Bonsoir !
Comment allez-vous ? J'espère que ce petit chapitre vous changera les idées... Vous l'attendiez depuis longtemps, il est assez long et plein de révélations !
Mille merci à Julie et devoreusedelivre pour leurs reviews qui ont égayé ma semaine !
Julie : Oui enfin, il en aura mis du temps haha, voici la suite ! Je ne peux rien dire concernant le Kathou/Tom mais j'espère que ce chapitre te plaira également ;) Merci pour ta review !
Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling
Merci à ma bêta : Léa !
Chapitre 96 : L'Ordre du Focifère
Le grand jour était arrivé. La finale de Quidditch qui opposerait Gryffondor et Serpentard était dans quelques heures et le château ne parlait que de ça. Le sujet était d'ailleurs sur toutes les lèvres depuis plus d'un mois tant l'évènement était attendu. Les joueurs de l'équipe de Gryffondor avaient même été victimes de coups-bas de la part des Serpentard, mais ceux-ci avaient arrêté en voyant que les Maraudeurs trouvaient toujours un moyen de leur faire regretter.
James était dans un état lamentable. Il dormait seulement parce qu'il savait que c'était le meilleur moyen d'avoir de bons résultats. En tant que capitaine, il rêvait de la coupe de Quidditch et n'avait jamais été aussi proche du but. Il avait toute confiance en son équipe, mais les faisait travailler d'arrache-pied.
C'est ainsi que ce samedi matin, la table des Gryffondors était inhabituellement calme dans la Grande Salle. James faisait les cents pas, s'arrêtant régulièrement vers les différents membres de son équipe, livides, pour remplir leurs assiettes. Marlène semblait à deux doigts de s'évanouir. Ils prirent assez tôt le chemin du stade, seule Alice resta au château, voulant tenter de nouveau d'entrer dans la Salle sur Demande avant de les rejoindre. Frank, bien trop excité par le match, ne l'accompagna pas.
A mi-chemin, leur groupe se scinda en deux : les joueurs rejoignirent leur vestiaire et les supporters les tribunes. L'heure matinale leur donnait au moins l'occasion d'avoir des places de choix. Ils papotèrent tranquillement alors que les gradins se remplissaient petit à petit. Tout le château avait fait le déplacement pour ce match qui promettait d'être mythique.
Au bout d'une bonne heure d'attente, les équipes entrèrent dans le terrain sous les acclamations. Par les temps qui couraient, la plupart des Serdaigles et Poufsouffles encourageaient les rouge et or. Le coup d'envoi fut donné et, dans le ciel bleu de ce début d'été, les capes rouges et vertes s'élancèrent. Frank tapa alors sur l'épaule de Lily et celle-ci se retourna vers lui :
- Alice n'est pas encore arrivée ?
Lily se rendit alors compte qu'effectivement, son amie manquait à l'appel.
- Elle ne va sans doute pas tarder à arriver, répondit-elle à Frank, avec le monde qui venait au match, l'accès aux tribunes doit être compliqué.
Mais le temps défila et Alice n'apparut pas. Gryffondor venait de mettre un nouveau but lorsque Frank déclara qu'il partait à sa recherche. Lily se fraya un chemin vers Remus, ils s'inquiétaient sans doute pour rien, mais il retrouverait bien plus vite Alice grâce à la carte des Maraudeurs. Elle lui expliqua rapidement la situation et il l'informa que la carte était dans le dortoir. Il prévint rapidement Peter qu'il partait quelques instants et les trois prirent la direction du château. Ils montèrent jusqu'aux dortoirs et Lily patienta dans la salle commune vide alors que les autres cherchaient Alice sur la carte. Plusieurs minutes s'écoulèrent sans que Lily n'entende quoi que ce soit et elle n'arriva pas à décider s'il s'agissait d'une bonne ou mauvaise nouvelle. Finalement, Frank redescendit et passa devant Lily sans même la voir. Elle se tourna donc vers Remus qui arrivait derrière, carte en main.
- Elle a disparu, déclara-t-il, elle n'apparaît plus. Soit elle a quitté le château, soit elle a réussi à rentrer dans la Salle sur Demande.
D'un même mouvement, Lily et Remus entreprirent de suivre Frank jusqu'au septième étage, espérant que rien n'était arrivé à leur amie.
Au terrain de Quidditch, la mi-temps venait d'être donnée et les joueurs prenaient une pause bien méritée. Pour l'instant, même si les scores étaient serrés, Gryffondor menait. James voulu rassembler son équipe dans un discours d'encouragement mais Marlène était occupée à scruter les gradins.
- Alice était supposée m'apporter de quoi me requinquer à la pause, explique-t-elle à James.
- Tu as vraiment besoin de manger, maintenant ?, soupira le capitaine.
Elle ne s'offusqua pas :
- Non, mais Alice n'est même pas dans les gradins, alors qu'elle sait à quel point ce match est important pour moi.
Mary était descendue à leur niveau et Marlène lui partagea son inquiétude :
- A vrai dire, répondit Mary, j'espérais la trouver ici, je lui gardais une place mais je croyais qu'elle était avec Frank puis je l'ai vu sans elle, l'air inquiet, prendre la direction du château. Je crois qu'il la cherchait aussi.
- Tu veux dire que personne ne l'a vu depuis qu'elle est allée au septième étage ?, s'inquiéta Sirius.
Un lourd silence lui répondit. Il fut brisé par Peter qui venait de descendre et leur demandait si Remus était avec eux.
- Remus aussi ?!
Peter haussa les épaules :
- Il m'a dit qu'il partait quelques instants et je ne l'ai plus revu.
- Où est Lily ?, s'inquiéta alors James, scrutant la foule.
Constatant que quatre de leurs amis manquaient à l'appel, ils comprirent que quelque chose de grave était en train de se passer. Mary et Peter entreprirent de remonter au château et Marlène fit signe qu'elle les suivait. Face au regard de son capitaine, elle déclara :
- Désolée James, mais s'ils sont en danger on ne va pas rester ici et finir de jouer comme si tout allait bien !
Il ferma un instant les yeux, tiraillé :
- On monte au dortoir, on prend la carte, on regarde où ils sont et on revient. On trouvera bien une excuse à raconter à Bibine pour justifier notre retard et on pourra reprendre l'esprit plus léger, lui murmura Sirius.
James acquiesça.
Lorsqu'ils arrivèrent au dortoir, la carte avait disparu.
Au septième étage, Remus et Lily trouvèrent Frank en train de frapper l'emplacement supposé de la Salle sur Demande de ses poings. Ils l'écartèrent et virent alors qu'il avait les larmes aux yeux.
- Elle est peut-être bloquée là-dedans, laissez-moi essayer, murmura-t-il en se débâtant.
Remus commença à essayer d'ouvrir la salle en faisant les trois allers/venus, tandis que Lily forçait Frank à s'asseoir.
- J'aurai dû venir avec elle ce matin, on savait que c'était dangereux ! Pourquoi ne l'ai-je pas accompagné ?, répétait-il inlassablement.
La petite troupe vit alors James, Peter, Sirius, Marlène et Mary débarquer.
- Lily !, s'exclama James en se laissant tomber à sa hauteur, tout va bien ?
Elle acquiesça, l'air perdu :
- N'es-tu pas supposé être en train de jouer ?
- Tu avais disparu, et Remus et…
- Non, Alice a disparu.
Le capitaine lança alors un regard à Frank et comprit en voyant son état.
Les autres avaient rejoint Remus qui leur faisait un bref résumé de la situation. Ils entreprirent d'ouvrir par tous les moyens la salle, jusqu'à ce que Marlène se mette devant le mur et ne crie qu'elle « avait intérêt à s'ouvrir où elle allait sérieusement la démonter pierre par pierre avec de la dynamite ». Il y eut un instant de silence, puis dans un craquement, une porte se dessina et Alice en sortit. Elle marqua un temps de pause en se rendant compte que tous ses amis se tenaient devant elle. Puis elle fut soulevée du sol par Frank qui la serrait dans ses bras. Il la relâcha finalement avant de vérifier si tout allait bien.
Comprenant qu'ils la cherchaient, elle hésita un instant, lança un regard inquiet derrière elle, puis se décida à expliquer :
- Ce matin, je suis montée pour essayer d'ouvrir cette salle. Vous ne le savez peut-être pas tous mais Bridget était une très bonne amie quand nous étions plus jeunes et nous avions habitude d'aller nous refugier dans une yourte, construite par son père dans son jardin. J'ai repensé à cette yourte, au fait que je donnerai tout pour retourner dans ces moments-là et en même temps, je tournais en rond. Quand j'ai ouvert les yeux de nouveau, la porte était apparue. Entrez, mais ne paniquez pas, s'il vous plaît.
Un à un, ils passèrent la porte et Lily crut un instant qu'elle rêvait lorsqu'elle comprit qu'elle se trouvait à l'intérieur d'une yourte. Puis, Bridget apparue d'un pas hésitant et la yourte fut plongée dans un silence total.
Marlène lança un regard autour d'elle avant de prendre la parole d'une petite voix :
- Je suis désolée de demander ça comme ça, mais tu n'es pas celle que tout le monde a vu s'écraser au sol lors d'un match de Quidditch ? C'est toi qu'on a enterré, non ?
Alice ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel devant le peu de délicatesse de son amie mais les autres étaient bien trop sous le choc pour relever quoi que ce soit.
- Explique leur, encouragea Alice avec un sourire envers Bridget.
Celle-ci se racla la gorge pour se donner du courage.
- Je suis née-moldue. Oui, à Serpentard, ajouta-elle en voyant le regard de Sirius, comprenant le danger que je courais dès la première année, j'ai menti aux autres. Et pendant des années, j'ai grandi dans ce mensonge sans problème. Mais depuis l'ascension de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, l'ambiance chez les Serpentards est devenue encore plus pesante. Certains sont envoyés par leurs parents, des Mangemorts, comme espions. Ils se sont mis à fouiller dans les arbres généalogiques de tout le monde, or, mon mensonge était très bancal, je me savais en danger. Un soir, je suis allée en parler au directeur. J'avais peur mais c'était la seule personne que j'espérais être capable de me sortir de cette situation. Il fallait que je disparaisse sans que quiconque ne se pose de questions ou aille fouiller plus loin. C'est ainsi que nous avons mis en place l'incident de Quidditch. Seuls Slughorn, Bibine, Dumbledore et McGonagall sont au courant.
- Mais on t'a vu t'écraser littéralement au sol, reprit Mary, qui tentait de déchiffrer le vrai du faux.
Bridget acquiesça et mit quelques instants avant de reprendre son histoire, comme-ci toutes ces explications l'ennuyaient :
- Slughorn est le directeur de la maison des Serpentard, il a fait en sorte que je joue au match en disant qu'il voulait voir du « sang neuf » sur le terrain. Comme j'étais remplaçante, ça n'a étonné personne. Ensuite, il a pris un balai de l'école et l'a trafiqué pour que celui-ci pique du nez lorsque j'effectuerai un certain mouvement. Bibine n'a été mise au courant que le jour du match. Ce-dit jour, quand je me suis sentie prête, j'ai permis à mon balai d'effectuer sa descente puis, à quelques mètres du sol, j'ai transplané. Bibine était à coté, elle a juste eu à mettre en place une illusion que Dumbledore avait créée et tout le monde a cru que mon corps était au sol. Avant que quiconque ne puisse donner un regard plus détaillé, « j'étais » évacuée du terrain vers l'infirmerie par les professeurs au courant.
Mary ouvrit de nouveau la bouche mais Bridget la devança :
- Oui, nous ne pouvons pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard en temps normal à cause d'une protection magique qui entoure le château. Dumbledore avait levé cette protection le temps du match et j'avais eu des cours « particuliers » de transplanage, pour s'assurer que tout se passe bien. J'ai ensuite été mise à l'abri dans cette Salle supposée être introuvable. On m'a dit qu'elle pouvait prendre la forme que je voulais. J'ai pensé à la yourte de mon père, dans mon jardin. Je m'y suis toujours sentie en sécurité alors j'ai essayé et voilà !
- Mais tu peux sortir ?, demanda Remus en laissant son regard scruter la yourte.
La Serpentard fit non de la tête :
- Mais je peux demander n'importe quels livres à la salle, ou même de la nourriture. Et Slughorn me rend visite au moins une fois par semaine.
Un long silence suivit ses paroles, pendant lequel chacun tentait de recoller toutes les pièces du puzzle.
- Je vous avais dit qu'on pouvait avoir de la nourriture ici, chuchota Marlène à Sirius qui ne put réprimer un sourire à la remarque.
Ce fut James qui reprit la parole avec une question qui ne semblait tarauder que lui :
- Pourquoi McGonagall était au courant ?
Bridget haussa les épaules :
- Je crois qu'elle n'a su qu'après, parce qu'elle a remarqué des failles dans l'illusion. Mais de toute manière, elle fait partie de l'Ordre alors elle aurait sans doute été mise au courant.
- L'Ordre ?
- L'Ordre du Phénix. Je ne sais pas grand-chose mais de ce que j'ai compris, c'est un groupe de Résistance contre Voldemort que Dumbledore est en train de créer.
Ils se décidèrent finalement à quitter discrètement la salle, y laissant Bridget, songeant que leur absence finirait par se faire voir. Ils croisèrent McGonagall, accompagnée des Jumelles MacDougall, qui semblait les chercher. Elle commença par les sermonner, leur demandant ce qu'ils fichaient ici en plein match mais elle comprit soudainement qu'ils se trouvaient au septième étage et ses yeux s'assombrirent quand elle en conclut qu'ils étaient au courant. Elle les envoya immédiatement dans le bureau du directeur en les escortant pour s'assurer qu'ils ne parlent à personne d'autre.
Les jumelles se retrouvèrent enfermées dans le bureau avec les autres sans oser demander plus d'explications. Dumbledore arriva quelques minutes plus tard, l'air indéchiffrable. Avec calme, il s'installa derrière son bureau.
- Tout le monde vous cherchait, c'était très théâtral de quitter ainsi le match.
- On sait tout pour Bridget, lâcha Alice, et pour la Salle sur Demande.
Il acquiesça :
- C'est ce que j'ai cru comprendre oui, mais je pense que vous êtes assez responsables pour comprendre que ce secret ne doit pas quitter cette salle.
Ils échangèrent un regard et promirent silencieusement de ne rien dire.
- Avant que vous ne partiez, reprit le directeur, je souhaiterais m'entretenir avec les membres de l'équipe de Quidditch.
- Attendez, reprit Lily, vous ne pouvez pas simplement nous laisser partir comme ça. On a compris qu'il y avait une Résistance au sein de Poudlard dont vous êtes le meneur.
Cette fois-ci, le visage si imperturbable de Dumbledore tiqua. Sans doute espérait-il que le point n'ait pas été abordé. Il sembla hésiter, ne sachant sans doute pas l'étendue de leurs connaissances sur le sujet.
- On veut faire partie de l'Ordre du Focifère, lâcha Sirius.
Il y eut un instant de flottement.
- Phénix, murmura James avec un demi-sourire malgré la situation.
- Phénix, reprit Sirius, c'est vrai que ça sonne mieux.
Dumbledore se leva doucement :
- Je ne peux pas vous faire courir un tel danger et vous le savez aussi bien que moi.
- Parce qu'on est trop jeunes ? La plupart d'entre nous sont déjà majeurs, répondit Mary.
- Parce que mon rôle est de vous protéger.
Tous cherchaient comment répondre à leur professeur. S'ils ne trouvaient pas leurs mots, leur détermination était là : ils ne quitteraient pas cette salle sans faire partie de cet « ordre ». Ce fut finalement Remus qui reprit à l'étonnement général :
- Mais vous nous connaissez. Etes-vous sûr que nous tenir à l'écart est nous protéger ?
- On créera notre propre Ordre s'il le faut, et vous aurez alors bien du mal à nous contenir, continua James comprenant où son ami voulait en venir.
Dumbledore sembla considérer l'idée. Accepter qu'ils les rejoignent, c'était garder du contrôle sur leurs actions.
- Tenez-vous vraiment à ce que l'ordre du Focifère voit le jour ?, murmura Sirius, tirant un sourire sur le visage de Marlène.
L'entretien dura encore longtemps mais en sortant, Dumbledore avait accepté leur chantage. Ils se rendaient bien compte que le directeur ne leur donnerait pas toutes les informations, ni même une quelconque mission. Mais faire partie de la Résistance leur promettait d'être dans le coup quand les choses s'accélèreraient.
Dumbledore s'entretint en privé avec l'équipe de Quidditch de Gryffondor tandis que dès leur sortie, les autres expliquèrent aux Jumelles, perdues, ce qu'elles avaient manquées.
Ce ne fut que bien plus tard que Marlène et les autres les rejoignirent dans la salle commune.
- Dumbledore vous a gardé tout ce temps ?, s'étonna Lily, que vous voulait-t-il ?
Marlène fit non de la tête :
- James nous a pris à part ensuite pour nous faire un petit discours pour nous remonter le moral. On a raté la fin du match et personne ne peut savoir pourquoi. On a dû mettre en place une excuse bidon et bien-sûr, les Serpentards gagnent le match et la coupe. Alors qu'on menait ! On s'est tellement entraîné…
Une boule se forma dans l'estomac de Lily. Elle avait vu les mines fatiguées, les heures d'entraînements interminables, le stress, les sacrifices. Elle savait à quel point ce match était important pour eux.
Pour James.
Elle le chercha du regard, ne le trouva pas.
Sirius répondit à sa question muette :
- Il nous a fait tout un grand discours pour nous dire qu'il était fier de nous, qu'on était une équipe formidable et que nous n'avions rien à nous reprocher. Après il a préféré s'isoler. Il doit croire qu'on ne se rendra pas compte d'à quel point il est déprimé.
Un long silence suivit ses paroles, puis, petit à petit, les conversations reprirent. Le match et Bridget étaient soigneusement évités contre des sujets plus légers. Mais Lily n'arrivait pas à se joindre aux discussions, son esprit tourné vers James.
Il voulait être seul.
Mais peut-être avait-il besoin de parler ? Elle ne faisait pas partie de l'équipe de Quidditch en plus.
Au pire, il lui demanderait de partir.
Avec cette pensée, elle se leva et partit à la recherche du Gryffondor. Elle ne remarqua pas le léger sourire que Sirius abordait en la voyant se glisser dans l'embrasure du tableau.
Elle le trouva assis en bas du premier escalier, comme s'il n'avait pas eu la force de traverser les quelques mètres qui le séparait de la salle commune.
- Dure journée, commenta Lily en prenant place à ses côtés.
Il ne lui demanda pas de partir et se contenta de se décaler légèrement pour lui laisser de la place.
- Je ne penserai pas qu'elle tournerait ainsi quand je me suis réveillé. Comment vont-ils ?
- Ils s'inquiètent pour toi, répondit honnêtement Lily.
Il secoua la tête :
- Il n'y a pas de quoi, c'est juste beaucoup à encaisser, mais je vais bien. Ils peuvent être fiers d'eux.
- Toi aussi, tu peux être fier de toi.
Il tiqua, ne répondit pas. Elle reprit, d'un ton plus léger :
- Je trouve ça triste que tu sois déprimé d'avoir perdu un match. Un seul ! Et pour le perdre, il a littéralement fallu que l'on vous fasse sortir du terrain. Vous êtes deuxième du tournoi, c'est énorme ! Chez les moldus, il existe bien plus de sport que chez les sorciers. Et quand on arrive deuxième c'est génial, médaille d'argent aux JO ! Tout le pays est en fête.
Elle s'était un peu emballée, un peu perdue, mais le tout avait intrigué James :
- JO ?
- Jeux Olympiques, c'est un peu comme la coupe du monde de Quidditch mais avec pleins de sports en même temps et les pays s'affrontent et doivent tenter d'obtenir les meilleurs résultats dans chaque discipline. L'ambiance est incroyable. Je me suis promis d'aller assister aux prochains, et je t'y traînerai de force pour te montrer les sourires des deuxièmes.
Il avait relevé la tête vers elle et cette fois-ci, un petit sourire illuminait ses lèvres :
- Je n'ai même pas mon mot à dire ?
- Bien sûr que non, toi, moi aux prochains JO. Il n'y a pas à discuter.
Il eut un petit rire avant d'ajouter :
- Ca me semble parfait.
Lily sourit à son tour. La voilà qui créait des projets avec James maintenant. Heureusement que ce n'était que sur le ton de l'humour.
Son esprit s'égara et elle s'imagina dans les gradins, à supporter leur équipe, à rire, à se laisser porter par l'ambiance. James qui découvrirait une nouvelle partie du monde moldu.
Son monde.
Une partie d'elle espéra honnêtement que ces instants ne prendraient pas seulement place dans son imagination.
Voilàààà
Plein de révélations et même un peu de Jily rien que pour vous !
Vous aviez deviné tout ça ? Qu'avez vous pensé de ce chapitre ?
J'ai tellement hâte de vous lire !
A bientôt !
