Disclaimer : Tous les personnages d'Olive et Tom appartiennent à Yôichi Takahashi !
Hello,
Voici la suite, centré sur Ben et Julia !
J'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture *-*
Japon !
5 juillet 2004 !
Rares étaient les fois où Julia se retrouvait séparée de son bébé. Elle allait pourtant devoir s'y habituer lorsqu'elle reprendrait l'entraînement dans quelques semaines. Elle ne retournait pas sur le terrain, pas tout de suite. Elle devait retrouver la forme et recouvrer ses forces. Elle n'était pas restée sans rien faire depuis la naissance de son fils. Elle s'était tout doucement remise au sport, mais toute son attention s'était focalisée sur son fils. Julia allait expérimenter sa première soirée, sa première nuit, sans son petit garçon.
Un an était passé depuis qu'elle avait épousé Ben, à Paris. Rien n'avait vraiment changé. Leur relation était restée la même, sauf qu'à son retour sur le terrain, Julia s'appellerait Becker, et plus Martinez. Il en serait de même pour sa sœur qui prendrait le nom de son mari allemand.
« Chérie ? »
« Dans la chambre du petit. »
Ben la trouva en train de préparer le sac de leur fils, qui était sur son tapis de jeu.
« J'ai presque fini. » lui dit Julia.
« Aucun problème. On a encore du temps. » Ben s'agenouilla près de son fils, qui délaissa sa peluche pour crapahuter vers son père. « Salut mon bonhomme ! »
Il prit son petit garçon dans ses bras et se remit sur ses jambes, calant Aaron sur sa hanche.
« Tu veux que je le change ? » demanda Ben.
« Oui, je lui ai sorti une tenue. Elle est sur la table à langer. » dit Julia.
Le silence se fit pendant que Ben changeait son fils, et que Julia terminait de remplir le sac d'Aaron.
« T'es sûr que tu ne veux pas qu'on aille dîner au restaurant ? » lui demanda Ben, une fois devant la maison.
« Sûre et certaine ! » répondit Julia. Son fils dans les bras, elle lui arrangea son petit chapeau bleu qui le protégerait du soleil tout au long du trajet chez sa grand-mère. « C'est la première fois depuis des mois que je me sépare de notre fils, alors je n'ai pas envie de me mettre à pleurer comme une fillette devant des inconnus. Juste cette fois, s'il te plaît. Lorsque je reprendrais le chemin des terrains, ça ira mieux. »
« C'est toi la patronne ! » lui sourit-il en l'embrassant.
« J'adore t'entendre dire ça. »
Le regard de Ben en disait long. Embrassant son petit garçon et lui murmurant des mots gentils, Julia l'installa dans son siège auto, vérifia que les sangles étaient bien attachées, puis, ferma la portière.
« Tout va bien se passer, ma chérie. » Ben prit son visage entre ses mains. « On ne le laisse pas avec des inconnus. Ma mère est complètement dingue de son petit-fils, et elle adore s'occuper de lui, tu l'as bien vu hier. Et je ne te parle même pas de ma sœur. »
Julia le savait. Myriam était une grand-mère très douce, et Katie, la petite sœur de Ben, adorait son neveu. La voiture s'éloigna, et quand elle tourna à l'angle de la rue, Julia rentra dans la maison et prit une profonde respiration. Tout ira bien… Elle se répéta ce mantra trois fois de suite avant de se mettre au travail. Il était dix-sept heures, et un peu de rangement l'aiderait à garder ses émotions sous contrôle. L'absence de son fils se faisait sentir, mais chaque fois qu'un coup de blues menaçait, elle se rappela qu'il était en sécurité, et elle continuait le rangement. Il lui fallut une heure trente pour nettoyer tout ce qu'il y avait à nettoyer, puis vingt minutes de plus pour prendre une douche. C'est en peignoir et une serviette sur la tête qu'elle alla ouvrir à son visiteur. Ou plutôt à ses visiteurs.
« Euh, pourquoi t'es aussi chargé ? »
« Ne pose pas de question. » lui dit Johnny en entrant avec des boîtes dans les bras.
« J'ai été prise d'un élan de créativité quand j'ai travaillé sur ta commande spéciale. » dit Lara, qui entra dans la maison. « Ta chambre est où ? »
Julia la leur montra. Johnny ressortit après avoir déposé ses paquets sur le lit.
« C'est quoi tout ça ? » demanda Julia. « Je ne t'ai commandé qu'un ensemble de lingerie. »
« Je sais, mais entre ta commande et celle de Kat pour son second mariage, j'ai été prise dans une telle frénésie que je n'ai pas pu m'arrêter de créer. » répondit Lara. « Je t'ai confectionné une robe pour ce soir, même si vous restez à la maison vous allez quand même dîner, et il faut que tu sois canon. Avec la robe, il y a un petit ensemble pour aller avec. La lingerie va faire perdre la tête à Ben, comme tu me l'as demandé, et j'ai fait en sorte que ça soit facile à mettre. Et j'ai même apporté une tenue pour Ben. C'est cadeau, bien sûr. »
« Certainement pas ! » répliqua Julia. « Tu as travaillé très dur sans que je n'aie demandé quoi que ce soit, alors je passerais demain au magasin pour régler tout ça. N'argumente pas, je suis beaucoup plus têtue que toi. »
« Euh, ok, c'est toi la patronne ! » dit Lara.
Julia prit la jeune fille dans ses bras, et la remercia. Seule, Julia regarda d'abord la lingerie qu'elle avait commandé et laissa échapper un putain jubilatoire. Elle était impatiente de l'enfiler et de voir la réaction de Ben. Refermant la boîte, elle la glissa sous le lit et jeta ensuite un œil à la robe surprise. Fabuleuse. Enlevant son peignoir, Julia mit d'abord l'ensemble noir qui allait avec la robe. Une fine culotte en dentelle et soutien-gorge noir sans bretelles. Le tissu de la robe était si doux que Julia soupira d'aise. Dos-nu, la robe arrivait au niveau des genoux mais était fendu sur le côté gauche. Allant à la salle de bain, Julia sécha ses longs cheveux blonds et les attacha en une haute queue de cheval. Un peu de maquillage sur les yeux et sur les lèvres, et elle était prête. Ben n'allait pas tarder à rentrer, alors elle prit le sac contenant la tenue que lui avait confectionné Lara, et étala les articles sur le lit. Un jean, et une chemise bleu marine.
« Chérie ? ».
Sans répondre, Julia se faufila hors de la chambre jusqu'au salon. Ben crut que sa mâchoire allait tomber par terre. Julia s'approcha de lui tout en roulant des hanches, avant de tourner sur elle-même.
« Que penses-tu de cette robe ? » demanda-t-elle. « C'est Lara qui l'a faite. »
« Waouh ! » répondit Ben.
« Il y a aussi une tenue pour toi, alors va prendre une douche et rejoins-moi dans la cuisine quand tu seras prêt. »
Ben s'empressa de gagner la salle de bain pour prendre sa douche. Le jean et la chemise lui allait comme un gant. Il préféra ne rien mettre sous la chemine et ne la boutonna pas en entier. De toute façon, Julia s'empressera de la lui retirer à la première occasion. Pieds nus – après tout il était chez lui – il rejoignit sa femme dans la cuisine.
« Besoin d'aide, Madame Becker ? »
Il se faufila derrière elle et glissa ses mains sur ses hanches alors qu'elle était en train de couper des tomates.
« Si tu pouvais juste mettre la table. » dit-elle en tournant la tête vers lui. « Je nous fais un repas léger, ça ne te dérange pas ? »
« Du tout. » dit-il en lui bécotant la bouche. « On a assez bien mangé à midi, et je n'ai pas oublié qu'il y a un délicieux gâteau chocolat-framboise dans le frigo. »
Le repas fut simple. Une bonne salade verte composé de tomate, de morceaux de poulet froid et de croutons bien croquant. Une vinaigrette balsamique pour assaisonner le tout, le couple de marié dîna en tête à tête à la lumière de petites bougies dans leur socle de verre, disséminées dans des coins réfléchis du salon.
« Dire que ça fait déjà un an qu'on est marié. » dit Ben.
« Eh oui, ça passe vite. » dit Julia, qui s'essuya la bouche à l'aide d'une serviette. « Est-ce que ça a changé quelque chose, pour toi ? »
« Euh, pas vraiment. » admit le jeune footballeur. « Je suis toujours fou amoureux de toi, et de ton corps de déesse, cela va sans dire. »
« Cela va sans dire. » répéta-t-elle, un sourire en coin.
« La seule différence, c'est qu'on est parents. » poursuivit Ben. « Être marié à la femme de ma vie n'est qu'un plus. Et tu portes mon nom. Tu comptes le garder pendant les matchs ? »
« Bien sûr. » répondit Julia. « Je désire clamer haut et fort que je suis mariée avec le plus beau joueur de France. Je dirais bien du monde, mais ce n'est que mon opinion. »
« En tout cas, le mariage ne t'aura pas enlevé ton franc-parler. » s'amusa-t-il.
« Pourquoi vouloir me changer alors que je suis parfaite ? » sourit-elle.
« Et modeste ! » pouffa Ben. Il lui prit une main par-dessus la table et la porta à ses lèvres. « Surtout, ne change jamais ! »
Ayant terminé leurs assiettes, Julia se leva de sa chaise, fit le tour de la table et passa une jambe par-dessus celles de Ben pour s'asseoir sur lui. La robe remonta sur ses cuisses, laissant tout le loisir au jeune homme de les caresser à sa guise.
« Je n'aurais pas pu faire ça, au restaurant. » lui dit-elle, en collant son bassin au sien. « T'en penses quoi ? »
« Que t'as bien fait de vouloir rester à la maison. » Il fit remonter ses mains dans son dos, les ramena devant et effleura ses seins en voulant atteindre son cou. « Que dirais-tu de débarrasser la table que je puisse te renverser dessus ? »
« Ouh, on se lâche, Monsieur Becker ! » dit Julia d'une voix suave.
La table fut débarrassée, et la vaisselle fut lavée. Le tout en dix minutes. Julia eut à peine le temps de s'essuyer les mains qu'elle se retrouva dans les bras de Ben, qui la souleva pour la poser sur la table où ils avaient dîné. Bien sûr, Julia éclata de rire.
« Chéri, les préservatifs sont dans la chambre. » lui rappela-t-elle alors qu'il parsemait son cou de baisers fiévreux.
Remontant sa bouche vers la sienne, Ben sortit un emballage en aluminium de la poche arrière de son jean tout neuf.
« Je vois que t'as prévu ton coup. » pouffa-t-elle.
« Ta robe m'a rendu fou dès que je suis rentré. » dit Ben. « Tu vas la garder sur toi pendant que je te prendrais sur cette table. »
« Hum, je suis plus que contente de ne pas être au restaurant, en cet instant. » susurra-t-elle contre ses lèvres.
Coinçant l'emballage du préservatif entre ses dents, Ben faufila ses mains sous la robe pour atteindre l'élastique de la culotte de sa femme. Il la lui enleva avec une impatience non masquée. Oh oui, il avait très envie de sa femme. C'était toujours le cas, mais la manière dont la robe moulait son corps était une perfection et une torture. Mais il n'était pas le seul dans cet état impatient. A peine se redressa-t-il que les jambes de Julia l'encerclèrent, et elle lui déboutonna le reste de sa chemise, qui finit par terre. Vint ensuite le jean, que Ben ne prit la peine d'enlever. Il le laissa pendre à ses chevilles, quand Julia lui déroba l'emballage pour le déchirer avec ses propres dents. Cette vue le rendit très dur, ce qui fit glousser la jeune française lorsqu'elle glissa le préservatif le long de son sexe turgescent. Quand il fut recouvert du morceau de latex, Ben souleva sa femme pour remonter la robe sur ses hanches et, l'attirant sur le rebord de la table, il entra en elle en douceur. Il savait que Julia aimait que leurs ébats soient plus forts, à la limite du sauvage, et Ben aussi, mais il faisait exprès de faire durer le plaisir en privilégiant la douceur.
« Ben… » geignit-elle en s'agrippant à ses épaules.
« Chut, chut, chut ! » dit-il en mordillant sa lèvre inférieure. « Je sais que tu aimes quand je suis doux. »
Elle n'aimait pas le reconnaitre, mais il avait raison. Quand elle le sentit sourire dans le baiser qu'il partageait, elle ressentit comme un besoin de le gifler, mais s'en suivit un grand coup de rein qui la fit décoller de la table
« Tu m'énerves quand tu fais ça. » marmonna-t-elle.
« Quand je fais quoi ? » demanda-t-il innocemment en reprenant ses lents vas et vient.
« Quand tu me donnes ce que je veux uniquement pour ne pas que je te gifle. » répliqua-t-elle. « Ben, s'il te plaît… »
Il n'en fallut pas davantage pour que les coups de reins de Ben se fassent plus intenses. Julia rejeta la tête en arrière et fit son possible pour ne pas alerter le voisinage avec ses cris, mais c'était plus fort qu'elle. Ben savait toujours comment lui donner le plaisir dont elle avait besoin. Il savait où et comment la titiller. Raffermissant sa prise sur ses hanches, il accéléra jusqu'à ce que l'orgasme ne les frappe.
« Et… si… on enlevait cette robe… » suggéra Julia, à bout de souffle.
Immobile entre les cuisses de sa femme, Ben fit remonter la robe après avoir détaché le dos-nu. Il se retira, se débarrassa de son jean et enleva le préservatif qu'il alla jeter à la poubelle. Revenant à Julia, il la prit dans ses bras et les emmena dans la chambre où ils firent l'amour plusieurs fois. Il était vingt-trois heures passé quand ils s'assirent côte à côte à la table, dépourvu de nappe qui était tombé au sol après le premier acte, pour déguster le gâteau chocolat-framboise qu'ils avaient commandé dans une pâtisserie renommée juste pour l'occasion. Le couple c'était à peine rhabillé après leur passage sous la douche. Un simple boxer pour Ben, et un peignoir en soie pour Julia. Bien conscient que sa femme était nue sous ce peignoir, le jeune homme réfréna ses ardeurs. Pour le moment.
« Hum, une vraie tuerie ! » dit Julia après avoir avalée une bouchée du gâteau.
« Divin ! » acquiesça Ben. « On se remettra à la diète demain. »
« On pourrait aller courir rien que tous les deux, avant d'aller récupérer Aaron. » proposa Julia.
« Ma mère va vouloir nous garder pour déjeuner. » souligna son mari.
« Oui, pas de souci. » dit Julia. « On ira quand même courir. »
« Bien, Madame ! » sourit-il. « Je ne regarderais plus jamais cette table de la même façon. »
Elle non plus. C'était bien la première fois, depuis que Ben avait hérité de la maison après le décès de son père, qu'ils faisaient l'amour sur cette table.
« On devrait peut-être déménager. » dit-il soudainement.
« Tu es sûr ? » demanda Julia.
Elle posa sur son mari un regard doux. Elle connaissait le profond amour que Ben éprouvait pour son père, et aussi le chagrin qui ne le quittait pas depuis un an maintenant.
« Oui. C'est trop dur pour moi de revenir ici, même si ce n'est que pour quelques semaines par an. » dit Ben. « On pourrait garder les meubles et tout ce qu'on pourra emporter avec nous. »
« C'est comme tu veux. » lui dit-elle en lui caressant les cheveux. « On pourrait profiter des deux semaines qu'il nous reste pour chercher quelque chose d'autre. Ou alors on en discute tranquillement avec ta mère demain, qui est une femme qui sait se faire entendre… » Ben gloussa. « Et on avisera. »
« Ok, on n'a qu'à faire comme ça. » dit Ben. « J'ai tellement de chance de t'avoir. »
« Je vais encore faire ma modeste, mais je suis déjà au courant. »
Ben l'embrassa tout en riant.
« T'as un goût de framboise. » dit-il en lui mordillant la lèvre. « J'adore ça. »
« Hum, il faut que j'aille mettre la petite surprise que je t'ai réservé. » dit-elle contre sa bouche. « Tu m'attends dans la chambre ? »
Elle n'attendit pas de réponse et se leva pour aller récupérer la boîte contenant sa lingerie spéciale sous le lit pour ensuite s'enfermer dans la salle de bain. L'ensemble était de toute beauté. Une pièce unique créée spécialement pour l'occasion. Il s'enfilait comme un body, sauf que le bas était en forme de mini-shorty. Il se fermait comme un corset sur le devant. Des bretelles très fines, et un décolleté qui mettait ses seins en valeur. Ouh la, Ben allait devenir dingue. Remettant son peignoir pour garder un peu de mystère, elle retourna dans la chambre et trouva son mari assis sur leur lit.
« Si c'est ton peignoir la surprise, je suis déçu. » la taquina-t-il.
S'arrêtant à la hauteur de Ben, elle défit l'attache de son peignoir et le fit glisser au sol. A la vue de la majestueuse et sublime pièce sombre qui la recouvrait partiellement. Quand Julia se tourna lentement pour qu'il puisse en apprécier davantage, Ben en perdit presque la parole.
« Alors, Monsieur Becker, est-ce que ça te plaît ? »
Il se redressa et l'attrapa par les hanches pour l'asseoir sur lui, et elle se rendit compte qu'il appréciait énormément le cadeau.
« Fais attention à ne pas l'abîmer. » lui dit-elle. « Je pourrais le remettre, à l'occasion. »
« Je vais te déballer avec la plus grande précaution. » dit-il d'une voix rauque. « Sublime ! »
…
Blottis l'un contre l'autre, ils profitèrent du calme qui régnait. Pas un seul bruit ne venait déranger leur cocon. La nuit était tombée depuis longtemps.
« Qu'est-ce qu'on est bien. » soupira Julia.
« Tu veux qu'on recommence ? » demanda Ben, un sourire en coin qu'elle ne vit pas.
« Il y a deux ans, je t'aurais dit sans problème, mais je crois qu'être maman a épuisé mon endurance. » dit-elle. « L'entraînement devrait me remettre d'aplomb. Ou pas. »
Ben éclata de rire malgré lui.
« T'es une super maman ! » lui dit-il en l'embrassant sur le front. « Est-ce que je serai un mauvais mari si je préfère attendre demain matin pour te donner ton cadeau ? »
« Je risque de pleurer ? » demanda Julia.
« Il y a des chances ! » admit-il.
« Alors non, tu n'es pas un mauvais mari. » assura-t-elle en se blottissant encore plus contre lui. « Je n'ai pas envie de m'endormir en pleurant, même si c'est de joie. Et tout ce sexe m'a épuisé. Ton cadeau à toi t'a plu ? »
« Je te l'ai prouvé au moins deux fois. » lui rappela-t-il. « Mais t'avoir à mes côtés, et notre petit bonhomme me suffisent amplement. Je n'ai pas besoin de plus beau cadeau. »
Julia ferma les yeux et ravala les larmes qui menaçaient de couler. Fiou, même après avoir fait l'amour, il trouvait le moyen d'être romantique et de la faire pleurer par de simples mots.
Le lendemain matin !
Julia fut réveillée par un filet de soleil qui passa à travers le rideau. Quelle heure était-il ? Elle l'ignorait, et elle ne voulait pas le savoir. Elle était bien trop à l'aise dans son lit qu'elle ne voulait pas quitter. Les souvenirs de la veille firent surface dans sa mémoire et un sourire étira les lèvres de la jeune française. Ce fut une soirée magique. A la maison, simple mais magique qui s'était terminé par d'intenses ébats. Ils n'avaient pas tout le temps l'occasion de ne se retrouver rien que tous les deux, encore moins depuis qu'ils étaient parents. Ils préféraient avant tout profiter de leur petit garçon le plus possible. Elle le faisait surtout pour Ben, qui ne voyait pas leur fils aussi souvent qu'il le voulait. Les entraînements, les matchs et les déplacements… Julia aurait ce même rythme dès leur retour à Paris. Elle allait reprendre l'entraînement pour retrouver sa forme d'avant sa grossesse. Penser qu'elle allait moins voir son petit garçon lui fit un pincement au cœur, mais elle ne pouvait pas faire autrement, à moins de renoncer à sa carrière mais elle ne voulait pas avoir le moindre regret et ses objectifs n'étaient pas tous atteint. Julia se consolait en se disant qu'elle laissait son fils à la seule personne en qui elle avait une confiance aveugle – en dehors de Ben, et de sa sœur jumelle Sophia. S'allongeant sur le dos, elle soupira. Elle était seule dans son lit, et si elle en jugeait par la délicieuse odeur de café et croissants chaud, Ben était en cuisine à préparer le petit-déjeuner. Elle se leva, mis son peignoir et rejoignit son mari après avoir fait un détour par la salle de bain.
« Bonjour, Madame Becker ! » Ben sourit en la voyant avancer vers lui. « Je comptais t'apporter le petit-déjeuner au lit. »
« T'es trop parfait pour être vrai. » lui dit-elle en se blottissant contre son dos. « Tu es sorti ? »
« Oui ! » répondit-il en se tournant vers elle. « Cette boulangerie française à proximité est une vraie aubaine. »
« Ça me rend nostalgique de la maison. » dit Julia. « Hum, tu aurais dû me réveiller. »
« Tu dormais si bien. » Il prit son visage en coupe et l'embrassa. « Tu as faim ? »
« Très ! » Une fois autour de la petite table de la cuisine, Julia but une longue gorgée de jus d'orange. « Ça me fait bizarre de ne pas avoir notre petit bout avec nous le matin. »
« Ouais, mais j'ai appelé ma mère pendant que tu dormais. » avoua Ben. « Elle nous attend pour déjeuner. »
« Je suis sûre qu'elle a encore prévu un super dessert. » dit Julia.
« Ouais, il y a des chances. » ricana Ben. « On n'aura qu'à se faire un footing demain matin. On ira chacun notre tour. »
« Bonne idée ! » approuva sa femme.
Après le petit-déjeuner, ils rangèrent la cuisine ensemble puis, Ben prit la main de Julia et l'emmena dans la chambre.
« Tu n'en as pas eu assez hier soir ? » s'amusa-t-elle.
« Je veux simplement te donner ton cadeau. » dit-il, un sourire en coin.
Ben alla vers sa commode, ouvrit un tiroir et en sortit une petite boîte rectangulaire. Il la tendit à Julia.
« Joyeux anniversaire de mariage, mon amour ! » dit-il en quémandant un baiser.
« Merci ! »
Elle lui rendit son baiser avant d'ouvrir la boîte, qui cachait un écrin en velours bleu. Elle posant la boîte sur la table de nuit, et ouvrit la boîte. Un collier secret en or en forme de cœur se trouvait à l'intérieur. Curieuse, et elle prit le pendentif entre ses mains et l'ouvrit. Son cœur eut un soubresaut, et les larmes lui piquaient les yeux. Elle allait pleurer, c'était certain.
« Quand je suis en déplacement pour un match, ou même quand je vais juste à l'entraînement, je regarde à chaque fois que je le peux la photo de vous deux que j'ai dans mon sac. » dit Ben. « Je sais que tu redoutes la reprise de l'entraînement, et encore plus des matchs à l'extérieur. Avec ce collier, ce sera comme si on était avec toi. »
C'était une photo récente de Ben et Aaron, qui avaient été prise dans le jardin de la maison d'enfance de Julia. La maison où ils vivaient tous les trois avec Elizabeth Martinez. Julia referma le collier et, enroulant ses bras autour du cou de son mari, l'embrassa alors que les larmes coulaient sur ses joues.
Je vous donne rendez-vous le 29 novembre pour le prochain chapitre. Je sais, ça fait très loin mais bon... Vous patienterez encore un peu plus après ça. Vous aurez les explications en temps voulu.
J'espère que ce chapitre vous a plu.
Bisous, et prenez soin de vous !
Aurélie !
