La séance photo était prévue pour aujourd'hui.

Un photographe était venu spécialement pour eux.

-Quelle pièce voulez-vous ? demanda Ciel.

-Vous accepteriez dans votre chambre à coucher ?

-Oui si vous voulez, répondit Ciel.

La séance débuta et le photographe commenca par les photos seuls de Sebastian.

Il lui demanda de s'asseoir sur le lit et de déboutonner sa chemise et de paraitre l'air naturel.

Jusque-là rien de trop sexy pour Ciel.

Le photographe lui demanda ensuite de s'allonger sur le lit et de faire un regard du genre « je te veux ».

-Dis donc j'avais dit pas de photo de ce genre ! se plaignit Ciel.

-Venez avec lui alors !

Le photographe réfléchit et demanda à Ciel de déboutonner sa chemise aussi et de venir rejoindre son mari sur le lit.

Ciel accepta mais s'exhiber devant un photographe inconnu avec son mari n'était pas le chose qu'il préférait.

Ciel défit les boutons de se chemise et rejoint Sebastian.

-J'ai une idée allonges-toi et je viendrais au-dessus de toi, dit Sebastian.

-Bonne idée, faites un regard amoureux et passionné ! s'exclama le photographe.

Ciel s'allongea et Sebastian joint ses mains avec les siennes. Tout en prenant le dessus sur lui, il le fixa dans les yeux.

Le photographe semblait adorer l'ambiance naissante.

-C'est fantastique. Maintenant, mettez-vous torse nus tous les deux, et vous comte Phantomhive, mettez-vous sur votre mari et serrez vos bras autour de son cou !

-Je déteste ce photographe, chuchota Ciel à Sebastian.

-Moi je l'aime bien. On pourra demander une photo de nous deux, tu es d'accord, chaton ?

-Si tu veux, répondit Ciel.

Ils enlevèrent leur chemises et Ciel se mit sur Sebastian et serra ses bras autour de Sebastian.

-Ne bougez pas ! ordonna le photographe.

Il prit la photo puis suivit beaucoup de positions différentes.

Au final, il y avait plus de photos de couples que de Sebastian seul.

-Publiez celle-ci, demanda Ciel.

La photo était ou Ciel marquait son territoire et avait un regard du genre « ne touches pas à mon mari ».

Il enlacait Sebastian.

-C'est bien soft, je trouve, tu ne veux pas plutôt celle ou je te domine ? demanda Sebastian.

-Non mais faites votre choix, je dis juste ma préférence.

-Je ne suis pas le seul à décider mais merci, répondit le photographe.

Il promit aussi d'envoyer certaines photos au couple de comte.

-Ce sera super dans la chambre.

-Ou ailleurs, dans le salon, répondit Sebastian.

-Non ce genre de photo c'est personnel, je ne veux pas !

-D'accord, va pour la chambre alors.

Le mois suivant, le journal sorti avec en couverture le titre « un couple amoureux comme au premier jour ».

Ciel lu l'article qui ne disait que du bien d'eux.

En fait, Ciel avait menacé de le poursuivre en justice s'il parlait de leur jalousie commune ou de leur vie privée.

Il n'y avait donc que des généralités.

-Je suis satisfait moi.

-C'est pas mal, mais on a recu les photos aussi, répondit Sebastian.

Sebastian lui tendit une enveloppe et Ciel l'ouvrit.

Elle contenait toutes les photos qui avaient été prises.

On frappa à la porte du bureau.

-Entrez.

C'était Michel qui venait souvent chez eux.

-Oh bonjour Michel, tu es seul ? demanda Ciel.

-Bonjour petit con.

Sebastian ne changeait pas, pour lui Michel restait le petit con qu'il avait connu pendant la pièce de théâtre.

-Oui Camille est partie faire du shopping avec Elisabeth.

-Ah c'est vrai, je ne m'en souvenais plus, dit Sebastian.

-Toi qui lui a parlé quand elle t'a demandé par téléphone si tu voulais laisser Camille la suivre pour faire les boutiques, t'a-t-elle dit si elle avait réussi ?

-Tu veux le savoir ? demanda Sebastian.

-Eh ben oui, tout de même !

-Réussi à quoi ? demanda Michel.

-Dis-moi pourquoi tu ne les as pas suivis ? demanda Ciel.

-Parce que Camille m'a interdit de le faire. Elle a dit que les femmes ont besoin d'être seules des fois, de quoi parlent-elle ensembles ?

-De toi sûrement. Eh bien oui elle a réussi, elle va avoir un enfant toute seule.

-Son amant l'a accepté si facilement ? demanda Ciel.

-Oui il était au courant dès le départ. Cela ne te fait rien de savoir qu'elle va avoir un enfant ? demanda Sebastian.

-Non mais je suis content, répondit Ciel.

-Pourquoi avoir un enfant sans se marier ? demanda Michel qui ignorait beaucoup de choses de la vie, compte tenu de son âge.

-Michel, tu sais dans la vie quand on veut quelque chose, on ne l'a pas toujours. Des fois on ne veut simplement pas des choses que d'autres veulent, répondit Ciel.

-Pour ma part, j'ai eu tout ce que je voulais. Je t'ai toi chaton. Saches Michel que si tu abandonnes Camille et qu'elle est enceinte, je te tuerai !

-Si tu le tues, Camille sera veuve.

-Cela veut dire que si je la demande en mariage, vous seriez d'accord ? demanda Michel.

-Oui mais tu ne dois pas le faire avant sa majorité. Et pas trop tôt les petits-enfants. Tu peux être content, tu as ma bénédiction.

-Merci, monsieur ! s'exclama Michel.

-Il ne l'abandonnera pas, Michel est un gentleman, voyons.

-Evidemment, je l'aime et je l'épouserai un jour ! s'exclama Michel.

Puis Michel se demanda ce qu'il avait dans cette enveloppe.

-C'est quoi dedans ? demanda Michel.

-Rien, répondit Ciel.

Puis Michel vu le journal et s'exclama :

-Mais c'est vous deux !

-Oui c'est nous, c'est vendeur tu trouves ? demanda Sebastian.

-Oui mais c'est plutôt osé, répondit Michel.

-Mon mari est le comte le plus sexe et je suis quatrième.

-Si cela ne tenait qu'à moi, tu serais le premier chaton. Dis-moi Michel, tu veux faire plaisir à Camille, non ?

-Oui mais comment ? demanda Michel.

-Si tu m'aidais à lui faire un gâteau bourré de sucre pour ce soir ?

-Oui, bien sûr, mais je ne sais rien faire. Victor fait tout à ma place, répondit Michel.

-Je peux t'apprendre.

-Si vous êtes comte maintenant, pourquoi vous cuisinez et pourquoi vous le faites comme les gens normaux ? demanda Michel.

-Parce chaton insiste pour que je fasse comme tout le monde, c'est-à-dire lentement pour ne pas éveiller les soupçons. J'ai beau être comte, si chaton embauchait quelqu'un d'autre, je serais sur mes gardes à chaque fois.

-Tu es surtout, jaloux, ajouta Ciel.

-C'est vrai, suis-moi Michel.

Michel suivit Sebastian.

Ciel se retrouva seul et se dit que finalement les photos seraient bien dans le salon aussi.