Disclaimer : Tous les personnages d'Olive et Tom appartiennent à Yôichi Takahashi !
Bonjour chers amis, vous allez bien ?
Enfin le nouveau chapitre. Je vous en dirais un peu plus à la fin, où je vous demanderais d'être très attentifs.
Le titre du chapitre est clair, Bruce est au centre, et il présente enfin Linda au reste du groupe.
Bonne lecture !
8 juillet 2004 !
Centre d'entraînement du Japon !
L'équipe et leurs épouses / compagnes, y compris Karl-Heinz, Sophia, Evelyn et Anthony, étaient réunis au centre d'entraînement pour y passer la journée avant le départ des internationaux, mais il manquait quelqu'un pour que la « fête » puisse commencer.
Bruce avait garé sa voiture à quelques pâtés de maison du centre, nerveux. Il avait repoussé ce moment aussi longtemps qu'il avait pu, mais il ne pouvait plus la cacher. Cacher. C'était un bien grand mot. Il ne la cachait pas, il se montrait juste discret. Certains membres de l'équipe la connaissaient, et ça c'était bien passé. Mais voilà… Il avait profité de chacune des visites de ses amis au pays pour les charrier. Thomas, Ben, Mark, Olivier. Il les avait tous taquiné, allant parfois trop loin, et ce ne serait qu'un juste retour des choses que ça lui tombe dessus à lui aussi.
« Bruce ? »
Sur le siège passager, Linda Jackson, sa petite amie, attendait patiemment. Elle n'avait rien dit lorsqu'il s'était garé, alors qu'ils étaient tout près du centre. Elle le savait nerveux. Elle savait tout de lui, et de toutes les bêtises qu'il a pu faire par le passé. Notamment un certain incident sans gravité au final, arrivé un trente-et-un décembre. Elle ne le connaissait pas à cette époque, mais il avait changé. Elle le savait bien. Il était drôle, gentil, et elle le trouvait mignon. Il l'avait fait rire sans le faire exprès, dès leur première rencontre, et elle avait accepté de le revoir. Ils étaient ensemble depuis plusieurs mois déjà, et elle ne l'avait jamais vu aussi stressé.
« Bruce, regarde-moi s'il te plaît ! »
Sa voix était si douce, si apaisante qu'il sortit de sa torpeur nerveuse pour enfin la regarder.
« Tout va bien. Tu n'as pas à t'en faire. » le rassura-t-elle. « Tu vas te faire charrier, c'est sûr et certain, mais ce sont tes amis alors c'est normal. Respire un bon coup et redémarre cette voiture. »
Bruce inspira et expira plusieurs fois de suite, puis, remis le contact et, cinq minutes plus tard, il se gara entre le SUV de Thomas et la Chevrolet de Ben. Main dans la main, le jeune couple se dirigea vers le bâtiment.
« Respire. » lui rappela Linda. « Ils ne vont pas te manger, et n'oublie pas que je sais me défendre. »
C'est vrai, se dit Bruce. Sa petite amie était de la même trempe que les filles du groupe. Elle avait du caractère, et répondait toujours sans se démonter aux piques qu'on lui lançait. Quand ils entrèrent dans la grande salle à manger, la table était déjà prête, et les plats étaient apportés par les filles de la cuisine.
« Nous voilà ! » annonça Bruce. « Désolé du retard euh, en fait je… »
« J'ai mis du temps à me pomponner. » dit Linda, qui serra la main de Bruce pour le rassurer. « Je voulais faire bonne impression. »
« Les filles ! » souffla Mark. « Toutes les mêmes ! »
« Mais sans nous, vous êtes incapable de faire quoi que ce soit sans être perdu au bout de cinq minutes. » répliqua-t-elle en souriant.
Patty, qui était dans la cuisine, entendit la répartie de la jeune fille et éclata de rire. Linda regarda son copain, qui lui dit le prénom de sa meilleure amie. Une fille à la peau mate et dont les yeux verts pétillaient d'amusement, s'avança vers le jeune couple et tendit sa main à Linda, qui la serra en souriant.
« C'était très bien envoyé. » lui assura-t-elle. « Moi c'est Ruby, et ce crétin à qui t'as répondu, c'est mon fiancé, Mark. » Elle se tourna ensuite vers Bruce. « Elle a déjà rencontré qui ? »
« Tout le monde. Sauf Olivier, Ben, Thomas… »
« Ouais, je vois le tableau. » dit Ruby. « Viens, je vais te présenter ! »
Elle prit le bras de Linda pour le glisser sous le sien et s'éloigna avec elle. Bruce ravala une protestation. Il ne servait à rien de vouloir discuter avec Ruby, et puis, elle saurait calmer les ardeurs de Mark. Du moins, il l'espérait. Johnny, qui avait remarqué que son ami restait prostré sur le seuil, alla vers lui et posa une main sur son épaule.
« Relax mon pote ! » lui dit-il. « Linda a suffisamment de caractère pour parer les railleries de Mark. »
« Je sais, mais je me dis que je l'aurais mérité. » dit Bruce.
« T'as changé, c'est le plus important. » dit Johnny. « On se fait un match après le déjeuner. T'es partant ? »
« Ouais, toujours ! » assura Bruce.
Il vit Ruby passer devant lui, tout sourire alors qu'elle avait toujours le bras de Linda sous le sien. Cette dernière lui fit un clin d'œil, puis, disparut dans la cuisine.
Là, elle rencontra Patty et Sophia.
« Je suis ravie de te rencontrer. » lui dit Patty, en souriant.
« Moi aussi. » lui retourna Linda. « Bruce m'a beaucoup parlé de toi. »
« Ouh, en mal, je pari. » grimaça Patty.
« Non, rassure-toi ! Il m'a assuré qu'il a mérité toutes les claques que tu as pu lui refiler. » dit Linda, amusée. « Il dit que ça l'a rendu plus mature. »
« Oh, alors tout va bien. Enfin, je crois. » dit Patty.
« Ne t'en fais pas, je suis au courant de tout et je lui ai déjà dit que sur certaines fois il a agi comme un abruti. » dit Linda, en balayant l'air de la main.
« Je l'adore ! » dit Ruby.
« Merci, euh, est-ce qu'il serait possible de ne pas trop l'embêter ? Il est sur les nerfs depuis des jours et je ne sais plus quoi faire pour le rassurer. » leur demanda-t-elle.
« Mais oui, on se charge de tout ! » dit Patty.
Dans la salle à manger, alors que la bande commençait à s'asseoir autour de la table, Patty guida Linda jusqu'à Bruce, et elle dit à son meilleur ami :
« Ne gâche pas tout. Elle me plaît ! »
Puis, elle alla s'asseoir en bout de table avec Olivier. Une fois que tout le monde se fut assis, Ruby se leva et regarda chaque garçon et s'exprima avec un sérieux si calme et si jovial qui donna froid dans le dos de tous les garçons.
« Les âneries de Bruce font partie du passé, alors le premier qui essaiera de la ramener parce qu'il a trouvé chaussure à son pied, je lui fais la peau. Et ça vaut surtout pour toi, Mark ! » Elle le regarda, et fit signe de verrouiller ses lèvres. « Bien, maintenant que l'affaire est entendue, il est temps de manger. »
« Amen ! » déclara Tipi, enceinte de trois mois et demi.
Bruce, qui était assis juste face à Ruby, lui souffla un merci, et elle lui répondit d'un clin d'œil. Les plats passèrent de main en main, les assiettes furent remplies et ils déjeunèrent en parlant de tout et de rien. Les européens avaient hâte de retrouver le chemin de l'entraînement, surtout Olivier, qui espérait pouvoir jouer le premier match de la Ligua. Quant à Thomas, il répondit quand Paul lui demanda comment allait son dos :
« Plus aucune trace d'inflammation ! »
« Mais n'oublie pas que t'es interdit de foot jusqu'à la fin des vacances. » lui rappela Katalina, assise à sa droite.
« Je ne tiens pas à raviver la douleur, ne t'en fais pas. » la rassura-t-il.
« Ouais, faut que tu sois en forme pour notre prochain match en championnat. » lui dit Karl-Heinz.
« Hors de question que je te laisse marquer. » lui répondit le gardien de but.
Sophia et Kat échangèrent un regard avec la même lassitude avant de sourire. Ni l'un ni l'autre ne changerait en vue de leur affrontement sur le terrain. Karl-Heinz était déterminé à marquer, et Thomas l'était tout autant à protéger ses cages.
« Assez parlé de foot. » dit Evelyn. « J'ai une annonce à faire. »
« Ta belle-mère est toujours aussi chiante ? » tenta Ruby.
« Ça aussi ! » acquiesça la jeune fille. « Non euh… » Elle tourna la tête vers son mari, qui lui prit la main et la porta à ses lèvres pour lui donner son aval. « Je suis enceinte ! »
Des acclamations retentirent tout autour de la table, et toute la bande porta un toast au futur bébé.
« Fille ou garçon ? » demanda Julia.
« On ne sait pas encore. Je viens à peine de dépasser mon premier trimestre. » répondit Evelyn. « Et la raison pour laq… »
La sonnerie d'un téléphone l'interrompit. C'était celui d'Anthony.
« Je vais changer de numéro. » grommela-t-il.
Il sortit son téléphone de sa poche, et l'éteignit.
« Elle risque de t'appeler. » lui dit son mari.
« Aucune chance, j'ai laissé mes téléphones dans mon sac chez Thomas. » répondit Evelyn. « Et si elle tente d'appeler ma mère, elle risque d'être très bien accueilli. »
« On nous explique ? » demanda Patty.
« Oh, on devait rentrer à Los Angeles après nos vacances mais si on est venu ici, c'est parce que ma mère a appris qu'Evelyn est enceinte et qu'elle nous harcèle pour qu'on rentre à la maison. » répondit Anthony. « Elle dit que ce n'est bon ni pour le bébé ni pour Evie de voyager autant, alors qu'ils vont parfaitement bien. »
Ruby posa lourdement ses coudes sur la table et se prit la tête entre ses mains.
« Et, cerise sur le gâteau… » dit Evelyn. « Elle a déjà acheté tout le matériel pour le bébé sans nous consulter. »
« Ouh, je crois que tu devrais arrêter de trop en dire, Ruby est sur le point d'exploser. » lui confia Jenny, assise à sa gauche.
« Elle n'est pas la seule. » dit Katalina. « Anthony, je t'apprécie, et je ne connais pas ta mère mais j'espère sincèrement, pour le bien de ta femme et du bébé, que tu vas régler tout ce bazar au plus vite. »
« Oui, c'est prévu. » dit le jeune homme. « J'espère qu'elle a tout rendu comme je lui ai dit de le faire. »
« La connaissant, ça m'étonnerait. » dit Evelyn. « Elle n'écoute jamais ce que tu lui dis. »
« Evie, je te promets de m'en occuper dès qu'on sera rentré. » lui promit-il.
Le déjeuner reprit, et le comportement envahissant de la mère d'Anthony fut oublié, jusqu'à ce que les filles, Anthony, Thomas et Olivier soient assis sur la terrasse après le déjeuner, et que le reste des garçons firent une partie de foot.
« Je vous jure les filles, un jour je vais lui dire le fond de ma pensée. » dit Evelyn, assise sur une chaise longue entre les jambes de son mari.
« T'aurais dû le faire d'entrée, si tu veux mon avis. » lui dit Ruby. « J'ai de la chance d'avoir une belle-mère extra. »
Evelyn soupira. Son mari posa les mains sur son ventre arrondi et l'embrassa dans le cou en lui chuchotant que tout allait s'arranger.
« Alors Linda, on ne te fait pas trop peur j'espère ! » demanda Julia à la nouvelle venue dans le groupe. « Bruce t'a prévenu qu'on était un peu folles ? »
« Oh, non ça va, j'adore l'ambiance qu'il y a entre vous. » avoua la jeune fille. « Et, oui, Bruce m'a effectivement dit que vous aviez du caractère, et il a peut-être utilisé le mot « folle » pour vous décrire, mais je n'ai rien contre un peu de folie. Ça met du piment à la vie. »
« C'est définitif, je t'adore ! » déclara Ruby. « Bon, parle-nous un peu de toi. Est-ce que tu t'entraînes pour de futures compétitions ? »
« Non, les compètes, c'est fini pour moi. » dit Linda. « J'ai terminé le lycée par correspondance, et je rentre à la fac en septembre. J'aimerais bien devenir kiné. »
« C'est une voie ambitieuse. » dit Tipi.
« Mon père est kiné, et j'ai déjà appris toutes les bases grâce à lui. » expliqua Linda. « On n'est pas gymnaste toute sa vie, alors je préfère arrêter maintenant quand j'ai déjà atteint mon objectif. »
« Comment vous vous êtes rencontrés ? » demanda Thomas, discret jusqu'à présent.
« Oh, il faisait des courses pour sa mère, je faisais des courses pour la mienne. » leur raconta-t-elle. « On s'est croisé entre le rayon des bonbons et celui des gâteaux. Il m'a aidé à attraper un article trop haut pour moi, tout en devenant tout rouge quand je l'ai remercié. » Des gloussements accompagnèrent son récit. « On s'est revu une semaine plus tard au même rayon. Il a pas mal bûché sur ses mots pour me demander mon numéro, et j'ai trouvé ça trop mignon. »
« Mark serait-là, et s'il n'avait pas peur que je le prive de câlins, il te demanderait certainement comment t'arrive à supporter Bruce. » dit Ruby.
« Et je lui demanderais en retour comment toi, tu fais pour le supporter. » sourit Linda.
Ruby rejeta la tête en arrière et éclata de rire.
« Bienvenue, officiellement, dans la bande ! » lui dit Patty. « Désormais, il faut que tu sois avec nous chaque soir du vingt-cinq décembre pour le repas annuel de Noël, et à toutes les réunions entre filles qu'on organise quand on est toute ensemble. »
« Avec plaisir ! » accepta Linda.
« Bon, il reste qui à caser, encore ? » demanda Julia.
Sur la pelouse, le match se finit par une victoire de l'équipe de Karl-Heinz, qui faisait équipe avec Ben et Julian dans son camp, et Alan dans les cages.
« On fait une sacrée bonne équipe. » dit Ben, en tapant dans les mains de son beau-frère.
« C'est clair ! » dit Karl, puis, il demanda à l'autre équipe : « Sans rancune, les gars ? »
« Non, ça va ! » assura Mark. « Ce n'est qu'un match amical. Ça fait du bien de se défouler. »
« Frustration de préparatifs de mariage ? » le taquina Bruce.
« Ouais, on peut dire ça. » dit Mark, qui s'adressa aux mecs mariés. « Dites, vous avez fait des concessions, de votre côté ? »
« Oui ! » fut la réponse générale qu'il récolta.
« Ecoute mec, c'est simple… » dit Phillipe. « Les femmes savent ce qu'elles veulent, et quand ça touche au mariage, alors vaut mieux hocher la tête tout en restant attentif au risque de passer un sale quart d'heure. »
« Tu t'investies, mais c'est elle qui prend toutes les décisions. » dit Karl.
Mark soupira, puis, le groupe gagna la terrasse.
« Super match, les gars ! » leur dit Olivier. « Vivement que je revienne sur le terrain. »
Bruce alla s'asseoir sur une chaise à côté de sa petite amie, qui posa une main sur sa jambe et se blottit contre lui pour lui assurer que tout va bien.
A la fin de la journée, tout le monde se sépara. Les couples parents avaient hâte de retrouver leurs enfants. Bruce raccompagna Linda chez elle, et accepta l'invitation de sa belle-mère de rester dîner avec eux. Linda l'attira dans sa chambre pour plus d'intimité, et elle l'embrassa dès que la porte fut fermée derrière eux. Ils n'avaient pas encore passé l'étape sexe, et c'était très bien comme ça. Du moins, pour le moment. Bruce ne voulait pas la presser, et Linda attendait d'être totalement prête. Aucun d'eux ne doutait des sentiments qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, mais il n'y avait aucun mal à prendre son temps. La priorité de Linda était les études, et le jeune homme ne pouvait que l'encourager dans cette voie. Lui, continuerait de travailler avec sa mère, ainsi qu'au magasin des parents de Patty, pour qui il travaillait depuis quelques mois déjà.
« Je t'avais dit que ça allait bien se passer. »
« Je ne douterais plus jamais de toi. » lui dit-il.
« Je te le ferais rappeler, à l'occasion. » sourit Linda. « J'adore tes amis, et t'avais raison, les filles sont dingues mais… »
« Mais t'es aussi dingue qu'elles. » la coupa-t-il. « Je n'ai jamais douté un seul instant que tu t'entendrais avec elles. »
Trois jours plus tard !
Aéroport !
Toutes les bonnes choses ont une fin, et il était temps pour les européens de rentrer chez eux. Anthony et Evelyn aussi, avaient décidé de rentrer à Los Angeles.
« Reste zen. » lui dit Katalina. « Quoi que t'as belle-mère te dise, reste indifférente, fais comme bon te semble et laisse ton mari l'envoyer sur les roses. »
« Je m'en souviendrais. » sourit Evelyn.
Un à un, les vols à destination de Los Angeles, Munich, Hambourg, Barcelone, Paris et Turin, furent appelés.
Ce chapitre est court, mais j'espère qu'il vous a plu.
Alors, lisez bien ce qui va suivre : La suite n'est pas écrite. J'ai une petite panne d'écriture sur certaines de mes histoires en cours, et Vies Croisées en fait partie. J'ai aussi pensé que j'allais donner plus de présence aux personnages secondaires. Dites-moi ce que vous en pensez !
Je vous demande donc un peu de patience. Vous pouvez me suivre sur Twitter, sur Facebook ou sur Instagram sous le pseudo Le Monde d'une Geek.
Merci de votre fidélité, et rassurez-vous, je mets la fiction juste en pause. Elle ne sera jamais, jamais abandonné !
Bisous, et à bientôt !
Aurélie !
