La Magie du Temps
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Chapitre vingt-trois
Un nouveau programme
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x~~~~~~~~Flash Back~~~~~~~~x
Dumbledore les observa avec un air grave. Un à un. Lentement, il esquissa un mouvement de poignet et observa avec désolation les regards des trois employés du Ministère regarder le vide, perdus. Il soupira puis se leva, contourna la table et sorti du bureau comme si de rien était, son habituel sourire bienveillant collé aux lèvres.
Albus Dumbledore, Directeur de Poudlard, adulé par une grande partie de la société sorcière, marchait tranquillement dans le couloir principal du Département de la justice magique. Fier, il salua les quelques personnes qu'il croisa avant de trébucher sur une dalle déformée. Il tenta de décoincer sa belle robe qui s'était coincée sous la pierre, mais une alarme stridente se déclencha alors qu'il perdait patience et failli déchirer le tissu. Il interpella un garde qui l'ignora superbement et sursauta alors qu'une cage métallique rejoignit le sol dans un bruit sourd.
- Monsieur Albus Dumbledore, vous êtes en état d'arrestation, grogna un homme bourru derrière lui.
- Linus ! fit le directeur, soulagé.
- C'est Lord Maugrey pour vous, monsieur Dumbledore.
- Il doit y avoir une erreur, je…
- Tutututut, ne me mentez pas, sinon j'en informerai votre père. Chacune de vos paroles seront probablement utilisables contre vous. Et vous savez comment il est, quand il est en colère. Non ? Pas que je sois contre le voir soulever votre robe hideuse et vous mettre la fessée du siècle devant tous les journalistes du pays, cela-dit.
- Et pourquoi serais-je en état d'arrestation ? demanda Dumbledore, absolument pas intimidé.
- Pour agression sur trois employés du Ministère dont le Responsable du Département de la Justice.
- Jamais…
- Ne me mentez pas, Albus Dumbledore, répliqua durement l'Auror. Nous avons des preuves. Garde ! Amenez-le à Azkaban s'il vous plaît !
- Azka…
- Oui, nous n'aurons pas besoin de votre présence pour votre procès. Je vous souhaite une magnifique journée, mon petit Albus !
x~~~~~~~~Fin du Flash Back~~~~~~~~x
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Lord Perceval Victoire Albeo Dumbledore se frottait les mains, réfugié près d'une grande cheminée. Bientôt âgé de 111 ans, le vieil homme avait retrouvé une santé qui défiait celle des moldus atteignant le même âge, grâce aux soins de Lilia et Elias Prince. La magie permettait une longue vie, avoisinant, dans le meilleur des cas, au minimum les deux cents. Mais il ne pensait pas vivre au-delà de 150 ou 160 ans. Son corps et son esprit avaient trop soufferts de ses années de dépression.
Il observa tendrement Amanda Johnes, son amie et compagne de vie depuis plusieurs années. Elle était son rayon de soleil et aussi la seule personne qui l'avait fait changer d'avis. Lorsque Lilia Prince était arrivée, suivie de Jenkins, Maugrey et d'Abelforth, il avait senti les ennuis arriver. Et il détestait avoir raison.
D'un geste de main il ferma la grande fenêtre, et tria à nouveau les quelques parchemins disposés près de son fauteuil. La pièce avait été améliorée grâce à Lilia et Amanda : les deux femmes avaient retiré les vieilles chaises et ramené des fauteuils bien plus confortables, maintenant disposés autour d'une grande table marron, en bois massif. La pièce avait été nettoyée et dépoussiérée, les vieux bibelots ensorcelés avaient également trouvé leur place dans une immense poubelle.
Il se tourna vers la lourde porte lorsqu'il entendit des voix râler dans le couloir. Quelqu'un frappa et entra le premier, lançant un regard encourageant au vieil homme. Elias pris place près de lui, face à McGonagall qui fronçait les sourcils.
- Que nous veut Dumbledore encore ? râlait une voix dans le couloir avant de dépasser le pas de la porte et fixer, les sourcils froncés, le vieil homme.
Les retardataires arrivèrent peu à peu et Perceval fini par s'asseoir à son tour, faisant apparaître des tasses, un large choix de thés et de cafés devant ses convives.
Elias sourit devant la surprise de McGonagall : Albus Dumbledore ne pensait jamais à ce genre de chose et c'était généralement elle qui appelait un elfe pour cela. Mais cet homme avait fait apparaître des dizaines de mets et de boissons chaudes d'un simple geste de main, comme si c'était normal. Habituel.
- Bonjour à tous et bienvenue dans votre nouvelle Salle des Professeurs.
Il sourit avec indulgence lorsque le personnel de Poudlard observa subitement les lieux, faisant remarquer à leurs voisins de table les divers changements. La salle était bien plus chaleureuse et propre, des dizaines de livres étaient disposés sur de magnifiques étagères et quatre tableaux vides trônaient près des fenêtres.
- Pour ceux qui ne le savent pas, je me nomme Lord Perceval Victoire Albeo Dumbledore, père d'Abelforth et d'Albus Dumbledore et compagnon de vie de notre chère Amanda Johnes ici présente.
Tous acquiescèrent poliment, attendant la suite.
- Je suis ici sous la demande expresse de notre Ministre de la Magie, du conseil d'Administration et de Lord Linus Maugrey. La gestion de cette école laissant à désirer, je vais devoir la remettre sur le droit chemin avec l'aide, si votre chère collègue l'accepte, de Lady Minerva McGonagall qui garde son poste de Directrice Adjointe. J'aurais préféré vous rencontrer en privé avant cette réunion, Lady McGonagall, mais notre temps est précieux, la rentrée étant demain, j'ai dû réagir en conséquence.
Il laissa les personnes présentes assimiler ses quelques mots puis se servir en boissons, et reprit.
- Vous remarquerez la présence de trois personnes supplémentaires. Je vous présente donc Filius Flitwick qui remplacera le professeur Conan Davis qui sera définitivement en retraite à la fin de l'année scolaire. Filius aura donc jusqu'en juin pour prendre pleinement connaissance des programmes et pour s'intégrer dans notre équipe. Il y a ensuite Oliver Truman, âgé de vingt-cinq ans, qui prendra le poste de professeur de Défense. Lord Prince ne pouvant pas gérer deux postes à temps plein en plus de sa vie privée, ce que nous comprenons tous, j'ai donc remédié à cette situation pour le moins anormale.
- Et la malédiction ? intervint Bathsheda Babbling, professeur d'Etude des Runes.
Tous purent voir le visage du vieil homme se durcir et son regard vagabonder vers les tableaux sans vie.
- Je ne comprendrai jamais comment une malédiction aussi dangereuse n'a pas été désactivée plus tôt, fit gravement Perceval.
- Désactivée ? hoqueta McGonagall.
- Mon fils avait certainement un plan concernant celle-ci. Elle a été posée par un certain Tom Elvis Jedusor, fils d'une descendante indirecte de Serpentard et fils d'un père moldu. Que vous connaissez, je pense, sous le surnom de Lord Voldemort.
L'annonce jeta un froid et plusieurs reposèrent leur tasse, reportant toute leur attention sur le vieillard.
- Tom Jedusor a souhaité rejoindre Poudlard en tant que professeur, ce qu'Albus a vivement refusé. Le garçon a donc lancé une malédiction vicieuse, mettant en danger la vie de chaque être humain prenant ce poste au bout de quelques mois d'enseignement. Les Aurors et Langue-de-Plomb l'ont désactivé hier, et j'ai pu donc inviter ce jeune homme à prendre la place de Lord Prince en tant que professeur de Défense.
Perceval Dumbledore porta la tasse de thé anglais à ses lèvres et bu quelques gorgées avant de continuer.
- Lord Prince prendra donc officiellement, dès cette rentrée, la place de professeur de Potions et de directeur de Serpentard. Quant à la Botanique, à présent enseignée par Leanne Jordan, elle sera enseignée dès septembre prochain par notre chère Pomona Chourave ici présente. Laura Wildsmitt, directrice de Serdaigle et Chester Stone, directeur de Poufsouffle, prendront leur retraite à la fin de l'année scolaire. Je vous laisse libre de me présenter des candidatures de personnes étant aptes à prendre votre poste. Dans le cas contraire, je laisserai le choix à mon adjointe.
- Votre… répéta Wildsmitt. Albus ne reviendra pas ?
- Albus Dumbledore est à Azkaban, les informa un peu froidement Amanda Johnes. Pour avoir oublietté trois agents du Ministère, dont le responsable du Département de la Justice.
Un silence étonné et choqué se fit alors que de nouvelles pâtisseries apparaissaient sur la table.
- Albus est effectivement enfermé à l'heure qu'il est. Mais il est fortement probable qu'il doive tout de même participer à son procès, même si Lord Maugrey n'en a aucune envie, répondit Elias Prince à la place de Perceval.
- Mais pourquoi aurait-il oublietté des membres du Ministère ? demanda le responsable de Poufsouffle, plus qu'étonné.
- Parce qu'ils lui ont posé des questions gênantes sur une enquête en cours, qui, je pense, fera la une des journaux demain matin.
Les professeurs acquiescèrent, quelques peu choqués et pensifs.
- Avec les rumeurs qui courent déjà quant à l'absence de mon fils au sein de Poudlard, certains membres du Conseil d'Administration ont décidé de quitter leurs fonctions, en signe de protestation.
- Extrêmement logique, fit remarquer le directeur de Poufsouffle non sans sarcasme, ce qui surprit Elias.
- Effectivement, répondit Lord Dumbledore en esquissant un petit sourire amusé. Voici donc la liste actuelle des membres du Conseil, fit-il en faisant léviter quelques parchemins.
Membres du Conseil d'Administration
Lord Peter Fawley, 31 ans, père d'Alice Fawley, 1ère année à Gryffondor
Lord Dacre Lovegood, 35 ans, père de Xenophilius Lovegood en 2è année à Serdaigle
Lady Augusta Londubat, 32 ans, mère de Frank Londubat, 1ère année à Gryffondor
Lord Abraxas Malfoy, 39 ans, père de Lucius Malfoy, 7ème année à Serpentard
Lord Theodore Nott, 38 ans, père de Nicholas Nott, 1ère année à Serdaigle
Lord Fleamont Potter, 48 ans, père de James Potter, 1ère année à Gryffondor
Lord Nicasius Shacklebolt, 32 ans, père de Kingsley Shacklebolt en 1ère année à Serdaigle
Représentants principaux :
Augusta Londubat, 32 ans
Abraxas Malfoy, 39 ans
- Lady Lena Nott-Black et Lady Lilia Prince rejoindront le Conseil d'Administration en février, annonça ensuite Dumbledore.
Perceval Dumbledore demanda ensuite au professeur McGonagall de distribuer plusieurs documents aux enseignants. Elle obtempéra, se demandant vaguement pourquoi il ne le fit pas à l'aide de la magie. Elle se leva et donna les liasses de parchemins à ses collègues qui fronçaient, tour à tour, les sourcils.
- Vous souhaitez que l'on change le programme scolaire ? Mais la rentrée est demain ! S'écria Wildsmitt, la directrice de Serdaigle.
- Je ne demanderai jamais une telle chose pour cette rentrée-ci, ma chère, fit Dumbledore avec un calme olympien. Cependant, le monde évolue, les moldus commencent à sortir des sentiers battus et créent de nouvelles technologies. Nous, sorciers, nous nous reposons sur nos acquis, sur nos traditions ancestrales. Nous devons certes, de mon point de vue, garder et continuer de faire vivre ces traditions, mais nous devons également aider les jeunes générations à évoluer. La médicomagie évolue, les découvertes en Potions ont fait avancer plusieurs chercheurs de soins contre de graves maladies. Le Ministère n'est pas le seul employeur de notre monde, mais cela, certains semblent l'oublier. Je vous demanderai d'étudier avec soin les différentes propositions de programmes présentes sur ces fiches. Si certains sujets vous tiennent à cœur et ne sont pas présent sur ces parchemins, je vous demanderai de m'en faire part avant le mois d'avril, avec vos choix de programmes de la première à la septième année. Les programmes seront contrôlés puis validés par les directeurs des maisons et moi-même au mois de juin. Cela vous convient-il, jeunes gens ?
Les professeurs le fixèrent un instant, incertains.
- Je ne ferai pas de dictature, grogna Perceval Dumbledore. Si quelqu'un a une objection, merci de le dire franchement. Nous sommes une équipe. Vous êtes les professeurs des étudiants de ce château. Si vous n'êtes pas capables de me dire ce qui vous perturbe, nous n'irons pas bien loin ensembles.
- Nous… hésita brièvement le directeur de Poufsouffle. Je pense que nous sommes juste surpris par votre implication.
- Cela fait des années que nous demandons une évolution du programme, Lord Dumbledore, fit Wildsmitt.
- Le professeur Dumbledore, tout comme notre ancien directeur Monsieur Dippet, a toujours refusé nos propositions, rajouta Leanne Jordan, la professeur de Botanique.
- Est-ce que vous savez pourquoi ? demanda Elias.
- Il disait que cela n'en valait pas la peine, que les programmes étaient largement suffisants, répondit Chester Stone.
- Que la société sorcière n'avait pas besoin d'évoluer, rajouta Wildsmitt. Il a supprimé certaines choses du programme lors de sa prise de fonction, et c'en était fini.
- Certaines choses ? répéta Lord Dumbledore.
- Certains enseignements soi-disant inutiles comme l'approfondissement des langues comme l'anglais, le français ou le russe. Les sciences du monde, aussi. Il a sacrément raccourci le programme d'Etude des Moldus. Qui s'appelait « Enseignement sur le monde non sorcier » à l'époque.
Lord Dumbledore ne put s'empêcher de frotter ses joues, avec ses doigts glacés qui le firent grimacer. Il avait énormément réfléchi et travaillé ces dernières heures. Il commençait à fatiguer.
- Très bien, merci pour toutes ces informations. Vous allez continuer les cours comme à votre habitude, avec mon autorisation d'approfondir certains sujets s'ils vous semblent plus important afin de les préparer aux futures améliorations du programme scolaire. Nous ferons une réunion le deuxième samedi après la rentrée. Vous pouvez vaquer à vos occupations maintenant. Lady McGonagall, permettriez-vous que je prenne encore un peu de votre temps ?
- Bien sûr, Lord Dumbledore.
La réunion pris fin, mais les professeurs discutèrent encore un long moment. Perceval s'était quant à lui éclipsé avec McGonagall pour rejoindre un bureau au quatrième étage.
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Abraxas Malfoy était rouge de colère. Son siège au Magenmagot venait d'être placé sous silence, avec en prime une convocation au premier sous-sol du Ministère. Mais au vu de toutes les personnes présentes dans le couloir dudit sous-sol, la quasi-totalité des employés avaient également été convoqués.
Ses yeux furent attirés par un panneau de bois rouge sang, sur lequel était cloué un long parchemin annonçant que tous les membres du Magenmagot, ainsi que les employés et leurs époux/ses devaient se rendre en ces lieux.
Il ne savait pas ce qu'il se passait, mais ce dont il était certain, c'était que la personne qui l'avait convoquée aller passer un sale quart d'heure. On ne bloquait pas, sans raison, les sièges des héritiers de grandes familles sorcières ! Et encore moins le siège des Malfoy !
Il compta une nouvelle fois le nombre de noms présents sur la liste collée au mur. Le couloir était bondé et les chaises étaient toutes occupées, si bien qu'il n'avait pas pu s'installer confortablement et était réduit à rester debout. Les personnes présentes entraient deux par deux dans une pièce qu'il pensait inutilisée jusqu'alors. Et personne n'en ressortait. Personne ne savait ce qu'il se passait à l'intérieur, et cela l'intriguait.
Etait-ce encore une des nouvelles lubies de la Ministre ?
Il lança un regard noir à la jeune femme qui venait de le bousculer, y mettant toute la haine qu'il était possible d'y mettre. La journée n'avait déjà pas bien commencé lorsque son fils, Lucius, s'était étouffé peu gracieusement avec son thé lors du petit déjeuner. Abraxas allait même jusqu'à se demander si le jeune homme était digne d'être son futur héritier. Il n'avait de cesse de lui répéter les règles, ses droits et surtout : ses devoirs. Il avait entendu son fils se plaindre auprès d'un ami, qui ne le serait plus dès la rentrée, parce qu'il ne voyait pas tous les efforts qu'il faisait à Poudlard. Abraxas lui avait donc demandé, ce matin même, quels efforts il était censé avoir remarqué.
Lucius, rouge de honte, n'avait réussi qu'à recracher son thé, et tâcher la belle nappe que sa mère avait acheté la veille.
Il avait repris Lucius sur ses amitiés avec des né-moldus, lui rappelant que c'était prohibé même s'il pouvait en tirer profit. Il lui avait ordonné d'humilier certaines jeunes filles qui souhaitaient son attention. Même si, sur ce dernier point, Lucius ne l'avait pas vraiment déçu, le jeune homme s'était laissé humilié par une vulgaire petite élève de première année qu'il n'arrivait même pas à coincer dans la Salle Commune. Abraxas n'avait pas réussi à trouver l'identité des parents de la petite, mais avait fait promettre Lucius de la martyriser dès que possible. De venger son honneur. L'honneur des Malfoy.
- Abraxas Malfoy et George-Conan Malfoy s'il vous plaît.
Lord Malfoy sursauta très légèrement, cherchant son cousin éloigné du regard. Celui-ci sorti de l'ombre et passa la porte sans lui adresser un regard. Abraxas se fraya à son tour un chemin vers ladite porte et un garde lui demanda de le suivre. Il entra dans une salle d'une quinzaine de mètres carrés et l'homme l'invita à prendre place. Il attendit plus de cinq minutes avant de se relever, déclenchant une alarme stridente.
- Nom d'une bouse de dragon, Lord Malfoy asseyez-vous ! grogna le garde.
- Ne me parlez pas sur ce…
- Lord Malfoy, l'interrompit froidement Eugenia Jenkins.
- Madame la Ministre.
- Prenez place, lui demanda la jeune femme avant de faire de même, de l'autre côté du bureau. Cette convocation a pour but de contrôler votre honnêteté et votre capacité à poursuivre votre engagement auprès du Ministère.
- Comment…
- Ne m'interrompez-pas, fit Jenkins sans hausser le ton.
Lord Malfoy fronça les sourcils. L'air autour de lui se faisait électrique et il comprit sans grande difficulté que la Ministre avait le pouvoir dans cette salle. S'énerver ne pourrait que lui nuire.
- Très bien. Lors de l'examen de vos activités extérieures, plusieurs d'entre elles ont été déclarées illicites par la Cour. Cependant, ce ne fut pas la découverte qui nous étonna le plus. Une sombre magie suinte de votre aura, Lord Malfoy. De la magie pervertie. Vous portez la Marque d'Esclavage sur votre avant-bras gauche.
- Comment…
- Comment nous le savons ? Cette salle a été préparée par des Aurors et des Langues-de-Plomb, Lord Malfoy.
- Je suis un Malfoy, je suis Lord Malfoy, jamais je ne porterais de marque d'esclavage ! Cette insinuation est pour le moins insultante !
- Croyez-moi ou non, Lord Malfoy, c'est bel et bien une marque d'esclavage que vous avez. Il en va de la sécurité nationale, nous ne pouvons pas accepter la collaboration de personnes faisant partie d'une association de malfaiteurs.
- Il doit y avoir une erreur. Je suis certain qu'Albus Dumbledore a prévu toute cette mascarade dans le seul but de nuire aux grandes familles et doit sautiller de joie dans son petit coin, fit Malfoy entre ses dents.
- Albus Dumbledore ne m'intéresse pas et sa personne n'a rien à voir avec cette entrevue. Ce qui m'intéresse c'est la viabilité de notre monde sur le long terme, Lord Malfoy. Ce qui m'intéresse, ce sont les traditions ancestrales qui s'éteignent parce que les né-moldus ne reçoivent pas d'enseignement convenable ! Ils se croient tout permis, ne connaissent pas les vieux rituels, les festivités purement sorcières qui sont presque devenues taboue au fil des siècles derniers. D'autres pensent qu'il faut sauver le monde magique et s'y prennent mal, très mal, puis se voient consumer par une magie vengeresse, la magie du désir, du pouvoir, la magie pervertie. Les parents de ces nés-moldus n'y connaissent rien, certains battent même leurs enfants parce qu'ils font de la magie. Ne me regardez pas ainsi, Lord Malfoy. Une grande partie des moldus réagissent de la même façon envers leur progéniture douée de Magie que les sorciers envers leurs enfants cracmols.
- C'est… surprenant, fit Malfoy qui devint pâle.
- Et n'oubliez pas qu'Albus Dumbledore fut extrêmement proche de Gellert Grindelwald. Tom Jedusor, que nous recherchons activement, est certes l'un des descendants éloignés de Salazar Serpentard, mais il est également le fils d'un moldu assassiné de sa propre main en 1943. Tom Jedusor est celui qui vous a apposé cette marque. Il n'est pas un Lord et se voit consumer par une magie qu'il ne sait pas gérer. C'est d'ailleurs, entre autres, une des erreurs d'Albus Dumbledore : empêcher la population de s'instruire convenablement et instaurer une sorte de « magie blanche » et une « magie noire ». Si ce jeune homme avait été renseigné sur la magie dont il est devenu addict, il n'aurait certainement pas fait les mêmes erreurs. La magie qu'il utilise est une magie pervertie, qui se nourrit de vos forces. De votre âme. Qui vous rend fou, et détruit votre capacité à avoir des émotions positives. Une magie qui consume votre être tout entier. Cet homme n'est pas digne de représenter le Monde Magique, Lord Malfoy. Et vous allez devoir faire un choix.
Elle fixa durement le Lord alors que d'épaisses cordes apparurent près de son invité, prêtes à le ligoter.
- Soit vous acceptez le retrait de cette marque en nous donnant les informations en votre possession, Lord Malfoy, soit vous irez tout droit à Azkaban, amputé de votre bras gauche.
- Amputé ? répéta gravement le Lord.
- Amputé, confirma la Ministre qui ne laissait transparaître aucune émotion.
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