Bonjour à toutes et tous

Je sais j'ai mis du temps à poster ce chapitre, mais comme vous le voyez la suite et bel et bien là.

J'espère que vous aurez plaisir à le lire et que je n'aurais pas perdu trop de lecteurs, frustrés d'un temps de publication inacceptable.

Je ne choisis pas les problèmes qui marquent ma vie et j'en choisirais des plus simples si j'avais le choix. Mais écrire reste toujours ma passion et mes fics trouveront toutes un jour le mot "Fin", j'espère que vous serez avec moi sur ce chemin qui sera peut-être long mais qui existera.

Puisque l'année 2020 a mal fini et que 2021 a encore moins bien commencé, svp je compte sur vous pour me remonter le moral et me dire ce que vous pensez en review de ce chapitre ! :) J'espère que pour beaucoup il sera satisfaisant par son contenu.

Je remercie les lecteurs fidèles et les revieweurs qui prennent le temps, merci merci et merci :)

PoneyRose, Mitsuha, Guest : vous êtes au top !


Chapitre 57

Rémus hésita, mais quand il passa devant le bureau de Madame Pince, il se décida, et demanda un emprunt de quinze jours pour le livre proposé par Severus.

Quand les Maraudeurs se retrouvèrent, Rémus remarqua qu'à la fatigue sur le visage de James et Sirius, se mêlait un air maussade. Il feint cependant d'en ignorer la cause et les laissa expliciter d'eux-mêmes ce qui les mettait dans cet état alors qu'ils étaient en chemin pour revenir à leur dortoir.

- Ils auraient pu prévenir, râlait encore Sirius pour la énième fois, on a dû se coltiner les Serpentards, c'est honteux, je suis sûr qu'ils ont tout espionné de nos tactiques !

Et James riait doucement, si lui aussi avait été contrarié, il était rapidement passé à autre chose, ne retenant que le positif de cet entraînement et les courbatures qui brûlaient ses muscles attestaient que cela avait été un bon entraînement. Sirius, lui, était bien plus rancunier, et s'il aurait avoué à quiconque lui aurait demandé, qu'il avait adoré son entraînement de Quidditch, il revenait cependant sans cesse sur la présence honnie de leur maison ennemie.

Alors que Peter et James ne cessaient d'essayer de le faire changer de sujet, même pendant le dîner dans la grande salle, Sirius revenait inlassablement sur ce qu'il nommait maintenant « l'incident ».

Rémus, au milieu de ces discussions, répondait activement à l'un ou à l'autre de ses amis, plaisantant de bon cœur, même si ses idées étaient focalisées sur sa rencontre de l'après-midi. Il avait vu Severus dans la grande salle, il lui avait jeté un regard rapide, fugace. Mais qui avait suffi à Rémus. Sa colonne avait été envahie de frissons. Le mélange entre la peur et le bien-être résultant de cette rencontre le dérangeait. Il détestait se sentir proche de cet homme qu'il voulait simplement haïr.

Avant de dormir, Rémus profita des occupations de chacun dans le dortoir pour poser, l'air de rien, le livre emprunté sur sa table de chevet. Sa décision avait été prise, il le lirait. Il était soulagé, aucun de ses amis ne l'avaient plus que ça interrogé sur son après-midi, oui il avait bien avancé dans son travail, oui ça s'était bien passé, non il n'avait pas été dérangé, et évidemment qu'il avait profité pour lire quelque chose qui n'était pas du travail.

Tous avaient été satisfaits de ses réponses, notamment Sirius qui en profita pour reprendre et monopoliser la conversation concernant l'incident, encore. C'est donc assez tard dans la soirée que le dortoir s'emplit des ronflements de chacun.

Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, le petit passage de Rémus à l'infirmerie pour faire un bilan post-transformation les avait tous rassurés. L'infirmière ne l'avait jamais trouvé aussi en forme après une nuit en loup. Elle sembla bien manifester quelques soupçons, laissa échapper quelques questions, James et Sirius remarquèrent vite que Rémus ne voulait pas que la solution de la potion s'ébruite. Ils l'imitèrent donc, répondant évasivement et c'est sous l'œil intrigué de Madame Pomfresh qu'ils quittèrent l'infirmerie.

- On fait quoi, maintenant ? demanda Peter affalé sur l'un des murets qui délimitaient l'enceinte du château.

- On pourrait aller faire un tour à Pré-au-lard ? Après le déjeuner ? proposa James

A partir de la sixième année, les élèves dont les parents ou tuteurs avaient signé leur autorisation pouvaient aller dans le village sorcier proche de l'école le week-end librement à condition d'être rentrés pour dix-huit heures.

- Chouette idée, ça James, s'exclama Sirius qui lança un regard interrogatif à Rémus pour voir si son ami était lui aussi intéressé.

Un hochement de tête positif entérina la décision. Dès le début d'après-midi, ils seraient en route pour Pré-au-lard.

Quand ils arrivèrent dans le village, une animation certaine régnait dans les divers magasins. Ils rejoignirent l'euphorie collective chez Honeydukes, chacun en quête de ses friandises préférées.

Seul, Rémus errait parmi les rayons, se contentant de lorgner sur tel ou tel chocolat. Il n'avait pas d'argent. Cette problématique, il tentait d'en faire un déni à Poudlard, mais la réalité de la boutique le confronta à ce qu'il était devenu. Esclave, sans le sou, sans un compte en banque et qui devrait quémander auprès de son maître, voir mériter, pour chaque chose qu'il voudrait.

Poudlard et sa bulle dorée explosèrent. Il étouffa et préféra sortir de l'échoppe.

Il trouva bientôt un banc et s'assit dessus, l'esprit en proie à mille questions, mille tourments. Un pas à la fois… mais quel pas avait-il fait ? A Poudlard, tout était simple, facile, gratuit.

Sa marque sur sa clavicule se mit soudain à le brûler… et inconsciemment il commença à la frotter. Il aimerait n'avoir à jamais quitter l'école et la protection, même fictive qu'elle lui offrait. Mais il ne serait pas étudiant toute sa vie. Alors ensuite qu'adviendrait-il de lui ? Il ferma les yeux, tâchant d'imaginer ce que pourrait être son futur. Et des larmes perlèrent au coin de ses yeux, tandis qu'il se voyait déjà être revendu par Sirius qui le trouvait finalement encombrant.

Cette pensée lui provoqua un long soupir triste. Il ne se voyait aucun avenir. Et ça le déprimait.

Pour s'occuper, il tira sa baguette avec laquelle il joua d'une main, l'autre toujours occupée à frotter cette fichue marque. Il n'en parlait pas avec ses amis, mais elle l'obsédait. Chaque fois qu'il était dans la salle de bains, il évitait son reflet dans le miroir, de peur d'apercevoir son statut ancré dans sa chair. Il se contentait de prendre une douche dos au miroir, se rasait en limitant son regard sur ses joues et haut du cou pour ne pas paraître négligé, mais le reste de son corps, il en évitait la confrontation. De toute façon, il n'y avait rien de beau ou d'intéressant à voir…

Il sortit de ses sombres pensées quand il entendit Sirius crier son nom. Les bras chargés de sac, le garçon semblait le chercher. Il agita alors doucement la main pour montrer sa présence et il vit Sirius aussitôt se diriger vers lui.

- Mais enfin, tu étais passé où, Lunard ?

La voix de son ami n'était pas accusatrice, mais terriblement inquiète.

- Il y avait trop de monde à l'intérieur, mentit Rémus, j'ai préféré sortir.

- Et tu n'as rien acheté ? s'étonna Sirius qui ne sût pas additionner deux plus deux.

Cependant il remarqua le regard fuyant mouillé de larmes de son ami.

- Rémus, il déposa ses sacs à terre et s'assit à ses côtés sur le banc, pourquoi j'ai le sentiment que quelque chose ne va pas ?

Une larme traitresse glissa le long de sa joue à ces mots, confortant Sirius dans son idée que Rémus n'allait pas bien, surtout qu'il ne cessait de gratter à travers la barrière de ses vêtements sa clavicule. Cela faisait bien longtemps que Sirius ne l'avait plus vu faire cela.

- S'il te plaît, parle-moi !

Tout doucement, Rémus tourna vers lui deux yeux tristes et humides.

- Avec quel argent, Sirius, j'aurais acheté quelque chose ?

Plusieurs émotions balayèrent le visage de Sirius, de la surprise, de la colère, de l'étonnement, beaucoup de tristesse et c'est sur cette dernière émotion que son visage se figea.

- Rémus, il se mordit la lèvre inférieure, attrapant aussitôt le bras de Rémus qui maltraitait toujours sa clavicule. Je n'ai plus du tout pensé à ça… son ton semblait demander pardon. Mais viens, retournons à l'intérieur t'acheter ce que tu veux.

Sirius sauta sur ses pieds, tirant Rémus dont il avait pris la main. Mais le garçon résista, buté.

- Non, tu ne comprends pas Sirius.

Alors, l'animagus se rassit, attentif.

- Je… Rémus ne sût par où commencer, c'est tellement gênant…

- Rien n'est gênant entre toi et moi, Rémus, l'encouragea Sirius

- Ça va être ça ma vie ? souffla Rémus, dépendant de toi ? Pour tout ? Te faisant dépenser de l'argent pour un esclave dont tu ne tires aucun profit ?

- Rémus, tenta Sirius, en vain, coupé par celui-ci :

- Les gens qui prennent des esclaves attendent toujours quelque chose. Toi, tu n'auras que des inconvénients avec moi, les gens te dévisagent, ta bourse se vide, tu t'inquiètes…

- Tu es mon ami. C'est tout ! affirma Sirius. Je n'attends rien de toi, et ce n'est pas quelques gallions de chocolats qui vont vider mon coffre ! assura-t-il d'une voix intransigeante.

Rémus l'étudia. Son ami avait à la fois raison, à la fois tort. Il craignait qu'un jour il ne réalise qu'il n'était qu'un poids. Qui n'avait rien d'autre à lui apporter.

- A Poudlard, reprit Rémus, c'est facile. Mais dans notre vie active, Sirius, y as-tu déjà songé ? Qu'est-ce-que je vais devenir ?

- Tu trouveras un travail !

Rémus laissa échapper un rire sans joie, signe qu'il n'y croyait pas.

- Tu en connais beaucoup des employeurs qui recherchent mon profil ? Esclave, loup-garou et fauché ? Je suis l'employé du siècle avec ce C.V.

- L'ironie ne te va pas, Rémus, indiqua Sirius avant de soupirer et de poursuivre, écoute, on vient à peine de débuter l'année, tu n'as pas envie de penser aux problèmes actuels avant de penser à ce qu'il adviendra dans assez longtemps pour qu'on ait le temps d'y réfléchir ? Dumbledore est là, si nous sommes coincés, il saura comment nous venir en aide, tu t'inquiètes trop, mon ami. Aujourd'hui et ses problèmes, les autres attendront leur tour.

Rémus releva le regard. Il avait peut-être un peu raison sur ce point, mais ça ne faisait pas tout.

- Je ne veux pas que tu me payes toujours tout, Sirius ! objecta-t-il.

- Ok, feignit d'abdiquer Sirius en se relevant.

- Où tu vas ? demanda Rémus en le voyant s'éloigner.

- Je n'ai rien à te payer si je décide de moi-même de t'offrir tes friandises préférées.

Rémus se leva à son tour.

- Sirius, l'interpella-t-il alors que son ami s'éloignait déjà, tu n'as pas besoin de faire ça… ! tenta-t-il

Trop tard, Sirius était déjà retourné dans la boutique. Et le cœur de Remus battit un peu plus fort. La ruse de son ami l'agaçait en même temps qu'elle le réconfortait.

Quelques quinze minutes plus tard, alors qu'il avait réussi à chasser ses sombres pensées, il vit sortir ses trois amis, les bras chargés les uns plus que les autres de sacs estampillés Honeydukes.

Quand Sirius arriva près de lui, il lui flanqua deux sacs dans les mains et dit d'une voix intransigeante :

- Et ne pense jamais plus que tu es un boulet !

James et Peter se regardèrent intrigués, mais Sirius cessa leurs interrogations silencieuses en proposant une bièraubeurre aux trois balais !

La fin d'après-midi fût entrecoupée de rires, shopping et discussions vives entre les quatre amis. Sirius voyait bien que de temps à autre Rémus se refermait et chaque fois, il venait trouver une excuse pour interrompre le flot de ses pensées négatives.

Vers seize heures, alors qu'ils déambulaient parmi les différents magasins, une devanture particulière attira leur attention. Pré-au-lard n'était pas le chemin de traverse et chaque nouveauté était vite remarquée. C'est ainsi qu'ils admirèrent la devanture neuve d'un magasin particulier qui annonçait : « Tatouages et Piercings : Danton et fils ».

Intrigués, ils étudièrent les différents objets et dessins disposés dans la vitrine, un épais rideau rouge isolait l'intérieur, et s'ils voulaient en savoir plus, ils auraient à y entrer.

Or aucun des garçons n'avaient pour projet un changement tel sur leur physique. Surtout pas Peter qui ne cessait de s'exclamer :

- Non, ça doit vraiment trop faire mal, et puis c'est à vie, faut y réfléchir avant de se lancer dans un truc comme ça, non et surtout ça doit vraiment faire trop mal.

Néanmoins, même si tatouage et piercing n'étaient pas leur tasse de thé, la curiosité d'un tel magasin à Pré-au-lard alimenta leur discussion jusqu'à leur retour à l'école.

Le soir même, Rémus tomba, plein de fatigue, sur son lit, les conséquences post-pleine lune se faisaient encore sentir, mais il était taraudé par l'envie de feuilleter un peu le livre qui décorait sa table de chevet.

C'est après une douche de vingt minutes, qu'il ressortit en pyjama et s'attela à sa lecture.

Les autres garçons, tous à leurs occupations, ne remarquèrent pas de suite le titre de l'ouvrage que lisait Rémus. C'est une demi-heure après, quand un premier paquet de dragées surprises de Bertie Crochue avait été vidé que Sirius pencha son attention de plus près sur ce que lisait Rémus.

- Tu as trouvé ça où, Rémus ? l'interpella-t-il, les yeux fixés sur la couverture.

Rémus le referma aussitôt, et le rouge lui monta aux joues.

Il était le centre d'attention de ses trois amis désormais et il avait horreur de cela !

- Je l'ai trouvé, en errant parmi les rayons à la bibliothèque, expliqua-t-il.

Lui qui avait horreur de mentir, en particulier à ses meilleurs amis, avait répété cette phrase sur le chemin qui l'avait mené de la bibliothèque au terrain de Quidditch où il avait retrouvé James, Peter et Sirius.

James s'approcha de lui pour lire de lui-même le titre et ses yeux semblaient approuver ce qu'ils voyaient.

- C'est intéressant ? questionna-t-il

- Je viens de le commencer, se détendit Rémus, son mensonge était passé, il n'avait plus qu'à dire la vérité désormais, mais oui, ça relate le fonctionnement du noyau magique, comment il se bloque, et apparemment, il y a même des exercices pour essayer de se reconnecter à sa magie !

Sirius l'écoutait parler. Rémus semblait fasciné par le contenu du livre qu'il avait emprunté et les possibilités qui s'ouvraient à lui.

- Donc après, tu seras à nouveau capable de faire de la magie normalement ? s'intéressa Peter avant de mordre directement dans une tablette de chocolat.

Rémus le regarda, songeur. C'était en tout cas la promesse que faisait ce livre pour toutes les personnes qui avaient vu, à cause d'un évènement dramatique, leurs capacités magiques atteintes.

Sirius, voyant l'hésitation du le visage de Rémus, répondit à sa place.

- T'en fais pas Peter, bientôt Rémus fera de la magie, avec ou sans ce livre !

Peu de temps après, les garçons se couchèrent, Rémus allongé contre Patmol qui l'avait rejoint. Il repensait à sa rencontre d'hier, à ce garçon qui malgré ses actes tentait désormais tout pour l'aider à remonter la pente, à travers ses potions, ce livre…

Il déglutit bruyamment, en proie aux doutes, à des remises en question qui l'épuisaient. Comment se reconstruire après tout ça, en avait-il le droit ?

Un gémissement interrogatif émana du chien mais Rémus le tranquillisa, sans s'apaiser lui-même.

Le cerveau embrumé, Rémus tomba dans un sommeil d'abord lourd. Son cerveau fonctionnait à toute allure et bientôt, son esprit plongea dans un cauchemar. Terrible. Réel. Abyssal.

Dans ce rêve fait de sang, de cris, de peur, il était revenu chez Tomson, et il se débattait contre lui-même qui cherchait à abuser de lui, dans une pièce faite entièrement de miroirs. Partout son reflet, le jaugeait, maltraitait, humiliait. Il voyait son alter ego casser sa baguette, avant qu'elle ne retombe devant lui. Puis des coups, encore et encore, venant décorer les miroirs de zébrures rouges dans un dégradé malaisant. Et bientôt, Severus apparût, ce foutu livre à la main, tendu devant lui, comme prêt à l'exorciser. Son regard était dur, mais il répétait le titre du livres comme une incantation, tandis que l'autre Rémus s'occupait maintenant à abuser de sa propre victime. Lui-même.

Il se réveilla dans un cri. Entrainant le réveil de ses amis qui grognèrent de mécontentement d'abord, puis quand ils comprirent ce qui les avaient réveillés, d'inquiétude.

Patmol lui léchouilla la joue aussitôt, et James demanda d'une voix ensommeillée :

- Tu veux en parler ?

Non, Rémus n'avait pas envie d'en parler. Il ne voulait pas aborder Severus devant eux. Alors il hocha la tête négativement, bût un peu d'eau depuis la bouteille sur sa table de chevet et se leva pour aller dans la salle de bain.

Il était deux heures trente du matin.

Il s'aspergea le visage à l'eau froide, ferma les yeux, les images de son rêve percutant encore ses rétines.

Patmol le rejoignit bientôt, se frottant à ses jambes dans un espoir de réconfort.

- Ça va, Sirius, indiqua Rémus à son ami toujours contre ses jambes, un rêve un peu trop réaliste, ou pas du tout en fait. Retourne te coucher ! J'arrive.

Après un gémissement triste, le chien quitta finalement la pièce, laissant son ami se remettre avant de finalement retourner dans son lit.

- Pardon de vous avoir réveillés, dit-il à tous ses amis qui l'observaient. Ça va aller, rendormons-nous

- Toi, tu es bon pour d'autres potions de sommeil sans rêve, indiqua James en se retournant.

Rémus souffla longtemps, mais ne répondit rien. Sur son torse, un chien noir lui tenait chaud, et il chercha bien vite à ne pas analyser ce cauchemar.

Le lundi matin, si James, Peter et Sirius avaient plutôt bien dormi, ce n'était pas le cas de Rémus qui avait difficilement trouvé le sommeil, après ce cauchemar.

Ils allèrent à leurs cours du matin, bienheureux de ne pas avoir cours l'après-midi.

Aucun résultat en cours de métamorphose, mais Rémus cherchait à se dire que ça viendrait… bientôt, et peut-être grâce au livre qu'il avait glissé dans son sac de cours. Il se détendit en cours de créatures magiques, bienheureux de pouvoir approcher des hippogriffes et en apprendre plus sur ces animaux qui le fascinaient.

Quand la cloque sonna la fin du cours, tous furent contents de pouvoir rejoindre la grande salle pour un déjeuner bien mérité, et profiter ensuite d'un après-midi libre.

Le temps semblait clément. Vêtus de leur cape, ils avaient décidé d'aller au bord du lac. Entre devoir et loisirs, l'après-midi allait leur semblait trop court.

Rémus s'était installé contre un arbre, son livre sur ses genoux et rien ni personne n'allait sembler être capable de l'en tirer.

Ce livre, il commençait à en être convaincu, était la clé de ce qui allait lui permettre de sortir de son trauma et il allait de page en page avec une excitation chaque fois nouvelle.

Heureusement que Severus avait insisté.

Et à cette pensée, il eût un regard coupable vers Sirius qui semblait batailler contre une dissertation en Histoire de la Magie. L'estomac noué, Rémus repartit dans sa lecture.

Alors que ça faisait plus d'une heure que Rémus n'avait pas lâché son livre, une question soudain le tarauda.

Comment Severus connaissait-il cet ouvrage ?