Hey !

Et hop, un nouveau chapitre. Le 50e, mine de rien. De base, c'est le nombre de chapitres que j'avais prévu pour cette fanfic (mais j'ai un peu déborder. Il en reste dix à poster. Oups.) Je ne pensais pas avoir un jour une histoire qui compterait autant de chapitres. C'est un peu impressionnant, par rapport à ce que j'ai fais avant.

Merci à Ima et Mijoqui pour les reviews ! Je vous réponds au plus vite !

EDIT : Merci à Yu pour la correction !

Bonne lecture !


"J'ai pas envie, là."

Vanitas se lève, irrité. Il se détache des bras d'Axel, enroulés autour de lui comme deux vipères fourbes, et il va s'appuyer contre le mur face au pieu. Son téléphone en main, il cherche un distraction susceptible de lui changer les idées. Mais c'est peine perdu. C'est mort, il bande déjà. Merde.

"Laisse-moi au moins m'occuper de ça."

Axel désigne l'érection entre ses jambes, qu'il aperçoit d'ici. Il se relève, s'approche. Toujours ce foutu rictus sur ses babines de goupil. Cette assurance souple. Le noiraud devine d'ici les idées qui lui tournent dans la tête.

"Tu vas pas rester dans cet état.

- J'vais prendre une douche.

- Et te branler tout seul ?

- Une douche froide."

Il serre les dents, pose sèchement son portable sur la table de sa chambre, puis il quitte la pièce. Il va prendre une bonne douche, froide, oui. Pour chasser le désir, et l'amertume qui empoisonne ses pensées. Cette rancœur minable qui l'obsède. Et à peine a-t-il posé son pied dans la salle de bain qu'il se sent con. Ridicule. Il est naze, à s'énerver pour rien, toujours à partir au quart de tour dès qu'on effleure ses nerfs. Mais il fait chier Axel, aussi. Il pouvait pas juste lui foutre la paix au lieu d'insister ? Merde, quoi.

Quand il revient, une vingtaine de minutes plus tard, caché sous son jogging et son sweat, le renard est assis au salon. Planté devant la télé, la zapette à la main. Il ne tourne pas la tête quand il l'entend approcher et Vanitas s'en réjouit d'abord. Enfin tranquille. Il passe dans la cuisine, lance un café tout en fouillant les placards à la recherche de gâteaux qu'il grignote mollement avant d'avaler sa précieuse boisson, puis il va s'installer sur le canapé, près de son mec.

Qui se décale.

Eh, il lui fait quoi là ?

"J'ai pas la peste, hein." il lâche, vexé.

"Je sais."

Le ton est plat, détaché. Le regard du rouquin reste fixé sur l'écran, son visage ne laisse filtrer aucune émotion. Un joli miroir lisse. Il a l'air particulièrement concentré sur cet épisode de NCIS dont le noiraud ne saisit pas les tenants et aboutissants, arrivé trop tard pour le prendre en cours de route. Ou alors, il s'applique à l'ignorer.

"T'es sérieux ?

- Quoi ?

- Tu fais la gueule ?

- Pourquoi je ferais la gueule ?"

Parce qu'il n'était pas d'humeur à baiser. Mais juste de le penser, Van sait qu'il ne peut pas formuler l'idée. C'est trop … C'est ridicule. Axel va rire.

"J'sais pas, t'es pas obligé de t'bouger quand je m'assoie.

- T'étais pas obligé de me coller. C'est désagréable."

Bon, apparemment, il n'est pas d'humeur à parler. Bien.

Le corbeau se laisse tomber contre le dossier moelleux, termine son café puis pose la tasse sur la table, le corps ramolli par la douche qu'il vient de prendre. Il essaie de comprendre l'enquête qui se joue sous ses yeux, sans grand succès. Son esprit irrité refuse de se poser. Tant pis. Il peut bien regarder pour la belle gueule de Gibbs.

xoxoxox

J 311

Vanitas ne s'attendait pas à ça. Pourtant c'était prévisible. Inconsciemment, il le sentait venir. Et il n'était sans doute pas le seul. L'absence d'Olette, l'entrain mesuré de Yuyu chaque fois que le sujet revenait vers elle, la tension flottante… Oui, il fallait bien que ça tombe.

Quand il entre dans la salle où se déroule habituellement la permanence, il repère d'abord la bouteille d'Ice-tea à moitié pleine et les verres empilés à côté. Puis c'est un belle assiette de cookies qui attire son attention, et un brownie dont il ne reste que les miettes. Son ventre creusé par la longue journée de boulot dont il ressort, il se dirige sans attendre vers ces délicieuses offrandes pour se servir. C'est son premier vrai repas de la journée. Non, la salade piochée dans les bacs et le demi steak brûlé qu'il a mangé en douce, ça ne compte pas.

Une fois son mets en main, il jette un coup d'œil autour de lui à la recherche de la joyeuse bande qui traîne toujours dans le coin. Larxene est encore en cours, mais Demyx lui a dit qu'il était déjà arrivé. Ienzo a normalement terminé sa journée, et Yuyu…

Yuyu est assise dans un coin, en larmes, blottie contre ses deux amis.

Oh.

Vanitas l'avoue, la première pensée qui lui vient se tourne vers la porte, qu'il pourrait discrètement franchir pour s'éclipser, comme si de rien était. Il n'aurait qu'à s'effacer, disparaître, et laisser des gens mieux placés que lui s'occuper de cette malencontreuse situation. Ça vaudrait mieux, et pour lui, et pour Yuyu, prodigieusement maladroit qu'il est quand il s'agit de consoler les gens. Les sanglots le mettent mal à l'aise. Il n'a même pas de mouchoir à lui proposer.

Mais ça bloque. Impossible de filer. Le fait est que les événements survenus dans sa vie l'ont poussé à développer ce qu'il appellerait, entre autre, une conscience. Et c'est cette même conscience qui lui pèse alors qu'il zieute vers la sortie. Il grimace. Ce serait bas, quand même. Pas très cool de sa part, et même assez lâche.

Bon. Il peut au moins essayer de d'avancer, voir s'il peut filer un coup de main.

"Qu'est-ce que j'ai raté ?"

Il se pose près d'eux, sa bouffe à la main, interrogeant du regard les deux garçons qui entourent la pauvre éplorée. Mais c'est iel qui prend la parole.

"J'me suis fait larguer.

- Oh. Déso. C'est nul.

- Par message, en plus.

- Ah ouais, quand même."

Il n'est pas plus étonné que ça, depuis le temps qu'il n'a pas vu les deux énamourées ensemble. Pour autant, la nouvelle n'est pas agréable.

"Aujourd'hui ?

- Y a une heure."

Il arrive vraiment au mauvais moment. Et sûrement que Je vois, Tellement nul ou Vois le bon côté des choses, t'es à nouveau dispo sur le marché de l'amour et du cul, ne sont pas des réponses qu'iel a envie d'entendre. Si tant est qu'il existe une réponse qu'iel ait envie d'entendre, ce dont il doute. Vanitas sait qu'il ne trouvera rien qui puisse la réconforter pour l'instant, alors il laisse ses deux camarades gérer à sa place. Dem lui tient la main, Ienzo partage ses mouchoirs, une paluche consolatrice posée sur son épaule. Ils s'en tirent mieux qu'il ne le ferait. Même sa seule tentative de réconfort, un morceau de cookies tendu vers Yuyu, échoue lamentablement. Iel secoue la tête. Essaie de sourire, pour le remercier. Ça le met mal à l'aise. Surtout quand il percute, la minute qui suit, qu'il y a sans doute des œufs dans lesdits cookies. La boulette.

"T'as essayé de l'appeler pour en parler ?" Demyx demande.

"Non. C'est mort de toute façon, ça fait des semaines que ça va plus, elle reviendra pas."

Ça déraille dans sa voix, le train rate le virage. Un sanglot de chaton abandonné lui échappe. Iel essuie son nez coulant, se mouche un bon coup et jette le morceau de papier blanc et poisseux dans la poubelle la plus proche

"Ça allait plus ?

- Non."

Yuyu se cale entièrement contre le musicien, glisse son bras entre les siens et essuie brièvement ses yeux, alors que sa respiration se calme. Iel s'agrippe comme un animal effrayé. D'une inutilité sans pareil, Van échange un regard perdu avec Ienzo. Au moins sont-ils deux à ne pas savoir comment se comporter.

"Genre, de manière irréparable ?"

Iel hausse les épaules.

"On avait plus le temps de se voir avec les cours, comme ça la fatiguait trop. On s'est un peu engueulées là-dessus." iel déglutit. "Je voulais … J-j'avais l'impression que ça se pétait la gueule, alors j'insistais pour qu'on fasse des trucs et tout, je voulais pas que ça coule. Mais je l'ai juste saoulée."

Le guitariste la laisse parler tant qu'il faut. Il acquiesce seulement pour l'inciter à poursuivre. Le noiraud écoute, peinant à manger ses gâteaux, maintenant qu'il se souvient des ingrédients à l'intérieur. Est-ce que ce n'est pas indélicat, de prendre cet encas devant Yuyu, alors qu'iel passe une des pires journées de sa vie ? Il devrait peut-être aller les reposer. Ou les cacher dans sa poche.

"C'est pour ça qu'elle a rompu ?

- Un peu. Je crois.

- Elle t'a dit quoi dans son message ?

- Que ça pouvait plus marcher, p-parce qu'on avait des besoins trop différents."

De ses mains toutes fébriles, iel attrape le téléphone rangé dans sa poche avant de trouver le fameux message. Elu parmi les élus, Demyx le lit entre ses mains. Les deux autres garçons luttent contre la curiosité qui germe brusquement. Ils ont encore assez de jugeote pour ne pas demander à voir ce fragment de douleur personnelle.

"Ah, ouais.

- C'est mort.

- Je crois bien."

Un tremblement, bref. Puis une nouvelle larme. Une autre. Toutes fines, invisibles, qui gonflent au coin de ses yeux rougis avant de passer par ses joues, chatouillant sa peau jusqu'au menton. Un sanglot. Une grimace qui déforme lentement son visage. Et, encore, iel craque contre le blond. Il la laisse patiemment faire, caresse ses cheveux sans rien dire, puisqu'il ne peut pas la rassurer. Autant arracher le pansement d'un coup sec, plutôt que de la nourrir à l'espoir vain.

Il ne dit rien quand les larmes et la morve coulent sur son tee-shirt. Ienzo attrape sa main sans même y réfléchir, la caressant du pouce. L'impuissance les écrase. Van grimace. Quelle sale journée.

"J'veux pas."

Ça n'est pas comme si iel avait le choix, le corbeau pense. Vouloir, ne pas vouloir, même de tout son cœur, c'est loin d'être suffisant.

"J'voyais bien que c'était déjà plus comme avant, mais je voulais pas que ça se termine.

- Je sais, poussin.

- On était tellement bien avant, j'voulais retourner à ça…"

Il essuie lui même son visage, profitant d'une pause entre deux sanglots. Et Vanitas se demande comme est-ce qu'il peut garder à ce point son calme, alors qu'il est lui-même tendu comme un string, incapable de sortir le moindre mot. Cette situation le met profondément mal à l'aise, mais il ne peut pas partir comme ça, comme un voleur, alors qu'il sait. Même lui, il trouve ça bas.

Il devrait prévenir Larxene, peut-être. Oui. Ça, il peut. C'est dans ses compétences.

Vous - 17h56 :

Urgence. Yuyu s'est faite larguer, rapplique dès que tu peux.

Larx - 17h58 :

Olette vient de me prévenir.

Je sors de cours là, j'arrive dans cinq minutes.

Elle arrive à manger ou pas ?

*Iel

Vous - 18h01

Je pense pas, mais essaie quand même de trouver un truc vegan en passant si tu peux, y a plus rien à la perm.

Larx - 18h 02

D'acc.

Bon, avec un peu de chance, ils arriveront à lui faire manger des miettes. De quoi éviter qu'iel ne leur tombe entre les bras, plus tard dans la journée. Mais vu tout ce qu'iel pleure, iel a surtout besoin d'eau. Pris d'une soudaine illumination, le corbeau se lève et file récupérer un des verre en plastique réutilisables, où il note son nom au feutre avant de le remplir d'eau. Au moins, il est sûr que c'est végan. Il surveille l'entrée, voir si la blonde arrive enfin, puis il revient vers le petit groupe, son trésor en main.

"Tiens. Tu vas avoir soif, avec tout c'que tu chiales.

- Merci."

Cette fois, Yuyu accepte le présent. Iel vide le verre en moins de temps qu'il ne lui en a fallu pour le remplir. Demyx lui caresse le front, et écarte les cheveux trempés de larmes qui pourraient gêner sa vue.

Problème. Maintenant que ça se calme, une partie de la salle s'est rapprochée, mi curieuse, mi inquiète. Les regards pèsent. Sans compter les derniers visiteurs qui sortent enfin de cours, et qui commencent à s'amasser dans l'espace restreint. C'est mauvais signe. Le bruit grimpe, la petite brune grimace, et Ienzo regarde la masse d'un œil méfiant alors que les gens s'approchent.

"Tu veux qu'on aille dans un endroit moins bruyant ?" il demande doucement.

"S'il te plait.

- Viens."

Il lâche sa main alors qu'iel se relève, abandonnant la proximité réconfortante de Demyx, et ils commencent à se diriger vers la sortie. Deux jeunes filles s'approchent alors.

"Y a un soucis ?"

Van sait qu'elles sont seulement inquiètes, mais il oppose une réponse ferme.

"C'est bon.

- Elle va bien votre pote ?

- Iel." Ienzo corrige. "Merci, mais ça va aller. On l'emmène faire en tour.

- D'acc."

Il leur sourit poliment alors qu'elles s'éloignent, puis ils gagnent le couloir. Pas le temps de faire trois pas qu'une flèche blonde leur tombe dessus. Le soulagement allège Vanitas alors qu'il reconnaît le pas franc et le regard imperturbable de Larxene. Bien. Ils voient enfin le bout du tunnel.

"Bon, y a des dégâts.

- Salut."

Yuyu bredouille de vagues salutations de sa voix ramollie, sans cesser d'admirer le sol. Une honte épuisée lui tire le visage. Il lui faut un moment pour relever les yeux, et les poser sur le bol de taboulé que la guêpe lui tend.

"J'ai pas faim." iel murmure, l'attrapant quand même.

"J'sais. Essaie quand même de manger un peu, t'as passé une journée crevante. Et tu dormiras mieux le ventre plein.

- J'ai pas envie de dormir.

- C'est l'seul moment où tu penseras pas à ça."

La brune hésite, regarde la semoule pleine de légumes et de raisins secs entre ses mains. Iel caresse le récipient en céramique du bout des doigts. Finalement, iel commence à picorer les grains blonds une fois la troupe posée dans un escalier déserté.

"Merci.

- C'est rien."

Van remarque qu'iel attrape surtout les raisins, qu'iel mâchonne un long moment avant de les avaler, comme une friandise. Une récompense sucrée qui la réconforte. Deux poings plongés dans le plat pour récupérer les bonbons bruns. Iel répète machinalement ce geste, le regard perdu dans le vide de la fatigue. L'énergie qui l'anime en temps normal a brusquement disparue, ne laisse qu'un fantôme mou plongé dans une myriade de souvenirs qu'iel ressasse.

"Olette m'a prévenue.

- Oh."

Larxene descend d'une marche pour s'asseoir près d'iel. Elle lâche un de ces claquements de langue caractéristique qui franchit la barrière de ses lèvres quand les mots lui manquent.

"C'est pas contre toi.

- J'sais. Mais c'est affreux quand même.

- Je me doute."

Le taboulé ne descend pas vraiment. Van trouve la faim qui le prend particulièrement déplacée, mais l'odeur sucrée lui fait envie, et il n'a toujours pas récupéré les forces qu'il a laissées au boulot.

"Tu vas réussir à rentrer seule ?

- J'sais pas.

- Viens à l'appart, alors.

- J'peux ?

- C'était pas une question.

- Et tes colocs ?

- Elles vont pas chialer pour une personne. Au pire elles en ramènent aussi, des potes."

Yuyu hoche lentement la tête, avant de poser son bol à ses pieds.

"J'veux bien alors.

- Bien. T'as de quoi prévenir ta mère que tu rentres pas ?

- J'vais lui envoyer un message."

Aussitôt dit, aussitôt fait. Demyx étreint une dernière fois la gamine, lui tapotant gentiment le dos alors qu'iel s'accroche à lui comme un petit singe. Ienzo lui sort un traditionnel Appelle-moi si besoin, et Vanitas ne trouve rien à ajouter. Il est déjà fier de lui, d'avoir su rester jusqu'au bout. Trop peu à l'aise pour l'enlacer, il se contente d'une main maladroite posée sur son épaule.

"J'suis clairement pas la personne que tu dois appeler si ça va pas.

- Je m'en serais pas doutée, tiens."

Iel sourit un peu, comme un rire avorté dans sa gorge. C'est la meilleure chose que le noiraud ait pu lui apporter aujourd'hui.

"Par contre, si tu veux prendre une cuite au Coin-G, j'bosse jamais plus tard que 18h."

Se pinter et oublier deux minutes que le monde n'est plus qu'un immense tas de cendres, c'est la meilleure proposition qu'il peut lui offrir. Peut-être pas la plus saine. Mais la santé, c'est sûrement la dernière préoccupation de leur cadette, là. Puis deux bières entre potes, ça ne peut pas faire de mal.

Ils se séparent au métro, alors que Larxene emmène l'éplorée dans une direction opposée à la leur. Les trois gars grimpent dans la première rame qui passe, tous épuisés par cette séance de pleurs. Ils discutent à peine, échangent quelques regards gênés. Yuyu a avalé toute leur énergie.

Demyx laisse sa tête tomber sur l'épaule du noiraud.

"J'l'avais tellement pas vu venir." il lâche.

"Quand même. Ça fait un bail qu'on avait pas vu Olette.

- Ouais, mais ça arrive qu'des gens arrêtent de venir à l'asso, tout l'temps."

Certes.

"Ça va faire bizarre." Ienzo avance, ses yeux rivés sur le manga entre ses mains. "De plus les voir ensemble.

- Ouais. Ça faisait genre deux ans. C'est la première fois qu'on va voir Yuyu célib. Et on croisera sûrement plus Olette, en plus.

- Oui."

Vanitas n'y avait pas pensé. Mais, oui, c'est un petit morceau de leurs habitudes qui s'arrache. Ne plus voir la brunette avachie contre sa petite amie. Olette n'était pas si présente, mais ça fait quand même une tête en moins dans leurs soirées.

Peut-être qu'Aqua prendra sa place, si Larxene la ramène. Et peut-être qu'un jour, plus lointain, ce sera au tour de Demyx, d'Ienzo, ou de Van lui-même, de s'extirper de la bande, au profit de nouvelles trognes. D'y penser, un drôle de sentiment l'envahit. Comme une tristesse tendre.

Ienzo les abandonne à la station suivant, et ils ne tardent eux-mêmes pas à sortir Van pour rentrer, Demyx pour rejoindre l'autre ligne de métro qui le mènera chez lui. Ils s'arrêtent un moment sur le quai, leurs mains dans leurs poches, comme deux ados à la sortie du lycée qui attendent le bus.

"Bon. Tu m'laisses là ?" Dem lâche en voyant l'autre rame s'arrêter.

"On dirait.

- On se revoit vite ?"

Il ne dit pas quand. Le noiraud apprécie.

"Ouais."

Il l'observe brièvement. Sa tête de gamin qui sourit malgré lui. Il l'embrasserait bien. Par surprise, juste pour voir sa réaction, se moquer ouvertement avant de l'abandonner ici en grimpant dans sa rame.

Mais il se contente d'un vague signe de la main. Une autre fois, peut-être.


C'était pas la partie la plus joyeuse. Mais j'y tiens quand même, ne serait-ce que parce Yuffie est le personnage que j'ai le moins eu l'occasion de développer dans cette histoire. J'essaierai de combler ça avec des OS une fois que j'aurais bouclé cette fanfic, peut-être être. (Même si en vrai, en ce moment, c'est surtout avec Larxene que j'ai envie d'écrire)

N'hésitez pas à laisser une review pour dire ce que vous avez pensé de ce chapitre, ou à fav si ça vous a plu !

A la semaine prochaine !