Dans l'épisode précédent : La reine des fées peut enfin hanter un objet et donc se déplacer avec lui. Aria l'emmène au QG et découvre qu'Eanna est l'âme-soeur de Gellert. Le vieil homme révèle ensuite comment Dumbledore fait venir les démons, grâce à un échange d'énergie magique.

Rating : T pour le moment

Genre : Romance

Disclaimer : Tous ces petits bonshommes appartiennent à la merveilleuse J.K Rowling bien que je me permette de jouer avec eux.

Elément pour la compréhension de l'histoire : Severus est toujours en vie. Remus également mais pas Tonk. Lucius est en prison mais Draco et sa mère sont libres. Fred a survécu mais en garde de lourdes séquelles.

Réponse aux reviews :

adenoide : Oui, il était temps qu'elle soit dans un lieu moins sordide.

stormtrooper2 : Oui, découvrir son âme soeur alors qu'il est trop tard est vraiment horrible et ce seulement à cause des agissement d'un seul homme.

brigitte26 : Peut-être bien ;)

Bonne lecture


Sur les conseils d'Aria, Arthur alla à la rencontre de Lewis Horton le lendemain après le travail. Lorsqu'il arriva au département des mystères, il eut le droit au même problème qu'Hermione et Severus quelques mois plus tôt. La jeune recrue ne voulait pas le faire rentrer.

"Bon sang ! Puisque je vous dis que je dois le voir, allez m'annoncer. Dites que je viens sous les recommandations d'Aria.

- Ecoutez, je ne peux pas faire rentrer n'importe qui ici.

- J'avais. Compris. Répondit le roux n'en pouvant plus après un quart d'heure à parler face à un mur.

C'est pour ça que je vous dis de me laisser là, d'aller trouver votre patron et de lui dire que je suis là pour qu'il me laisse entrer !

- Mais on ne dérange pas le boss pour des broutilles ! S'horrifia le jeune homme.

- Et si je vous jette un avada, ça sera une broutille !?

- Que se passe-t-il ? Demanda un autre employé en entendant Arthur crier.

- Je voudrais parler à votre chef sous les conseils d'Aria, expliqua pour la énième fois le Weasley.

- Je vais lui demander l'autorisation de vous faire entrer.

- Merci Merlin !"

Cinq minutes plus tard, il était enfin dans le bureau du directeur du département des mystères.

"Je suis navré, on lui avait pourtant dit de venir me trouver si jamais on voulait me voir.

- Ce n'est pas grave, j'ai sept enfants, j'ai les nerfs pour ce genre de situation.

- Je ne peux que l'imaginer, rigola Lewis. Alors que puis-je pour vous ? J'ai cru comprendre que c'était notre amie commune qui m'avait conseillée ? D'ailleurs, bienvenue dans le groupe.

- Merci et oui, cela concerne ma femme.

- Votre femme ?"

Arthur expliqua alors le sort dont elle avait l'air victime. Lewis confirma sans mal qu'il s'agissait bien là d'un sort du type de l'imperium mais beaucoup plus spécifique.

"Vous pouvez l'aider alors ?

- Sûrement, mais je vais avoir besoin de l'examiner pour déterminer de quel sort il s'agit. J'aimerais aussi examiner votre fille, elle me paraît un peu trop encline à écouter ce qu'on lui dit.

- Vous croyez qu'elle aussi a été ensorcelée ?

- Pas forcément, mais on a pu lui donner une faible potion de persuasion pendant un long laps de temps, la rendant plus manipulable. Sa détermination à croire cette histoire de couple me laisse à penser que ce n'est pas tout à fait naturel.

- Quand pensez-vous pouvoir l'examiner ?

- Je ne vais pas pouvoir aujourd'hui, mais demain soir ça vous irait ? Il serait préférable que vous soyez là enfin qu'elles ne se posent pas trop de questions.

- Ça sera parfait !

- Alors je vous dis à demain, souria Lewis."

Soulagé d'avoir trouvé quelqu'un qui pourrait l'aider, Arthur rentra chez lui avec un poids en moins. Même si rien n'était résolu, il avait bon espoir que l'homme trouverait la solution lorsqu'il viendrait.

Le lendemain, il attendit impatiemment la venue de Lewis. Il avait empêché sa fille de ressortir et elle était restée bouder dans sa chambre, tandis que sa femme s'affairait à préparer le dîner.

Arthur lui avait dit qu'il allait avoir un invité et bien qu'il ait affirmé qu'il ne restait pas pour manger, Molly avait absolument tenu à lui préparer une part. Pourtant, Ron et Hermione mangeaient à l'extérieur, il n'y avait donc qu'eux deux et leur fille, la quantité habituelle aurait été suffisante.

Lewis arriva sur les coups de vingt heures, s'excusant d'arriver si tard car il avait eu un empêchement.

"Aucun souci, rassura Molly. Je n'ai plus qu'à réchauffer le repas.

- Le repas ? Mais je ne suis pas venu pour manger.

- Ce n'est rien, monsieur Horton. J'ai eu beau dire à ma femme que vous n'étiez pas là pour le repas, elle a absolument tenu à vous compter parmi nous.

- Allons bon ! Vous avez vu l'heure ? Vous ne pouvez décemment pas ne pas manger avec nous.

- Eh bien… Soit ! Je goûterais votre cuisine mais seulement une fois que j'aurais fait ce pour quoi je suis venu.

- C'est tout à fait normal. Mais d'ailleurs... Dites-moi, pourquoi êtes-vous là ? Mon mari ne m'a rien dit."

Un silence suivit sa question. Arthur réalisa qu'ils ne s'étaient pas accordés sur la raison de sa visite. Il ne pouvait absolument pas révéler la vraie raison et il ignorait ce qui pourrait être crédible comme excuse. Il préféra alors laisser la parole à Lewis afin qu'ils ne donnent pas deux excuses différentes se trahissant alors.

"Eh bien... Pour être honnête, je suis devenu récemment ami avec votre mari et j'effectue, dans le cadre personnel, des recherches sur la magie et les sorciers, expliqua Horton. J'ai fait ce test sur Arthur et il se trouve que j'ai décelé des choses qui me laissent à penser que vous pourriez les avoir aussi ainsi que votre fille. J'aurais donc aimé que vous m'autorisez effectuer mes tests sur vous. Cela me permettrait de voir s'il y a une logique génétique à ça.

- Cela est-il douloureux ?

- Absolument pas. Ce n'est ni plus, ni moins qu'un sort de diagnostic mais plus spécifique.

- Je n'y vois aucun inconvénient, si cela peut aider à faire des découvertes, je veux bien y participer. Vous pourrez demander à Ginny si elle est d'accord également, mais je ne vois pas pourquoi elle refuserait."

Arthur fut impressionné de voir comment Lewis arrivait à inventer toute cette histoire plus ou moins spontanément. Elle était tellement bien construite qu'il arrivait même à répondre aux questions plus délicates de sa femme qui demandait des détails sur ce qu'il cherchait chez les sorciers. D'ailleurs, il se demandait si ce projet n'était pas un de ceux sur lequel travaillait le département des mystères tant il était capable de donner des informations sur le sujet.

Maintenant que la femme était rassurée, Lewis put alors vérifier avec des sorts de diagnostic si les craintes de son mari étaient avérées. Après plusieurs minutes qui parurent interminables pour Arthur, Horton nota toutes ses remarques sur un parchemin qu'il glissa dans son manteau. Il lança ensuite un regard à son collègue pour lui faire comprendre qu'il avait raison et qu'il ne devait pas s'inquiéter car il pourrait la soigner.

"Alors que pouvez-vous en conclure ? Demanda Molly curieuse de connaître les résultats.

- Il est trop tôt pour le dire. Il me faut l'analyse de votre fille également et ensuite que j'étudie tout ça.

- Je comprends. Dans ce cas, je vais aller préparer le dîner et pendant ce temps-là, Arthur ira chercher Ginny.

- Faisons comme ça !"

Ne se faisant pas prier, le patriarche des Weasley alla chercher sa fille de ce pas. Dans un premier temps, elle refusa d'ouvrir car elle était toujours en colère de ne pas avoir pu sortir. Arthur du alors monter le ton pour la forcer à ouvrir la porte, tout en lui disant que le dîner allait bientôt être prêt et que si elle s'obstinait à rester dans sa chambre, elle ne mangerait pas.

Bon gré, mal gré, la jeune fille finit par sortir en traînant les pieds. Lorsqu'elle fut en bas, elle fut étonnée de voir un autre homme à table. Bien qu'il soit un peu vieux, elle entra dans une démarche de séduction qui horrifia son père. Il l'avait vu passer soudainement de la petite fille punie à la femme fatale en une fraction de seconde dès qu'elle avait vu Lewis.

Le directeur du département des mystères avait également vu son changement de comportement et commença à avoir de sérieux doutes sur le fait qu'elle n'était pas ensorcelée, cela avait été bien trop instantané.

"Bonsoir, lança Ginny d'une voix langoureuse tout en se penchant pour laisser son décolleté à vue.

- Bonsoir, mademoiselle.

- Je ne savais pas que l'on recevait un si bel homme ce soir.

- Ginny ! S'écria son père gêné.

- Quoi ? Il faut dire ce qui est. C'est un bel homme !

- Je vous remercie pour le compliment, jeune fille. Cependant, je suis bien trop vieux pour vous, annonça Lewis.

- C'est à moi d'en décider !

- Je ne crois pas non…

- Ah ! Ma chérie, tu es descendue. Ce cher Lewis voudrait te faire des tests, expliqua sa mère.

- Quels tests ?

- Un simple diagnostic pour étudier la génétique sorcière.

- Je l'ai déjà passé, tu n'as rien à craindre.

- J'accepte à condition que vous soyez plus gentil avec moi… Dit-elle en s'asseyant sur la table près de là où l'homme s'était assis.

- Ginny ! S'écrièrent ses parents en cœur.

- Mais maman, c'est toi qui m'as dit de profiter de la vie tant que je le peux encore.

- Pas en te jetant sur le premier venu qui a l'âge d'être ton père voyons !

- Attends ! Tu autorises ce genre de comportement ?! S'exclama Arthur, choqué.

- Pas ça ! Mais si elle veut expérimenter certaines choses, il faut qu'elle le fasse avant de se marier.

- Je n'arrive pas à croire que tu l'incites à ça ! C'est bien parce que tu lui as dit ça que maintenant elle se jette sur n'importe qui !"

Décidant qu'il valait mieux ne pas se mêler de la dispute du couple, Lewis s'occupa plutôt de la jeune femme en chaleur à ses côtés. Il réussit à la convaincre de passer ses tests sans qu'elle attende quoique ce soit de sa part.

Cela pouvait paraître étonnant, mais elle était loin d'être la première à lui faire du rentre dedans aussi ouvertement. L'homme avait toujours eu un physique plaisant et son caractère, très gentleman, lui avaient valu d'être très souvent la cible de femme qui aimait tout avoir.

D'ailleurs, c'est ce qui lui plaisait chez Narcissa, elle avait tous les codes de ces femmes, séduisante, entreprenante, indépendante et forte mais sans les défauts de harcèlement, de vulgarité, de chantage… Elle était douce et gentille, elle n'attendait pas plus que ce qu'on pouvait lui donner.

Ayant un travail très prenant, il lui avait toujours été difficile de trouver une femme qui était assez patiente avec lui sur ce sujet, mais Narcissa, elle, le comprenait tout à fait. Et puis, elle avait eu un mari totalement indifférent alors en comparaison il était un petit ami extrêmement présent.

Lorsque Lewis eut les résultats de ses tests, il ne fut guère étonné. Comme il l'avait pensé de prime abord, elle avait bien été soumise à une potion de persuasion sur du long terme, plusieurs années sûrement, mais il ne pouvait pas savoir exactement sans test approfondi. Ainsi, elle était devenue très manipulable et associée à ça , l'ensorcellement de sa mère, Molly, avait réussi à la convaincre qu'elle épouserait Harry. Comme en plus cela venait de sa propre mère, elle ne pouvait pas soupçonner qu'elle avait pu être manipulée pour penser ça. Dumbledore avait extrêmement bien pensé son stratagème.

Néanmoins, ce qui l'inquiéta le plus fut un sort sous-jacent toujours actif qui lui faisait avoir du désir dès qu'un homme, autre que de sa famille, était dans les parages. Cela la faisait passer pour un fille facile et sans morale, sûrement pour qu'on ne pense pas qu'elle puisse manipuler Harry en cherchant à tout prix à l'épouser puisqu'elle allait voir ailleurs. Cependant, elle risquait beaucoup de choses en étant ainsi attiré par tous les hommes qu'elle croisait, qui sait même si elle n'avait pas déjà eu des ennuis. Il allait falloir qu'il remédie à tout ça au plus vite.

Voyant que la dispute des parents se calmait, Lewis demanda si le dîner était prêt car il ne pouvait pas rester longtemps. Ni une, ni deux, Molly partit en cuisine en demandant à sa fille de venir l'aider.

"Bon sang, je n'aurais pas cru que Molly serait comme ça.

- Elle n'a pas tout à fait tort. Si elle veut expérimenter c'est maintenant qu'elle peut le faire, une fois mariée, ce sera immoral.

- Oui, je comprends l'idée mais son comportement actuel…

- … N'est pas de sa faute.

- Comment ça ? S'étonna Arthur."

Lewis lui expliqua alors rapidement ce qu'il venait de découvrir. Cela horrifia Arthur qui n'osa imaginer ce que sa fille avait fait à cause de ce sort. Il était blanc comme un linge lorsque les deux femmes revinrent dans la salle à manger avec le repas ce qui inquiéta Molly qu'il s'empressa de rassurer.

Le patriarche ne dit pas un mot de tout le repas et lorsque Lewis s'apprêta à partir, il lui fit savoir qu'il trouverait une solution pour elles. Ce serait sa priorité et il espérait qu'il aurait de quoi les soigner dans la semaine. Arthur le remercia chaleureusement avant que le directeur du département des mystères ne rentre chez lui.