Hello à tous !
de moins en moins d'engouement sur cette fic ! :) j'espère que les fidèles resteront :p
Merci énormément à
-CrystalPhantomhive,
-PoneyRose,
-Guest
pour leur reviews et leur fidélité
J'espère que ce chapitre vous plaira ! :)
Mes amitiés !
RAR Anonyme : Guest : Merci de tes mots et de tes encouragements, ils me vont droit au cœur ! si tu crées un compte FF un jour, fais-toi reconnaître quand tu reviewes, ça sera un plaisir pour moi de venir te parler en MP ! :) Pour la réécriture de tu seras ma femme, heureuse de voir que tu y trouves un changement positif ! :) tes compliments me touchent beaucoup, au plaisir de te lire !
(James) - Crois-moi, de ce que j'ai pu voir hier, c'est un esprit torturé que j'ai vu… Il veut aider, pas pour se racheter mais pour lui éviter plus de torts. Voyons ça comme une petite récompense, notre cher Servilo en prend plein la gueule par sa propre conscience sans qu'on n'ait rien à y faire ! Et donc sans retenue !
Il termina sa phrase par un clin d'œil, et Peter, qui avait tout entendu pouffa. Et il vit avec soulagement un sourire naître sur le visage de Sirius.
Chapitre 55 Renaissance
La journée était passée assez rapidement. L'excitation pour les élèves qui passaient aujourd'hui même leur sélection de Quidditch était palpable. Aussi, ils finirent tous les cours avec une demi-heure d'avance, les professeurs las de devoir focaliser une concentration qui fondait telle neige au soleil au fur et à mesure que la journée se déroulait.
Les maraudeurs avaient donc eu le temps d'aller rapidement prendre une collation dans la grande Salle. Sirius en grande discussion avec Peter et Mackannon roulait des épaules, certain de décrocher le poste.
Ainsi occupé, il ne remarqua donc pas Rémus, figé sur le pas de la grande porte.
Au milieu des Serpentards, le garçon n'avait pu manquer de voir Severus Rogue, occupé à faire la conversation avec un élève de première année, celui-là même qu'il avait vu lors de l'altercation avec Sirius l'autre jour. Et aussitôt repensa à Tomson, son été, ce garçon. Son esprit vrilla dans des pensées négatives et ses jambes ne purent plus le porter. Il se sentait lourd, las. C'est James, derrière lui, l'ayant vu s'arrêter puis trembler sur ses jambes qui le rattrapa, portant un bras derrière sa taille, soupirant en constatant que Sirius n'avait rien remarqué, trop avancé devant eux, peu désireux de voir la bonne humeur de Sirius s'évanouir.
Il apporta un regard tendre à son ami qui avait le front et les joues pâles.
- Va falloir qu'on réussisse à parler de tout ça, Rémus, lui murmura-t-il.
- C'est inutile, commença Rémus, je veux juste aller prendre l'air deux minutes.
L'air ennuyé, James chercha rapidement une excuse à inventer pour Sirius et lui murmura un « J'arrive » avant d'aller prévenir Sirius qui le regarda à peine.
- Viens, il pense que je vais chercher des affaires au dortoir et que tu m'accompagnes, dit James en revenant vers Rémus qui avait retourné son regard vers la table des Serpentards.
- Respire, Rémus ! lui intima James alors qu'ils venaient d'arriver dans une alcôve verdurée.
Il sentit le regard triste de son ami peser sur lui, et il se rapprocha de lui.
- C'est à cause de la potion ? murmura-t-il doucement
Léger hochement de tête de Rémus qui soupira.
- C'est bon on peut y retourner, James, ça va !
- Non, ça ne va pas vraiment, Rémus. Et c'est normal, répondit le cerf avec douceur. Je peux comprendre que tu te sentes perdu. Et …
Il se mordit les lèvres en réalisant qu'il allait parler des lettres.
- Et ? interrogea Rémus qui travaillait à contrôler par le biais de sa respiration ses émotions.
- Et va falloir que tu nous parles, de tes angoisses et tout Rémus ! Maintenant en ce qui concerne Severus, Rémus grimaça légèrement, je ne pense pas qu'il te voudra du mal, hier, il ne parlait que de t'aider avec la potion, il était même un peu… inquiet, avoua-t-il dans un souffle.
Rémus le regarda, intensément. Avait-il peur de Severus ? Des réminiscences qu'il lui faisait subir ? Des deux à la fois ? En tout cas les mots de son ami lui firent du bien, et c'est l'esprit plus apaisé qu'il inspira.
Il ne savait pourquoi il avait été ainsi pris de panique à la vue de Rogue dans la grande salle cette fois-là, mais il savait maintenant qu'il ne risquait rien face à lui, James l'avait tranquillisé.
- On y retourne ? proposa-t-il
- Ça va aller, vraiment, Remus ? s'inquiéta James.
- Mais oui ! travailla maintenant Rémus à le rassurer, tout s'est un peu mélangé dans ma tête quand je suis arrivé et que je l'ai vu, mais ça va maintenant !
James l'étudia, longtemps. Puis décida de le croire. Mais il s'en refaisait la promesse, il allait falloir réussir à faire parler son ami, pour son bien.
- On a encore vingt minutes devant nous, annonça Peter en servant à boire à ses amis.
James et Rémus les avait rejoints et James but une rasade de jus de citrouille en rejoignant la discussion entre Sirius et Peter.
Rémus quant à lui les écoutait en silence, heureux d'être dos à la table des Serpentards.
- D'ailleurs, vous n'allez pas vous ennuyer ? demanda Sirius au bout d'un moment, les sélections durent parfois longtemps…
- Tu dis ça chaque année, mais je crois que tu n'étoufferas pas l'excitation de nos amis, releva James, d'ailleurs Peter, évite de hurler chaque fois que l'un de nous fait quelque chose sur le terrain s'il te plaît, demanda-t-il sur un ton faussement suppliant, et ne sors pas cette banderole que tu caches dans ton sac !
Tout le monde éclata de rire sauf Peter, il l'aimait bien cette banderole, et le fit remarquer.
- Tu as mal orthographié « poursuiveur », ça ne prend pas de H, et il n'y a qu'un seul V, précisa Rémus, qui avait toujours un sourire aux lèvres.
- C'est que maintenant que vous me le dites ? grommela le garçon en réponse, je l'ai depuis notre première année et je la sors à chaque match !
Tous éclatèrent d'un rire plus ou moins sonore, à l'exception de Rémus, qui se contenta d'un énorme sourire amusé.
- D'ailleurs, Rem', la voix de Sirius se fit sérieuse, tu pourras peut-être t'entraîner ? Avec ta baguette, je veux dire, dit Sirius quand le calme revint en direction de Rémus.
Il n'y avait eu que peu voire même pas de progrès point de vue magie pour Rémus. Il préférait croire que tout se remettrait en place quand le destin l'aurait décidé et qu'il ne servait à rien de forcer les choses. Aussi se déplaçait-il régulièrement sans sa baguette, qu'il laissait au dortoir.
- Et tu l'as au moins avec toi ? demanda sans la nommer Sirius.
- Là oui, Rémus sembla gêné soudainement. Il jeta un œil à James qu'il craignait soudain de voir déballer sa crise de panique de toute à l'heure.
- Qu'est-ce qu'il y a Lunard ? demanda avec douceur Sirius.
- Je sais que je suis capable de rien avec, mais vu qu'on va être séparés ensuite, ça me rassure bêtement de l'avoir…
Le sujet des sélections avait été une grosse source de stress pour Rémus, qui était bien conscient qu'il allait, pour la première fois être séparé de Sirius, de James. Peter n'étant pas ce qu'on pouvait considérer de plus rassurant à ces côtés. Peut-être cela aussi avait-il joué dans la manifestation de son angoisse. Rémus avait peur de se retrouver confronté seul à Severus. Et il avait peur d'être la source de moqueries ou de quolibets d'élèves qui profiteraient de l'absence de ses deux gardes du corps qui avaient plus que grogné sur quiconque s'approchait un peu trop de leur ami.
- Tu as bien fait, Rémus, le rassura Sirius, et tu sais que de toute façon je n'aime pas que tu sortes sans. Et sois sans crainte, personne ne te fera de mal !
James hochait la tête à côté de lui, tâchant d'être aussi confiant que pouvait l'être Sirius.
-On y va ? Pas que je veux vous presser mais ça commence dans quinze minutes et vous devez encore vous changer, fit Peter.
Les garçons se levèrent, et en quittant la grande salle, Rémus ne put s'empêcher de jeter un œil derrière lui, comme s'il sentait qu'on l'observait. Il croisa alors deux prunelles noires tristes qui les regardaient s'éloigner. Faisant naître en lui un sentiment étrange, qui le rassura plus qu'il ne l'angoissa.
- On commence par quoi ? demanda Peter à Rémus
Ils s'étaient installés sur les gradins, proches des vestiaires et avaient prévu de prendre un peu d'avance sur leurs devoirs le temps des sélections.
- Histoire de la magie ? proposa Rémus qui sortit de sa besace un livre emprunté à la bibliothèque.
Studieux, les deux élèves se penchèrent sur leur travail, jetant de temps à autre un regard curieux vers le terrain.
- Je ne retiendrai jamais toutes ces dates, râla au bout d'un moment Peter en focalisant son regard sur le terrain de Quidditch.
Fier de voir que ses deux amis réussissaient tout ce que leur demandait leur entraîneur.
Rémus le rejoignit. Il délaissa son parchemin, reboucha son encrier et porta un regard curieux autour d'eux, quelques élèves de Gryffondor acclamaient leurs amis sur le terrain, et quelques autres élèves d'autres maisons venaient observer en attendant que les sélections se fassent pour leur propre maison.
Rémus était nerveux, avec un étrange sentiment qui l'habitait. Sirius virevoltait sur son balai et passait parfois un peu près des tribunes en leur faisant coucou. Son regard brillait.
Sirius sur un balai, et le jeune homme était heureux.
Comme Rémus à cet instant. Il avait oublié Rogue, son été, Tomson. Il était juste là.
Une brise légère se perdait dans ses cheveux, tandis que l'air était encore chaud, doux. Caressant sa joue comme la main d'une mère.
Etrangement, Rémus se sentit pour une première fois depuis bien longtemps simplement bien. Les élèves alentours étaient focalisés sur les sélections et personne n'avait à cœur de gâcher ce moment qui n'était que tranquillité.
Rémus ressentit ce vide absolu, celui qu'on ressent quand on est juste…libre. Il ne ressentait plus le poids de cette marque sur sa clavicule qu'il semblait même avoir complétement oublié. C'était comme si ses yeux, soudainement s'ouvraient.
L'absence du regard nerveux et préoccupé de James et Sirius y était sans doute pour quelque chose. Peter et ses maladresses était le seul des Maraudeurs à ne pas être protecteur avec lui. Il était toujours aussi… rêveur, naïf et insouciant. Et l'espace de quelques secondes, Rémus la ressentit à nouveau, cette liberté, vivante, vibrante.
A tel point que des perles d'eau noyèrent ses yeux.
Il perdit son regard sur le terrain. Il pouvait imaginer la sensation que ressentaient à cet instant James et Sirius. Les cheveux volant au vent, cette sensation de liberté grisante. Il fût si emporté que la tête lui tourna. Il n'avait en ce moment plus aucune crainte d'être sans son maître. Ce mot grinça à ces oreilles. Alors il se corrigea en pensée, son ami, Sirius.
Il inspira longuement, expira bruyamment et attira le regard de Peter sur lui.
- Ça va ? s'inquiéta-t-il
- Oh oui, répondit les yeux dans le vide Rémus, tout va très bien.
En cet instant, rien ne l'empêcha d'espérer et de croire à cette année.
Il avait oublié ses devoirs, il avait oublié son statut. Il n'était que question de sélections au Quidditch, comme chaque année, comme chaque année à Poudlard où il patientait en attendant que ses amis rejoignent l'équipe de Gryffondor, encore. Il était Rémus Lupin, membre de la bande des Maraudeurs et pour une fois depuis trop longtemps, il se sentit bien.
Ce fût un homme nouveau que les nouveaux membres de l'équipe de Quidditch retrouvèrent après s'être changés au vestiaire.
La nuit était en train de tomber, l'heure du dîner n'allait pas tarder dans la Grande Salle, car les sélections avaient traîné de trop au grand damne du capitaine de l'équipe qui rejoignit, épuisé mais ravi, les Maraudeurs.
Ils venaient de s'installer à table, tous à leur conversation et commérages.
- Non mais tu as vu le quatrième année qui postulait pour le poste de batteur ? J'ai cru qu'il allait nous assommer tous un par un.
Sirius étouffa de rire sous la remarque de James.
Le dîner commençait, Rémus, assis face à la table des Serpentards, venait de tendre son assiette à James pour avoir un peu de gratin.
Son air était toujours rêveur. Serein.
Et sa mine attirait l'attention de ses amis qui n'osèrent communiquer dessus, du fait de la présence de Mackannon. Ils ne voulaient pas sans le vouloir mettre de l'huile sur le feu. L'air de Rémus les intriguaient, bien qu'ils étaient heureux de le voir parler et agir avec un naturel qu'ils ne lui avaient pas vu depuis longtemps. Et les quelques regards qu'ils captaient des tables alentours semblaient glisser comme de l'eau sur une plume chez Rémus.
Changement drastique d'attitude qui entraîna des échanges de regards plutôt révélateurs entre Sirius et James.
Quand ils remontèrent à leur dortoir, le dîner terminé, Sirius attrapa l'épaule de Rémus.
- Hé, heu Rémus, tout va bien ?
Le jeune homme le regarda, curieux et répondit :
- Ben oui Sirius, pourquoi cette question ?
- J'ai l'impression qu'on a loupé quelque chose, fit James d'un ton lent et étudia Peter qui ouvrit grand les yeux avant de s'exclamer :
- Ha me demandez pas, je n'en sais rien, il est comme ça depuis qu'on était dans les tribunes ! se défendit le garçon.
- Comme ça quoi ? le ton de Rémus se fit suspicieux. Je suis parfaitement normal, vous êtes parano ou quoi ?
- Disons qu'on dirait que tu as changé, Rémus, tu sembles plus sûr de toi… et ça nous convient, se pressa d'ajouter Sirius, mais j'espère que, enfin que tu ne nous cache pas quelque chose.
Soudain comme épuisé, Rémus se laissa tomber sur son lit. Toujours contre celui de Sirius.
Et croisa ses mains derrière sa tête.
Que lui était-il vraiment arrivé ? Lui-même l'ignorait. Mais il était juste… bien. Il avait envie d'y croire et oui, comme le relevait justement Sirius, il se sentait un peu plus sûr de lui.
- Le terrain de Quidditch, dit-il d'un ton tranquille, je ne sais pas, ça m'a fait du bien. J'ai pris conscience de ce que Poudlard a à m'offrir… C'est tout. Vous me promettez toujours que tout s'arrangera. J'ai l'impression que ça a commencé. Que l'espoir d'aller définitivement mieux un jour existe bel et bien.
Perplexes, Sirius et James s'étudièrent. L'un comme l'autre ne savait pas si ce sentiment chez Rémus allait perdurer. Il semblait encore si fragile cet après-midi-même… était-ce par ce genre de phases qu'il devait passer pour guérir ?
- Tant mieux, alors, commenta James en haussant les épaules. Que tu ailles mieux c'est notre plus grand désir, Rémus, alors on ne va pas s'en plaindre.
Quand ils se couchèrent tous ce soir, chacun était perdu dans ses pensées. Et le gros chien noir observait les traits de son ami. Baillant à s'en décrocher la mâchoire. Peut-être qu'enfin le déclic avait eu lieu, se demanda-t-il avant de bailler à son tour.
La nuit qu'ils passèrent leur fit rapidement comprendre que malheureusement non… cauchemars et anxiété étaient encore là. Habitant un corps dont l'esprit était peut-être plus fort mais toujours autant traumatisé….
