Bonsoir !
Non, ne me lancez pas de tomates pourries, je sais que je n'ai pas posté depuis belle lurette mais la rentrée a été compliqué pour moi et ma bêta alors vouala voula. J'espère que tout se passe au mieux pour vous, d'ailleurs.
Mille merci à Choixpeau de fic, devoreusedelivre, Julie et Anulya pour leurs reviews, de vraies rayons de soleil dans ma petite vie !
Julie : Voilà la suite, vraiment désolée du délais ! Merci pour ta review, elle m'a vraiment fait plaisir ! Et en deux jours, vraiment ? Un record haha. A bientôt !
devoreusedelivre : Tellement heureuse si tu trouves que la relation Jily est bien construite ! Merci beaucouuup pour ta review et belle rentrée à toi !
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 94 : Ramer sans barque
Lily était sortie de l'infirmerie depuis fin mars. Avril s'était installé, les cours devenaient plus complexes, plus prenants, tout comme le Quidditch et leur examen de transplanage approchait. Leur envie de découvrir ce qu'il s'était réellement passé fut donc relayée au second plan, surtout qu'il n'avait fait que de maigres avancements : les déplacements des Serpentards n'avaient rien de suspects, même si les Maraudeurs continuaient de surveiller de temps en temps.
Leur seule avancée était la découverte d'une habitude qu'avait Slughorn de tourner en rond dans le couloir du septième étage avant de disparaître soudainement de la carte. Malgré de longues conversations, ils n'avaient pas réussi à comprendre ce que leur professeur manigançait.
La seule qui n'avait pas lâché l'affaire était Lily. Elle ne pensait qu'à ça. Elle voulait comprendre ce qui lui était arrivée, ce qui se tramait dans le dos de tous. Son accident était un souvenir toujours aussi vif, bien qu'elle ne le laissait pas voir aux autres. Ainsi, elle faisait attention à ne plus se promener seule dans le château, surtout en fin de journée, sursautait à chaque bruit inattendu et passait ses journées à essayer de se fatiguer au maximum espérant que cela suffirait à lui éviter des nuits de cauchemars.
C'était peine perdue.
Leur importante charge de travail, les examens qui approchaient et la guerre qui continuait ses victimes mettaient le moral de tous au plus bas.
Pour tenir le coup, Katherine était régulièrement descendue au hangar à bateau. La plupart du temps, Josh et Tom étaient là, accompagnés de leur lapin. Katherine s'amusait beaucoup de leur tendance surprotectrice envers l'animal. Ils discutaient, jouaient aux échecs ou à la bataille explosive. Quand ils ne pouvaient pas s'autoriser de temps de pause, ils faisaient leur devoir. La Serdaigle avait pensé qu'ils riaient quand elle les avait vus sortir leurs livres mais leur air sérieux l'avait dissuadé.
Elle qui mettait habituellement un temps fou à songer faire ses devoirs, elle était bien plus efficace au fin fond du terrain de Poudlard, coincée dans une cabane entre un lapin et les deux Serpentards étonnamment studieux. C'était donc également devenu un rituel. Chacun avait ses matières favorites et ses faiblesses, et ils s'aidaient comme ils le pouvaient. Parfois, Katherine recopiait presque mot pour mot les devoirs des garçons, sachant pertinemment qu'aucun de leur professeur ne penserait qu'ils puissent avoir quoi que ce soit en commun. Isabel s'étonnait de voir que sa sœur avançait dorénavant si vite dans ses devoirs, mais elle songea qu'elle devait se perdre dans son travail pour oublier l'atmosphère pesante qui régnait.
D'autre fois, Josh manquait à l'appel pour différentes raisons et Katherine et Tom se retrouvait donc seuls. Dans ces moments, la Serdaigle était toujours étonnée de voir à quel point elle était à l'aise avec le Serpentard.
Ce jour-là, après une dure journée durant laquelle La Gazette n'avait été porteuse que de mauvaises nouvelles, Katherine descendit directement au hangar à bateau, se doutant que les Serpentards ne seraient pas là. Il était encore trop tôt. Elle avait juste besoin d'un peu de calme et du réconfort que le bruit de l'eau lui apporterait.
Pourtant, quand elle entra, son regard croisa celui de Tom. Le Serpentard était assis par terre, le dos contre le mur, les genoux repliés vers lui. Il lui fit un léger sourire sans une parole. Elle franchit les mètres qui les séparaient et s'assit à ses côtés, toujours en silence. Lentement, elle laissa sa tête tomber sur l'épaule du Serpentard et ferma les yeux. Un instant plus tard, leurs doigts s'emmêlaient.
Leurs problèmes étaient toujours les mêmes mais, dans ce refuge que le hangar leur prodiguait, sentant la présence de l'autre, tout semblait plus surmontable.
Ils restèrent ainsi longtemps, au seul bruit du clapotis de l'eau.
Lorsqu'ils daignèrent reprendre la notion du temps, ils s'aperçurent qu'il ne restait qu'une dizaine de minutes avant le couvre-feu. Ils se séparèrent et Katherine, dont la salle commune était bien plus éloignée que celle des Serpentards, commença à remonter le parc en marche rapide. Très vite, elle atteint le château et croisa les Maraudeurs dans le couloir du deuxième étage. Elle les salua rapidement mais ils ne la laissèrent pas passer.
- On peut te parler rapidement ?, demanda Remus gravement.
Elle acquiesça, songeant que s'ils étaient trop longs, elle n'aurait qu'à faire un croche-patte à l'un d'eux et s'enfuir en courant.
- Les filles vont bien ?, s'inquiéta-t-elle soudainement en se rendant compte que même James et Sirius ne souriaient pas.
- Oui, on a préféré ne rien leur dire avant de t'en parler.
Le sérieux de la situation contrastait tant avec les Maraudeurs qu'elle ne put s'empêcher de lâcher un petit rire. Elle avait l'impression qu'elle allait être accusée d'un meurtre.
- Je ne sais pas si Lily vous a dit mais on a une carte de Poudlard qui permet de voir les emplacements de toutes les personnes qui s'y trouvent en temps réel, expliqua calmement Sirius, on s'en sert beaucoup en ce moment pour surveiller les déplacements de Slughorn et des Serpentards.
Elle acquiesça, comprenant mieux comment ils en savaient tant. Elle se disait bien qu'ils ne pouvaient pas suivre tout le monde, tout le temps.
- Vous avez du nouveau ?, s'exclama-t-elle, soudainement intéressée.
Elle ne voyait pas bien pourquoi c'était elle qu'ils préviendraient en premier cela dit.
Un lourd silence suivit avant que James ne lâche :
- Katherine, que faisais-tu au hangar à bateau avec Wilkes ?
Error 404.
C'était fou à quel point le cerveau se mettait en route dès notre naissance et ne s'arrêtait jamais.
Sauf maintenant.
Katherine resta immobile, comme paralysée, alors que son cerveau cherchait vainement une excuse.
- Et ce n'est pas la première fois, reprit Peter, parfois il y a aussi Pritchard.
Elle pourrait expliquer que Tom était en réalité une petite biche, mais elle n'était pas sûre qu'ils la croient et surtout, ça mettrait le Serpentard dans de sacrés problèmes, brisant ses années d'efforts pour se construire une couverture. Tentant de paraître naturelle, elle lâcha un nouveau petit rire.
- Qu'est-ce que vous imaginez que je fasse avec Wilkes et Pritchard enfin ? McGo' nous a demandé de vérifier les fluctuations de hauteurs de l'eau du lac, c'est une des tâches qui peut être confiée aux préfets, tu le sais bien Remus ?
Voilà, elle s'en sortait bien. A part s'ils allaient demander des comptes à leur directrice de maison. Elle aurait peut-être dû parler d'un autre professeur. Elle espérait que son ton suffisant soit assez pour effacer tous soupçons.
- Mais Katherine, tu n'es pas préfète, s'étonna Remus.
A nouveau, son cœur rata un battement.
Elle n'était pas préfète, c'est vrai ça, elle n'était pas préfète.
- Si vous voulez tout savoir, commença-t-elle pour se faire gagner du temps avant de sortir la première idée qui lui passa par la tête, je remplace Isabel. Wilkes lui fait peur.
Comme ça elle enfonçait à la fois sa sœur et Tom. Super Katherine, quelle brillante idée.
- Mais je pense qu'il apprécie l'endroit. Ce n'est pas loin de la salle commune des Serpentards en plus. Il y va parfois seul, non ? reprit-elle, voyant qu'ils semblaient encore sceptiques.
Ils acquiescèrent avant que Sirius ne déclare :
- Ça me rassure, pour être honnête on avait un peu peur qu'il te fasse du mal ou du chantage, ou même qu'il tente d'avoir des informations sur ta famille. Il s'est toujours contenté de ses tâches de préfets ou il lui arrive de te poser des questions ?
- Vous savez très bien que je ne me laisserais jamais faire, c'est tout à votre honneur mais ne vous inquiétez pas pour moi.
Remus reprit :
- Je suis désolé, je ne savais pas qu'une telle tâche vous étiez confiée. Je peux demander à prendre à ta place si tu veux, ça te permettrait de respirer un peu, il doit être tout sauf agréable. Et puis tu n'es pas préfète, tu ne devrais pas avoir à faire les tâches ingrates.
- Oui, ou vous pouvez y aller tous les deux la prochaine fois, lui se permet bien de venir avec Pritchard, compléta Peter.
Katherine serra les dents :
- Pas besoin, il n'y aura pas de prochaine fois. On a pris le dernier relevé aujourd'hui.
Ils semblèrent rassurés et Katherine en profita pour s'éclipser. Elle ne se sentait vraiment pas bien.
Elle n'avait plus aucun moyen de voir Tom.
Elle tenta de prévenir le concerné en Histoire de la magie le lendemain en lui écrivant une lettre qui s'enflammait immédiatement si quelqu'un d'autre que le destinataire tentait de la lire. Heureusement qu'ils avaient deux heures car la lettre, qu'elle faisait léviter jusqu'au bureau du Serpentard, s'enflammait dès que quelqu'un la regardait. Elle dû la réécrire plusieurs fois mais arriva finalement au but.
Tom ne laissa rien paraître, comme à son habitude mais son teint était devenu blanchâtre. Les poings serrés, il lança un regard haineux aux Maraudeurs qui riaient quelques rangs devant lui. Inquiet, Josh lui prit délicatement la lettre des mains pour comprendre ce qu'il se passait et celle-ci s'enflamma de nouveau.
Le lendemain, Lily travaillait à la bibliothèque avec Remus. Ils faisaient régulièrement cela quand ils étaient en première année et s'y étaient remis depuis quelque temps. Ils furent rejoints par James plus tard dans l'après-midi. Celui-ci leur expliqua être à la recherche d'un coin calme pour élaborer des stratégies pour les matchs et entraînements de Quidditch, le plus loin possible de son meilleur ami donc. Il s'installa avec eux et tous restèrent concentrés sur leurs tâches. La bibliothèque se vida peu à peu autour d'eux sans qu'ils n'y prêtent attention jusqu'à ce que Remus ne se lève d'un bond :
- Je dois aller voir Flitwick à propos de mon dernier devoir, j'espère qu'il n'est pas trop tard !
James commença à récupérer ses affaires, probablement dans l'optique de l'accompagner et l'esprit de Lily se mit à tourner à vitesse grand V. Il était tard, le château devait être presque vide, elle allait devoir rejoindre la salle commune seule.
Elle avait peur.
Depuis l'accident, elle avait peur.
- Reste, murmura-t-elle à James.
Celui-ci fronça les sourcils et stoppa son mouvement. Il lança un regard interrogateur à Remus mais celui-ci n'avait pas entendu et finissait de rassembler ses affaires.
- S'il te plaît, ajouta-t-elle à mi-voix.
Il acquiesça finalement et signala à son ami qu'il restait là d'un mouvement de tête.
- Tout va bien ?, lui demanda-t-il une fois que Remus avait disparu.
Elle acquiesça rapidement et se remit dans son travail pour dissiper la gêne, sentant le regard étonné de James.
Plus tard, on leur demanda de quitter la bibliothèque et ils prirent donc le chemin de la salle commune.
- Pourquoi tu tenais à ce que je reste tout à l'heure ?, demanda James, ne comprenant toujours pas.
Elle songea un instant à l'envoyer paître mais il n'avait sans doute pas mérité un tel traitement alors elle se décida pour une partie de la vérité :
- Je n'aime pas rester seule.
Elle espérait qu'il se contenterait de cela mais il comprit immédiatement le sous-entendu :
- Depuis ton attaque ?
Elle ne répondit pas, il le prit pour une affirmation.
- Tu devrais en parler à quelqu'un si tu ne te sens pas toujours en sécurité, reprit-il.
Peut-être était-ce à cause de la pression qu'ils subissaient en ce moment, ou bien à cause de ses nombreuses nuits sans sommeil mais elle craqua :
- Si je ne me sens pas toujours en sécurité ? Mais je ne me sens jamais en sécurité depuis ce foutu accident, Poudlard est littéralement l'endroit le plus sécurisé qui existe et je suis incapable de me promener seule. Je vais aller loin comme ça, n'est-ce-pas ? J'ai peur de chaque bruit, de chaque mouvement dans mon dos et il ne se passe pas une nuit sans que j'entende ce foutu rire !
Il se rapprocha d'elle et tendit le bras sans doute dans une tentative de la réconforter. Elle recula :
- Tu dois en parler à quelqu'un Lily.
- Pour faire un retour direct à l'infirmerie ? C'est la dernière chose dont j'ai besoin.
Elle se remit à marcher. Plus vite ils arriveraient à la salle commune, plus vite cette conversation se terminerait.
- Je comprends que tu ne veuilles pas en parler à l'infirmière, continua James en marchant derrière elle, même si je doute que ce soit la bonne solution. Mais tu peux déjà en parler à nous, on est tes amis Lily, on est là pour t'aider.
Elle s'arrêta si brutalement qu'il dû faire un écart pour ne pas lui rentrer dedans.
- Mais je ne veux pas être celle qui a besoin d'aide ! J'en ai marre que tout le monde doive toujours venir à ma rescousse. Je suis incapable de faire quoi que ce soit toute seule !
James la dévisagea quelques secondes, l'air ahuri :
- On ne parle pas d'apprendre à faire des pâtes là, tu as été attaquée, c'est normal que tu ne t'en remettes pas d'un claquement de doigts et que tu aies besoin de nous.
Lily ne répondit pas et se remit en route, plus lentement cette fois-ci, l'air songeur. James sembla hésiter quelque instant avant de déclarer :
- Tu sais qu'il y a de nombreuses choses que j'admire chez toi, et s'il y a une chose que je peux te certifier, c'est que tu n'es pas une demoiselle en détresse incapable de se débrouiller seule.
La remarque avait eu le mérite de faire sourire Lily. Les jours suivants, poussée par James, elle parla de ses peurs à ses amies. Petit à petit elle commença à leur parler de ce qu'elle ressentait sans honte, expliquer ses frayeurs, détailler ses cauchemars.
Ça lui fit beaucoup de bien.
OoOoOoOo
L'une des conversations qui animait sans cesse leur petit groupe était les étranges déplacements de leur professeur de potion au septième étage. Ils ne comprenaient pas ce qu'il y faisait et comment il pouvait disparaître de la carte ainsi. Bien sûr, le couloir avait été soigneusement inspecté sans aucune découverte. Lily faisait partie du « Club de Slughorn » et était donc invitée à ses soirées. Elle s'y était rendue plusieurs fois dans l'espoir de comprendre quelque chose mais ça n'avait rien été de plus qu'une perte de temps.
Cependant Marlène devait avouer en avoir un peu par-dessus la tête de ce sujet qui tournait en boucle. Il lui arrivait de plus en plus régulièrement de descendre en cuisine et elle s'était même liée d'amitié avec certains elfes. Elle n'aurait jamais cru qu'il était possible d'être amie avec des elfes et pourtant, au fur et à mesure de ses visites, elle s'était rendue compte qu'ils avaient tous des vrais caractères et de bonnes conversations.
Ce jour-là, elle y descendit après un entraînement de Quidditch pluvieux. Elle n'avait jamais trouvé que les cuisines étaient aussi loin que ce jour-là :
- C'est bête qu'il n'y ait qu'un seul endroit dans ce château où l'on puisse venir chercher à manger, déclara-t-elle aux elfes d'une voix fatiguée.
L'un d'eux la regarda avec malice :
- Vous savez Miss, il existe un endroit nommé « La Grande Salle » où vous pouvez manger tout ce que vous voulez trois fois par jour.
Marlène eut un petit rire :
- Crois-moi je suis bien au courant. Non mais je veux dire, vous ne voudriez pas vous lancer dans la livraison à domicile ? On commande et hop ! dans nos dortoirs.
- Nous ne sommes pas autorisés à cela Miss, à part dans la Salle sur Demande.
Marlène fronça les sourcils :
- La Salle sur Demande ?
- C'est une salle peu connue de Poudlard, elle est située au septième étage. Il faut passer 3 fois devant en pensant à ce que vous aimeriez trouver dans cette salle. Au bout de la troisième fois, une porte apparaît et votre souhait est accompli. Une fois que vous êtes dedans, si vous souhaitez de la nourriture nous pouvons vous l'apportez.
Les yeux de Marlène se perdirent dans le vide. Septième étage, une salle inconnue de tous qui se transforment en ce que l'on veut, les 3 passages devant…
Il s'en passait des choses à cet étage dis-donc !
Elle ne fit pas le lien avec Slughorn et oublia rapidement cette histoire alors qu'elle mordait dans un éclair au chocolat.
Voilà pour ce chapitre !
Dites moi ce que vous en avez pensé et j'ai également une petite question : J'ai les deux prochains chapitres prêts, mais ceux qui suivent risquent d'être plus longs à venir, préférez vous que je poste toutes les semaines pour les deux prochaines semaines et ensuite vous risquez d'attendre un peu plus ou que je poste toute les deux/trois semaines ?
Ce n'est pas clair du tout je crois, pardon haha
J'espère que ça vous a plu en tout cas, hâte de vous lire !
