BONSOIR !

Énorme merci aux formidables Choixpeau de fic, Julie et devoreusedelivre pour vos reviews qui ont réellement illuminé mon mois !

Voici la première partie du premier chapitre de leur dernière année (compliqué tout ça haha) Ca me fait très bizarre de voir tous mes personnages entamer leurs septième année, je suis comme une mère fière ;)

Julie : Ton commentaire m'a tué de rire, j'espère que ton copain ne m'en veut pas trop haha. Je suis hyper heureuse si je t'ai fait rire en tout cas (surtout pendant ta période d'examen, tout s'est bien passé j'espère?) !

On se retrouve en bas :)

Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling

Merci à ma bêta : Léa !


IDFUT 98 : Une rentrée en deux souffles (partie 1)

Lily n'avait jamais été aussi bonne actrice. Elle pouvait honnêtement se féliciter.

De l'extérieur, elle semblait calme, confiante, sereine. A l'intérieur, elle était prête à paniquer et avait la forte impression de ne rien contrôler du tout.

La rentrée était arrivée et en tant que Préfète-en-chef, il était de son devoir de s'assurer que tous les élèves, surtout les premières années, soient bien encadrés et vivent au mieux leur début d'année. De ce fait, elle était arrivée bien plus tôt que d'habitude et attendait son binôme en faisant des allers et venues entre le quai et l'intérieur du train. Elle avait déjà distribué des centaines de mouchoirs avant de comprendre que le moral des élèves remontait bien plus vite quand elle remplaçait les mouchoirs par des Chocogrenouilles.

Quand James et Sirius débarquèrent sur la plateforme, ils la trouvèrent donc les mains pleines de chocolat.

- On a le droit de t'en piquer ?, sourit Sirius en s'approchant, avant de se pencher dessus avec intérêt.

- Bien-sûr, mais seulement si tu me fais une crise de larmes.

Les deux Maraudeurs la regardèrent avec surprise. Au même moment, les deux autres les rejoignirent, réunissant le célèbre quatuor pour une dernière année.

Remus comprit immédiatement :

- Ca guérit vraiment tous les maux, déclara-t-il d'un ton sage, sans doute le meilleur médicament.

- Tu n'as pas idée, rit Lily. Ils me sauvent la vie depuis ce matin.

Les yeux de James dérivèrent jusqu'à son insigne et il comprit enfin :

- Où est ton binôme ? Il s'occupe de l'intérieur du train ?

Lily fit non de la tête :

- Myles est porté disparu. Ça m'étonne de sa part, il est toujours sérieux, j'espère qu'il va bien.

- Tu es sûre que Myles est ton binôme ? Je l'ai croisé dans le train, il était assis avec les autres et ne semblait pas s'inquiéter le moins du monde d'un quelconque rôle de préfet-en-chef, s'étonna Remus.

Lily ouvrit de grands yeux, elle n'aurait jamais cru ça du Poufsouffle.

- A vrai dire, non je ne suis pas sûre que ce soit lui, mais si ce n'est pas toi, la liste n'est pas bien longue. Qui que ce soit, ce n'est pas logique, il doit forcément être arrivé.

- C'est vraiment nul de sa part de te laisser seule pour tout gérer !, s'exclama James en lançant des regards noirs aux quelques personnes -principalement des parents- qui restaient encore sur le quai comme s'ils étaient tous responsables.

L'horloge se fit entendre et de la fumée épaisse sortie de la locomotive alors que le train rugissait.

- On devrait vraiment monter, non ?, s'inquiéta Peter.

Lily acquiesça et les encouragea d'un signe de la main. Voyant qu'elle ne suivait pas le mouvement, James lui lança un regard étonné.

- Je dois attendre McGonagall pour la réunion des Préfet-en-Chefs, avant la réunion des préfets. On a rendez-vous ici.

- Je vais attendre avec toi alors, déclara immédiatement James en redescendant.

Ils ne s'étaient pas retrouvés seuls tous les deux depuis qu'il l'avait réconforté chez elle, mais pour une fois, Lily n'était pas anxieuse que les choses soient étranges entre eux. Ce n'était pas la première fois qu'ils partageaient un tel moment, et tout était toujours resté très naturel. A vrai dire, elle était même heureuse de ne pas avoir à patienter seule, sans quoi elle se serait sans doute montée la tête.

- Alors, tes premiers pas en tant que Préfète-en-Chef ?

Elle haussa les épaules :

- Eh bien, je me suis assurée que toutes les fenêtres étaient fermées pour être sûre qu'il n'y aurait aucun accident, j'ai dévalisé les Chocogrenouilles et j'ai passé la matinée à indiquer où étaient les toilettes. Tout est bien qui commence bien en somme.

- Tu dois prendre les barques à l'arrivée alors ?

Il n'y avait pas encore réfléchi. Elle acquiesça :

- C'est mon privilège, je vais pouvoir redécouvrir Poudlard par le lac. C'est quand même magnifique d'arriver par là-bas. Et puis, si un première année est déjà trop embêtant, je n'aurai qu'à prétendre à un malheureux incident.

James sourit. Il avait conscience que Lily stressait et ne calculait donc pas ce qu'elle disait, mais il aimait beaucoup cette version d'elle. Et il était très heureux qu'elle se permette de parler sans réfléchir quand elle était avec lui.

- Monsieur Potter, ne devriez-vous pas être dans le train ? J'ai cru un instant que mon pire cauchemar était devenu réel et qu'on vous avait nommé Préfet-en-Chef, déclara McGonagall d'un traite en arrivant par derrière.

- Je suis sûr que vous ne l'auriez pas regretté Madame, au moins l'année aurait été amusante, répondit James tout sourire.

La professeur sembla penser qu'ils n'avaient sans doute pas la même définition du mot « amusant » mais elle remarqua alors que le second préfet manquait à l'appel :

- Où est Monsieur Wilkes ?

James, qui était monté dans le train, ressortit la tête pour s'exclamer :

- Wilkes ?! C'est lui le second préfet-en-chef ? Je suis désolée de vous dire ça professeur, mais je pense que Poudlard est bien plus en danger avec lui en tant que préfet qu'avec moi.

Elle le fit taire d'un signe de la main et invita Lily à entrer dans le compartiment de tête. James entreprit de reprendre la parole, sans doute pour donner son avis sur la nomination du Serpenatrd mais la professeur fit glisser la porte du compartiment.

- Espérons que votre binôme daignera nous rejoindre sans trop tarder.

Lily sourit poliment, pas certaine de savoir quoi penser. Wilkes s'était toujours montré respectueux avec elle, mais ce n'est pas pour autant qu'elle ne s'en méfiait pas. Surtout avec l'ambiance actuelle. Elle craignait d'être amenée à passer plus de temps avec lui, que les choses dérapent.

James partageait ses inquiétudes et il retrouva ses amis dans le couloir, apparemment à la recherche d'un compartiment. Il leur résuma la situation. Les Maraudeurs avaient été rejoints par Marlène, Mary, Alice et les Jumelles McDougall et tous le regardèrent avec horreur.

- Il faut qu'on trouve un moyen pour qu'on soit sûre qu'elle soit en sécurité, déclara Alice lourdement.

Tous commencèrent à réfléchir jusqu'à ce que Marlène ne déclare qu'ils feraient sans doute mieux de d'abord trouver un compartiment. Ils avancèrent donc, et entendirent des éclats de voix. Une voix grave, sèche, dure.

- J'espère que vous êtes tous heureux de savoir que vous avez réussi à faire perdre des points à votre maison avant même d'être réparti. Je m'en assurerais personnellement. Déguerpissez maintenant, et vite.

Ils aperçurent un compartiment se vider de trois premières années terrifiés. L'un était au bord des larmes. En dépassant le compartiment, ils comprirent d'un regard que la voix sèche était celle de Wilkes. Katherine frémit. Elle l'avait à peine reconnu. Alors voilà, sa famille l'avait eu. Après deux mois de lavage de cerveau, il avait cédé.

Il était devenu ce qu'il avait toujours été supposé être.

Et cette année plus que jamais, ils étaient rivaux.

Rapidement, Isabel trouva Arthur et ils remplirent le compartiment. Les pensées de Katherine ne pouvaient faire autre chose que de revenir inlassablement vers le Serpentard et elle se détestait pour ça. Elle le détestait. Elle s'y était préparée pourtant, mais entendre sa voix si glaciale, si différente de celle qu'elle lui connaissait rendait le tout plus réel.

Elle avait envie de pleurer.

Et la vision d'Isabel et Arthur absolument adorables et heureux ensembles n'aidait vraiment pas. Alice remarqua qu'elle les fixait :

- Ils sont mignons, hein ? Ça me fait bizarre d'être ici sans Frank…

Son copain, âgé d'un an de plus, entrait cette année à l'académie des Aurors.

Katherine acquiesça lentement :

- Je comprends, murmura-t-elle sans réfléchir.

Cela aurait pu être une réponse automatique, de politesse, mais Alice remarqua immédiatement que ce n'était pas le cas. C'était honnête. Elle fronça les sourcils et interrogea son amie du regard.

- Enfin non, pas être en couple bien-sûr mais juste, tu vois, avoir trouvé la bonne personne et ne pas pouvoir être avec…

Elle vira au rouge pivoine, ses tentatives d'explications n'avaient fait que l'enfoncer encore plus. Et l'énerver aussi, parce qu'elle se rendait compte qu'elle avait dit quelque chose qu'elle n'était pas prête à s'avouer. La curiosité d'Alice était piquée au vif, mais elle ne put pas approfondir sa découverte puisqu'au même moment, Lily les rejoignit.

- Déjà sortie ?

Elle acquiesça :

- Wilkes est finalement arrivé donc McGonagall va lui faire le même résumé auquel j'ai eu droit et elle m'a libéré jusqu'à l'arrivée, alors qu'en guise de punition, il va devoir rester avec les autres préfets pour « partager son expérience » jusqu'à la fin du trajet.

Le compartiment entier se réjouit de savoir que le Serpentard ne s'en était pas tiré sans problème. Et qu'il allait passer un très long trajet. Ça lui ferait un peu les pieds.

- McGonagall présidente !, s'exclama Marlène et Sirius lança des papiers de bonbons vides en guise de confettis.

La remarque tira un sourire à Lily mais son esprit continuait de s'inquiéter de son binôme. Celui-ci était arrivé en retard, alors que McGonagall sortait du compartiment pour aller le chercher. Les deux s'étaient d'ailleurs percutés. Lily avait frémi en le voyant entrer dans le compartiment en époussetant sa cape, comme si le simple fait d'avoir touché la directrice de maison l'avait sali.

- Tu as pu voir s'il avait la marque ?, demanda Sirius en reprenant son sérieux.

- La marque ?

Il acquiesça :

- La marque des Ténèbres, il paraît que tous les mangemorts en ont une maintenant.

Elle tenta de se rappeler puis abandonna ; Wilkes portait une cape et n'avait pas relevé ses manches.

Alors que le train traçait son chemin dans les décors écossais, les conversations se détendirent un peu. Tous étaient heureux de se retrouver et les piques et blagues fusaient. Lily se sentit à nouveau à l'aise, à sa place. C'était fou à quel point être avec ses amis avait une sorte de pouvoir réconfortant sur elle. Il lui semblait qu'ils pouvaient tout traverser.

Alors que la nuit était déjà bien installée, le train commença à ralentir et Lily se leva, prête à assurer ses fonctions.

- Profite bien de ta balade en barque alors que nous, pauvres mortels, nous contenterons des diligences, déclara Sirius d'un ton théâtrale.

Elle sourit avant de rejeter ses cheveux en arrière dans un mouvement exagéré :

- Que veux-tu, certains mérites les barques.

Alors que les autres riaient, James lui glissa avec un clin d'œil :

- Si tu peux faire en sorte qu'un terrible accident arrive à Wilkes, n'hésite pas.

OoOoOoOoO

Lily s'était entraînée mentalement à tout ce qu'elle devait faire pour s'assurer que tout se passe bien sur le chemin jusqu'aux barques. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher d'être anxieuse. Et si elle en perdait un ?

Heureusement, à peine avait-elle posé le pied sur le quai qu'une voix chaleureuse et bienveillante l'accueillait. L'instant d'après, elle était prise dans une étreinte. Hagrid.

- Lily ! Je savais que c'est toi qu'ils nommeraient, on a rarement vu une élève aussi faite pour ce poste que toi ! Comment vas-tu ?

Elle fit la conversation en tentant de ne pas montrer son angoisse et se détendit en voyant qu'elle n'avait en réalité pas grand-chose à faire. La voix et la prestance d'Hagrid étaient suffisantes pour que tous les premières années se rassemblent gentiment autour de lui. En silence, comme une ombre, Wilkes se plaça à ses côtés et elle frémit en le voyant tirer sur ses manches et garder les bras serrés. Lily ne voyait qu'une seule explication à un tel comportement : La marque. Il avait la marque.

Une preuve que les mangemorts avaient réussi à pénétrer l'enceinte de Poudlard. Une preuve que la guerre avait franchi un nouveau stade. Plus proche que jamais.

Alors qu'ils se répartissaient dans les barques, Lily vit un petit garçon regarder Wilkes l'air terrifié. Elle ne le savait pas, mais ils faisaient partie du trio dont le Serpentard avait pris le compartiment. Elle le rassura d'un regard et il monta sur sa barque. Celle-ci trembla en démarrant et Lily craint que quelqu'un ne puisse tomber à l'eau. Mais toutes ses craintes, doutes, frayeurs furent écartées lorsque la silhouette du château se dessina dans le ciel étoilé. C'était réellement magique. Elle fut projetée à la première fois où elle avait assisté à ce spectacle. A nouveau, elle avait 11 ans et découvrait un monde qui la fascinait. Son monde.

Alors que l'air frais lui fouettait le visage, elle sourit.

Elle ne pensait plus à rien, se contentait de profiter du spectacle.

Une fois pieds à terre, elle rassura les premières années pendant l'attente tout en s'amusant à écouter leurs théories sur la répartition. Pendant ce temps, Wilkes était adossé contre une statue dans un coin et regardait les élèves avec un parfait mélange de dédain et non-intérêt.

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent bien plus vite que ça n'avait été le cas à son époque. Du moins, c'est ce qu'elle croyait. Mais en voyant les regards des nouveaux, elle se rendit compte que l'attente avait dû leur sembler bien plus longue. Son travail étant fini pour le moment, elle rejoignit discrètement ses amis.

La Répartition eut lieu, le discours de Dumbledore aussi. Tous remarquèrent qu'il était bien plus pesant que d'habitude. Les petites blagues étaient là, mais le message était plus profond. Si la guerre qui approchait n'était pas évoquée, il encourageait tous les élèves à rester unis et tous comprenait ce qu'il voulait dire.

Lily et Wilkes avaient été présentés et avait dû se lever. Katherine avait gardé les yeux rivés sur Lily. Pourtant elle n'avait pas pu s'empêcher de laisser son regard glisser vers le Serpentard dès qu'elle était certaine qu'il ne pouvait pas la voir. Pour rien au monde, elle n'aurait voulu être surprise en train de l'observer. Elle ne voulait pas qu'il se fasse d'idées.

A la fin des discours, tous se levèrent pour applaudir et Marlène se rassit rapidement sous le regard interrogateur des autres :

- J'ai faim !, se justifia-t-elle alors que les cloches s'envolaient.

Elle remplit généreusement son assiette en murmurant :

- Je ne sais pas comment je vais survivre sans la nourriture de Poudlard, l'année prochaine.

La remarque fit rire la plupart mais amena des pensées bien plus mélancoliques dans l'esprit de Lily. C'était la fin, leur dernier festin de début d'année, leur dernière année. Elle avait grandi ici. Dans un an, tout serait fini et elle ne savait pas du tout de quoi sa vie serait faite.

Son regard croisa celui de James qui sembla embarrassé d'avoir été surpris en train de la regarder. Il lui fit un sourire maladroit qu'elle lui rendit alors qu'une pensée bien plus belle faisait son chemin jusqu'à son esprit : elle avait encore toute une année à vivre.

Beaucoup de choses pouvaient arriver en un an.


Voilà pour cette première partie, gardez-la bien en tête, la prochaine sera la même journée mais d'un point de vue différent...

Alors des suppositions pour l'année ?

A bientôt, passez un merveilleux mois de Noël !