Par une journée calme, la sonnette de porte s'entendit.

Sebastian ouvrit et vu Victor avec un gros bouquet de roses rouges.

-C'est pour Ciel ? plaisanta Sebastian.

-Tu vraiment drôle, c'est de la part de Michel pour Camille.

-Tu es livreur maintenant, en plus majordome ? demanda Sebastian en faisant entrer Victor.

-Un majordome doit être polyvalent, tu devrais le savoir, mais j'oubliais.

Victor s'inclina.

-Bonjour, comte Michaelis.

-Ne fait pas cela !

Victor se releva et répondit :

-Tu as un titre, je suis obligé. Je peux les donner à la destinataire ?

-Oui, tu peux, elle doit être avec Croquette dehors.

Sebastian guida Victor jusqu'au jardin.

Ils trouvèrent Camille en train de discuter et de câliner Croquette.

Croquette était un chat démon. Il n'avait pas manifesté l'envie de reprendre un corps humain.

-Tu es ma Croquette.

-Mademoiselle, bonjour, j'ai un présent de la part de mon maitre.

-Victor ? C'est pour moi ?

-Oui.

Camille se leva et prit le bouquet de roses. Il le sentit et s'exclama :

-Elles sentent bons.

Puis elle lue le mot accompagnant le bouquet.

-Je t'aime.

C'était de simples mots mais cela touchait Camille.

-Michel, je t'aime aussi.

-Je ne manquerai pas de lui dire.

Victor s'en alla, sa mission achevée.

Au moment de rentrer avec le bouquet, Camille avoua à Sebastian :

-Je dois te dire quelque chose, en fait, à halloween, j'ai dit à Michel que vous étiez des démons.

Camille pensait que Sebastian allait s'énerver mais se fut tout l'inverse.

-Et qu'a-t-il dit ?

-Il a dit que cela expliquait pourquoi tu lui faisais peur et que tu avais l'air menaçant.

Sebastian se mit à rire.

-Il a bien raison ce petit con.

-Tu n'es pas fâché que je lui ai tout dit ? demanda Camille.

-Non, tu as eu raison. Cela prouve qu'il t'aime. Le jour ou il te demandera ta main, il devra de mettre à genoux devant moi.

-Nous ne sommes pas fiancés papa. Mais je suis content que tu l'acceptes enfin, répondit Camille.

-Il le dira à ses parents ?

-Non cela ne les regarde pas vraiment.

Camille rentra à l'intérieur du manoir.

Sebastian prit Croquette et l'amena à l'intérieur.

Il chercha un vase pour les fleurs et les mit dans un vase.

-Ce petit con a bon goût, je dois l'avouer, dit Sebastian.

-Tu pourrais l'appeler Michel, maintenant, papa.

-Non il reste pour moi un petit con.

Les fleurs bien exposées dans le salon, Ciel passa devant.

-Elles sont de qui ?

-De Michel, Camille voulait qu'elles soient ici.

-C'est un grand romantique apparemment, qui les a livrés ? demanda Ciel.

-Victor. Il m'a appelé comte.

-Il faut t'y faire, c'est ton titre. C'est un majordome et tu es comte.

-Cela me fait bizarre, tu voudrais que je t'offre des fleurs plus souvent ? demanda Sebastian.

-Non pas tout le temps, de temps en temps.

-D'accord je le ferai mais tu sais que pour moi la seule manière et plus convaincante de te prouver mon amour cela reste …

Ciel le stoppa.

-Le sexe, je sais. Mais de petites attentions, c'est bien aussi.

-Camille lui a dit ce qu'on était.

-Et il n'a pas eu peur ? demanda Ciel.

-Non apparemment il l'a accepté le fait qu'on ne soit pas humain.

-Ses parent vont le savoir ? demanda Ciel.

-Non je pense qu'on devrait leur dire un jour.

-Quand ils se marieront, répondit Ciel.

-Dans un futur très lointain.

-Dans 5 ans peut-être.

-Il devra déjà nous demander sa main, dit Sebastian.

-Te connaissant, il devra te supplier, plaisanta Ciel.

-Non quand même pas, mais je veux qu'il montre son sérieux à Camille.

-En voilà un beau-père exigeant !

-On ne donne pas sa fille au premier venu, dit Sebastian.

-Je ne compte pas lui donner si facilement, rassures-toi.