Bonsoir!
C'est le dernier chapitre, je mets cette histoire en compléte YES!
Désolée de ne pas avoir répondu à toutes les reviews!
Mais sachez que je vous remercie tous du fond du coeur pour votre attente :D!
Un petit mot pour Basyliskin celà dit...merci d'avoir repérer toutes les refs des noms ^^ (David Tant, Ricky Valvoa, Higgins et Clark, ça m'a fait vachement plaisir XD).
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Peu importe la musique pourvu qu'il y ait l'ivresse
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EPILOGUE
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« Après la violente attaque de Poudlard mise en déroute par toute la communauté sorcière d'Angleterre, le ministère Français et la Russie ont reconnu leur participation dans la catastrophe qui a marqué le Royaume-Uni dans son inaptitude à envoyer de l'aide et à gérer l'évolution criminelle de ceux s'étant échappés de leurs prisons.
Cette révélation relève du fait que plusieurs membres éminents du monde sorcier Russe se retrouvent impliqués dans cette bataille, de la directrice de Durmstrang Ororo Anterra, jusqu'à la fille du ministre sorcier de Russie Anouk Jernakov. »
- La fille du ministre ?! Tu le savais ? Tu savais qu'Anouk était la fille du ministre !? s'exclama Natasha.
Dimitri leva les yeux au ciel mais ne fit pas signe de montrer qu'il était au courant de quoi que ce soit.
- La suite, s'il te plait.
Natasha croisa les jambes sur son fauteuil et rouvrit le journal non sans avoir jeté un coup d'œil venimeux à Dimitri. Ce dernier n'avait, dans tous les cas, nullement envie de lire le journal lui-même. Il était trop bien installé contre Louve qui avait enlacé son torse et les faisait se balancer doucement du bout du pied dans le hamac installé dans le jardin de Severus Rogue.
« Ainsi les autorités russes et françaises ont dépêché le plus gros de leurs troupes afin de poursuivre les derniers membres responsables de l'attaque de Poudlard. Beaucoup de mystère entoure encore la raison pour laquelle l'école de sorcellerie anglaise fut la proie de cette vendetta. Les rumeurs qui circulent se basent sur le besoin de vengeance du groupuscule des Mangemorts et de leur maître Voldemort. Si tel est le cas, le ministère de la magie a confirmé la mort du mage noir Tom Elvis Jedusor, surnommé Voldemort. »
« La ministre Amelia Bones a appelé toute la communauté sorcière à se solidariser pour reconstruire Poudlard. L'école, ayant subi de lourds dégâts, ne rouvrira pas ses portes avant l'année prochaine. Aussi, le ministère de la magie a décidé de déplacer temporairement les élèves dans un autre lieu afin de préserver l'éducation de ces derniers. Aucun communiqué ne sera fait sur le lieu en question qui restera totalement secret. Seuls les élèves, parents et professeurs auront connaissance de cette nouvelle école. Des mesures très strictes ont été prises pour assurer la sécurité des jeunes sorciers. »
« D'autres lieux important comme le ministère de la magie, Gringotts ou encore Sainte-Mangouste font partie des monuments à reconstruire. Mais certains membres du ministère semblent s'accorder sur le fait que le nouveau ministère (installé en plein monde moldu) est amplement suffisant et de mieux en mieux protégé. »
« Enfin, une cérémonie officielle afin d'honorer la mémoire des hommes et des femmes tombés au combat lors de la grande bataille de Poudlard sera organisée dans le parc du château. Elle sera présidée par le nouveau directeur Filius Flitwick, son éléction au poste de directeur survenant après le tragique décès de Minerva McGonagall durant la bataille.. »
Natasha referma immédiatement le journal et ferma les yeux.
- Vous rentrez quand en Russie ? demanda alors Louve.
- Anterra reprend son poste dès le premier janvier, alors nous reprendrons en même temps. Ça nous laisse le temps de participer aux réparations. C'est aussi la date à laquelle ouvre le « nouveau Poudlard temporaire. »
- En plus, on peut enfin rattraper nos vacances, minauda Natasha.
Le bruit de la porte-fenêtre coupa leur discussion. Natasha fut la première se lever en voyant Severus.
- Ils sont là ? demanda Louve
- William et Syracuse sont arrivés. Les autres ne vont pas tarder.
Louve aida Dimitri à se redresser et Natasha fut sur eux en moins d'une seconde pour le soutenir.
- Je ne suis pas en sucre, grogna-t-il.
- Personne ne dit le contraire, se moqua Natasha. Ça nous fait juste plaisir de te coller.
Et elle serra Dimitri contre lui sous le rire de ce dernier. Même deux semaines après, il n'était pas totalement remis du sort et continuait à boiter, la douleur étant toujours présente.
Quand ils parvinrent à entrer dans le salon, Dimitri dut souffler et s'appuya sur une chaise. Il jeta un dernier regard au jardin et plissa les lèvres devant l'installation qui avait été faite. Louve se détacha de lui pour le laisser aux soins de Natasha et accueillir les premiers invités.
William avait coupé ses cheveux presque à ras mais on pouvait tout de même voir ceux qui étaient blancs parmi ceux qui étaient noirs. Il poussait le fauteuil de Syracuse et le jeune homme gratifia Louve d'un grand sourire.
- Bonjour, Louve ! Tu vas bien ?
- Je vais très bien mais toi… Tu as l'air sur un petit nuage.
Syracuse se mit à rougir et leva les yeux vers William qui détourna le regard en souriant, sourire qui fit plaisir à voir. Louve sentit son cœur battre un peu trop fort pour William Chester.
- William a quitté les aurors.
- Il était temps, soupira Severus.
- Oh ! Et que va faire monsieur Chester ? s'étonna Louve.
- Sûrement travailler comme instructeur chez les aspirants aurors. Ça sera beaucoup moins contraignant physiquement et mentalement.
- Et toi, Syracuse ? demanda Natasha. Tu as l'intention de passer tes BUSEs, n'est-ce pas ?
- Oui, William va m'aider. J'ai déjà reçu le programme scolaire : avec un peu de chance, je les aurais en deux ans !
- Bien sûr que tu les auras, fit William. En moins d'un an, même !
Syracuse leva les yeux au ciel et secoua la tête.
Une demi-heure plus tard, alors qu'ils étaient tous installés dans le salon, d'autres invités arrivèrent enfin. Cassius Corgan apparut suivi de sa femme et de ses deux enfants. Rebecca fut sur William et Syracuse en un instant, les couvrant de baisers. Cassius fut tout autant émotif et serra ses amis fortement contre lui.
De son coté, Louve embrassa les visages de Septimus et Gabriel avec la même ferveur que leurs parents. Les deux garçons firent mine d'être dégoûtés mais ne s'éloignèrent pas de la jeune fille. Vinrent ensuite Franck, Tonks et Neville, accompagnés d'Hermione. L'instant d'après, c'était au tour de la famille de Nolan et enfin, les Malfoy.
Lucius entra en tenant une Calypso qui s'époumonait avec force, tandis que Narcissa portait un Corvus totalement endormi.
- Et bien alors, se moqua Cassius. Vous avez perdu la main, cher ami ?
Lucius Malfoy, qui était sorti de Sainte-Mangouste deux jours plus tôt à peine, grogna de mécontentement.
- Je crois surtout qu'elle me prend pour un étranger.
L'homme continua de tapoter le dos de sa fille jusqu'à ce que Pétunia décide de lui offrir un peu de répit en la prenant. Le patriarche des Malfoy lui offrit un regard reconnaissant sous l'œil amusé de sa femme tandis que Pétunia calmait aussitôt sa fille.
- Vous êtes magicienne, ce n'est pas possible, dit-il.
- Draco n'est pas avec vous ? demanda Hermione.
- Il a décidé de prolonger son exil... Il rigolera moins quand Calypso lui hurlera au visage !
Ce trait d'humour de la part de Lucius fut accueilli par des regards interloqués et enfin des rires.
- Plus sérieusement, j'espère qu'il sera là ce soir, ajouta Narcissa.
Le silence se fit jusqu'à ce que Severus le coupe.
- Lily a promis, fit-il. Et James… Enfin, il est entouré de ceux qui comptent. Ce soir, c'est le bon soir.
Les regards se tournèrent vers Neville, Hermione et Nolan, les seuls, en dehors de Draco, qui avaient été là. Alors Nolan acquiesça.
- Ce soir, c'est le bon soir.
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Sirius sortit de la cheminée et tendit le bras pour rattraper James qui était juste derrière lui.
- Merci, toussa James.
- Ah, vous êtes là ! s'exclama Lily. On est déjà en retard.
- Excuse-nous, femme, mais les petites gens comme toi ne connaissent pas le dur labeur de l'homme qui va remplir le cerveau de la future génération de Wingardium Leviosa.
Lily foudroya son mari du regard avant de taper du poing sur son épaule.
- Aouch, rigola James. Pardon, pardon !
- Laisse-le, Lily, c'est la fatigue qui parle.
Le regard de Lily se fit soudainement plus inquiet et elle caressa le bras de son mari.
- On peut reporter, James, personne ne nous en voudra.
- Ce n'est pas moi, le problème. Et j'ai vraiment envie d'y aller.
James observa sa femme et son meilleur ami.
- Il n'y en a qu'un seul à convaincre.
Leurs regards se tournèrent vers les escaliers.
- Il est sorti de sa chambre ?
- Non mais Draco a passé l'après-midi avec moi. Je pense qu'il lui faut un peu plus de temps mais je suis sûre que s'il voyait… Que tout le monde va bien...
- Je peux le voir ? demanda Sirius.
Lily fit un geste pour lui dire qu'elle l'en priait. Sirius monta les marches.
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Draco ouvrit les yeux. Il ne s'était pas vraiment endormi mais maintenant qu'il entendait les escaliers grincer, il savait ce qui allait arriver.
Harry se tendit contre lui, resserrant son étreinte autour de son corps. En temps normal, il aurait été heureux de cette situation, pleinement et totalement satisfait de la manière dont Harry ne dépendait plus que de lui. N'était-ce pas ce qu'il avait toujours voulu ? Que Harry ne vive plus que pour lui ? Les premiers jours après qu'il soit sorti de l'arche lui avaient paru être comme un rêve : Harry ne l'avait pas lâché, il n'avait pas pleuré, il n'avait pas montré de signe de faiblesse ni de douleur. Il s'était excusé en le voyant lui en larmes et lui avait demandé de rester avec lui.
Draco avait accepté et ils étaient restés ensemble mais Harry avait sombré dans une phase étrange. Il avait quitté Sainte-Mangouste plus vite que les autres pour revenir à White Candle, Draco dans ses valises, et il avait commencé à s'enfoncer dans un mutisme et même cessé de vouloir voir qui que ce soit.
Draco, Lily et James avaient mis ça sur le compte du choc. Seulement, Harry n'avait jamais dit ce qui lui était arrivé dans l'arche. Severus avait bien essayé la Légilimencie mais Harry l'avait expédié avec une force inouïe, alors ils n'avaient jamais retenté l'expérience.
Selon le diagnostique de Lily, Harry ne souffrait de rien physiquement parlant. Tout était dans son esprit.
A la fin, il ne quittait plus sa chambre et mangeait uniquement par mécanisme, copiant les gestes de Draco. De Harry, il ne restait plus rien. C'était comme si…
Comme si on lui avait aspiré toute envie de vivre.
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La douleur était indescriptible.
Elle était suffocante, glacée et brûlante à la fois. Brûlante parce que sa gorge était en feu d'avoir trop crié. Glacée parce qu'il frissonnait sans pouvoir s'arrêter. Suffocante parce que respirer l'air que Harry ne respirait plus était presque impossible.
A ce moment-là, Draco savait parfaitement qu'il venait de tout perdre. Cette peur égoïste était bien réelle. Il se savait entièrement dépendant de Harry et cette dépendance le conduirait à sa perte.
Pourtant… Pourtant, il ne pouvait pas le regretter. Pas une seule seconde. Alors il avait regardé le détraqueur dans les yeux.
Celui qui avait le même regard que Harry. Le même visage.
Son Harry.
Il avait été prêt à lui donner son âme dans le seul et unique but de toucher ses lèvres une dernière fois, et ne plus souffrir... Mais la créature s'était détournée de lui.
Elle avait avancé dans l'arche pour disparaître à son tour. Dans son sillon de glace, elle avait laissé Nolan pleurant au sol, Hermione secouant la tête et se griffant le visage d'incompréhension, Neville tentant tant bien que mal de garder son patronus intact en bafouillant des questions qui n'avaient aucun sens...
Et elle avait abandonné Draco.
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Des coups furent frappés contre la porte et Draco quitta l'étreinte de Harry à contre-cœur. Le garçon ne sembla même pas le remarquer.
Draco ouvrit la porte pour trouver la silhouette de Sirius. L'homme le regarda de haut en bas.
- Tu es prêt ?
- Sirius, je ne cr…
- Descends, Draco… Descends.
Draco regarda une dernière fois Harry et, finalement, obéit. En bas, il trouva James et Lily, habillant déjà Charles.
- Où es-ce qu'on va ? demanda le petit garçon.
- Chez oncle Sev', tu te souviens ?
Charles tourna alors la tête vers lui.
- Est-ce que ça veut dire que Harry vient ?
Draco se frotta le coude sans savoir quoi répondre. Quelqu'un le fit à sa place.
- Oui.
Sirius descendait les marches. Il avait enveloppé Harry dans sa couverture et le tenait dans ses bras. Draco se fit la remarque que Harry ne devait presque plus rien peser et qu'il faudrait beaucoup de temps pour qu'il reprenne du poids... S'il y parvenait un jour.
La tristesse le prit à la gorge et il se força à ne pas craquer. Lily n'avait pas eu cette force : elle essuyait déjà ses larmes avec la manche de son pull. Charles s'avança vers Sirius.
- Est-ce que Harry va bien ?
Sirius baissa les yeux vers lui.
- Bientôt, Charles… Bientôt.
Il revint sur James et Lily.
- On peut y aller, je le tiens.
James s'empara de la poudre et la jeta dans le feu.
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Quand les Potter arrivèrent, Severus était seul dans le salon. Quand il vit Sirius tenir Harry contre lui, il poussa un soupir à fendre l'âme.
- Merci Merlin, murmura-t-il.
- Où sont les autres ? demanda Draco.
- Déjà dehors.
Draco avança le premier, Charles sur les talons. Dès qu'il mit le pied dehors, il se sentit presque submergé par l'émotion. Il n'y avait pas de lumière à proprement parler mais le ciel était d'une clarté éblouissante. Il se demanda vaguement combien de sorciers avaient travaillé pour un tel résultat.
Nolan tenait déjà fermement Hermione contre lui. Les Corgan étaient serrés comme des pingouins. William avait fait descendre Syracuse de sa chaise et ils étaient tout deux assis par terre, le loup-garou entre les jambes de William.
Tabitah secoua vivement la main et Charles courut vers elle avant d'être enlacé par sa tante.
Alors, lentement, Draco rejoignit ses parents, tous deux se trouvaient sur un banc du jardin, son frère et sa sœur endormis dans leurs bras. Draco s'agenouilla près d'eux et sa mère se pencha pour embrasser son front.
- Bonsoir, dit-il du bout des lèvres.
Son père lui sourit, d'un sourire abîmé mais réconfortant, et pressa doucement son épaule.
Enfin James, Lily, Sirius et Severus apparurent. Tous les quatre s'assirent au milieu du jardin, là où des couvertures avaient été installées au préalable. Sirius allongea Harry contre Lily et James sans que ce dernier ne fasse un quelconque geste puis ils levèrent les yeux au ciel, baguettes en main.
Draco en fit de même et cligna des yeux quand la première étoile filante traversa le ciel parsemé d'éclats blancs.
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Tous les trente-trois ans, la comète Tempel-Tuttle frôlait la Terre et laissait derrière elle un essaim de météores. Au moment où la Terre traversait cette traînée de poussière, elle se trouvait alors dans la constellation du Lion. Et durant une nuit de novembre, il était alors possible d'observer le spectacle magnifique de ces étoiles filantes.
Ce que Harry ignorait à ce moment unique de sa vie, c'était tous les efforts qui étaient combinés pour que cette nuit soit plus magique que les autres : le travail acharné de plusieurs sorciers dégageant le ciel sur toute l'Angleterre, laissant au Royaume-Uni la chance de voir la voie lactée dans toute sa splendeur.
Harry n'en avait pas conscience. Il ne savait pas que William et Cassius avaient éprouvé leurs magies pour un tel résultat. Il ne savait pas que d'autres sorciers avaient coupé l'électricité dans presque tout le pays. Il ne savait pas qu'ils étaient un nombre indéfinissable, baguettes en main, dehors dans la fraîcheur du mois de novembre, à attendre le moment propice.
Il n'en avait pas conscience...
… Jusqu'à ce qu'il voit la première flèche blanche fendre le ciel. Jusqu'à ce qu'il en voit une deuxième, puis une troisième. Et enfin, une multitude. Une multitude au nom bien singulier, les Léonides, fauchant la constellation du Lion.
Du Lion…
Alors seulement, il sentit la main chaude sur son front.
Alors seulement, il entendit les exclamations de voix émerveillées.
Alors seulement, il comprit... Que c'était la main de sa mère, la voix de son père. Les exclamations de toute sa famille. Harry cligna des yeux, respira l'air frais de cette nuit de novembre et fut incapable de détacher ses pupilles de la toile sombre piquée de lumière.
Il se leva, tituba, trébucha, les yeux toujours rivés sur le ciel.
Puis il vit autre chose. Ce fut d'abord un cerf, bondissant sur le spectacle bleu foncé, ruant de ses bois et courant dans le ciel comme s'il en était le roi. Autour de ce dernier, une biche trottinait avec la même désinvolture.
Harry écarquilla les yeux.
Vinrent ensuite trois chiens, jouant, faisant mine d'aboyer autour de deux loups, de cette même volute claire et blanche. Très vite, une chauve-souris voleta à son tour, accompagnée d'un lion, d'un renard, d'une chouette, et d'un fléreur. Bondissant dans la nuit, un lièvre poursuivi par une gazelle, le tout accompagné par deux pumas. S'élevèrent alors dans le ciel deux immenses dragons et vint enfin, caresser leurs flancs, un serpent.
Harry comprit.
Il leva les bras vers le ciel et laissa chacun des patronus caresser sa peau. Sous ses doigts, les animaux magiques et protecteurs dilapidaient la chaleur de leur amour à travers le ciel, allant se greffer parmi les constellations marquant cette nuit par la plus belle des magies.
Combien étaient-ils ce soir à faire de même ? Combien étaient-ils à célébrer cette nuit ?
Y avait-il quelque part Luna Lovegood entourée des bras de sa mère lui chuchotant l'histoire des lions ? Y avait-il une famille de rouquins qui l'avait longtemps soutenu réunie - dans ce même jardin où il avait pour la première fois de sa vie découvert des gnomes - et contemplant le même ciel que lui ? Y avait-il chaque élève, chaque professeur, chaque sorcier du Chemin de Traverse, de Pré-au-Lard, de White Candle, de Godric's Hollow debout dans la nuit fixant avec le même émerveillement que lui la joie d'être en vie ?
C'était là chose la plus incroyable au monde et celà se passait sous ses yeux.
Il ne sentait plus le froid. Il ne vivait plus dans le silence. Il n'était plus dans le noir. Il n'y avait plus aucun poids sur sa poitrine.
Il respirait enfin.
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La voie 9 3/4 n'avait jamais été aussi vide, blanche et éclatante.
Harry s'était assis sur l'un des bancs, les yeux rivés sur l'horizon, par là d'où devait venir un train.
- Tu es sûr de vouloir le prendre ?
Il tourna la tête et trouva Adams. Aussi jeune que lui, plus beau et plus vif qu'il ne l'avait jamais été durant sa triste vie. Le garçon lui sourit.
- Nous avons fait un long chemin, n'est-ce pas ?
- Je devrais être mort, répondit Harry.
- Tu devrais… Mais il restait encore un peu de nous dehors.
Harry contempla l'information comme si elle n'était pas nouvelle.
- Le détraqueur ?
Adams acquiesça.
- Tu n'as pas envie d'être là Harry. Ce n'est pas ta place ici.
Harry se mordit la lèvre.
- Et si ça n'avait pas fonctionné ? Et si...
Le sourire d'Adams s'agrandit.
- Il y a quelqu'un qui a envie de te voir une dernière fois.
Le blond se leva et lui prit la main mais Harry voyait déjà sa silhouette se découper dans la lumière. Regulus n'avait jamais eu l'air aussi détendu.
- Bonjour, Harry.
- Regulus…. Je…
L'homme s'approcha et le prit dans ses bras.
- Je suis tellement fier de toi, Harry, et tellement heureux...
- Regulus…
Harry ne s'était pas rendu compte que ses larmes s'étaient mises à couler.
- Viens avez moi.
Regulus le contempla avec tristesse.
- Tu ne méritais pas ça, continua Harry, tu ne le méritais pas ! Je suis...je...
- Ecoute-moi, Harry...J'ai vécu ce que je devais et je mentirais bien sûr si je disais que je ne veux pas venir avec toi.
Regulus le lâcha et observa la voie.
- Mais toi et moi avons réussis à obtenir ce que nous désirions vraiment...Une famille Harry. Il y a notre famille qui t'attends. Et des tas de personnes qui ont plus besoin de toi que moi ici.
Le cadet des Black essuya alors ses larmes du pouces.
- Est-ce que…. C'est fini ? pleura-t-il.
Regulus l'éloigna légèrement de lui pour le contempler, ses mains sur ses épaules, et lui sourit avec une infinie douceur.
- Non, Harry… Pour toi, ce n'est que le commencement.
Il pointa du doigt le mur. Harry ouvrit la bouche de stupeur en voyant de ce dernier sortir le détraqueur. La créature qui lui ressemblait lui tendit la main, semblant dire quelque chose.
« Tu as promis. »
Harry attrapa sa main et tourna la tête. Mais il n'y avait déjà plus personne.
Regulus n'était plus là. Adams n'était plus là.
Harry pleura comme un enfant.
Il pleura encore plus quand le détraqueur l'embrassa.
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Le cri et les pleurs de Harry avaient été un déchirement.
Ils l'avaient tous vu se lever et caresser du bout des doigts leurs magies.
Ils avaient tous donné un peu d'eux-même, réunissant ce qu'ils avaient de plus cher et de plus profond dans leurs cœurs pour le partager. Pour le sauver.
Ils avaient réuni ce qu'ils avaient de souvenir les plus puissants : leurs rencontres à Poudlard, chaque nouvel an partagé, la joie des naissances, le bonheur des retrouvailles... Le plus simple des rires au plus grand éclat de joie.
Le goût de la tarte à la mélasse, une tortue marine dans une baignoire... Un combat de sorciers sous les applaudissements d'une école, un baiser échangé en haut de la tour d'astronomie ou celui offert dans la tour de l'horloge... Un vol de corbeau ou celui d'un tapis. Des amis retrouvés, des amants retrouvés... Une famille retrouvée... Un basilic vaincu, des chocogrenouilles échangées, un tournoi de Quidditch, des examens réussis, des sorts réussis.
Une vie… Une vie entière. Leurs vies… Offertes dans la plus pure des magies : celle qui protège et qui garde.
Les sanglots de Harry avaient été un déchirement et une libération. Il avait pleuré le mot « merci » sans le dire... Mais ils avaient tous entendu.
Était-ce fini ?
Non…
… Ça ne faisait que commencer.
FIN
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BONUS
22 ANS PLUS TARD
Il fallait de la neige.
Ça ne pouvait pas en être autrement. S'il n'y avait pas de neige, ça serait un fiasco.
S'il n'y avait pas de neige, comment pourraient-ils patiner ? Pourraient-ils vraiment apprécier les chocolats chauds de Lily et le feu dans la salle de bal ? S'il n'y avait pas de neige, alors toute l'idée même d'un Nouvel An blanc partait à la poubelle !
Et Calypso n'avait absolument aucune envie que ce Nouvel An parte à la poubelle... Pas quand toutes les étoiles étaient alignées pour que tout se passe bien. Pas après tous les efforts qu'elle avait fournis et surtout pas après qu'elle ait décidé que ce soir, cette nuit, durant cette nouvelle année, elle se lancerait et ferait ce qu'elle avait toujours désiré.
C'était une tradition, une jolie tradition, et elle y tenait.
Alors rien que pour tout ça, il fallait que le manoir Malfoy soit paré de son plus beau manteau blanc. Et c'était déjà assez frustrant que Noël n'ait pas eu cette chance.
- J'ai vu un sort pour changer la météo, la modifier. Tu sais, comme celui qu'ils ont utilisé pour Harry ?
- Corvus, ils ont mis un mois entier pour s'y préparer ! Un mois ! Nous n'avons plus un mois !
Son frère enfonça ses mains dans les poches de son manteau. Calypso l'observa en biais et constata qu'il souriait.
Bien sûr, toute cette situation l'amusait. Corvus n'avait presque rien à gagner, il avait choisi quelqu'un de bien trop clairvoyant... Pas comme elle. Calypso avait le don de tomber amoureuse des idiots. Son frère l'avait gentiment appelée une bétaphile.
Ce n'était pas exactement ça. Elle ne tombait pas amoureux d'idiots, elle tombait amoureuse de personnes au cœur beaucoup trop grand. Au cœur tellement grand qu'ils avaient tendance à aimer tout le monde de manière trop égale et de ne pas voir ceux qui les aimaient plus encore.
Elle était exactement comme son grand frère... Et « exactement » n'était pas un grand mot : elle avait presque tout pris de lui. De son arrogance à son humour cinglant, de ses nez et menton en pointe à la fameuse chevelure des Malfoy. Elle était un pur produit de cette famille et n'avait jamais échoué sur ce terrain. Elle, comme Corvus, avait fini à Serpentard. Jusque là tout allait bien mais Calypso avait fait preuve d'une ambition sans égale et n'avait eu qu'un seul but depuis sa plus tendre enfance... Et le soir du jour de l'An devait être le point crucial de son plan.
Tandis que Corvus… Il n'était pas son opposé à proprement parler mais ils étaient différents : là où elle était fière et impétueuse, Corvus était modéré et peu téméraire. Calypso excellait dans tout ce qu'elle entreprenait tandis que son frère se contentait de la moyenne et faisait des efforts uniquement quand il le fallait vraiment. Bien sur, ça ne les avait jamais empêchés de s'entendre à merveille, de partager les mêmes secrets et de fondre pour des personnes qu'ils savaient presque hors d'atteinte... Mais Calypso avait poussé le vice et l'avait entraîné. Si elle voulait quelque chose assez fort, elle savait qu'elle pouvait l'obtenir. Draco le lui avait certifié.
Si une personne tient vraiment à toi, elle finit par te remarquer et te voir vraiment, te voir comme tu as envie qu'elle te voit. Il faut juste que tu te montres plus.
Et elle s'était montrée, encore et encore. A toutes les réunions, à toutes les fêtes, à tous les mariages.
En soupirant, elle passa une main sur son poignet et caressa la gourmette qui ne l'avait jamais quittée depuis l'enfance. Corvus n'avait jamais quitté la sienne non plus.
- Tout se passera bien, Lily, dit-il. Aucun de tes plans n'a jamais échoué.
- Tu l'espères parce que tu as simplement l'intention de surfer sur mon succès.
Corvus lui offrit un sourire indulgent avant de lui tendre la main. Ils avaient traversé Londres en long, en large et en travers pour trouver la robe et elle avait jeté son dévolu sur... Quasiment rien. Maintenant, il était épuisé.
- Rentrons. Mère a sûrement une robe adéquate. Et puis, tu sais parfaitement qu'il ne remarquera rien. Surtout si Harry se montre.
- C'est stupide, bien sûr que si,il va me remarquer !
Son frère ne répondit rien mais ça ne l'empêcha pas de prendre sa main et de transplaner.
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Trois ans après la bataille de Poudlard et une fois certain que presque tous les Mangemorts avaient fini en prison, Lucius Malfoy en avait eu assez de se cacher : même s'il avait durant trop longtemps montré une certaine humilité, il avait décidé que les Malfoy aspiraient à mieux.
Il avait abandonné la modeste maison dans laquelle il avait élevé Draco et avait acheté l'un des plus grands manoirs du Derbyshire puis l'avait inauguré en grande pompe. Calypso et Corvus n'en avaient quasiment aucun souvenir mais aujourd'hui encore, il se murmurait qu'aucune fête n'égalerait sûrement jamais celle-ci.
Lucius y avait convié le gratin le plus sophistiqué du monde magique, qu'il soit de France, de Russie, d'Allemagne ou d'Autriche. Il avait invité ce qu'il y avait de plus politique dans le seul but de montrer que les Malfoy étaient de nouveau là et qu'il n'était plus question de les oublier.
Lentement, le patriarche des Malfoy avait travaillé d'arrache-pied à redorer son nom et à construire un monde meilleur.
Quand Draco quittait l'école supérieur de magie, diplômé avec les honneurs d'une maîtrise en sortilèges, Lucius acceptait le poste de Ministre de la Coopération Magique Internationale, le tout sous l'œil avisé de Cassius Corgan, alors Ministre de la Magie depuis deux ans.
Depuis, leur nom était presque partout : ouverture d'une école pour créatures magiques, signée et promue par Lucius Malfoy, traité de sauvegarde et protection des loups-garous, soutenu par Lucius Malfoy, groupe de discussion entre parents moldus et parents sorciers, approuvé et encouragé par Lucius Malfoy...
Parmi le Premier Ordre de Feu, comme Calypso, Corvus et la clique des jeunes aimaient les appeler, Lucius Malfoy, Cassius Corgan et Rebecca Corgan étaient les seuls à s'être impliqués vivement dans une carrière politique et avaient réussi brillamment.
Cependant malgré le faste de cette nouvelle vie, il y avait un temps pour pavaner et un temps pour se rappeler de ce qui était réellement important. Et ce qui l'était, aujourd'hui, c'était cette fameuse nuit du Nouvel An durant laquelle le manoir Malfoy serait le centre de l'attention.
Et il fallait bien ça, vu que les années avaient agrandi leur cercle.
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Calypso fut la première à mettre le pied dans le grand vestibule et à être accueillie par un Dobby rayonnant.
- Miss Calypso et monsieur Corvus sont vite revenus de leur promenade ! Maître Lucius va être content !
Corvus rigola doucement en tendant son manteau à l'elfe.
- Quoi ? Père est sur les nerfs ?
- Maîtresse Narcissa a été appelée en urgence à Sainte-Mangouste, répondit aussitôt l'elfe. Il y a encore beaucoup de choses à faire !
- Père se met beaucoup trop la pression pour une soirée entre amis, s'amusa Corvus. Je ne suis pas sûr que Sirius pourra encore juger de la vaisselle quand il aura avalé son premier verre de Greendale...
- N'en sois pas si sûr, Corvus : Sirius Black est un homme qui a la moquerie facile et je n'ai aucune envie de l'entendre me répéter jusqu'à la fin de ma vie que ça ne vaut pas le Nouvel An des Romanov.
Calypso et Corvus se sourirent de concert en voyant leur père descendre l'escalier central avec la prestance d'un homme qui n'avait pas de temps à leur consacrer, ce qui était parfaitement trompeur. S'il y avait bien des personnes pour qui Lucius avait abandonné moult réunions et événements important, c'était bien eux.
- Vous restez bloqué sur ça ? Vous ne pouvez pas en vouloir à Dimitri et Louve ! Aux dernières nouvelles, c'était l'idée de Natasha de faire rejouer la Coupe du Monde de Quidditch en privé, fit Calypso.
Corvus leva les yeux au ciel, rêveur.
- Quel match de folie...
Lucius pinça les lèvres.
- D'accord, on ne fera jamais mieux, grommela-t-il. Ça ne m'empêche pas de vouloir quelque chose à la hauteur de tous ceux qui seront présents.
Lucius marqua une pause et sembla réfléchir à ses prochains mots.
- C'est la première fois que le manoir Malfoy accueillera ceux et celles qui comptent vraiment et…
Calypso posa sa main sur l'épaule de son père. Il était inutile qu'il continue. Ils étaient tous bien placés pour savoir à quel point ça comptait pour Lucius.
- Je suppose que votre mère dînera avec Lily, alors ça sera uniquement nous trois ce soir. Au fait, Calypso, un paquet est arrivé pour toi, il est dans ta chambre.
- Un paquet ? De qui ?
Lucius lui offrit un sourire en coin.
- Je ne vais pas te gâcher la surprise.
Calypso haussa un sourcil et s'empressa de grimper les marches pour traverser les couloirs jusqu'à sa chambre. Là, sur son lit, elle trouva une grande boite noire et carrée, entourée d'un magnifique ruban blanc. Dans son nœud avait été glissée une carte.
Calypso l'ouvrit sans attendre.
« Je me suis dit que tu aurais beaucoup de mal à te décider alors j'ai pris la peine de choisir pour toi.
Puissent les étoiles te porter chance.
Ton frère qui t'aime. »
Elle posa la lettre et s'attaqua à la boite. A l'intérieur se trouvait la plus exquise des robes fabriquées avec le tissu le plus doux. Calypso l'amena devant la glace et la posa sur son corps.
Elle était d'un blanc éclatant. Sur le bas brillaient des myriades de petits pierres argentées qui semblaient glisser comme des vagues sur la soie.
Un sifflement se fit entendre du côté de sa porte. Corvus s'y tenait appuyé, un air impressionné sur le visage.
- Draco sait vraiment tout de toi...
- Tu penses que ça fera l'affaire ?
- Qu'est ce que tu en penses, toi ?
Calypso se regarda une nouvelle fois dans le miroir. Ses yeux gris qu'elle tenait de sa mère, sa chevelure presque blanche qu'elle tenait de son père, sa silhouette fine et longiligne qui soulignait sa beauté aristocratique... Draco avait toujours eu tendance à aimer l'habiller et la coiffer.
Oui, il savait tout d'elle.
- Elle est parfaite, comme moi.
Corvus éclata de rire.
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Dimitri n'eut pas besoin de scruter la foule longtemps.
Anouk Jernakov était l'une des Ministres la plus populaire du Ministère Magique Russe. Plus encore depuis qu'elle avait été l'une des rares anciennes aurors à compter à son actif un nombre impressionnant d'arrestations. Il n'était donc pas rare de la voir entourée d'une foule épaisse de fans et Dimitri supposait qu'elle vivait son meilleur moment.
Cependant, elle réussit bien vite à disperser sa troupe d'admirateurs quand elle aperçut Dimitri tandis qu'il quittait le bateau de Durmstrang sous les « bonnes vacances » de ses élèves.
- Instructeur Romanov, l'accueillit Anouk un sourire au coin des lèvres.
- Madame la Ministre, lui répondit Dimitri avec le même ton pompeux. Comment le Ministère va pouvoir tenir debout sans ta supérieur intelligence ?
Anouk haussa les épaules.
- Moi-même, je me le demande, mais il y a pire qu'un Ministère en déroute : il y a la colère de Natasha. Et je serais une très mauvaise partenaire de vie si je mettais en colère la prunelle de mes yeux !
Dimitri fit une grimace.
- Le miel ne te va pas au teint, Jernakov.
- Pffr, comme si tu faisais un instructeur redoutable... Tu chouchoutes tellement tes élèves que mes aurors n'auront plus de criminel à arrêter, seulement des bisounours avides de câlins !
- J'ai hâte qu'on en arrive là, rien ne me fais plus plaisir que de freiner ton ascension diabolique !
Anouk fit mine d'être choquée mais ça ne dura pas. Bientôt, ils rirent de concert. Deux minutes plus tard, ils transplanaient ensemble.
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- Papa !
Un pied à peine dans sa maison, Dimitri reçut de plein fouet une petite fille contre la poitrine et trouva la force de la soulever.
- Mmmhh, dit-il en plongeant son nez dans la masse de cheveux noirs. Bonjour, toi !
- Tu as fini l'école ? On peut partir ? Tu as vu ma robe ? Salut, tante Anouk !
- Salut trésor ! Je vois que tu es déjà prête ? J'espère que ta mère et ma délicieuse moitié sont aussi prêtes que toi !
- Haha, fit une voix venant du salon. Je vous signale que c'est vous qu'on attend.
Anouk avança rapidement et enlaça d'une main la taille de Natasha avant de poser ses lèvres contre sa tempe.
- Tu as ma valise ?
- Tout est installé et le portoloin part dans vingt minutes, vous êtes vraiment pile à l'heure !
- Tu as vraiment réussi à te faire remplacer ? demanda Dimitri. Aux dernières nouvelles, la Ligue avait l'air de dire qu'il fallait que tu sois présente pour les derniers entraînements ?
- Au diable la Ligue ! tempêta Natasha. Qu'est ce qu'ils vont faire !? Ils ne sont rien sans moi ! De plus, mon équipe est au top, ils peuvent se passer de mes directives le temps d'une semaine !
- Et même s'ils avaient refusé de la laisser partir, on l'aurait kidnappée, intervint Louve.
Dimitri sourit et baissa les yeux sur la petite fille qui tenait la jambe de sa mère.
- Hey, ma Lou, tu es encore en pyjama ?
- Lou a taché sa robe au petit déjeuner ! s'exclama celle qu'il tenait dans ses bras.
- Psst, Mygale, qu'a-t-on dit sur les petites filles qui s'expriment à la place des autres ? gronda gentiment Dimitri.
- Que c'est malpoli.
L'homme embrassa sa fille avant de la donner à Louve et de se mettre à genoux.
- Est-ce que c'est vrai, ma douce ?
- J'ai pas… Fait exprès, il y avait la confiture dans ma cuillère et ma cuillère est tombée sur ma robe ! Et… J'ai… Je…
- Doucement les larmes, mon ange, c'est juste une tâche, ça s'enlève avec un peu de magie.
- Justement, intervint Louve en riant doucement. Demande donc à ta fille comment elle a essayé de retirer cette tâche de confiture avec « un peu de magie ».
Dimitri leva les yeux et ouvrit la bouche de surprise devant le sourire fier et amusé de sa femme. Puis il revint sur sa cadette.
- Dis-moi tout, Lou ?
- J'ai… Voulu faire disparaître la tâche et… Et…. C'est… La robe qui a…. Diisparruu !
Dimitri en resta bouche bée mais Natasha et Anouk ne se privèrent pas de rire à gorge déployée.
- Ça, c'est ma nièce ! s'exclama Natasha.
Dimitri prit sa fille dans ses bras et plaqua un énorme bisou sur sa joue.
- T'es pas fâché ?!
- Absolument pas. Tu peux y aller en pyjama si tu veux, sinon je suis sûr que Narcissa à une ancienne robe à Calypso qu'elle sera ravie de te prêter.
- C'est très mignon tout ça, fit Natasha, mais l'heure tourne et j'ai vraiment envie de changer de pays. Alors zou les gosses, chacun ses affaires et on pose sa main sur ce vieux trophée cassé dès que possible !
Louve leva les yeux au ciel mais prit le temps d'embrasser Dimitri avant de se planter au milieu du salon.
- Allons-y, alors.
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Syracuse se leva dès que des coups furent frappés contre la porte de son bureau mais garda les yeux résolument fixés sur le document qu'il lisait tandis que son autre main cherchait sa veste dans le vide.
- J'arrive, je suis prêt, je suis là…
- Respire l'ami, ce n'est que moi.
Syracuse leva les yeux vers Tonks en soupirant.
- Bon sang, j'ai cru que c'était Will et que j'étais en retard !
- Comme si William allait t'en vouloir de t'impliquer dans quelque chose qui te tient à cœur...
Syracuse fronça les sourcils et fit mine de réfléchir intensément.
- Tu as raison mais ce n'est pas le moment.
Il lâcha ses pages de parchemin sur le bureau et attrapa rapidement sa veste. Tonks observa l'homme quelques secondes. Syracuse avait bien changé depuis son entrée au Ministère : il avait débuté sous la forme d'un jeune homme timide ayant obtenu ses BUSEs et ASPICs beaucoup trop tard puis avait évolué en un homme sûr de lui et un redoutable négociateur inter-espèce. De plus, rien ne semblait plus montrer qu'il n'avait plus de jambes, Lily Potter avait fait un travail remarquable sur ses prothèses.
- Le conflit Gobelin peut attendre jusqu'à janvier. Ces traîtres de créature nous l'ont bien assez mise à l'envers.
Tonks lui fit les yeux ronds.
- Je te croyais plus sympathisant que ça.
- Pas quand ils freinent l'évolution ! Ils savent que cette fusion avec le monde moldu risque de causer du tord à leur toute puissante banque, du coup ils font la sourde oreille ! Je fais une pause et je serai plus mordant dans les mois à venir.
- Ouhou, se moqua Tonks. Quel homme ! On se demande qui tient la culotte, maintenant. Quand je vois William, ce n'est plus qu'un chaton inoffensif.
Syracuse haussa un sourcil.
- Ce qui n'est pas du tout le cas dans la chambre, je t'assure que William est loin du chaton inoffensif !
- Stop ! Je ne veux rien entendre !
Syracuse rigola en continuant de la suivre.
- Franck est partie plus tôt, si je comprends bien ?
- Il voulait passer un peu de temps avec Teddy avant la grande soirée. Même Cassius a déserté, mais j'ai croisé Septimus : dans la catégorie bourreau de travail, tu peux cocher son nom aussi.
- De toute façon, Rebecca finira par le tirer par la peau des fesses. En même temps, il y a tellement à faire, c'est excitant !
- Parle pour toi ! Le département des aurors est au calme plat. J'envie Charles et Tabitah d'avoir choisi la Garde Internationale Magique et maintenant Calypso !
- Quand nous aspirons à de la tranquillité, la nouvelle génération a tout l'air de vouloir beaucoup d'action, confirma Syracuse.
- Tout le monde sauf Corvus... A-t-on jamais vu plus nonchalant ?
- Tu peux dire ce que tu veux, je suis persuadé que Lucius pleure de soulagement de le savoir dans la bibliothèque plutôt que prêt à chasser du nécromancien. Il va perdre ses cheveux dès la première mission de Calypso !
- Je ne crois pas : Lucius a fait des pieds et des mains et mis une pression monstre sur la Garde pour qu'elle soit dans l'équipe de Charles.
Syracuse plissa les yeux en étirant les lèvres.
- Alors Charles sera entre de bonnes mains.
- S'il le remarque un jour, se moqua Tonks.
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- PAPA ! MAMAN !
- Je t'entends, Franckie ! Bon sang, personne n'est sourd dans cette maison !
Hannah descendit les escaliers deux à deux pour trouver son fils devant la cheminée affublé de sa plus belle robe de sorcier, blanc crème et bleu nuit.
- On va être en retard et tu sais… Tu sais que Nolan et Hermione sont toujours en avance !
- Nous ne sommes pas en retard, Franckie. Je me demande d'où tu tiens cette capacité à exagérer !
- C'est parce qu'il est amoureux de Rose, gloussa Luna Londubat.
- La ferme ! pesta le garçon. Où est papa ? Ne me dis pas qu'il est encore en train d'arroser son Drusila Galopina.
- Non, cher enfant, chair de ma chair : ton père se prépare. Sinon, rien ne t'empêche de prendre la poudre et de te rendre chez Nolan et Hermione et de partir avec eux.
Franckie se mit à rougir immédiatement.
- Je ne peux pas faire ça, bredouilla-t-il. Qui fait ça !?
- Moi, je peux, maman ? Dis, je peux ?
Hannah secoua la tête en levant les mains au ciel.
- Vous avez vu Rose et Hugo pratiquement toute la semaine et vous êtes à Poudlard ensemble, vous pouvez bien passez deux heures avec nous !
Franckie croisa les bras et se laissa tomber dans le fauteuil à côté de sa sœur en grognant. Quand enfin Neville Londubat apparut à son tour, dans un costume blanc nacré qui faisait écho à la robe de sa femme, ses deux enfants se levèrent en piétinant presque d'impatience.
- J'ai reçu un message de mon père, il veut qu'on les rejoigne lui, Tonks et Ted afin d'y aller tous ensemble.
- Oh, chic ! On va voir Teddy avant tout le monde ! s'extasia Luna.
- C'est pas sérieux, pesta Franckie.
- De plus, ajouta calmement Neville, Nolan et Hermione attendent le retour de Tabitah avant d'aller quelque part, ce qui veut dire qu'ils ne seront pas les premiers cette fois-ci, donc aucune raison de se presser inutilement. Laissons Lucius Malfoy se ronger encore un peu les ongles.
Hannah frappa doucement son mari sur le bras en riant.
- Neville !
L'homme sourit avant de prendre sa femme dans ses bras.
- Quoi ?! Je suis sûr qu'il apprécie cette pression de fin d'année !
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Comme chaque année, le Lunard sera fermé du 31 au 2 janvier.
Veuillez nous excuser de ne pas être votre lieu privilégié pour fêter une nouvelle année dans la joie et la beuverie.
Votre dévoué patron,
James Potter.
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- Directeur, Directrice.
Lily et Severus échangèrent un regard fatigué en voyant leurs deux idiots de compagnons faire une révérence devant eux.
- Vous êtes… Épuisant, fit Severus.
- Comment !? s'insurgea Sirius. Pourtant, nous accueillons vos deux éminences avec le plus grand des respects !
- Cela est vrai, continua James. Ne sommes-nous pas les humbles serviteurs du directeur de Poudlard et de la directrice de Sainte-Mangouste ? N'avons-nous pas montré notre dévouement, notre fierté, notre…
- Oh, ça va, rigola Lily.
James éclata de rire sous le regard amoureux de sa femme. Même à l'aube de la soixantaine, elle avait l'impression que son mari était la jeunesse incarnée. Certes, la guerre avait creusé des rides sur tout leurs visages et blanchi quelques cheveux mais James Potter avait l'air d'être l'homme le plus à l'épreuve du temps. Et il avait une réponse simple pour ça.
Je suis super heureux et c'est comme ça tous les jours.
Lily laissa son regard vagabonder sur Sirius et Severus. Les deux hommes partageaient quasiment la même recette de conservation de James et cela lui fit chaud au cœur.
- Charles est rentré ?
- Depuis une demi-heure, il est dans la salle de bains depuis tout ce temps. On se demande bien pour qui il se fait beau, ironisa Sirius.
Tous se fixèrent d'un regard entendu.
- Il ne sait même pas dans quoi il s'embarque, le pauvre.
- Harry a survécu alors il peut bien y arriver, tempéra Severus.
- En parlant de Harry, je pensais qu'il sera avec toi, Sev' ? demanda James.
- Non, il a quitté l'école avant moi. Draco a été appelé en urgence en Roumanie et tu sais qu'ils ne jurent que par lui, maintenant.
- Comme presque tous les bâtiments du monde sorcier, fit James en haussant les épaules. Qui aurait pu croire que ce gosse mettrait son talent dans la protection ?
- C'est pourtant évident, fit doucement Lily. Mais j'ai cru comprendre qu'il allait accepter le poste au Département des Mystères ?
- Seulement si le Ministère le laisse vagabonder mais maintenant que Harry est professeur, il doit être bien heureux de ne plus vadrouiller à droite et à gauche, répondit James.
Soudain, des bruits de pas se firent entendre dans les escaliers de la maison des Potter et Charles fit son apparition. A presque trente ans, il était dans ses plus belles années . S'il avait pris les cheveux de sa mère et les yeux de son père, il ressemblait presque trop à Harry en dehors de la couleur de sa peau plus laiteuse. Il avait la même mâchoire carrée que son frère, les mêmes lèvres pleines et des cils ridiculement longs. Il était cependant plus grand que Harry, mieux batti aussi. Pourtant, il ne faisait aucun doute qu'ils étaient frères.
- J'ai entendu le prénom de Harry ! Il n'est pas là ?
Lily s'approcha de son fils et ajusta le nœud papillon de ce dernier.
- Pas encore, Charles, mais nous n'allons pas tarder à y aller. Narcissa n'a pas cessé de me dire que Lucius était excité comme une puce.
- Le jour où je vois ça de mes propres yeux, rigola Sirius, je mettrais ce souvenir dans une pensine et je le regarderais une dernière fois avant de mourir… De rire.
Tous les regards se tournèrent vers Sirius Black.
- Ne me regardez pas comme ça, vous voulez aussi avoir ce genre de souvenir !
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Draco Malfoy frappa dans ses mains pour dégager la neige de ses gants.
- Normalement, le bouclier devrait tenir avec perfection dans les dix années à venir. Mais je repasserai une fois par an pour vérifier et plus si tu as l'intention de nous convier à dîner.
Théo lui offrit un sourire amusé.
- Ce qui risque d'arriver bientôt. Blaise et Ginny feront sûrement partie de l'équation et je suis persuadé que les jumeaux se grefferont à eux.
- Et ça sera un repas où les Weasley seront en surnombre… Encore.
- Comme si ça te dérangeait ! Tu adores voir Harry s'extasier comme un gosse à Noël !
Draco leva les yeux au ciel et quitta le champ de pierres qui entourait la Réserve.
- Ton portoloin est prêt, reprit Théo. J crois que tu n'es pas trop en retard.
- Non, ça devrait aller.
Draco suivit Théo à travers le terrain de terre et de cailloux pour se rendre à la hutte principale. D'ici, il ne voyait pas les dragons mais il n'avait pas besoin de les voir pour les savoir présents.
- Je n'arrive pas à croire que tu te sois perdu dans ce trou.
- Vraiment ? Je me souviens d'une époque où c'était une idée qui te trottait dans la tête...
- C'est vrai, fit Draco, mais l'Écosse, c'est parfait aussi.
- Tu vas accepter l'offre du Ministère ?
- J'ai déjà accepté. J'ai demandé à Harry si ça l'ennuyait que mes recherches soient secrètes. Il m'a juste fait promettre que si je voyais des choses qui allaient au-delà de son sens moral, je me devais de lui en faire part.
- Il ne peut pas s'empêcher de jouer au héros, plaisanta Théo.
- Je pense surtout que c'est par égard pour moi, sourit Draco. J'aimerais vraiment ne pas me retrouver dans une situation compromettante mais vu ce que devient le Ministère… Je ne pense pas que je sombrerais dans de terribles expériences. J'ai vraiment envie d'être utile.
- Je vois ce que tu veux dire, je suis content que vous puissiez vous reposer… Enfin.
Draco acquiesça. Il fut intercepté par un membre de la réserve qui lui remit son portoloin et salua une dernière fois Théo, lui promettant qu'ils accepteraient son invitation.
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Ils avaient mis longtemps à se décider, ne sachant jamais où s'installer pour de bon. D'abord parce que Harry avait décidé une fois la guerre derrière lui de découvrir le monde et ensuite parce que Draco avait trouvé un travail amusant durant leur voyage. Ils avaient pendant un temps suivi Nolan, là où Harry jouait les gardes du corps, Draco s'était vu offrir un poste d'observateur qui consistait entre autres à étudier tout objet magique qui tombait entre les mains des briseurs de sorts. Son éventail de compréhension s'élargit aux sorts de protection et il avait fini par devenir un faiseur de miracle.
Une zone à placer dans l'ombre des moldus pour la sauvegarde d'une espèce ? C'était lui qu'on appelait. Des pièges magiques à mettre en place pour protéger un trésor ? C'était lui aussi. Sa connaissance des cercles, son étude sur les briseurs de sorts, sa maîtrise parfaite des sortilèges avaient fait de lui un sorcier plus qu'accompli. Draco Malfoy pouvait même se vanter d'être l'inventeur d'un bouclier d'une rare puissance et d'avoir aussi sa photo sur une carte de chocogrenouille grâce au sort d'Aguange, ce qui faisait la fierté de Harry.
Ses années à courir dans toutes les directions avaient pris fin quand le professeur d'arcanes magiques de Poudlard avait décidé de prendre sa retraite et que Harry avait été désigné pour lui succéder.
Harry n'avait pas suivi le même cursus que Draco : Il avait poursuivi trois années d'études pour devenir auror et une fois diplômé, ils étaient restés auprès de Nolan. Harry avait aussi développé un goût prononcé pour l'étude de magie. La connaissance des cercles avait ouvert d'autres portes et il s'était fait un point d'honneur à apprendre encore plus de méthodes magiques différentes. En Afrique, il avait maîtrisé presque totalement la magie sans baguette. En Asie, il s'était initié au contrôle des chakras. En Amérique du Nord, il avait presque failli perdre la vie en étudiant avec une intensité alarmante le vaudou puis il s'était parfait dans la Démonologie en Amérique du Sud.
Si Draco ne s'était pas douté avant que Harry était un sorcier exceptionnel, aujourd'hui c'était une certitude : Harry Potter était le sorcier le plus puissant et le plus complet qu'il connaissait... Mais aussi le plus fragile.
- Draco ?
Le blond sursauta presque en l'entendant. Il n'avait pas remarqué qu'il s'était perdu dans ses pensées sur le pas de la porte d'entrée.
Sa bouche s'assécha en voyant l'homme avec qui il partageait sa vie depuis plus de vingt ans. Bien sûr, il y avait eu des hauts et des bas. Ils avaient même failli se séparer pour de bon à une certaine période où Harry allait si mal mentalement qu'il se demandait encore pourquoi Draco restait avec lui mais ils avaient arrangé les choses. Draco s'était battu pour arranger les choses parce qu'ils savaient pertinemment que Harry était le seul à pouvoir le rendre heureux et qu'il était le seul à pouvoir en faire de même pour Harry.
Et la confirmation de ce bonheur se trouvait devant lui : dans le sourire maladroit de Harry Potter, dans sa manière de jouer avec le col de sa chemise et dans son regard brillant.
Harry portait un costume trois pièces qui pouvait sembler noir au premier coup d'œil mais qui était en fait d'un bleu profond parcouru de volutes blanchâtres et brillantes. Draco savait que son propre costume était quasiment similaire vu que c'était lui qui avait choisi leurs vêtements, seulement, le voir sur Harry lui réchauffait le cœur.
Cette soirée ne devrait pas être différente des autres. Elle commencerait avec un repas que son père aurait essayé de rendre gargantuesque et ceux sous les blagues de James et Sirius, probablement soulignées par quelques remarques sarcastiques de William. Mais l'initiative serait globalement soutenue par Lily, Pétunia et sûrement tous les Corgan.
Draco imaginait déjà sans mal tous les gosses de la nouvelle génération explorer le manoir Malfoy, surveillés d'un œil mi amusé-mi ennuyé par Teddy qui était malheureusement le plus vieux d'entre eux du haut de ses dix-huit ans. Il voyait déjà son père dévoiler au moment opportun le jardin transformé en un terrain glacé afin qu'ils patinent tous dans la plus pure tradition que les premiers Maraudeurs avaient mis en place. Il voyait Lucius et Narcissa danser l'un contre l'autre, imités par presque tous les couples présents. Il voyait Natasha débuter une course avec Rose, Hugo, Franckie, Luna, Teddy, Septimus, Gabriel et la remporter en se moquant des perdants. Il voyait Harry et Charles discuter de tout et de rien comme s'ils ne s'étaient plus vus depuis des années alors qu'ils s'écrivaient et se parlaient par téléphone plus qu'il ne le fallait. Il imaginait sans mal Severus couver Louve du regard en tenant dans ses bras une petite Lou de cinq ans, babillant du non sens.
Et enfin, il savait ce qu'il se passerait à minuit : Calypso dévoilerait enfin à Charles Potter son patronus, une tortue marine. Et Charles, aussi aveugle que Harry tant qu'il n'était pas mis devant le fait accompli, se retrouverait la bouche ouverte de surprise... Avant de l'embrasser.
Draco visualisait tout ça parfaitement. Mais pour le moment, c'était Harry qu'il avait devant les yeux. Il s'approcha doucement et le sourire de Harry s'agrandit.
Draco pensa qu'il avait fallu du temps, beaucoup de temps pour arriver à un tel degré de bonheur. Il pensa qu'il était ravi, heureux même, que tout ce qu'il avait souffert serve un but meilleur.
Même si des cauchemars hantaient encore ces nuits, même si parfois il se réveillait avec la peur de trouver à ses cotés un Harry aux cheveux blonds, aux yeux trop verts avec une cicatrice en forme d'éclair... Draco savait qu'il était au bon endroit, avec la bonne personne.
Tout ce qu'il avait ressenti de douleur cette fameuse nuit ou Harry avait disparu dans l'arche et la joie de l'avoir récupérer durant celle ou il avait touché les étoiles. Chaque jour avec lui était une bénédiction pour Draco.
Il passa une main contre la taille de Harry.
- Tu es magnifique, dit-il.
Harry rigola.
- Tu le savais en achetant ce costume... La flatterie ne nous fera pas gagner du temps et tu n'es pas prêt.
Malgré la moquerie, Draco nota les joues empourprées de Harry et son regard brillant.
- Tu sais que je t'aime ? fit Draco sans pouvoir s'en empêcher.
Le brun haussa un sourcil mais posa ses mains sur sa taille et son visage se fit pensif.
- Je le sais et j'espère que tu sais que je t'aime aussi.
- Je me disais juste que..., reprit Draco.
Que j'aimerais rester auprès de toi pour l'éternité, que j'aimerais te voir sourire, rire et bondir de joie chaque jour que Merlin fait. Que quoiqu'il arrive, Harry, je serais là pour toi. Je ne cesserais jamais de te tenir la main. Et j'aimerais te dire aussi que je suis heureux que tu aies accepté de l'être… Avec moi.
Les mots ne sortirent pas mais les lèvres de Harry se posèrent sur les siennes avec douceur.
- Je le sais, murmura t-il contre sa bouche. Je le sais, Draco… Merci.
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La nuit du 31 décembre 2019, Calypso Lily Malfoy déclara sa flamme à Charles Fleamont Potter. Deux ans plus tard, ils se marièrent et eurent par la suite trois enfants : Regulus, Liliane et Henry Potter.
Corvus Regulus Malfoy épousa Tabitah Corgan la même année. Ils eurent des jumeaux qu'ils nommèrent Draco et Lucius Malfoy. A la plus grande surprise de tout le monde, les jumeaux atterrirent à Gryffondor.
Le monde sorcier anglais connut sa plus grande ère de prospérité et de paix sous l'égide de Cassius Corgan qui fut élu deux fois de suite Ministre de la Magie avant que son fils Septimus Corgan ne lui succède et offre aux sorciers de nouvelles opportunités d'évolution dans le monde moldu.
Il prit sa retraite à l'âge de quatre-vingt-dix-huit ans, satisfait de ce qu'il avait accompli.
Quant à Gabriel Corgan, le jeune homme eut une carrière brillante comme attrapeur chez les Faucons de Blueberry.
William Chester entraîna les nouveaux aurors jusqu'à ses soixante-seize ans et décida lui aussi de se retirer, seul Syracuse continua de travailler jusqu'à un âge avancé.
Severus Rogue resta directeur de Poudlard assez longtemps pour voir trois générations de Weasley et laissa sa place à Harry James Potter. Durant de longues années, il fut heureux de voir courir dans son jardin une ribambelle d'enfants. Parmi eux, ses nièces Mygale et Lou et son neveu Remus firent sa joie et celle de Sirius. Sa seule déception fut de ne jamais trouver de remède à la lycanthropie
Sirius et James quittèrent Poudlard pour laisser la jeune génération farcir le cerveau de devoirs de nouveaux sorciers pour gérer le Lunard à plein temps. Sorciers comme moldus élurent ce bar comme étant le plus farfelu ayant jamais existé.
Edouard Alister Londubat, connu aussi sous le nom de Teddy, épousa Victoire Weasley, la fille de Bill Weasley et Fleur Delacour, qu'il avait rencontrée lors du Tournoi des Six Sorciers organisé par Beauxbâtons à l'âge de quatorze ans. Victoire avait remporté la Coupe et gagné le cœur de Teddy.
Nolan Corgan, après avoir poursuivi ses études de briseur de sort durant quatre ans, épousa Hermione Granger après que cette dernière termine ses propres études de médecine moldue et sorcière. Elle succéda à Lily Potter à la tête de Sainte-Mangouste. A elles deux, elles découvrirent un nombre significatif de méthodes de guérison. Nolan et Hermione eurent deux enfants : Rose et Hugo Corgan.
Hannah Abbot eut beaucoup de mal à attendre que Neville se décide et le demanda en mariage le jour où ce dernier accepta le poste de professeur de botanique à Poudlard. Ils eurent eux aussi deux enfants : Franckie et Luna.
Dimitri Romanov suivit presque le même cursus que son meilleur ami Harry. Après des années comme instructeur à Durmstrang, Anterra lui proposa le poste de directeur. Dimitri ne refusa pas. Jamais les relations entre Poudlard et Durmstrang ne furent aussi excellentes et il fut mis en place un programme d'échange scolaire qui fit leur plus grande fierté.
Sans surprise, Dimitri épousa Louve. Cette dernière était alors la bijoutière la plus en vue du monde sorcier.
De leur union naquirent deux filles et un garçon : Mygale, Lou et Remus.
Natasha Vassili et Anouk Jernakov furent élues le couple le plus puissant de Russie cinq année de suite. L'une fit gagner son pays, en tant que joueuse de Quidditch professionnelle, la Coupe du Monde deux fois deux suite, puis une troisième et quatrième fois en tant qu'entraîneuse. Quant à l'autre, elle tint son pays avec fermeté et s'assura d'abolir un grand nombre d'inégalités entre enfants nés-moldus et sorciers, créant ainsi plusieurs écoles annexes pour venir en aide à plus de sorciers possible.
Lucius Malfoy, après avoir donné de sa force, de sa volonté et de son argent dans beaucoup d'action pour rendre le monde meilleur et racheté en partie ses fautes commises, rendit son dernier souffle à l'âge avancé de cent soixante-dix-huit ans. Il mourut dans son manoir, paisiblement entouré de sa femme, de ses enfants et de ses petits-enfants. Son enterrement fut l'un des plus beaux et Lucius eut droit à son portrait à Poudlard et dans le bureau du Ministre de la Magie, ce qui jusqu'alors n'était offert qu'aux Ministres et aux directeurs et directrices de Poudlard.
Narcissa Malfoy accepta un poste de maître de potion à Sainte-Mangouste et le garda jusqu'à ce que ses mains ne soient plus capables de tenir une fiole correctement. Elle finit ses jours au manoir Malfoy, légué à Corvus et Tabitah.
Draco Malfoy quitta son poste chez les langues-de-plomb au bout de dix ans et décida de s'occuper de la bibliothèque du Chemin de Traverse avec son frère Corvus.
Lui et Harry vécurent heureux… Jusqu'à la fin de leurs jours.
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C'EST FINI !
ENFIN ! GOOODD ! PAR MERLIN !
Cette histoire m'aura appris tellement de choses… Pour commencer, ne plus poster quelque chose qui n'est pas terminé. Ensuite : arrêter de chercher des trucs ridicules à coté comme l'histoire des généraux russes (XD). Et enfin… Que j'aime trop Regulus et que je vais faire un Regulus/Harry au moins une fois dans ma vie !
Voilà, Retour est terminé. J'aurais beaucoup de personnes à remercier mais je vais commencer par Titou Douh, c'est évident, qui malgré son peu d'amour pour William et le Drarry, a tenu bon, a continué à corriger mes monstrueuses fautes, s'est démenée face aux pavés que je lui envoyais. Merci à elle d'avoir donné de son temps. Soyez des amours, dites-vous que sans elle, vous auriez dû plisser les yeux pour lire ce que j'ai écris XD.
Merci Titou Douh… DU FOND DU CŒUR !
Ensuite, remercions les vrais, ceux qui sont là depuis RETOUR LIVRE I, ceux qui ont lu, relu, archi rerelu cette histoire, qui ont posté review sur review, qui se sont abonnés à moi et à l'histoire.
Je pense notamment à Serpenta, Angelyoru, Amenatsu, Yume resonnance, 77Hildegard, Brubru86, Electra Black et plein d'autres ( je sais que j'ai pas cité tout le monde mais vous êtes dans mon coeur)
Merci d'avoir été constant dans votre soutien. Vous devez le savoir, depuis le temps : vos mots, vos encouragements, votre passion ont reboosté plusieurs fois mon envie de terminer cette histoire. Je sais que l'auteur écrit beaucoup pour lui mais ça motive d'une manière irréelle quand vous êtes derrière, vous .
Merci ensuite à vous qui êtes tombés sur cette histoire par hasard, ou qui ont écouté les conseils de lecteurs avisés. Merci à vous lecteurs épisodiques, reviewer anonymes, fantômes du site.
J'espère que vous avez tous pris beaucoup de plaisir à lire cette longue histoire, autant que j'en ai pris à l'écrire.
Cette histoire, le Livre I comme le livre II, m'a pompé beaucoup d'énergie mais franchement, je suis heureuse du résultat. Certes, il reste des incohérences (que je pourrais même vous citer) mais en tant que non professionnelle, n'ayant fait aucune études littéraires, je suis un petit peu fière de moi.
Qu'en est-il de la suite ? C'est une bonne question : j'ai beaucoup d'idées, beaucoup de fics commencées durant cette période Retour.
Je rentre dans une phase créature!fic ; certaines lectrices en savent déjà un peu sur mes futurs projets. Je n'ai pas l'intention de cesser d'écrire, je m'amuse trop sur le fandom Harry Potter.
Je souhaite que vous soyez encore au rendez-vous quand je pondrai un énième Drarry (un peu moins long, je l'espère). Et si vous pensiez que je suis fatiguée de ce couple, ce n'est pas le cas. Il me fait toujours rêver.
Merci encore d'avoir poursuivi cette aventure en ma compagnie. On ne se connaît pas mais vous tous m'avez réchauffé le cœur !
Merci encore les agneaux et… IMMENSE KOEUR SUR VOUS !
PS : Les Leonides sont une pluie d'étoiles qui ont lieu généralement tous les 33 ans en novembre (le 18 il me semble). Dans cette histoire elles arrivent un an avant la vraie date ( ça aurait pu marcher si j'avais garder les dates du canon ^^.
PS 2 : Je vous laisse deviner à qui appartient quel patronus (c'est un peu le ou est Charlie de fin d'histoire XD, si ça se trouve j'ai fais des erreurs aussi, soyez indulgents).
PS 3 : à toutes les personnes qui posterons des reviews si elles ne sont pas inscrites sur le site, je posterai sûrement un chapitre de réponse. (Je pense à vous Ewi, Hellehaare, Basyliskin,
