hElLO !
J'avais prévu de poster demain (vous avez vu je suis régulière en ce moment *clapclapclap*) mais ce sera pour aujourd'hui haha
La fabuleuse Anulya m'a encore laissé une review qui a envoyé mon pauvre petit coeur très loin dans les étoiles, merciiii
On se retrouve en bas :)
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 95 : Problèmes de cœur des McDougall
En ce début du mois de mai, l'examen déterminant l'obtention de leur permis de Transplanage était si proche que le reste importait peu. A leur grande surprise, tous les 6ème années pouvaient le passer en même temps, y compris ceux dont l'anniversaire n'était pas encore passé. C'était apparemment une conséquence des « temps troublés dans lesquels ils vivaient » ce qui avait eu pour seul effet de renforcer l'ambiance pesante dans laquelle le château était plongé.
- C'est à se demander si on va pouvoir revenir l'année prochaine, grimaça Alice alors que le sujet était revenu dans la conversation.
Ils étaient tous attablés dans la Grande Salle, autour d'un dîner bien mérité. Histoire de sortir de leurs révisions, les filles s'étaient promis de ne pas parler du contenu de leur cours lors des repas, mais les autres sujets n'étaient pas bien plus joyeux.
- On dirait qu'ils s'assurent qu'on ait un moyen de s'échapper si on se fait attaquer, ajouta Mary en piquant d'un coup sec dans une saucisse.
- Et bien je préférais trouver un autre moyen de m'échapper, compléta Peter, se joignant à leur conversation, je me suis déjà désartibulé trois fois. Je n'imagine pas ce que cela donnerait en situation de stress.
Sirius eut un petit rire :
- Ce n'est pas comme si tu n'avais aucun autre moyen de t'échapper.
James sourit alors que Remus le reprenait d'un coup de coude suivi d'un mouvement de tête envers les filles. Celles-ci ne demandèrent pas d'explications, l'esprit déjà bien occupé avec d'autres problèmes.
- Du nouveau du côté des Serpentards ?, demanda Lily en se tournant naturellement vers James, toujours aucun mouvement suspect ?
Il secoua la tête :
- Slughorn continue de piétiner en rond au septième étage une fois par semaine avant de disparaître, on en a conclu qu'il devait y avoir un passage secret là-bas. Je pense qu'il sort du château et donc, de la carte.
- Pourtant on est allé inspecter – aucun passage secret ne nous a résisté jusqu'ici- mais on n'a toujours rien trouvé, ajouta Remus la mine sombre.
Sirius avoua ensuite que de toutes manières, connaissant leur professeur de potion, s'il quittait discrètement le château, il y avait plus de chances que ce soit pour aller acheter de l'hydromel en cachette que pour attaquer qui que ce soit.
- Il y a aussi un passage secret au septième étage ?, ria Marlène. Je devrais y passer plus souvent, il y a l'air d'y avoir de l'action entre ça et la salle secrète.
Mary l'interrogea du regard :
- Je ne vous ai pas raconté ? Apparemment il y a une salle secrète au septième étage. Elle peut se transformer en tout ce que tu veux. Il suffit de passer devant trois fois en pensant très fort à la forme qu'elle doit prendre et bim bam boum elle apparaît.
Après avoir lâché sa bombe, elle mordit dans sa brioche perdue alors que tous les autres avaient suspendu leurs gestes.
- Je…, commença Lily, tentant de chercher ses mots. Marlène, d'où tiens-tu cette information ? Et depuis quand ? Enfin tu te rends compte que…
Sirius la reprit pour poser une question claire :
- Marlène, es-tu sûre de ce que tu avances ?
Elle acquiesça et leur expliqua quelles étaient ses sources. Animés d'une nouvelle énergie, ils montèrent immédiatement au septième étage. Leurs essais ne donnèrent rien et ils conclurent que la salle devait être déjà utilisée pour quelque chose d'autre.
Les indices concordaient : la salle se trouvait exactement à l'endroit de la carte où Slughorn disparaissait et elle était utilisée pour quelque chose. Soit ils étaient proches de découvrir ce qu'il se tramait, soit Marlène était totalement perdue et il n'existait en réalité pas de salle.
Ils commencèrent donc à venir en petit groupe et à tenter d'entrer. Pour cela, ils devaient réussir à deviner exactement ce à quoi l'endroit servait et ils comprirent vite que la mission était presque impossible.
Si au début ils venaient toujours à plusieurs au cas où la salle s'ouvre, les semaines défilèrent et ils finirent par venir un par un, quand il avait du temps à tuer, sans réel espoir de découvrir quoi que ce soit.
Ils ne le faisaient que parce que c'était leur seule piste et qu'ils n'auraient pas pu supporter l'idée de ne rien tenter.
Toute leur petite bande obtint leur examen de rattrapage, y compris Peter à qui les autres Maraudeurs avaient donné des « cours » supplémentaires.
Ce soir-là, assise dans son lit à l'abri derrière ses rideaux, Isabel entendit Lindsey et Juliet entrer en discutant. Elle ne savait même pas que les deux filles se parlaient de nouveau. Leur conversation retint son attention lorsqu'elle entendit Juliet mentionner Alice :
- J'ai vu le couple phare de Gryffondor dans la cour de Métamorphose. Tu sais Alice de notre année et le septième année, là. Ils sont ensemble depuis toujours et beaucoup trop mignons, ça m'a donné envie d'avoir un copain moi aussi. Ca me tourne beaucoup en tête en ce moment.
Lindsey eut un petit rire :
- Tu dis ça comme s'il te suffisait de les sortir de ton chapeau. Quoi que, il paraît qu'un Poufsouffle te tourne pas mal autour ?
- Oui, Arthur. Il veut qu'on se mette ensemble ça se voit, mais j'hésitais, il est gentil, mais pas ma définition du petit copain parfait.
Isabel poussa un soupir si outragé que Juliet s'interrompit, cherchant la provenance de ce bruit étrange. Après cet instant d'hésitation, elle reprit :
- Mais j'ai appris que c'était son anniversaire demain et je ne sais pas quoi lui offrir. Comme j'ai envie d'être en couple, je me dis que je pourrais lui demander d'être mon copain, ce serait un beau cadeau.
Isabel ferma douloureusement les yeux, ses cadeaux pour Arthur étaient prêts depuis des mois. Elle y avait longuement réfléchi et s'était finalement décidée pour deux livres en suivant la tradition des familles sorcières de la « haute société » dont ils étaient tous deux issus. Le premier était un livre d'histoire moldu, comme il lui avait dit avoir toujours eu envie d'en posséder un il y a quelques semaines. Le second était un livre enchanté qui représentait le ciel en direct à différents endroits du monde. Parfait pour observer les constellations ou les passages d'astéroïdes depuis son lit.
Cependant elle savait que Juliet avait raison : son cadeau allait être la plus belle chose de la journée d'Arthur.
Au moins, il sera heureux.
- C'est ma dernière nuit en tant que célibataire, chuchota alors Juliet à Lindsey
C'en fut trop pour Isabel qui s'enfuit de son lit pour rejoindre celui de sa sœur. En écartant les rideaux, elle fut surprise de la découvrir assise au milieu d'une pile de livre.
- Qu'est-ce que tu fais ?, s'étonna Isabel en déplaçant un énorme livre pour s'asseoir.
- Le devoir d'Histoire de la Magie.
- Celui pour demain ?
Au regard assassin de sa sœur, elle comprit qu'elle parlait bien du même. Katherine, ne pouvant plus voir les deux Serpentards sous peine d'être repérée par les Maraudeurs, n'avançait plus aussi vite dans ses devoirs. Ils lui manquaient. Vraiment.
Elle avait appris à les connaître et ils étaient vite devenus des piliers dans ces temps complexes. Elle aurait donné n'importe quoi pour retourner dans ce fichu hangar, jouer à la bataille explosive, distraire Gilbert ou juste s'asseoir en silence aux côtés de Tom.
Elle demanda à sa jumelle la raison de sa visite et sentit que c'était important en la voyant jeter un sortilège de silence sur les rideaux. Isabel lui fit ensuite un compte rendu de la conversation qu'elle venait d'entendre. Elle s'attendait à ce que sa sœur lui conseille de ne pas se mettre dans un tel état pour un garçon, mais Katherine sembla plus touchée que cela :
- Ce n'est pas très grave non plus, déclara-t-elle en voyant la mine sombre de Katherine.
Celle-ci poussa un long soupir :
- J'en ai juste marre, pourquoi tout est toujours si compliqué ? Pourquoi, quand tu as besoin d'être avec quelqu'un, de voir quelqu'un pour être heureux il y a toujours quelque chose sur le chemin ?
- Tu es sûre qu'on ne parle que de moi, là ?
Katherine se rendit compte de ce qu'elle avait dit et se reprit en souriant légèrement :
- C'est juste que je sais à quel point tu tiens à lui, je sais que tu fais de ton mieux pour qu'il soit heureux même si c'est nul pour toi et pour une raison qui m'échappe, il préfère l'autre cruche.
En temps normal, Isabel aurait repris sa sœur sur le terme utilisé pour désigner leur camarade de chambre mais ce soir-là, l'entendre l'appeler ainsi lui fit du bien.
- Bon, reprit-elle, je vais descendre à la volière pour lui envoyer ses cadeaux. J'aime bien y aller le soir, tout est plus calme. Tu veux m'accompagner ?
Katherine déclina l'offre, préférant passer sa soirée sur son devoir. Isabel acquiesça et commença à partir avant de se retourner et d'ajouter :
- Je sais que quelque chose ne va pas en ce moment. Et je ne te force à rien mais tu sais que si jamais un jour tu as envie d'en parler, je suis là.
Sa jumelle acquiesça en souriant.
- Merci Isa.
OoOoOoOoOoO
En se réveillant le lendemain, Isabel n'était pas certaine de vouloir sortir de son lit. Elle se motiva finalement en songeant qu'elle devait aller essayer de découvrir ce qui se cachait dans la salle du 7ème étage.
Elle s'y rendit après ses cours en fin de matinée et commença ses allers/venus habituels devant le mur en tentant de penser à ce que la salle pourrait contenir.
Ce fut ce moment-là que choisit la dernière personne qu'elle avait envie de voir pour apparaître. Juliet se dirigea immédiatement vers elle, l'air un peu embêtée.
- Avec les évènements de ce matin, je me suis dit qu'on devrait parler. Je comprends les sentiments que tu as pour Arthur, mais je ne veux pas que ça change quoi que ce soit entre nous. Enfin je veux dire, nous ne sommes pas de grandes amis mais on partage un dortoir alors si on pouvait faire en sorte que ce ne soit pas trop gênant…
Isabel acquiesça avec un petit sourire que Juliet lui rendit avant qu'elle et son amie ne tournent les talons. A peine eurent-elle disparu que le sourire d'Isabel fondit comme une glace au soleil. Elle qui était montée dans les hauteurs du château pour être tranquille, elle était servie.
Quelle belle journée, Arthur et Juliet étaient donc officiellement en couple, tout le monde était apparemment au courant de ses sentiments pour Arthur mais il fallait mieux qu'elle ne montre rien pour éviter que ce soit gênant dans le dortoir.
Elle aurait mieux fait de rester couchée.
Ce sentiment se confirma lorsqu'après avoir fini tous ses cours, elle se dépêchait de rejoindre son dortoir lorsque la voix d'Arthur l'interpella. Elle soupira mais le message ne sembla pas être clair puisqu'il se mit à marcher à ses côtés. Il ne semblait pas aussi joyeux que d'habitude mais plus stressé. Il comptait sans doute lui annoncer qu'il sortait enfin avec Juliet.
- Je t'ai cherché toute la journée, il faut vraiment que je te parle.
Elle acquiesça sans le regarder et sans ralentir le pas.
- Je suis au courant pour le « cadeau de Juliet », je l'ai vu ce matin.
Arthur parut surpris, il s'attendait sans doute à ce qu'elle le congratule mais elle n'en avait pas la force. Il reprit :
- C'est à cause de tes cadeaux, les deux livres, je…
Isabel pila littéralement sur place :
- Pardon ? Qu'est-ce que mes livres ont à voir là-dedans ?
- Justement c'est ce que j'essaie de t'expliquer. Désolé je ne suis pas clair, mais tu sais en ce moment on passait moins de temps ensemble tous les deux et...
- Ca ne risque pas de s'arranger, je doute que Juliet soit très emballée par l'idée, ne put s'empêcher de murmurer Isabel.
Arthur la regarda avec étonnement.
- Justement, pourquoi aurait-elle quelque chose à dire ?
- Mais parce que tu sors avec, le coupa Isabel.
Ils se dévisagèrent quelques instants, tous les deux perdus :
- Je ne sors pas avec, c'est ce que je te dis, avec tes livres, et… attends elle t'a dit qu'on sortait ensemble ? Mon Dieu je suis si peu clair que ça ?
- Attends, c'est moi qui suis perdue là, tu n'es pas avec elle ? Mais c'était bien son cadeau, non ? Pourquoi elle a changé d'avis ? Et quel est le rapport avec mes livres ?
Arthur se mit à essayer d'expliquer mais les mots s'emmêlaient, ils se perdaient dans les détails et ça ne faisait qu'embrouiller la Serdaigle d'autant plus.
- Arthur, le coupa-t-elle, je ne comprends rien, sois clair et viens en au fait, d'accord ?
- Je t'aime, lâcha-t-il alors.
Il y eut un instant de silence avant qu'Isabel ne lâche un rire.
- Pardon ?
- C'est ce que j'essayais de t'expliquer, ce matin j'ai ouvert mes cadeaux. Et quand j'ai vu que tu m'avais envoyé quelque chose j'étais tellement heureux, sans même savoir ce qu'il contenait. Honnêtement tu m'aurais offert une fourchette, j'aurai quand même été l'homme le plus content du monde. Mais c'était mieux qu'une fourchette. Bien mieux. C'était un cadeau qui montrait à quel point tu me connaissais et que tu as dû avoir du mal à trouver. Autant te dire que j'ai bien commencé la journée. Et puis j'ai retrouvé Juliet qui m'a déclaré qu'elle voulait que je sois son copain. Et là, j'étais heureux, mais loin d'être aussi heureux que lorsque j'avais vu ton nom sur la pile de cadeau. J'ai essayé d'expliquer ça à Juliet, elle m'a dit qu'elle avait des soupçons que je puisse avoir des sentiments pour toi parce que je ne parlais que de toi, tout le temps. Ce que je n'avais pas remarqué mais qui est sûrement vrai. Tout ça pour te dire que j'ai réalisé que je ne courais pas après la bonne fille depuis tout ce temps.
Isabel commençait à comprendre que peut-être elle n'avait pas rêvé le « Je t'aime » et que peut-être même, il était honnête.
Face à son manque de réaction, Arthur soupira :
- Je ne suis encore pas clair c'est ça ?
OoOoOoOo
Après une journée à traîner des pieds, c'était en sautillant littéralement qu'Isabel rejoint sa salle commune. Elle comprenait mieux ce qu'avait voulu lui dire Juliet ce matin-là, et c'était en réalité plutôt sympathique de sa part.
Katherine vint la retrouver dans son dortoir et ne lui laissa pas le temps d'expliquer quoi que ce soit :
- Tout va bien ? J'ai bien vu que tu passais une journée horrible à cause de l'autre idiot, tu veux qu'on aille voler pour se changer les idées ?
Isabel acquiesça et prit ses affaires, Katherine l'imita mais eut un instant d'hésitation en se rendant compte que sa sœur ne pouvait s'empêcher de sourire :
- Pourquoi tu souris ?
- Parce que j'ai eu une fin de journée super à cause de l'autre idiot.
Katherine eut un petit sourire, pas sûre de comprendre :
- Il n'est pas en couple du coup ?, tenta-t-elle.
- Si, si.
La Serdaigle ne comprit pas, et lentement, face au sourire éclatant de sa sœur, la lumière se fit dans son esprit et sa bouche s'ouvrit en un O parfait.
- Tu poses ce que tu tiens dans les mains tout de suite et tu me racontes tout.
Une petite review ?
J'ai une semaine de partiel devant moi, alors elles éclaireraient vraiment mes journées. (oui oui je veux vous avoir à la pitié)
Prochain chapitre bientôt, plein de révélatiooooons
