Dans l'épisode précédent : Severus rassure Aria quant à sa décision d'avoir fait parler l'homme. Draco et Ron vont au match de quidditch et leur soirée se finit sur des émotions qu'ils ne pensaient pas ressentir l'un avec l'autre.
Rating : T pour le moment
Genre : Romance
Disclaimer : Tous ces petits bonshommes appartiennent à la merveilleuse J.K Rowling bien que je me permette de jouer avec eux.
Elément pour la compréhension de l'histoire : Severus est toujours en vie. Remus également mais pas Tonk. Lucius est en prison mais Draco et sa mère sont libres. Fred a survécu mais en garde de lourdes séquelles.
Réponse aux reviews :
adenoide : La fuite, la meilleure des solutions pour faire comme si de rien n'était.
stormtrooper2 : Eh oui ! Même s'il va déjà falloir qu'ils l'assument xD
brigitte26 : Effectivement, et Aria n'hésitera pas à être là pour ça ;)
Bonne lecture
Aria arriva un peu en avance au QG. Elle avait besoin de se préparer mentalement pour la discussion qui allait suivre, c'est pour cela qu'elle était également venue seule. Cependant, contrairement à ce qu'elle s'était attendue, elle ne fut pas la première, Ron et Hermione étaient en train de discuter avec Grindelwald et la jeune fille avait l'air de boire ses paroles.
"Je ne m'attendais pas à vous trouver déjà là.
- Oh Aria ! Bonjour ! S'exclama Hermione. Ron avait besoin de s'aérer l'esprit alors on est venu plus tôt.
- Ah oui ?
- Ouais avec la journée d'hier, j'avais besoin de me préparer mentalement, expliqua-t-il en allant la rejoindre laissant Hermione avec Grindelwald.
- Je suis venue en avance pour la même raison… De quoi discutiez-vous ?
- Les potions complexes inventées au 18eme siècle.
- Sujet… Intéressant ? Demanda Aria pas du tout intéressée.
- Je crois que tu viens de sauver Ron de cette conversation, rigola Hermione.
- Exactement, viens, on va ailleurs, lança le roux."
Le roux l'emmena jusque dans la cuisine fuyant presque la pièce, faisant ainsi rire Aria.
"C'était si catastrophique que ça les potions du 18e siècle ?
- C'était particulièrement ennuyant mais ce n'est pas pour ça que je voulais m'éloigner d'Hermione...
- C'est à propos d'hier ?
- Oui mais pas ce qu'on a trouvé à Gringott.
- Oh ! Tu parles de ton rendez-vous avec Draco ? Ca s'est mal passé ? Je suis allé me coucher avant qu'il ne rentre, du coup, je n'ai pas eu un débrief de sa part hier, et je ne l'ai pas croisé avant de partir aujourd'hui, c'est plutôt un lève tard.
- Ce n'était pas un rendez-vous ! Et ça ne s'est pas mal passé au contraire… Il ne m'a même pas étripé pour avoir été en retard et avoir eu droit à un bain de foule entouré d'alcooliques. D'ailleurs, je crois qu'il faut que je te remercie pour ça car tu l'avais prévenu que je serais sûrement en retard.
- Je n'étais pas au mieux de ma forme en rentrant alors je me doutais que cela devait être ton cas aussi donc j'ai préféré le prévenir.
- Tu as bien fait, merci.
- De rien, c'est normal mais je ne pense pas que ce soit ça le problème.
- Non, effectivement… Je… Comment dire... Il a été super-cool pendant le match, me forçant à me concentrer sur le match en arrêtant de penser à toutes les merdes qu'on a vues dans la journée. Quand le match est terminé, on en a parlé et puis on s'est chamaillé… Bref ! Comme d'habitude quoi…
- Ca ne devait pas être pareil que d'habitude pour que ça te prenne autant la tête.
- Non, c'est vrai je… Il m'a provoqué et je suis partie en attaque de chatouille.
- Ahah ! Et c'est ça ton problème ? C'est ton attaque avec à peu près tout le monde.
- Ouais, je sais… Mais c'était la première fois avec Draco, il est tombé en voulant s'échapper et il m'a entraîné dans sa chute et…
- Oh ! Oh ! Ne dis pas que c'était l'une de ces fameuses scènes romantiques où les protagonistes ne peuvent se quitter du regard impressionné par la personne face à eux sentant leur coeur battre à tout rompre ? Rigola Aria.
-...
- Non ! Vraiment ? Et toi qui me disait qu'il n'y aurait jamais rien entre vous.
- Il n'y a rien ! C'est juste que... C'était assez troublant.
- Ça commence toujours comme ça tu sais, c'est quand tu te sens différent avec une autre personne que tu finis par avoir une attirance particulière pour elle.
- Je… Ce n'est pas si simple, en plus, je ne sais pas si Draco a ressenti la même chose…
- Il t'a crié dessus ?
- Non.
- Frappé ?
- Non plus…
- Alors tu peux être sûr à 200 % qu'il a ressentit exactement la même chose. Tu devrais lui en parler.
- Quoi ?! Non ! J'aurais l'air de quoi ?
- Juste d'un gars qui a ressenti quelque chose pour quelqu'un et qui voudrait éventuellement approfondir le sujet. Je ne te dis pas d'aller lui déclarer ta flamme et de lui promettre un amour éternel mais simplement d'envisager peut-être plus qu'une amitié entre vous deux.
- Je ne sais pas… En plus, rien ne dit qu'il ne préférera pas oublier tout ça.
- Tu vas vite le savoir. S'il fait comme si de rien n'était et te parle normalement aujourd'hui, c'est qu'il préfère oublié. Par contre, s'il est gêné et qu'il évite ton regard c'est qu'il n'arrive pas à l'oublier !
- Ok… On verra bien alors.
- Au fait, pourquoi tu voulais n'en parler qu'à moi et pas à Hermione ?
- Hermione me saoul depuis trop longtemps avec cette histoire. Je ne voulais pas lui faire le plaisir d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Elle est bien sympa mais elle a tendance à trop vouloir que les choses aillent dans son sens, et je n'avais pas vraiment besoin de ça. En plus, tu connais assez Draco maintenant pour pouvoir m'aider à réfléchir correctement à la question.
- Oui, Hermione peut être assez insistance sur certains sujets. Bon ! J'espère avoir pu t'aider.
- Beaucoup plus que notre cher rat de bibliothèque préféré !
- M'en voilà ravie ! Aller, allons dans la salle de réunion les autres ne vont pas tarder."
À peine quelques minutes plus tard, les premiers membres leur groupe commencèrent à arriver. Severus fut l'un des premiers sans grand étonnement et fut rassuré de voir que sa compagne avait l'air d'aller un peu mieux. Il avait été suivi de près par Draco qui détourna tout de suite les yeux lorsqu'il vit qu'Aria était en compagnie de Ron. La jeune femme donna alors un coup de coude à Ron en lui souriant, lui faisant ainsi comprendre que tous les signes étaient là.
Une dizaine de minutes plus tard, tout le monde étaient présent et installé autour de la table. Un long silence se prolongea avant qu'Aria ne prenne une grande inspiration et ne raconte le récit de leur journée de la veille avec Ron.
"Comme certains le savent, Ron et moi avons entrepris de retourner dans la maison qui avait servi d'entrepôt pour les artefacts de la magie des ténèbres. Nous avons finalement trouvé une porte dissimulée débouchant sur un escalier. Finalement, nous avons atterri dans un long dédale de couloirs qui nous a conduits jusqu'à une autre porte très semblable à celle que l'on trouve à Gringott.
- Il y aurait un passage secret menant directement à la banque ?! S'exclama Draco horrifié.
- Effectivement, il amène directement dans un coffre qui a été transformé en laboratoire d'expérimentation sur des artefacts.
- C'est pour ça que les artefacts avaient été stockés dans la maison ? Demanda Flitwick.
- Oui, bien qu'on ne sache toujours pas pourquoi ils avaient été mis à vue comme ça, expliqua Ron.
- Dans le laboratoire, nous avons trouvé deux choses, continua Aria. Un livre écrit en langage démoniaque ainsi qu'un homme à l'article de la mort.
- Ce livre pourrait nous être particulièrement utile si Albus s'est basé sur lui pour ces recherches alors nous serons sûr de la voie qu'il cherche à suivre, argumenta Gellert.
- J'ai commencé à le traduire. Pour l'instant, dans les grandes lignes, il est dit que Satan a déjà été invoqué sur terre il y a de ça plusieurs siècles. Il a semé le chaos et détruit une grosse partie de l'Asie. Pour l'invoquer,il faut utiliser un artefact qui a été créé à partir de deux artefacts des ténèbres qui existent déjà dans notre monde.
- Cet homme que vous avez retrouvé dans ce laboratoire, c'était lui qui travaillait là-dessus ? Interrogea Remus.
- Effectivement, c'était un expert en artefact que Dumbledore a manipulé pour qu'il travaille pour lui. Il lui a fait croire qu'il allait lutter pour la bonne cause mais il a vite compris que ce n'était pas le cas. Il a voulu protester mais Dumbledore l'a laissé entre les mains d'un démon qui s'est occupé de son cas.
- Comment as-tu réussi à avoir toutes ces informations si l'homme est mort ? Questionna Théo ne sachant pas qu'il venait de mettre les pieds dans le plat.
- Il n'était pas encore mort lorsque nous l'avons trouvé, lança Ron pour soutenir Aria.
- J'ai quelques alliés au sein de Ste mangouste alors nous l'avons emmenée là-bas se faire soigner mais c'est trop tard pour lui.
- Il était encore conscient ?
- Non, mais il y avait un moyen de le réveiller jusqu'à ces derniers instants, conclut Ron sur un ton grave entraînant un lourd silence.
- Parfois nous n'avons d'autre choix que d'employer des méthodes peu conventionnel… Argua Minerva. Est-ce que cet homme a souffert ?
- Non, pas pendant notre interrogatoire, tout a été fait en sorte pour qu'il ne ressente rien.
- Bien, au moins nous pouvons nous réconforter avec ça.
- Et il aussi put donner sa dernière volonté, ajouta le roux. Il avait un message à transmettre.
- Un message pour une femme qu'il a toujours aimé en secret, plaisanta George pour détendre l'atmosphère.
- Tu rigoles mais c'est exactement ça.
- Tu es trop fort, George !
- Nous le sommes tous les deux, Fred.
- Nous devons lancer une filiale du magasin sur la divination.
- Oh oui ! Nous ferions fureur !"
Le débat absurde eut le mérite de détendre l'atmosphère. Tout le monde en oubliant un peu ce qui avait dû être fait pour obtenir des informations cruciales concernant Dumbledore. Une fois le calme revenu, Aria reprit la parole.
" Quelqu'un veut-il rajouter quelque chose ?
- J'ai peut-être une idée sur la façon dont Albus invoque les démons. Avec ce que tu as dit sur Satan cela m'a rappelé quelques souvenirs, mais je ne préfère rien dire pour l'instant sans avoir d'abord vérifié ce à quoi je pense.
- D'accord, fais-le moi savoir dès que tu le peux. Autre chose ?
- Oui il y a quelque chose de très important que nous n'avons toujours pas fait, lança Fred.
- D'ailleurs, on ne comprend même pas pourquoi ça n'a pas été fait avant notre arrivée et il est temps que l'on remédie à ça, termina George.
- Mais de quoi parlez-vous ? S'étonna Aria.
- D'un nom pour notre groupe, voyons !
- Comment on peut parler de nous si on n'a pas de nom ?"
Le sujet était à la fois absurde et intéressant. Ils avaient mieux à faire mais il est vrai qu'il serait préférable qu'on puisse les nommer. Au bout d'un moment, leur mission ne serait plus un secret et il valait mieux qu'ils se choisissent un nom eux-mêmes plutôt que de laisser les journalistes le trouver.
"Bien, c'est vrai vous avez raison les jumeaux, trouvons un nom. Quelqu'un a des idées ?
- AA, l'armée d'Aria ! Lança Ron fier de son idée.
- J'aimerais éviter un nom qui rappelle la bêtise qu'on a fait de soutenir Dumbledore en cinquième année, déclara la jeune fille.
- Je suis d'accord aussi, renchérit Hermione.
- ASAD, proposa Pomfresh. Armée secrète anti-démon.
- J'aime bien, approuva Blaise.
- L'idée d'armée me gêne un peu, avoua Aria.
- Je te comprends, nous ne voulons pas la guerre, au contraire, expliqua Remus.
- Pourquoi pas la résistance anti-démon alors ? Suggéra Ruzard.
- Hum… Ca n'en jette pas assez, réfléchit Fred.
- Oui, il nous faut quelque chose qui impression juste par le nom ! Compléta George.
- Qu'est-ce que vous pensez des neuf cercles de l'enfer ?
- J'ai déjà entendu parler de ça, lança Aria. C'est une division de l'enfer par pêché, non ?
- C'est ça ! L'enfer imaginé par Dante Alighieri dans la première partie de Divine Comédie est segmenté en neuf cercles chacun concernant un péché. Les âmes sont ensuite réparties selon ce qui leur a valu leur place en enfer.
- On adore le nom ! S'exclamèrent les jumeaux.
- Je suis partant aussi, lança Blaise les autres serpentards acquiesçant aussi.
- Même si cela ne renvoie ni à l'idée de résistance, ni à la défense du pays, j'aime cette idée de punir ceux qui ont péché. Nous sommes finalement nous-mêmes l'enfer, capable du pire face à ceux qui se pensent au-dessus de tout, réfléchit Remus."
L'explication de Remus convainquit tous ceux qui trouvaient le nom peu significatif du bien-fondé de leur mouvement. Après quelques hésitations, et d'autres propositions qui ne convainquirent personne, tous adoptèrent le nouveau nom de groupe. Ainsi, à partir de maintenant, ils seraient les neuf cercles de l'enfer, condamnant tous ceux qui voudraient utiliser les pouvoirs de l'enfer à mauvais escient.
