deux jeunes âgés d'environ seize ans tout au plus. Le policier retira la protection provisoire pour cacher les corps afin de révéler le visage des jeunes. La médecin ne put que soupirer :
-Je les connais. Ils venaient au dispensaire pour avoir de l'aide pour arrêter la cocaïne... Mais ça fait bien un mois que je ne les avais pas vus...
Elle transmit l'identité des deux jeunes aux policiers avant de quitter les lieux avec leur autorisation. Elle envoya un message à Octavia pour lui indiquer de ne pas venir au dispensaire au vu de la situation puis demanda à son chauffeur de la ramener à la maison.
La salle du Sénat était occupée de plus de la moitié des sénateurs en ce milieu de semaine. Nombreuses lois avaient été présentées, étudiées, débattues et votées par les divers politiciens depuis sa réouverture en octobre. Aujourd'hui était un jour bien spécial pour la belle et jeune sénatrice Lexa Griffin. Après plusieurs semaines de travail avec son groupe, elle présentait devant tous un ensemble de lois pour rendre la vie dure à la mafia locale encore bien trop présente sur le territoire italien. Son intervention touchait à sa fin, aussi termina-t-elle son discours par ces dernières paroles :
- Mesdames et Messieurs, nous pouvons être les acteurs d'un nouveau système italien. Plus droit et plussécuritaire pour ses habitants. Plus efficace et plus productif ce qui relancera l'économie du pays et diminuera le taux de chômage en hausse chaque année. Si la Sicile a réussi, nous pouvons le faire à plus grande échelle. Je ne vous demande pas de me faire confiance mais de vous faire confiance, de croire en la vision d'une Italie dans laquelle vous aimeriez vivre libres de vos choix. Notre cher ami Machiavel me souffle une vérité sur laquelle je terminerai mon intervention de ce jour : "Il y a deux manières de combattre, l'une avec les lois, l'autre avec la force." A vous de choisir laquelle est la vôtre.
Son regard vert perçant scruta une dernière fois la salle qui s'était mise à murmurer à la fin de son intervention. Elle se garda bien de sourire mais devina dès à présent que ses propositions de lois avaient piqué la curiosité de ses confrères politiciens peu importe le camp qu'ils avaient choisi : abattre la Mafia était une des clés de la victoire en politique. Tandis que la séance se terminait et que la salle se vidait, elle se dirigea vers sa place, ses collègues la félicitant pour cette intervention grandement menée. Elle les remercia avant de chercher sa gourde isotherme, elle était assoiffée. Cette dernière était malheureusement vide, elle devrait donc patienter.
- Une intervention remarquablement brillante, entendit-elle ce qui la fit se retourner.
Face à elle se trouvait Russel Lighbourne-Primo qui lui offrit un sourire chaleureux. Il lui tendit une bouteille d'eau fraîche.
- Vous devez être assoiffée, dit-il en guise d'explication.
- Merci, répondit-elle en acceptant la bouteille d'eau qu'elle vida dans sa propre bouteille.
- Je vois que vous êtes équipée et partisante de l'écologie, dit-il pour meubler la conversation.
- En effet, c'est un thème de travail que j'apprécierai défendre auprès de tous ici.
- Sans doute moins risqué que celui sur lequel vous êtes actuellement. La Mafia risque de ne pas apprécier votre intervention d'aujourd'hui.
- On s'attire la haine en faisant le bien comme en faisant le mal Mr Lightbourne, répondit-elle simplement.
- Machiavel, sourit-il, reconnaissant une autre des citations célèbres du penseur Florentin. Vous semblez passionnée par ce philosophe, il y en a pourtant d'autres très talentueux.
- Bien évidemment mais mes idées se coordonnent parfaitement bien avec ce dernier.
- Je vois... Bien. Maintenant que je sais que je vous ai sauvé de ce terrible inconfort qu'est la soif, je peux me retirer. Au revoir Lexa, une très bonne fin de journée à vous.
La brune ne répondit que par un sourire poli avant de fixer Russel s'éloigner et rejoindre le Président du Sénat qui se dirigeait vers la sortie. Elle eut la vague impression que les deux hommes s'étaient murmuré quelque chose mais la fatigue devait sûrement jouer. Elle manquait de sommeil car elle avait longuement travaillé son intervention de ce jour. Elle capta néanmoins le regard bleu du Président du Sénat qui resta un court instant sur elle avant qu'il ne quitte la salle. Elle but une gorgée d'eau fraîche avant de ranger ses affaires afin de rejoindre Raven qui devait l'attendre à l'extérieur.
La mâchoire serrée le Président du Sénat entra dans son bureau, renvoyant sèchement sa secrétaire personnelle qui tenta de lui transmettre une information. Il s'avança vers les immenses fenêtres donnant vue sur la Place Madame. Ses yeux étaient d'un bleu glacial dans lesquels dansait une tempête inquiétante.
Une sonnerie toute particulière attira son attention, aussi se tourna-t-il vers un tiroir fermé à clé qu'il ouvrit grâce à une clé qu'il portait autour de sa chaîne en or à laquelle était accrochée une petite croix raffinée. Il récupéra le téléphone prépayé et ouvrit le message qui avait été réceptionné : vide.
Il composa lentement un numéro avant d'exécuter l'appel. Après deux sonneries, une voix grave lui répondit :
-Dites-moi tout Anders.
-Don Cadogan, je crains hélas vous apporter une nouvelle fâcheuse.
-Je vous écoute.
-L'intervention de Madame Donati a fait réagir beaucoup de sénateurs, nul doute que lorsque le vote se fera, elle obtiendra ce qu'elle veut.
-En êtes-vous certain ?
-Quasiment, à moins qu'il ne lui arrive quelque chose avant le vote, rien ne pourra stopper le vote de ces nouvelles lois anti-mafia... Personne n'aura les épaules pour prendre sa suite. Hm... sans que je ne puisse bien comprendre, cette femme sait exactement comment paralyser nos réseaux actuels.
Un petit rire étouffé lui répondit ce qui fit lever un sourcil à Anders.
-Don Cadogan ? Interrogea-t-il.
-Elle sait car elle était dans ce monde. Pas en Italie mais en Sicile. Une mafieuse de renom, son grand-père Titus a bien travaillé si ce n'est qu'il doit se retourner actuellement dans sa tombe... A l'idée qu'elle ait trahi son héritage familial en se rangeant aux côtés de la loi. Elle a envoyé les Barzetti dans l'oubli et bon nombre de mafieux.
-Je vois... Que dois-je faire ?
-Où en est l'approche de Russel ?
-Au point mort, elle le renvoie dès qu'il approche.
-Hm. Anders ?
- Oui ?
- Vous m'aviez bien parlé d'une petite fille ?
-Oui.
-Faites-la enlever. Aujourd'hui. Que notre chère amie fasse le lien immédiatement.
-Doit-on la tuer Don ?
-Je me laisse quelques heures de réflexion. Tout dépendra du comportement de notre amie Lexa. Si elle se montre coopérative, l'enfant vivra, autrement...
-Bien. Je m'occupe de tout.
-Merci Anders.
La jeune Donati soupira une énième fois devant les pitreries de son cousin Matteo qui faisait tout pour attirer l'attention de leur nouvelle partenaire de travail. Edda tentait de jouer l'indifférente mais elle ne pouvait cacher que le jeune homme l'amusait, aussi laissait-elle filer de petits sourires discrets. De nature solitaire depuis le début de son internat dans cette école privée, cela lui faisait du bien de voir que quelqu'un était capable de passer au-dessus des rumeurs la concernant.
-Hé Edda, regarde ! Non mais sérieux, il était bourré le sculpteur !
-Bon Matteo ! Peut-être que tu t'en fous d'avoir une mauvaise note sur le travail d'aujourd'hui mais pas moi ! S'énerva Madi en s'arrêtant brutalement sans prévenir ce qui surprit Edda qui lui rentra dedans.
-Wow ! Préviens quand tu freines, lui reprocha la jeune fille.
-Oh c'est bon ! C'est pas une mauvaise note qui va te priver de quoique ce soit ! Répondit Matteo, insolent.
-Il a raison, un peu d'amusement te ferait pas de mal... On dirait que t'as un balai dans le cul, sourit Edda.
Madi serra les poings d'agacement avant de leur crier à tous les deux :
- Allez vous faire voir tous les deux ! Je vais prévenir la professeure que je ferai le travail toute seule ! Je ne veux pas être rattachée à deux boulets comme vous !
-Chut ! Intima une artiste qui était en train de copier un tableau non loin.
La jeune Donati rougit de honte, elle qui n'aimait pas se faire remarquer, c'était raté. Elle tourna les talons et partit en courant vers une galerie parallèle, plantant ses deux camarades sur place qui se regardèrent d'un air gêné.
-Bon... Hm... On fait quoi ?
-On la rattrape et on s'excuse je pense, répondit Edda en levant les yeux au plafond.
Matteo acquiesça avant de suivre sa camarade vers la galerie vers laquelle était partie sa cousine mais ils furent surpris de n'y trouver personne.
-Elle court vite?
-Quand elle est en colère oui... Soupira le jeune homme.
-Bon et bien on a plus qu'à se séparer...
-Ok mais comment on fait pour se prévenir si on l'a trouvée ?
-Donne-moi ton numéro de portable, dit-elle en sortant le sien.
-Oh je sais pas enfin... C'est précipité... Je ne suis pas de ce genre... Plaisanta-il.
Edda lui fila un coup de poing sur l'épaule non sans un sourire.
-Crétin.
Les deux jeunes échangèrent leur numéro respectif avant de se séparer au pas de course.
Edda marchait d'un pas rapide, essayant de retrouver Madi entre les autres adolescents et visiteurs présents dans les différentes galeries mais sans succès. Cela devait faire déjà une vingtaine de minutes qu'elle et Matteo la cherchait. Ils échangeaient quelques messages par une messagerie instantanée pour indiquer quelle partie du musée ils avaient parcouru afin d'éviter les doublons. Madi avait évidemment éteint son portable ce qui rendait la tâche compliquée, cette fille était réellement très studieuse.
Alors qu'elle allait tourner à un nouvel embranchement, elle eut l'impression de reconnaître la voix de la jeune Donati. Elle s'approcha et fut stoppée par un cordon indiquant qu'il était interdit d'entrer, pourtant elle était persuadée d'avoir entendu Madi d'un peu plus loin.
- C'est passionnant ! S'exclama la voix de la jeune Donati.
Cette fois, le doute ne pouvait plus être de mise : Madi était bien dans cette partie interdite au public. Cela l'étonna puisque la jeune fille avait ressenti assez de honte et de colère pour les planter sur place, alors défier une règle du musée était d'autant plus surprenant. Elle s'apprêta à passer sous le cordon de sécurité quand elle fut arrêtée par un homme en costard qui arriva de sa droite.
-Hé ! Il est interdit de passer par ici !
-Ah ok... Désolée... Je pensais obtenir une meilleure note si je visitais cette partie du musée...
-C'est interdit, répéta l'homme en l'invitant du regard à partir.
La Giordano acquiesça avant de reculer précautionneusement et d'envoyer un message à Matteo pour la prévenir de cette étrange situation.
- Qu'est-ce que vous...!Ahh !
Le cri avait été étouffé mais Edda l'avait bien entendu. Le gardien face à elle l'observa en silence, impassible, ce qui lui fit comprendre qu'il se tramait quelque chose. C'était impossible qu'il n'ait pas entendu le cri de la jeune fille.
- Hm... Vous sauriez peut-être me renseigner ?
-Non. Dégage je t'ai dit, grogna t-il tout en passant derrière le cordon de sécurité.
- Allez ! Je cherche juste le tableau de cet artiste... Insista t-elle, en s'approchant pour lui montrer sa feuille de travail qui était accrochée sur une planchette à pince.
Avant que le garde n'ait eu le temps de la renvoyer de nouveau, elle lui envoya de toutes ses forces la planchette en plein visage ce qui le fit hurler. Elle profita de sa courte surprise pour passer sous le cordon et courir jusqu'à la salle se trouvant après un couloir. Elle eut juste le temps d'apercevoir Madi inconsciente sur le sol.
-Madi !
Elle s'approcha de la jeune fille dont un peu de sang s'échappait à l'arrière de la tête.
-Merde !
Elle sortit son portable mais elle n'eut pas le temps d'envoyer son message car une vive douleur la saisit avant qu'elle ne se sente happer par l'inconscience à son tour. Un grognement se fit entendre alors que le corps de la jeune Giordano s'étalait au sol.
-Bordel c'était compliqué de tenir cette gamine derrière ce cordon ?!
-Disça à mon nez, rouspéta son collègue qui venait d'arriver, le nez en sang à cause du coup de planchette qu'il avait reçu par surprise.
-Bon, on dégage avant qu'il ne donne l'alarme, indiqua celui qui semblait commander.
Il chargea Madi sur son épaule sans délicatesse avant de se diriger vers une porte réservée aux employés.
-Et l'autre ?
- Elle reste là.
-Impossible ! Elle a vu mon visage !
-Bordel ! T'es vraiment un abruti ! Prends-la, on l'embarque aussi alors !
Edda fut à son tour chargée sur l'épaule du second homme qui suivit son collègue qui l'attendait pour fermer la porte derrière eux. Les deux empruntèrent ensuite plusieurs couloirs avant de rejoindre un agent de sécurité qui regardait des caméras. Ils lui transmirent une enveloppe épaisse qui fit sourire l'agent.
-Passez par la sortie A22. J'ai fait évacuer la zone à cause de la présence d'un rat. Votre chauffeur vous y attend. Vous avez trois minutes, après je relance les caméras.
Un petit sourire fut échangé entre les trois hommes. Les deux premiers filèrent sans traîner vers la sortie indiquée. Comme l'avait indiqué l'agent de sécurité, ils retrouvèrent une camionnette noire dont la porte latérale s'ouvrit dès qu'ils se présentèrent devant.
-Deux ? Je croyais qu'on devait en kidnapper qu'une, reprocha l'homme à l'intérieur.
-Celle-là a vu le visage de Pedro.
-Je vois. Vous rajouterez un supplément sur ma paie. Deux gamines c'est plus compliqué à surveiller qu'une, sans compter si je dois les...
-C'est bon ! Tu auras largement assez d'argent !
-Y'a intérêt.
Les deux jeunes filles furent installées dans la camionnette qui démarra immédiatement, laissant les deux premiers partir de leur propre côté.
Rongée par la contrariété, Clarke n'arrivait pas à se concentrer sur quoique ce soit. Le vandalisme et cambriolage du dispensaire occupaient toutes ses pensées en ce début d'après-midi. La gouvernante de la maison était venue lui allumer un feu de cheminée dans le petit salon de l'étage, aussi était-elle à présent installée dans l'un des petits fauteuils proches de la cheminée. Ses yeux océan se perdaient dans le crépitement des flammes qui dévoraient goulûment le petit bois sec des fagots installés autour de la bûche centrale.
Elle ne put s'empêcher de penser qu'être blottie entre les bras de sa compagne l'aurait légèrement consolée de la situation mais Lexa était à Rome pour la semaine si ce n'était le weekend. Avec la présentation de ses propositions de lois anti-mafia et ses différentes interventions ou rendez-vous avec des sénateurs, elle n'était pas sûre de pouvoir rentrer à Syracuse vendredi soir comme d'habitude. Elle ne lui avait d'ailleurs pas répondu à son message de ce matin, signe que la brune devait être très occupée.
Clarke tourna la tête vers l'une des grandes fenêtres de la maison : la pluie était battante et le ciel gris ce qui ne l'aiderait sûrement pas à reprendre le moral. Soudain, l'image de sa petite fille ce matin lui revint en mémoire et la fit sourire. Elle se décida alors à se lever pour aller en cuisine.
-Madame ? La questionna la gouvernante en la voyant fouiller dans les tiroirs des meubles de cuisine.
-Je cherche la crêpière, vous savez où elle se trouve ?
-Dans le placard en bas à droite Madame... Voulez-vous que je vous prépare des crêpes ?
-Non je vais le faire merci ! Madi va rentrer dans quelques heures, j'aimerai les faire cuire pour son retour, je suis sûre que cela lui fera très plaisir.
- C'est certain Madame... Madi adore les crêpes.
Après avoir chassé la Gouvernante, Clarke s'occupa de chercher les ingrédients nécessaires pour sa pâte à crêpes. Elle se sentit soudainement reboostée à l'idée d'accueillir sa fille avec un goûter fait de ses propres mains.
Un geignement s'échappa des lèvres de Madi qui porta rapidement sa main à l'arrière de sa tête. Ses cheveux étaient poisseux et quand elle vit la couleur qui se trouvait à présent sur ses doigts, elle sut immédiatement qu'elle avait saigné.
-Enfin réveillée, lança la voix d'Edda Giordano.
-Où est-ce qu'on est ?! S'exclama la brunette, se rendant soudainement compte qu'elles n'étaient pas au musée.
-Aucune idée.
- Quoi mais ?!
Madi parcourut du regard la petite pièce dans laquelle elle se trouvait : à peine 10m2, un lit en fer avec un matelas sale, une fenêtre grillagée dont la vitre était peinte en noir. Seule la vieille ampoule accrochée au plafond éclairait la petite pièce. La panique la saisit immédiatement, son cœur s'emballant sans qu'elle ne puisse rien y faire. Elle se mit à trembler avant que des larmes ne viennent couler le long de ses joues. Elle alla se réfugier dans un coin de la pièce avant de s'asseoir, ses genoux contre elle, les serrant avant d'enfouir son visage entre.
-Mamans... Gémit-elle, terrifiée alors qu'elle comprenait qu'elle avait été kidnappée.
Edda avala difficilement sa salive devant la profonde détresse de sa "cousine". Elle mourrait d'envie de lui crier qu'elle n'avait pas le droit d'avoir peur car sa mère était l'une des plus grandes mafieuses de Sicile mais Madi ne comprendrait pas ni ne la croirait. Madi n'était pas une mafieuse malgré le sang qui coulait dans ses veines car elle n'avait pas été élevée comme telle contrairement à elle qui avait reçu un peu d'éducation mafieuse.
Et malgré cette éducation, au fond d'elle, bien qu'elle ne le montrât pas, elle était tout aussi terrifiée que Madi. Elle ne savait pas pourquoi elles avaient été kidnappées : hasard ou chantage ? Elle aussi n'avait qu'une envie : appeler son père et sa mère pour qu'ils viennent éclater la tête de ces salopards qui avaient osé les sortir de ce musée pour les enfermer et attendre qu'ils décident de leur sort. Allaient-elles mourir ? Était-ce la Mafia qui avait commandité leur kidnapping ? Tant de questions sans réponse...
Des bruits de pas les alertèrent soudainement avant que la porte de la chambre les retenant ne s'ouvre. Un homme, la trentaine à l'allure négligée entra avec un pistolet à la main.
- Pas d'entourloupes sinon je tire pigé ?
Edda se contenta de le fusiller du regard tandis que Madi s'était encore plus réfugiée dans le coin de la pièce. Il s'approcha de la petite Donati et la bouscula de son pied.
-Regarde-moi.
Madi ignora l'ordre ce qui lui valut un coup de pied qui la fit gémir de douleur, faisant bondir Edda du lit qui s'insurgea :
-Putain elle a peur ! T'es pas obligé de la frapper sale merde !
-Ferme-la toi, je t'ai pas causé. J'ai dit regarde-moi petite merdeuse !
Le corps tremblant, Madi refusa d'obéir de nouveau. La Giordano dit :
-Si tu veux rester en vie, fais ce qu'il dit Madi !
La brunette leva doucement le visage de ses genoux, dévoilant les cascades de larmes dévalant son visage. L'homme grommela de satisfaction et prit une photo avec son portable avant de sortir de la pièce et de verrouiller la porte. Edda s'avança vers sa "cousine" pour l'attraper par les épaules :
-Est-ce que ça va ? Il ne t'a pas fait trop mal ?...
Madi secoua la tête, gardant le silence.
Le regard de l'adolescente se mit à parcourir leur geôle en quête d'un possible moyen de sortie mais rien ne semblait être en leur faveur. Pourtant, elle souffla :
-Il faut qu'on sorte d'ici...
Lexa monta dans son SUV tout en lâchant un soupir de fatigue. Elle n'avait pas arrêté après son intervention au Sénat.
-Alors cette conférence de presse ? Questionna Raven.
-Prometteuse, sourit la brune.
-Super alors Madame la Sénatrice vous êtes impossible à arrêter !
Un petit rire s'échappa des lèvres de Lexa qui secoua la tête, amusée mais flattée. Elle sortit son portable afin de consulter ses messages et arqua un sourcil face au message de sa compagne concernant Madi.
-C'est quoi cette tête ? Rit Raven.
-Visiblement Madi commence à vouloir plaire aux garçons de son école...
-Ohh... Intéressant !
-Elle est un peu jeune je trouve...
-En même temps elle est précoce cette gamine ! Attends-toi à ce qu'elle te ramène un chéri d'ici quelques mois... Héhé.
-Moi vivante, jamais, répondit la brune, incisive.
Son amie ne put s'empêcher de s'esclaffer avant de demander :
-Tu penses qu'on rentre ce weekend ou on reste à Rome ?
-J'aimerai rentrer mais je ne pense pas que cela soit envisageable... Mon agenda se remplit à vitesse grand...
Son portable professionnel se mit à vibrer soudainement. Elle jeta un coup d'œil mais voyant que l'appel était un numéro privé, elle l'ignora. Deux autres appels suivirent qu'elle ignora de nouveau.
- Et ben il insiste celui-là... Remarqua Raven.
-Il n'a qu'à passer par mon cabinet, se contenta de répondre la brune.
Ses appels étaient filtrés afin de maximiser son temps de travail, aussi n'accordait-elle pas d'importance à des appels masqués. Elle était concentrée sur la route lorsque son portable personnel se mit à vibrer de concert avec son portable professionnel ce qui lui fit froncer les sourcils. Elle accepta l'appel sur son portable personnel afin d'envoyer paître une bonne fois pour toute ce petit malin.
- Ce que vous faites se définit par le mot harcèlement donc je vous conseille de...
-Sénatrice Donati, la coupa une voix déformée et robotique.
Rapidement le cœur de la sicilienne accéléra sa cadence, surprise. Était-elle victime d'une mauvaise blague ou se tramait-il quelque chose de bien plus grave ?
- Qui êtes-vous ?!
-Celui qui a la vie de votre fille entre ses mains.
-Que...
L'appel se coupa immédiatement ce qui fit bondir la brune à l'arrière de la voiture.
- ARRÊTE LA VOITURE ! Hurla t-elle ce qui surprit Raven qui pila sans prévenir au milieu de la route.
Elles se firent klaxonner et insulter avec ferveur par les autres automobilistes avoisinants mais Lexa n'y prêta aucune attention. Son visage était plus blanc que la craie et son corps raide comme du bois. Raven s'inquiéta immédiatement de l'état de son amie et après avoir mis les warnings, elle se stationna en double file.
-Lexa bon sang qu'est-ce qui se passe ?!
La Donati l'ignora, appelant immédiatement sa compagne malgré sa soudaine difficulté à organiser ses pensées. Clarke mit plusieurs secondes à décrocher :
- Hey my love ! Salua la médecin en anglais qui avait activé la caméra de son portable pour que sa compagne puisse la voir en train de cuisiner.
-Clarke ! Dis-moi que Madi est avec toi !
-Quoi ? Non, elle... Pourquoi tu me demandes ça ?... S'inquiéta la blonde immédiatement.
- CLARKE ! Où est Madi ?!
-Je... Euh... Au musée enfin ! Lex' tu me fais peur ! Qu'est-ce qu'il se passe ?!
-Est-ce que ses gardes du corps sont avec elle ?!
-J'en sais rien... Ils doivent l'attendre à l'extérieur comme ils font quand elle est à l'école ! Tu vas me dire ce qu'il se passe bon sang ?!
-Madame ! Madame ! Cria la voix de la Gouvernante en fond.
-Mais quoi à la fin ?! Qu'est-ce qu'il se passe ?! Cria la médecin dont le stress avait envahi tout son être.
-Mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Répondit leur employée en fondant en larmes.
-Clarke ! Cria Lexa, désespérée alors que son esprit commençait à comprendre qu'il était arrivé quelque chose à Madi.
-L'école vient d'appeler Madame... Mon Dieu... Mademoiselle Madi et une autre de ses camarades ont disparu du musée ! Du sang a été retrouvé ! Oh mon Dieu !
Le visage de la Donati se décomposa alors qu'elle entendait la cruelle vérité. Son esprit n'enregistra que le son tonitruant de la crêpière que tenait Clarke entre ses mains tomber sur le sol en marbre avant que le corps de sa compagne ne disparaisse brutalement de l'image.
-Oh mon Dieu ! Madame Clarke a fait un malaise ! Au secours ! Andrejo ! Appelle les pompiers !
La voiture s'arrêta dans un crissement de pneus qui n'empêcha pas Lexa de sauter du véhicule pour slalomer entre les véhicules de police stationnées dans leur cour et dont les gyrophares tournaient silencieusement. Elle monta quatre à quatre les marches du perron de l'entrée principale suivie de près par Raven qui affichait une mine grave.
Les doubles portes menant au salon furent poussées brutalement par l'ancienne mafieuse dont le regard se posa immédiatement sur sa compagne qui pleurait dans l'un des canapés.
-Clarke ! Appela-t-elle en se précipitant, ses talons claquant sur le sol marbré.
-Lexa ! Cria la médecin, presque désespérée.
La brune réceptionna sa femme entre ses bras, retenant difficilement ses jambes de céder sous cette nouvelle pression. Elle luttait pour ne pas tomber elle-même et réceptionner le chagrin et le désespoir de Clarke avait accentué cette terrible douleur qui grondait en elle.
-Personne ne sait où elle est ! Bon sang... ! Pleura Clarke, au bord de la crise d'hystérie.
-On va la retrouver... Répondit Lexa dont la mâchoire était serrée.
-Mon bébé... Mon Dieu... Mon bébé... Pourquoi... S'écroula la blonde.
Après son malaise, elle était revenue à elle et avait refusé d'aller aux urgences, préférant attendre le retour de sa compagne.
- Madame Donati, nous aurions quelques questions à vous poser... Demanda un officier.
C'est un regard assassin que le policier eut en guise de réponse avant que la sicilienne de crie :
-Au lieu de me poser des questions vous devriez être en train de chercher ma fille dans toute la région imbécile !
L'agent baissa les yeux, impressionné par la colère froide de la femme lui faisant face. Le portable de la brune signifia l'arrivée d'un message. Elle sortit son téléphone d'une main tremblante pour ouvrir le message. Sans ne pouvoir rien y faire, ses doigts lâchèrent le portable qui tomba rapidement au sol, l'écran se fissurant à cause du choc. Le policier ramassa l'appareil pour porter son regard sur la photo qui avait horrifié la brune au point de lui faire lâcher l'appareil : Madi, le visage dévasté par les larmes, recroquevillée sur elle-même.
J'espère que le chapitre vous a plu, il est court mais il met en place des choses qui seront importantes pour la suite. Je n'ai pas de date de publication pour le prochain chapitre, patience à vous. En attendant vous pouvez aller lire la nouvelle fiction Pretia Libertatis d'Esys où je m'occupe de la relecture scénaristique notamment. Un petit bijou en devenir, elle progresse bougrement bien ma pouliche haha ! A bientôt je l'espère et j'attends vos retours, merci ;)
