Claude et Alois faisait une balade en famille avec le petit Thomas qui grandissait vite.
Ils avaient choisi un simple mariage à la mairie. Mais Ciel et Sebastian n'y avaient pas assistés eux même en voyage de noce.
-Tu es sûr que tu ne veux pas de voyage de noce ? demanda Alois bercant Thomas.
-Non, on n'en a pas besoin.
Claude admirait leur enfant.
-Il grandit si vite. Sa mère n'a pas vraiment fait le bon choix.
-Non mais tout le monde n'est pas fait pour être mère. On ne sait rien de qui c'était en même temps, répondit Alois.
-On a la décence d'abandonner son enfant dans un orphelinat au moins pas près d'une poubelle ! Les humains font des choses horribles.
-L'abandon est un acte horrible en soi, dit Alois.
Alois posa Thomas dans la poussette face à lui.
Il trouvait que c'était le plus beau des bébés.
Claude prit la main d'Alois.
-On en a de la chance non ?
-Oui on a eu de la chance de croiser son chemin, répondit Alois.
De leur côté Camille et Michel se réveillaient ensemble.
Sebastian avait insisté pour qu'ils fassent lits séparés mais ils avaient ignoré sa recommandation.
Ils étaient encore innocents et dormaient comme des enfants ensembles.
Victor, le majordome de la famille de Michel, s'occupait d'eux.
Il le faisait parce qu'il les trouvait mignon.
Et parce que Sebastian lui faisait un peu peur.
Alors il prenait soin de Camille et de son jeune maitre.
Il leur faisait le déjeuner, le goûter et le repas du soir.
Les parents de Michel s'occupaient évidemment de leur fils et étaient ravis d'avoir Camille chez eux.
Ils la voyaient déjà comme leur belle fille.
Victor frappa, ouvrit les rideaux et salua son jeune maitre :
-Bonjour jeune maitre. Mademoiselle, avez-vous bien dormie ?
-Oui Victor, il y a quoi au déjeuner ? demanda Camille.
-Des crêpes avec du chocolat et chantilly. Chocolat chaud et viennoiseries.
-Tu es aussi doué que papa pour la cuisine, papa est juste plus rapide, répondit Camille.
-Ton père me tuerait sur place, s'il savait qu'on dort ensemble, dit Michel.
-Il ne le saura jamais puis Victor ne lui diras rien. N'est-ce pas Victor ? demanda Camille.
-Non, mademoiselle, dois-je vous faire couler un bain ?
-Oui Victor.
Victor lui fit couler un bain et une maid l'aida à se déshabiller.
Michel lui déjeuner dans le salon familial.
-N'avez-vous pas peur de Sebastian ?
-Un peu, il me fait peur.
-Au premier abord oui mais au fond, il est juste protecteur envers sa fille. Vous êtes celui qui lui prenait, répondit Victor.
-Tu ne lui diras pas pour le lit ?
-Non bien sûr, jeune maitre.
Camille arriva dans le salon, vêtue d'une robe rouge.
-Vous êtes de toute beauté, mademoiselle.
-Merci Victor.
Puis elle commenca à manger.
Quand elle eut fini, elle s'exclama :
-C'est délicieux Victor ! Vous faites moins bien que papa cependant.
-Vous aimez beaucoup vos pères d'adoptions, à ce que je vois. Sebastian est un peu comme un super héros, comment fait-il pour faire les choses si vite ? demanda Victor.
Camile n'allait pas dire que c'était un démon.
-Oui papa est rapide. Il est au service de Ciel depuis un moment.
-Depuis qu'il est enfant et a perdu ses parents ? demanda Victor.
-Oui.
-Il fait jeune pour son âge. Que fait-il pour conserver sa jeunesse ? demanda Victor.
-Tu poses beaucoup de questions. N'embête pas Camille avec tes questions sur son père ! s'exprima Michel.
-Pardon, jeune maitre et pardon mademoiselle.
Victor s'inclina comme pour s'excuser.
-Non cela ne me gêne pas. Papa conserve sa jeunesse en faisant du sport, répondit Camille.
-Il est au service de Ciel toute la journée, quand a-t-il le temps de faire du sport ?
-Le soir, répondit Camille.
Du point de vue de Camille, c'était un sport normal mais ils faisaient effectivement des efforts physiques la nuit et le soir.
-C'est impressionnant.
-Victor, fais-moi couler un bain.
-Bien jeune maitre, dit Victor en s'inclinant.
Le soir, Alois et Claude se préparaient à se coucher.
Claude détendait toujours Alois en lui faisant un massage.
Quand il le finissait cela prenait partout une autre tournure.
Alois était allongé sur le lit, portant une simple chemise de nuit.
Claude l'avait masser et voulait un peu plus.
Il alla sur lui, atteint son cou et commenca à l'embrasser dans le cou.
-Toi, je sais ce que tu veux.
-Toi, j'ai envie de toi, répondit Claude.
-J'ai aussi envie de toi.
Alois se retourna, monta sur les genoux de Claude et l'embrassa.
-Je t'aime, Claude.
-Je t'aime Alois.
