Chapitre 6

Oliver était installé dans le bureau du docteur Keith alors que Daniel et Thomas se trouvaient dans la salle de consultation juste à côté. Il pensait aux derniers jours qui venaient de s'écouler. Il avait suivi les conseils de Raisa et les directives de madame Jenkins, les garçons étaient inscrits à l'école qu'ils reprendraient dans une semaine et il avait pris rendez-vous avec un médecin pour faire le point sur leur santé.

Ça faisait à peine quelques jours que Thomas et Daniel vivaient chez lui, et il avait levé le pied sur les sorties en laissant à John la charge de traquer les criminels avec l'aide de Felicity. Il savait que prendre en charge les garçons lui prendrait du temps mais il ne voulait pas laisser reposer ce poids seulement sur les épaules de ses amis pendant trop longtemps. Il s'organiserait pour mener à bien ses deux vies.

Il faisait au mieux mais il se posait encore des questions sur sa capacité à prendre soin d'eux, sur sa mission et sur son côté sombre. Il devait également les protéger de celui qu'il pouvait être en repensant à la peur qu'il avait inspiré à Daniel dans la ruelle. Il fut interrompu dans ses réflexions par le Docteur Keith qui le rejoignit et le médecin évita son regard les lèvres pincées.

— Ils vont très bien…, et Oliver sentit un poids dont il n'avait pas conscience s'évanouir, un peu maigres mais rien qui ne peut pas se soigner avec une bonne alimentation. Je leur ai fait une prise de sang et vous tiendrai au courant des résultats… Il y a juste une chose, en relevant le regard pour croiser celui d'Oliver. Celui-ci sentit immédiatement sa respiration se suspendre alors que le médecin cherchait ses mots.

— Thomas a des cicatrices assez importantes. Je ne sais pas ce qui en est la cause, ajouta-t-il pour calmer Oliver qu'il voyait se tendre, mais je pense qu'il serait peut-être profitable pour lui qu'il puisse voir quelqu'un.

— Vous pensez qu'il a été maltraité ? osa-t-il demander alors qu'une colère froide enfler en pensant à son père et à leurs conditions de vie. Ceci expliquait aussi le regard dur et le comportement défensif de Thomas.

— C'est une possibilité malheureusement.

— Daniel aussi à des marques ? demanda-t-il d'une voix froide.

— Non, il ne montre pas de marques mais ça ne veut pas dire...

— Oui, je comprends, en sentant une nausée.

— Ils vous ont parlé de leur vie ?

— Non…, en secouant la tête. Ils gèrent déjà leur nouveau quotidien. Thomas reste distant, c'est un mur infranchissable pour l'instant et je comprends mieux. Je n'ai pas insisté, je ne voulais les mettre mal à l'aise...

Et ce qu'il ne disait surtout pas c'était qu'il n'avait pas su comment leur parler. Il ne parlait jamais de ses sentiments ou de ce qu'il ressentait alors aborder ce sujet avec des enfants qui se méfiaient de lui.

Oliver pensa à la journée de la veille. Appuyé contre le chambranle de la porte de leur chambre pleine de vie où des voitures gisaient sur le sol et où des dessins étaient épinglés sur le mur, il les avait observés.

Thomas, installé sur le bord du lit du bas, regardait jouer Daniel et Oliver avait aperçu un sac à dos préparé dans un coin de la pièce. Il avait froncé les sourcils et tourné la tête pour regarder Thomas. Celui-ci le fixait avec toujours autant de dureté au fond des yeux. Il avait alors fait un pas dans la pièce, s'était avancé avec hésitation en jetant des coups d'œil à Daniel pour s'assoir à distance de l'ainé. Le silence s'était étiré alors qu'Oliver se malaxait les mains en cherchant comment entamer la conversation.

— Tu penses partir ? lui avait-il demandé doucement en donnant un coup de tête en direction du sac à dos. Thomas avait suivi son regard sans répondre et Daniel avait levé les yeux de son jeu pour observer Oliver et son frère avant de baisser à nouveau la tête sur ses jouets.

— Pour quand tu en auras assez de nous, avait répondu Thomas avec certitude et Oliver avait senti toute la rancœur dans sa voix.

Il avait ignoré le regard de Daniel. Il donnait l'impression de faire attention au moindre mot ou geste quand il abordait un sujet avec son frère, même lorsqu'il jouait et était resté concentré sur Thomas. Il avait eu envie de poser une main sur son épaule pour le soutenir et le rassurer mais il savait qu'il n'accepterait pas ce geste alors il avait entrecroisé les doigts.

— Pourquoi tu dis ça ? demanda-t-il en fronçant les sourcils.

— Parce que tu voulais pas de nous... c'est ce que tu voulais dire à l'assistante sociale..., en baissant la voix qui prit cette fois un ton plus dur en lui jetant un regard plein de dédain. Je sais qu'au bout d'un moment tu en auras assez, et il avait été déstabilisé par la froideur de son regard et de ses mots.

Oliver avait soupiré en regardant Daniel puis à nouveau Thomas. Il leur devait une partie de la vérité, leur expliquer pourquoi il avait hésité pour qu'ils ne craignent pas qu'il puisse les abandonner du jour au lendemain.

— Tu as raison... j'ai hésité mais je vous ai fait une promesse. Danny approche, en faisant un signe au plus jeune. Celui-ci s'était approché en jouant avec une figurine qu'il avait en main en évitant le regard d'Oliver et de Thomas comme s'il était pris en faute et Oliver avait repris.

— Je ne suis pas quelqu'un de parfait, en repensant à la première fois où il les avait croisés. J'ai vécu des choses difficiles... Je sais ce que c'est de se sentir perdu, sans défense, en les regardant dans les yeux. Je vous ai promis de prendre soin de vous et ça veut dire que je ne vous abandonnerai pas quelles que soient les conditions. Vous ne me connaissez pas mais je vous montrerai que vous pouvez me faire confiance. Vous avez compris ? Daniel avait hoché la tête et Thomas était resté stoïque.

À cet instant il n'avait pas pu faire mieux et avec ce que venait de lui apprendre le docteur Keith, cette période avec lui ne serait qu'un instant de répit.

Quand Oliver avait retrouvé une vie plus conventionnelle en revenant de l'ile, il avait voulu oublier ce qu'il avait traversé et il refusait catégoriquement de raconter ce qui lui était arrivé. Ce qu'il ne disait pas c'était que Thomas tentait peut-être de faire de même, réaliser une séparation entre sa vie d'avant et celle de maintenant en gardant le silence sur son passé.

Daniel revint accompagné de Thomas dans le bureau et par la même le tirèrent de ses pensées. Oliver posa son regard sur ce dernier alors qu'ils s'asseyaient à côté de lui de façon rigide et pensa à ce que le médecin lui avait annoncé. Contrairement à lui, Thomas pouvait encore se reconstruire et il avait une chance de faire ce qu'il fallait pour l'aider.

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Ils firent une halte au parc avant de rentrer et Oliver les regarda s'amuser. Thomas suivait son frère comme son ombre. Il le rattrapait quand il était sur le point de tomber, le poussait sur la balançoire, le laissait souvent gagner aux jeux qu'ils inventaient et il comprit. Il l'avait protégé depuis toujours et si Daniel avait été la cible de maltraitance Thomas avait dû s'opposer et recevoir les coups à sa place. Il comprenait son insistance à s'occuper de son frère et l'obéissance que ce dernier lui témoignait.

Les garçons étaient heureux d'avoir pu s'amuser au parc même si Thomas se montrait toujours taciturne, mais l'ambiance changea brusquement quand Oliver aborda un sujet qu'il ne soupçonnait pas créer autant de problèmes. Alors qu'ils étaient installés autour de la table pour gouter, Oliver leur expliqua qu'il avait convié un précepteur le lendemain pour qu'il puisse évaluer leur niveau. Il pourrait les aider à rattraper quelques notions avant qu'ils intègrent l'école et Daniel n'apprécia pas du tout cette idée.

— J'irai pas à l'école, affirma-t-il. Oliver se tourna vers lui alors qu'il ne s'attendait pas à ce genre de réflexion venant de sa part.

— Tu dois y aller comme tous les enfants, c'est important…

— Non j'irai pas, en se levant, les sourcils froncés et les poings serrés. Oliver resta médusé et Thomas prit la parole.

— On doit aller à l'école.

— Non j'ai dit non. Je veux pas y aller et j'irai pas. Il peut pas m'obliger…, en regardant son frère alors que ses yeux se remplissaient de larmes et que sa voix se mettait à trembler.

— C'est important d'aller à l'école, Oliver a raison…

Oliver regardait la scène sans rien dire. Daniel partit en pleurnichant après avoir jeté un regard rempli de fureur à son grand frère alors que celui-ci tentait de l'apaiser en soutenant son idée. Comme toujours Thomas veillait sur son frère et au moment où il se levait pour le rejoindre dans leur chambre Oliver l'arrêta en posant une main sur son épaule. Le petit sursauta et il la retira rapidement.

— Attend… je vais aller lui parler.

— Il m'écoutera…

— Je sais mais tu ne devrais pas tenir ce rôle avec lui. Tu es son grand frère, pas son père et…

— Toi non plus, en l'interrompant avec hargne. C'est moi sa famille et je continuerai à prendre soin de lui, en fichant son regard dans celui d'Oliver.

— Je sais et tu fais ça très bien mais garde ton rôle de grand frère, veille sur lui et laisse-moi porter le rôle de responsable. Il pourra me détester pour l'obliger à aller à l'école et tu pourras le consoler. D'accord ? lui demanda-t-il en attendant sa confirmation mais Thomas secoua la tête avant de prendre la direction de leur chambre laissant Oliver les bras ballants.

Il le trouva allongé sur le ventre en train de pleurer d'énervement dans son coussin. Il s'approcha lentement, s'accroupit et posa une main dans le dos de Daniel qu'il tapota doucement pour le calmer alors qu'il avait du mal à respirer au milieu de ses sanglots.

— A ton âge aller à l'école c'est se faire des copains, dessiner et aller en récréation. Pourquoi tu ne veux pas y aller ? lui demanda-t-il d'une voix douce et légèrement inquiète.

Son frère ne répondit pas, le visage caché dans son oreiller, ses pleurs étouffés. Il attendit et Daniel finit par tourner la tête pour le regarder.

— Je veux pas c'est tout, en reniflant alors que de grosses larmes humidifiaient son oreiller.

— Je ne te laisserai pas seul ici, en ayant du mal à affronter son regard rempli de larmes.

— Je connais pas cette nouvelle école et je veux pas me battre et être séparé de toi, ses mots entrecoupés de hoquets de chagrin.

— Pourquoi tu penses que tu devrais te battre ? en fronçant les sourcils.

— Tu revenais toujours de l'école avec des bleus,... tu te battais tous les jours... et je veux pas, alors que ses larmes redoublaient.

Thomas se mordilla les lèvres et rit doucement pour cacher ses craintes.

— Ouai mais parce que moi j'aime me battre, en montant sur le matelas pour s'allonger à côté de son petit frère et il joua avec une figurine un petit moment.

Daniel tourna la tête pour regarder son frère s'amuser avec le jouet et Thomas lui jeta un coup d'œil. Ses joues étaient baignées de larmes et de morve et il reposa son regard sur le jouet qu'il manipulait toujours.

— Toi... tu es calme... et gentil. Personne ne viendra t'embêter. Et de toute façon je ne les laisserai pas faire. Je lui règlerai son compte à celui qui viendra t'embêter, d'un ton sûr en se tournant vers Daniel et le petit hocha la tête.

Oliver réchauffait le repas du soir. Il se tourna en entendant un bruit et les vit s'installer à table devant leur assiette sans rien dire. Il posa le plat au centre de la table en leur promettant d'un ton enjoué qu'ils allaient se régaler avec ce que Raisa avait préparé. Il les servit tout en leur jetant quelques regards avant de s'assoir. Thomas faisait comme si tout était normal et Daniel gardait obstinément la tête basse.

— Tout va bien Daniel ? demanda Oliver n'y tenant plus. Et il ne reçut qu'un hochement de tête. Tu es d'accord pour aller à l'école ? Cette fois-ci le hochement de tête fut plus long à venir.

Oliver croisa le regard de Thomas avant qu'il ne baisse la tête pour éviter ses yeux. Il repensa à tout ce qu'il cachait et endurait. Il faisait face à la dureté de ce monde en se forgeant une carapace et protégeait son frère en lui permettant de garder encore une part d'insouciance.

La pensée que ce combat était perdu d'avance était cruellement présent à son esprit. Lui-même se battait tous les jours pour aider et protéger les gens, et pourtant le nombre de ses ennemis ne faisait que croitre. Le repas se déroula dans une ambiance maussade, Oliver bien incapable de leur faire croire que le monde pouvait être rempli de joie et de couleurs.

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Oliver était préoccupé par les attaques que la ville subissait et le manque de piste. Felicity et John lui faisaient des comptes rendus réguliers mais il n'aimait pas rester en retrait alors que ses amis se démenaient pour endiguer les problèmes. Le commissariat avait été attaqué par un groupuscule armé et en peu de temps ils avaient volé armes et uniformes. Il soupira déjà inquiet de l'utilisation qu'allaient faire ces hommes de leur butin. Bien qu'il patrouillât presque toutes les nuits, les recherches concernant la hausse des attaques en ville ne donnaient rien pour l'instant et son irritation ne faisait que croitre. Il attrapa une tasse de café dont il en avala une gorgé en prenant la direction de sa chambre. Il n'avait pas le temps de trainer ce matin, il y avait une réunion importante chez QC et il ne devait pas arriver en retard.

Il eut un sursaut de surprise en marchant sur un objet qui trainait au milieu du couloir et il renversa une bonne partie de son café sur le sol.

— Daniel, appela-t-il. Combien de fois je t'ai dit de ramasser tes jouets et de ne pas les laisser trainer dans le passage ? demanda-t-il d'un ton excédé au petit garçon qui était apparu à l'appel de son prénom.

— Désolé, marmonna-t-il en le regardant avec des yeux agrandis par la crainte.

— C'est pas compliqué, s'énerva-t-il en faisant un pas vers lui.

Le petit garçon fit un pas en arrière et Thomas vint se placer entre eux en jetant à Oliver un regard le mettant au défi de lever la main sur eux.

Ce regard noir et agressif liquéfia la colère d'Oliver et il fit un pas en arrière pour ne plus leur donner l'impression de les menacer.

— Je suis désolé, d'une voix murmurée. Je ne voulais pas te faire peur. Je suis désolé. Son regard se focalisa sur les yeux remplis de crainte de Daniel et sa gorge se serra un peu plus.

Raisa approcha dans le dos d'Oliver et se mit à son niveau.

— Tout va bien, en posant une main sur son bras. Daniel va ranger ses jouets avec l'aide de Thomas et je vais ramasser ça en lui retirant des mains la tasse de café presque vide.

— Je suis désolé, répéta Oliver en se tournant vers elle et elle eut le cœur gros de voir autant de malaise et de crainte dans son regard.

— Ce n'est rien monsieur. Allez vous préparer vous avez une réunion importante.

Elle lui donna une tape dans le dos et Oliver gagna sa chambre, encore choqué par sa réaction. Il était épuisé de mener de front ses deux vies et de tentait d'être le plus présent possible auprès des garçons. Ses amis l'avaient averti mais il n'avait rien voulu entendre. Il se pensait capable de tout gérer mais aux vues de sa réaction il fallait croire qu'il s'était surestimé.

Oliver rentra après sa journée de travail encore soucieux de sa réaction du matin. Il marqua une pause en passant le seuil de l'appartement, surpris par l'agitation et les rires qui l'accueillirent. Il s'avança, les regarda avec crainte, soucieux de leur réaction après son éclat de voix. Ses craintes s'avanouirent alors que Daniel accourait vers lui pour lui raconter sa journée. Oliver sourit rassuré de sa réaction mais le rire de Thomas avait disparu dès son arrivée et il avait retrouvé son air indifférent et distant.

Raisa nota le regard et la réaction d'Oliver au comportement de Daniel. Il était surpris de le voir courir vers lui et elle nota sa gêne face au mutisme soudain de Thomas. Elle savait qu'il essayait de faire au mieux mais Oliver avait beau être sérieux et concerné par ces enfants, ce n'était pas simple de se retrouver responsable d'eux du jour au lendemain. Elle attira son attention en lui racontant le premier cours donné par le précepteur qu'il avait engagé. La surprise marqua les traits d'Oliver, il avait oublié la visite du professeur et Raisa le rassura. Tout s'était bien passé.

Daniel lui fit un compte rendu de ce qu'il avait fait, mais Thomas resta muet à écouter son petit frère. Oliver avait l'impression de devoir lui arracher la moindre information sur n'importe quel sujet. Il essayait de s'intéressait le plus possible sans faire peser sur lui une pression en le harcelant de questions et le dosage était complexe.

Ils s'installèrent tous les trois autour de l'ilot à discuter en attendant le repas que Raisa finissait de préparer. Oliver demanda à Thomas de lui montrer son cahier et de lui expliquer ce qu'il avait appris. L'ainé fit ce qu'il lui demandait et le lui tendit d'un air détaché en répondant par monosyllabes à chacune de ses questions. Oliver changea d'orientation dans la discussion en lui demandant si tout se passait bien avec le précepteur et il n'obtint pas plus de réponse alors que Thomas gardait la tête baissée. Quand le petit se leva Oliver le retint.

— Où tu vas ? demanda-t-il doucement en gardant à l'esprit qu'il n'avait toujours dû compter que sur lui-même et qu'il se protégeait.

— Je voudrais aller prendre ma douche avant de manger…

— Et tu ne veux pas me répondre ? Thomas se contenta de soulever les épaules. Je ne voulais pas réagir comme ça ce matin...

— Je peux y aller ? l'interrompit-il en relevant la tête et cette fois Oliver perçut une fragilité plus palpable que précédemment.

Il acquiesça et resta à le regarder partir le regard triste. Il souffla, en baissant les épaules et s'accouda à l'ilot central, ne sachant pas quoi faire. Il se demandait maintenant s'il devait insister ou au contraire continuer ainsi et le laisser s'ouvrir à son rythme. Il tourna la tête vers Raisa quand il sentit qu'elle posait une main réconfortante dans son dos et lui sourit doucement bien incapable de savoir quoi faire.

— Laissez-lui le temps monsieur.

— Oui mais peut-être que quelque chose ne va pas. Tout se passe bien avec le précepteur ? d'une voix inquiète.

— Il est attentif et prend le temps avec eux. Thomas a quelques difficultés et dans ces cas-là il a tendance à rentrer dans sa coquille…

Oliver hocha la tête à ces mots, il devrait peut-être faire le point avec le professeur pour connaitre les difficultés de Thomas et l'aider au mieux.


On en apprend plus sur le passé des garçons et Oliver prend un peu plus la mesure de ce qu'ils ont vécu. Il veut faire au mieux mais c'ets une lourde tâche avec sa vie.

Merci ma beta adorée Delicity-Unicorn, pour ton temps et ta présence. Je t'embrasse fort.

Merci LulzimVelioska pour ton mot et à toutes pour votre lecture. Je vous embrasse. A très vite.