Dans l'épisode précédent : Hermione demande à Aria d'enquêter sur le passé de Silver même si celui-ci ne veut pas venir. Ainsi, la jeune fille se rend en Bolivie avec Severus.
Leur première découverte ne laisse rien présager de très bon mais ils ne savent pas encore s'il s'agit de la famille de Silver ou non.
Rating : T pour le moment
Genre : Romance
Disclaimer : Tous ces petits bonshommes appartiennent à la merveilleuse J.K Rowling bien que je me permette de jouer avec eux.
Elément pour la compréhension de l'histoire : Severus est toujours en vie. Remus également mais pas Tonk. Lucius est en prison mais Draco et sa mère sont libres. Fred a survécu mais en garde de lourdes séquelles.
Réponse aux reviews :
adenoide : Je te laisse le découvrir avec la suite ;)
stormtrooper2 : Effectivement, cela n'augure rien de bon. Je te laisse le découvrir dans ce chapitre.
brigitte26 : C'est une question à laquelle tu auras une idée de réponse dans ce chapitre.
Bonne lecture
Trouver le local de rédaction du journal fut plus compliqué qu'il n'y paraissait pour le couple. En soi, l'endroit n'était pas difficile à localiser, néanmoins, les bâtiments étaient tous délabrés et aucun n'avait de pancarte qui indiquait où était le journal. Ils avaient d'ailleurs l'impression que personne ne vivait ici tellement tout était insalubre.
Ne sachant trop quoi faire car personne ne trainait dans cette rue pour les renseigner, ils se résolurent alors à frapper à toutes les portes jusqu'à trouver quelqu'un qui leur réponde.
Cela faisait déjà une bonne vingtaine de minutes maintenant qu'ils frappaient sans cesse à chaque porte qu'ils croisaient et la patience du couple commençait à être mise à rude épreuve.
« Et si nous rentrions au ministère demander plus d'informations ? Je vais finir par défoncer ces portes…
- Je t'ai connu plus patient, rigola Aria.
- Tu ne m'avais encore jamais vu être obligé de prospecter à chaque porte que l'on croise.
- Finissons les quelques bâtisses qui restent sur la rangée, si personne ne répond, on retourne au ministère.
- Bien… Mais c'est quand même étrange que ce soit si vide. Si un journal était ici, on devrait voir un minimum d'activités avec les employés.
- C'est vrai… »
Les quatre maisons qui restaient furent vite finies et personne ne répondit. Cependant, alors qu'ils s'apprêtaient à transplanter vers le ministère, la dernière porte s'ouvrit finalement sur un vieil homme à l'apparence plus que négligée.
Ses longs cheveux blancs étaient emmêlés et sales cachant la moitié d'un visage plus que marqué par la vie. Tout son corps était recroquevillé sur lui-même comme s'il portait un poids incommensurable sur les épaules. Pourtant, son regard était encore vif, ce qui détonnait avec le reste de son apparence.
« Bonjour, monsieur ! S'exclama Aria en s'approchant rapidement de lui. Vous êtes le rédacteur en chef du journal ?
- Hum… Bonjour, jeune fille. Oui, c'est moi, vous pouvez me prêter tous les postes du journal d'ailleurs, je suis le seul à travailler ici.
- Ca explique le calme, ne put s'empêcher de remarquer Severus.
- Effectivement. Le loyer n'est pas cher au vu de l'état et je n'ai pas besoin de plus.
- Ce n'est pas trop dur tout seul ?
- Ça va, ce n'est pas un gros journal, il ne fait que quelques pages et ne paraît que tous les deux jours. J'avais une aide pendant un certain temps mais il a préféré travailler pour un plus gros journal. Ce que je peux parfaitement comprendre, il ne se passe rien de très passionnant ici. Mais sinon, que puis-je pour vous ?
- Nous recherchons les traces d'une famille. Nous avons trouvé une maison dans les bois appartenant à une famille finlandaise et nous aurions aimé en savoir plus sur le sujet. On vous a recommandé pour ça.
- Hum… Oui, les propriétaires de la mine. Je vois de qui vous parlez, ils sont morts il y a bien des années.
- Est-ce que vous pourriez nous en dire plus ? Demanda Severus tandis qu'Aria accusait le coup.
- Oui, bien sûr ! Venez, entrez."
Le vieil homme s'écarta afin de les laisser entrer. Ils se retrouvèrent alors dans un étroit couloir et leur hôte les incita à prendre l'escalier au fond de celui-ci. Ils montèrent alors tous les trois jusqu'au dernier étage non sans mal car l'escalier était particulièrement raide. D'ailleurs, Aria se demanda comment l'homme arrivait à le monter sans cracher ses poumons au passage.
Une fois en haut, Severus et la jeune fille s'écrasèrent contre les murs afin de laisser passer le rédacteur en chef pour qu'il puisse ouvrir la porte tant l'espace était petit.
La porte s'ouvrit sur une large et unique pièce. On aurait pu dire que tous les murs avaient été abattus dans le but de rendre l'espace plus grand. L'état général était aussi délabré que le quartier en lui-même. Le papier peint était arraché par endroits, parfois on voyait l'intérieur des murs. Le mobilier n'était pas en meilleur état. Certaines chaises n'avaient que trois pieds et ce n'était pas un nouveau design inventé par un créateur. En un coup d'œil, on pouvait voir à quel point l'homme ne roulait pas sur l'or.
"Vous n'avez jamais voulu arrêter le journal ? Demanda Aria. De telles conditions de travail doivent être dure à vivre…
- J'y ai déjà songé, oui… Mais je me rappelle à chaque fois que même si mes lecteurs sont peu nombreux, ils sont là et tant qu'il y en aura, alors je publierai.
- C'est vraiment très courageux de votre part.
- Mais vous arrivez à vivre de ça ? interrogea Severus.
- Oui, je réduis les coûts au maximum ce qui me permet d'avoir assez pour vivre. Enfin, assez parlé de mes problèmes financiers. Vous vouliez donc savoir ce qui était arrivé à cette famille ?
- Oui.
- Je tiens d'abord à vous préciser que je ne connais pas tous les faits, mais je vais vous dire ce que je sais."
C'était un beau matin d'hiver, il y a plusieurs années, les mineurs étaient déjà au travail. Depuis plusieurs mois, il avait un nouveau patron, un Finlandais du nom de Paavo Koskinen. C'était un homme d'une trentaine d'années, très aimable, que ses employés appréciaient particulièrement. Ils avaient toujours eu des patrons faisant passer l'exploitation avant le personnel, Paavo, lui, avait décidé d'utiliser le système salarial de son pays. Cela avait été incroyable pour les mineurs qui s'étaient vus revalorisés comme jamais. Ils n'hésitaient d'ailleurs plus à faire des heures supplémentaires puisqu'elles leur étaient payées maintenant. Ainsi, lorsqu'un matin Paavo n'était pas venu les voir comme à son habitude, ils s'inquiétèrent tout de suite. Une équipe se mobilisa pour aller chez lui dans une petite maison qu'il avait fait construire pour sa famille avant de venir dans le pays. Malheureusement, lorsque l'équipe arriva il était trop tard. Ils trouvèrent le corps de leur patron sans vie devant sa porte. Il était seulement légèrement blessé mais pourtant son cœur ne battait plus. Ils fouillèrent alors la maison dans le but de trouver sa femme ou son fils âgé de quelques années seulement, mais il n'y avait aucune trace d'eux dans la bâtisse. Ils se séparèrent alors en deux groupes, une partie retournait en ville prévenir les autorités tandis que l'autre se lancèrent dans une battue.
"Est-ce qu'ils ont retrouvé quelqu'un ? Questionna Aria alors que le vieil homme s'était arrêté dans son récit.
- Peu avant que la police n'arrive, ils trouvèrent le corps de la femme, Ella Koskinen. Elle avait été grièvement blessée par contre et avait succombé à ses blessures.
- Et l'enfant ?
- Personne ne l'a jamais retrouvé, il s'était volatilisé.
- Comment s'appelait-il ?
- Hopea. C'est d'ailleurs assez amusant de savoir que son nom se traduit par Argent, comme le minerai qu'exploitait leur mine. Enfin, cela reste une tragique histoire. La police en a conclu que le petit avait du s'enfuir et mourir quelque part dans la forêt."
Severus et Aria échangèrent un regard. C'était trop de coïncidence pour qu'il ne s'agisse pas de la famille de Silver. Dire qu'Aria l'avait nommé comme ça à cause de la mine du coin et qu'au final il s'agissait vraiment de son prénom sauf qu'il était dans une autre langue. Il fallait qu'ils en sachent plus sur ce qui s'était passé.
"Et pour les meurtres des parents ? Qu'en ont-ils conclu ?
- Pas grand-chose, j'en ai peur. J'avais insisté farouchement à l'époque pour savoir comment s'était arrivé. Une telle affaire était rare dans le coin… Cependant, je n'ai rien obtenu de probants. Ils avaient été tués de façon très étrange, mais ils n'ont réussi à remonter aucune piste. Ils ont fini par classer l'affaire sans suite.
- Vous n'avez pas mené votre propre enquête ?
- Si… Mais j'ai vite arrêté de fourrer mon nez partout par sécurité. Les larbins de la pègre locale étaient venus me trouver en me faisant très clairement comprendre que je devais en rester là.
- Alors, ça serait eux ?
- C'est possible. Je n'ai aucune preuve mais ils ont la main mise sur beaucoup d'activités dans le coin. Peut-être que l'exploitation minière les intéressés et ils n'ont pas apprécié que les Koskinen s'en mêlent.
- Et en ce qui concerne la famille ? Il n'y avait personne d'autre ?
- Il y avait une femme, venue quelques jours après le drame. Elle disait être la sœur de la mère et avait financé plusieurs expéditions pour retrouver son neveu. Néanmoins, après plusieurs jours de recherche, la police lui fit savoir que cela ne servait plus à rien. Elle a donc fini par abandonner en demandant à être contactée si jamais on avait des nouvelles, quelle qu'elles soient.
- Vous avez ses coordonnées ? Questionna Aria.
- Oui, elles doivent être quelque part. Pourquoi ?
- Ecoutez, le but de notre recherche, c'est que l'on a peut-être retrouvé Hopea. Nous connaissons depuis quelque temps un jeune homme de son âge, qui vient d'ici et qui est typé des pays du nord.
- Mon dieu ! Si c'est ça… Est-ce qu'il sait ce qui s'est passé ?
- Non malheureusement, il n'a aucun souvenir. C'est pour ça que nous sommes là. Pouvez-vous nous donner les coordonnées de sa tante ? Nous pourrions ainsi vérifier si leur ADN correspond et voir s'il s'agit bien d'Hopea, expliqua la jeune femme.
- Bien sûr ! Il faut juste que je les retrouve… Vous pourriez repasser demain dans l'après-midi ? D'ici là, je devrais avoir mis la main dessus.
- Aucun problème, faisons comme ça."
Ne cherchant pas à s'attarder, le couple s'en alla ravi d'avoir une piste sérieuse. Ils se dirigèrent alors vers une auberge car il se faisait tard et il valait mieux qu'ils s'arrêtent là pour aujourd'hui.
"Tu penses vraiment qu'il peut s'agir de Silver ? Interrogea Severus alors qu'il passait son vêtement de nuit.
- Il y a beaucoup trop de coïncidences pour que ce ne soit pas lui. Et puis on n'a aucune autre piste de toute façon.
- C'est vrai. Et on pourra toujours confirmer ça avec cette possible tante. Tu as toujours avec toi une mèche de ses cheveux ?
- Oui, pour comparer l'ADN c'est mieux. On n'aura pas besoin de retourner le voir.
- Ce que je te propose, c'est que demain à la première heure nous allions chercher ce dont j'ai besoin pour voir ce qui s'est passé dans cette maison. Ensuite, nous irons dans la forêt élucider ce mystère puis nous retournerons voir le rédacteur en chef.
- Cela me va parfaitement. Puis une fois que nous aurons ces coordonnées, nous pourrons aller voir cette femme.
- En espérant qu'elle soit toujours en vie.
- Oui…
- Aller ! Ne partons pas défaitiste. Il n'y a pas de raison qu'elle ne le soit pas. Même si Silver n'a pas spécialement envie d'entendre parler de sa famille pour le moment, je suis sûr que ça lui fera plaisir de savoir qu'il y a encore quelqu'un qui pense à lui, sourit l'homme.
- Exactement. Et puis malgré tout il sera content de savoir qu'il n'a pas été abandonné. Je crois que c'est surtout ça qui lui fait peur, de ne pas avoir été aimé. Il aime particulièrement cette famille un peu bizarre que nous sommes et savoir qu'il vient d'un endroit où il n'a pas été choyé l'effraie.
- Nous pourrons le rassurer sur ça alors. Je pense que s'il est toujours en vie c'est avant tout parce que ses parents ont tout fait pour qu'il puisse s'enfuir alors qu'on essayait de les tuer.
- Ca me paraît assez logique aussi… Aller, allons-nous coucher, nous saurons demain le fin mot de cette histoire.
- Effectivement… Bonne nuit, mon amour, répondit Severus en l'embrassant."
