La jeune souveraine écoutait silencieusement Lilith depuis quelques minutes. La Duchesse était venue la trouver pour lui parler d'un sujet qu'elle remettait souvent sur la table depuis quelques semaines. À chaque fois, elle l'amenait différemment, avec un positionnement certes semblable, mais toujours nuancé avec intelligence. Elle saisissait avec une facilité insolence ses opinions, et lentement mais sûrement, elle lui amenait un projet de loi auquel elle ne pouvait qu'adhérer.

Historia n'était pas dupe et se rendait bien compte de son petit manège. Cependant, elle venait à se dire que Lilith ne cachait même plus son jeu. Elle arrivait toujours avec ce léger sourire innocent, et lorsque la blondinette partageait ses opinions, elle ne faisait aucun effort particulier pour dissimuler sa victoire. Historia savait qu'elle se faisait enfumer, mais elle n'arrivait pas à prendre le recul nécessaire pour déterminer à quel niveau. Et la noble semblait en être parfaitement consciente. Cela rendait son sourire insupportable, exactement comme l'avait notifié le Caporal Livaï.

À la fin de cette entrevue, Lilith était parvenue à ses fins. Mais comment résister à ce piège ? Tout lui convenait. Pourquoi Lilith semblait-elle si satisfaite, alors même que son projet de loi n'avait plus du tout le même visage ? Qu'avait-elle obtenu, et à quel prix ? Pourquoi était-elle incapable de la percer à jour et comprendre les enjeux ?

Historia se sentait toujours très frustrée après avoir échangé avec la jeune noble. Quelque soit l'issue, elle savait que quelques chose lui échappait. Quelque soit le soutien que Lilith semblait lui offrir, elle se sentait prise dans un immense rouage qu'elle ne parvenait même pas à voir dans son ensemble. Lilith Everglow était redoutable, et elle ne partageait pas ses cartes.

Elle repensa à son couronnement et esquissa un sourire en se rappelant du sentiment de soulagement qu'elle avait ressenti en sachant la noble à ses côtés. Elle avait pensé qu'elles seraient de véritables alliés, et que Lilith la rendrait plus forte. Quelle douce illusion. Parfois, elle se disait que Detlev lui-même serait plus facile à gérer.

Lilith la salua respectueusement et quitta la pièce d'un pas léger. La scène en était comique. Elle soupira, comme soulagée de son départ. Elle aperçut Erwin au loin et observa Lilith allonger son pas pour le rejoindre. L'idée que la noble soit folle de son ancien supérieur l'amusait beaucoup. Elle avait une façon de le regarder ou de le toucher qui la mettait parfois très mal à l'aise, mais elle ne s'en lassait pas. Le Major avait l'air d'avoir complètement baissé les armes face à elle.

Cette complicité silencieuse lui faisait penser à Ymir. Elle lui manquait terriblement. Elles avaient été si proches, même si la défunte soldate en avait toujours su davantage sur sa camarade que le contraire. Sa lettre d'adieu l'avait beaucoup touché. Elle s'était sentie mal qu'elle ait rejoint le camps des Titans, et profondément triste en comprenant qu'elle n'était plus. Depuis le départ d'Ymir et son couronnement, Historia se sentait seule.

- Je dérange ?

La souveraine releva brutalement la tête et invita maladroitement Livaï à entrer à son tour dans la salle du trône. Elle ne s'était toujours pas habituée à ce nouveau rapport de force.

- Je vais avoir besoin du sceau royal pour mettre tout ce qu'on a dit en place. Je pars aujourd'hui pour repérer les lieux.
- À ce sujet, il y a un léger changement de programme.

Livaï fit un immense effort pour garder son calme. Il avait déjà deviné que le sourire entendu de la Duchesse n'était pas une salutation.

- Qu'est-ce qu'elle veut ? Grogna-t-il.
- Elle va t'accompagner. C'est sa condition.
- Sa condition pour quoi ? S'énerva le brun.
- Elle a déjà une liste de donateurs et parrains pour le projet. Tout serait financé.

Livaï leva les yeux vers le ciel. Il ne l'avait pas vu venir celle-là. Pourquoi voulait-elle traîner dans ses pattes ? Ce projet d'orphelinat lui tenait très à cœur. Historia et lui avaient passé du temps à dessiner ce système d'éducation qui offrirait un avenir aux orphelins même les plus démunis.

Il salua Historia et alla confronter Lilith sans prendre la peine de s'excuser auprès d'Erwin. Ce dernier assista à la scène les bras croisés et un demi sourire aux lèvres.

- T'as besoin de remonter ta côte en aidant des orphelins ? S'énerva-t-il.
- Bonjour Ackerman, on ne s'est pas vraiment salué tout à l'heure.

Il n'adoucit nullement son regard et elle poursuivit.

- Je trouve ton projet vraiment intéressant, et j'ai très envie d'y contribuer. Je te promets de ne pas rester dans tes pattes. Considère-moi comme un sceau royal. Tu me montres, et les nobles iront toujours dans ton sens.

Il avait arqué un sourcil lorsqu'elle avait mentionné le fait de ne pas rester dans ses pattes. Il en doutait très fortement.

- J'ai le choix ? Râla-t-il.
- Pas vraiment, j'en ai bien peur. Lui dit-elle avant de lui adresser un sourire triomphant.

Il fit volte face non sans grommeler une insulte et disparut dans le couloir du beau bâtiment. Erwin passa alors sa main autour de la taille de la noble et vint la plaquer tendrement contre lui. Il s'approcha alors de son oreille et lui susurra de ne pas embêter le Caporal. Elle ricana.

La scène n'échappa pas à Livaï, qui avançait cependant à grands pas agacés dans le couloir. Parfois, il s'étonnait lui même du pouvoir irritant de la jeune Duchesse. À vrai dire, Lilith n'était pas toujours si insupportable. Mais une part de lui ne pouvait s'empêcher d'abhorrer tout ce qu'elle représentait. Et maintenant qu'elle savait qu'Erwin ne se laisserait plus influencer par son avis, elle s'en fichait royalement.

C'était une chose qu'il respectait chez elle, d'ailleurs. Everglow ne s'embarrassait pas pour les autres. Certes, de par sa position elle veillait à sa réputation, mais rien ne la touchait très personnellement. La jeune femme avait une poignée très restreinte de personnes auxquelles elle tenait, et mis à part eux, elle se moquait du monde. Il eut une soudaine pensée pour sa première escouade, et tout particulièrement Pétra.

Le militaire venait d'accéder aux jardins qui faisaient face au grand bâtiment royal, en plein centre de Mitras. Il s'en était passé des choses, depuis leurs disparition. Il esquissa un léger sourire en imaginant Pétra et Oluo devant cette gigantesque bâtisse magnifique. Qu'auraient-ils pensé du Coup d'État ? Auraient-ils été heureux de pouvoir accéder si facilement à la Capitale ?

Un sentiment profond de nostalgie s'empara de lui et Livaï dût fournir un effort intense pour sortir de cette délicieuse léthargie. Ils étaient tant à être partis trop tôt, trop vite, trop brutalement. Penser à eux et regretter le passé étaient quelque chose qu'ils détestait vivre, mais il se refusait également à faire comme s'ils n'avaient jamais existé. D'extérieur bien sûr, on aurait pu le croire. Mais ce qu'il se passait dans la tête et le cœur du brun était une toute autre histoire.

Le son caractéristique des bottes de Lilith se fit entendre dans les escaliers principaux et Livaï souffla bruyamment. Elle ne releva pas et s'adapta simplement à l'allure du Caporal. Il remarqua qu'aucun garde ne la suivait.

- T'emmènes pas Ghérart ? S'étonna-t-il.
- C'est ton préféré ? Répondit-elle.

Il se contenta de la jauger d'un air sceptique sans décocher le moindre mot, alors elle reprit la parole.

- Je ne crains pas pour ma sécurité quand tu es avec moi. Ils ont d'autres choses à faire.
- Je ne suis pas ton gardien. S'insurgea-t-il.
- Ah oui ? Même si c'est un ordre direct d'Erwin ? Lui demanda-t-elle d'une voix enfantine.

Il leva les yeux au ciel et lui fit signe d'avancer. Elle le suivit en silence. Livaï prêta alors attention à la tenue de la jeune femme et ferma un instant les yeux. Elle ne comptait pas y aller dans cette tenue, si ? Quelle provocation... Il ne voulait pas se tenir à ses côtés alors qu'ils allaient commencer par les sous-terrains de la ville de Stohess...

- Ne me regarde pas comme ça, on va passer chez moi pour que je puisse me changer, cela ne sera pas long.

La nouvelle aurait pu le réjouir mais la réalité d'un détour, juste parce qu'elle n'avait pas souhaité se montrer plus tôt en habits simples l'énerva encore plus. Il grommela.

Par chance, Lilith tint sa parole et fut d'une extrême rapidité. Il eut à peine le temps de critiquer la statue du Duc à l'entrée de la demeure qu'elle était déjà revenue. Comme d'habitude, sa belle chevelure flamboyante trahissait son rang social, mais l'ensemble était convenable. Elle avait aussi gardé ses bottes, mais il la voyait mal garder des chaussures abîmées, juste pour ce genre d'occasion.

Elle dû sentir qu'il était satisfait car elle ne put s'empêcher de lui demander spécifiquement son avis en tournant sur elle-même. Seule sa cape noire lui donna une petite fantaisie dans ce mouvement, le reste n'étant composé que d'un pantalon marron foncé affreusement banal et une chemise noire simple. Il ne lui offrit guère ce plaisir et regagna sa monture sans un mot. Il la sentit sourire dans son dos.

Ils chevauchèrent à bonne allure jusqu'à Stohess, non sans quelques accrocs sur le chemin, car leurs montures ne s'encadraient pas. Lilith avait choisi son étalon habituel, et la jument de Livaï ne supportait pas sa proximité. Les deux chevaux avaient même fini par se mordre et se donner des coups au moindre rapprochement. Et même si cela ne l'enchantait guère, Livaï devait reconnaitre que l'étalon noir de la noble avait largement l'ascendant. C'était un cheval impétueux et orgueilleux. Ils allaient très bien ensemble.

Après un ultime coup de dents dans le vide, la jument du Caporal se retourna brusquement et asséna un coup de cul au cheval de Lilith. Il eut un léger sentiment de panique en se demandant si la noble allait tomber de cheval mais son étalon ne cilla même pas. Il se tenait fièrement face à lui, comme si aucune brutalité ne lui avait été adressée. Il aurait juré qu'il était amusé de la situation. Même le cheval de Lilith semblait sarcastique. Quelle prouesse.

- Il a une tête à claque ton cheval. Lui dit-il.
- Il sait se tenir, lui, au moins. Lui dit-elle dans un sourire.

Il soupira et descendit de sa monture pour accéder plus simplement à la ville. Ils confièrent leur chevaux et descendirent dans la ville souterraine. Lilith le collait un peu trop à son goût, mais il comprit rapidement qu'elle n'était simplement pas à l'aise. Cela devait forcément être la première fois qu'elle se rendait dans un tel lieux.

Le sol était souillé et une odeur nauséabonde de crasse embaumait les rues. Depuis les exodes, la pauvreté avait considérablement augmenté, et malgré les efforts d'Historia, inverser la tendance n'était pas si simple. Mais Livaï était habitué à toute cette misère, et il ne s'attarda sur aucun détail, contrairement à la noble, qui semblait de plus en plus regretter sa présence.

Ils arrivèrent bientôt devant un bâtiment délabré, et un homme les accueillit. Lilith resta un instant figée, comme si elle refusait de croire que cette ruine était un orphelinat. L'apparition d'une trentaine de gosses la sortit de cette stupeur et elle se ressaisit rapidement.

Elle écouta Livaï exposer la situation et échanger avec le gérant de l'orphelinat, tandis que tous ces petits ronds les dévisageaient en silence. Les enfants étaient maigres, sales et effrayés. Un garçon plus courageux que les autres s'avança vers le militaire et attrapa sa cape dans un geste affectueux. Livaï s'accroupit alors devant lui et lui demanda son nom. Il sentit le regard attentif de Lilith sur lui. Pourquoi semblait-elle si surprise ? Il était humain, lui aussi.

La matinée fut ponctuée par la visite de plusieurs orphelinats de ce type. À plusieurs reprises, Livaï en oubliait la présence de la noble tant elle restait effacée. Après tout, elle ne serait utile que plus tard, lorsqu'ils devraient retourner à Stohess pour officialiser les financements et commencer concrètement le projet.

Lorsqu'ils sortirent de la ville souterraine, Lilith s'excusa un instant et disparut dans une ruelle. Il pensa d'abord qu'elle voulait prendre l'air, ou souffler seule quelques secondes, mais il l'entendit distinctement vomir. Charmant. Elle revint quelques secondes plus tard et ne tenta même pas de lui sortir un faux sourire.

- On va boire un verre et manger un morceau avant d'aller la fosse aux lions ? Lui proposa-t-elle.
- C'est sûr que t'as fais de la place. Railla-t-il.

Ils s'installèrent dans une jolie taverne en centre ville, où Lilith fut immédiatement reconnue et saluée comme il se devait. Comme d'habitude, elle commanda sans viande. Il se demanda si elle était simplement allergique, mais se refusa à lui poser la moindre question. Ils n'étaient pas là pour copiner, et donner de l'attention à Lilith était un risque trop important.

Le serveur réapparut devant eux et leur servit leur plat. Livaï ricana en remarquant qu'ils avaient oublié d'enlever la viande de l'assiette de la noble. Elle allait criser.

- Je suis tellement désolée Madame Everglow, je vais ramener l'assiette tout de suite.
- Ce serait bête de la jeter, elle est très bien dressée. Est-ce que tu aimes le canard, Ackerman ? Je n'ai pas encore touché l'assiette, tu pourrais simplement le prendre pour ne rien gaspiller.

Il lui adressa un regard indigné puis capitula. L'idée de laisser ce serveur ramener l'assiette entière pour la jeter le rendait malade. Il tendit la sienne et réceptionna le beau morceau de canard. Visiblement, elle n'était pas allergique, car elle n'essaya même pas d'écarter le reste de sa nourriture du jus de la viande ou des petits morceaux restants. Elle mangea tout.

- C'est une lubie de la Capitale ? Finit-il par lui dire.

Lilith comprit immédiatement de quoi il parlait et semblait hésiter à répondre. Deux options étaient maintenant possibles. Soit elle profitait de ce soudain intérêt pour entamer une conversation, soit elle déviait la conversation, ou ne répondait pas, comme elle faisait pour chaque sujet qui lui déplaisait.

- J'ai assisté à la réunion de crise qui a débouché sur l'expédition suicide de milliers de villageois, après la chute de Maria. J'étais jeune et sans influence, mais le Duc a insisté pour que je vienne. J'avais travaillé sur un projet simple, qui nécessitait que la Noblesse réduise sa consommation de viande pour privilégier les aliments simples et nourrissants, et donner priorité à nourrir le peuple. J'ai été humiliée, tout a été décidé en quelques minutes, puis un immense buffet a été dressé. Je ne supporte plus la vue de la viande, depuis. Je revois ce moment, et cela me révulse.
- Réduire votre consommation de viande aurait pu éviter ça ? Questionna Livaï qui trouvait l'idée insensée.
- Bien sûr que non. Mais on aurait largement pu réduire le nombre de sacrifiés.

Il imaginait sans mal la scène. Les paroles d'Erwin lui revinrent alors en mémoire, à l'époque de l'attaque de Trost. Lilith était très désagréable et sous pression pendant cette période, et Erwin lui avait expliqué que la Noblesse se réunissait pour ce genre de crise, afin de prendre des décisions pour la survie générale. Il avait ajouté que chacun ne représentait qu'une seule voix, et que la noble avait horreur de ces réunions. Si Lilith avait une vision plus humaniste que ses pairs, chacun de ces votes devaient en effet être une torture pour la jeune noble, habituée à pouvoir régner comme bon lui semblait.

Tout comme pendant le Coup d'État, la première réponse de la Noblesse était toujours de fermer les portes et laisser crever le peuple...

La seconde partie de la journée se passa de manière plus agréable pour Lilith, qui était revenue dans son terrain de jeux. Comme Historia l'avait dit, la Duchesse avait une telle influence que chacun des nobles rencontrés se rallièrent au projet. En moins de deux heures, tout était largement financé. Ils terminèrent la journée par la visite d'autres orphelinats, mais en plein air cette fois-ci, dans des villes certes plus ou moins précaires, mais beaucoup plus présentables que ceux qu'ils avaient visité le matin même.

Et ce fut au tour de Livaï d'être étonné de la popularité de la noble auprès des enfants. Autant, dans la ville souterraine, Lilith s'était faite toute petite et évitait de croiser le regard des orphelins. Mais dans un environnement moins précaire, elle s'ouvrait plus facilement, et les enfants étaient attirés à elle comme vers un aimant. Il lui découvrit une fibre maternelle insoupçonnée, et qui contrastait beaucoup avec sa froideur habituelle.

Même avec Erwin, il ne l'avait jamais vu sourire de cette façon. Elle avait baissé les armes. Il eut même l'impression qu'elle allait partir avec cette fillette de quatre ans, adorable, par ailleurs. La gamine ressemblait beaucoup à Erwin, et il finit par se demander si ce n'était pas la raison pour laquelle Lilith l'affectionnait encore plus que les autres.

Il sentit le cœur de la noble se déchirer lorsqu'elle s'éloigna de l'orphelinat, tandis que la blondinette hurlait son prénom au loin... Livaï savait se blinder lors de ces moments d'adieu, mais Lilith n'avait pas l'air habituée à ce genre de situation. Elle ne décocha pas un mot de tout le trajet du retour. Il la raccompagna jusqu'à chez elle et commença à se sentir irrité de sa mélancolie.

- Tu pourrais adopter. Finit-il par lui dire.
- Pour lui donner quelle vie ? Je ne la souhaite à personne.

D'ordinaire, Livaï aurait violemment réagi à cette réponse. Mais sans en connaitre les détails comme Erwin pouvait le faire, il savait que Lilith n'avait pas eu une enfance idéale. Même lui pouvait se rendre compte, selon les situations, à quel point elle semblait brisée. Elle détestait la Noblesse, elle avait grandi dans un environnement peut-être même aussi hostile que le sien, et elle avait été humiliée, rabaissée, violée et trahie quasiment toute sa vie.

Lilith était devenue une personne puissante, certes, mais surtout froide, calculatrice, opportuniste et profondément triste. Le fait même qu'elle ai jeté son dévolu sur Erwin montrait bien à quel point elle ne croyait pas en sa légitimité au bonheur. Depuis qu'Erwin avait perdu son bras, elle semblait résignée.

Jusqu'alors, Livaï avait toujours le sentiment qu'elle considérait son supérieur comme immortel. Ce n'était plus le cas désormais, et à la place, il ressentait sa tristesse. Sur ce point, ils partageaient quelque chose en commun, la profonde et triste certitude qu'Erwin allait bientôt quitter ce monde, leur laissant à chacun un vide immense dans le cœur.


OMG je me fais pleurer toute seule, c'est la fin ! ahahahah
Merci pour vos lectures et désolée pour la semaine dernière, je n'ai pu trouver le temps nécessaire... Love uuuuuuuu