Chapitre 8 : Ridicule nom.

Quirrell, professeur de défense, était l'hôte de Lord Voldemort. Certes, ce n'était pas un fait à se vanter mais le professeur était content de laisser son lord occuper son corps. C'était peut-être un peu étranger de dire ça… Le seul problème, c'était qu'il devait jouer une mascarade. Avant ce qui devait être la première de Harry Potter, il était allé en Albanie trouver son maître. Il avait volontairement offert son corps comme réceptacle. Il avait déjà enseigné à Poudlard en tant que professeur de défense, il s'était établi comme un bon professeur qui aidait le plus possible ses élèves, qu'ils soient sang-purs ou non. Au début, il n'avait rien planifié. Quirrell était juste devenu professeur du jour au lendemain lorsque Dumbledore l'avait contacté pour le poste. Une chance. Bien évidemment, il avait tout de suite saisi sa chance.

La fin de la guerre suivant la mort de son maître - même s'il n'était pas vraiment mort - l'avait plongé dans une période sombre de sa vie. La misère l'avait attrapé dans ses filets, la famine et le manque d'argent avaient énormément pesé sur son esprit au fil des années. Quirrell était resté majoritairement hors de la Grande Bretagne Magique durant ces longues années d'errance à travers le monde. Quirrell avait entendu des rumeurs une année plus tôt avant qu'il devienne professeur sur son bien aimé maître. Ce qu'il avait découvert l'avait rempli d'espoir. Ce fut ainsi qu'il s'était allé en Albanie retrouver son maître, qui n'était qu'à ce moment une sombre espèce de fumée.

Lord Voldemort - un titre pompeux - était un mystère pour la majorité des gens sauf quelques personnes privilégiées. Voldemort venait du français, ce nom signifiait qu'il cherchait à fuir la mort. Il cherchait donc à être immortel. Voldemort - ou Voldy pour les intimes - était né d'un père moldu et d'une sorcière sang-pur qui avait drogué son père moldu avec des potions d'amour. Il avait grandi dans un orphelinat, détesté par ses pairs à cause de sa magie, il avait à ce moment-là déjà bien développé ses compétences magiques. À Poudlard, Voldemort fut un élève modèle, un très bon élève de Serpentard. En tant qu'élève, il fut connu comme Tom Riddle.

Voldemort était un bon manipulateur. Voldemort se fichait bien de ce que pensaient les sang-purs, ou de ce qu'ils voulaient, lui tout ce qu'il voulait c'était de devenir le maître du monde pour toujours. Sans mourir, ça allait de soi. Pour cela, Voldemort s'était tourné vers une branche abominable de la magie. Il avait séparé son âme en six. Horcruxes. Des abominations. Pour créer un horcruxe, il fallait détruire une vie. Contrairement à ce que les gens pouvaient penser, il ne fallait pas simplement tuer, il fallait tuer et détruire l'âme de la victime. Pour créer un horcruxe, il fallait détruire plus d'une vie.

Lorsque Quirrell était venu en Albanie, il avait offert son corps comme réceptacle. Voldemort avait été plus que content par la tournure des évènements, non seulement il avait retrouvé l'un de ses serviteurs - étrangement tous ces serviteurs avaient disparu et ne pouvaient pas être trouvé - mais il avait également un corps, certes c'était celui de Quirrell néanmoins Quirrell le servait donc dans la logique des choses - ou du moins celle de Voldy d'amour - le corps de Quirrell lui appartenait. La position de Quirrell en tant que professeur était unique et utile, certes il devait enseigner à des gamins de onze à dix-sept voire dix-huit ans pour certains, mais cela apportait à Voldemort une marche de manœuvre. De plus, Dumbledore avait caché la pierre des Flamel à Poudlard.

L'arrivée de quatre Addams - étrangement Voldemort ne connaissait pas l'importance des Addams bien qu'il savait qu'ils étaient un puissant clan, de plus Voldemort avait tenté de les recruter dans son armée au début de son règne avant sa défaite contre ce bébé mais les Addams avaient refusé, ce refus l'avait enragé - avait été un choc. Le spectre avait ordonné à son serviteur d'essayer de se rapprocher des quatre Addams et de les recruter pour sa cause, si ça en était une. Malheureusement, les quatre Addams étaient beaucoup trop dangereux et méfiants de Quirrell. De plus, Samedi Addams avait une fois fixé pendant un cours entier les yeux de Quirrell le mettant mal à l'aise. Depuis ce cours là, Quirrell s'était promit de ne plus approcher cet Addams en particulier. Son maître cependant souhaitait toujours avoir les quatre Addams comme ses serviteurs. Quirrell ne se faisait pas d'illusion, ce serait impossible pour son maître d'avoir ces quatre Addams cependant le professeur n'avait pas envie de partager son opinion avec son maître.

Heureusement qu'il était obsédé par la pierre.

Halloween avait été une réussite. Enfin, plus ou moins.

Quirrel avait fait en sorte qu'un troll pénètre Poudlard. Par contre, il ne s'attendait pas qu'un deuxième troll vienne semer la panique. Quirrell ne connaissait pas toute l'histoire autour de ce deuxième troll néanmoins il savait que Samedi Addams avait été la dernière personne à avoir vu ce troll. Elle avait été absente de Poudlard pendant un bon bout de temps avant de revenir en pleine forme. Le professeur ne s'était pas du tout senti concerné par les Addams, certes son maître voulait les recruter, lui ne voulait pas s'approcher des quatre étranges personnages qui parlaient de la mort ou plutôt qui étaient fascinés par la mort.

Ne pouvaient-ils pas être des enfants normaux ?

Visiblement, non. Enfin, lui était issu d'une lignée quelque peu douteuse… Il était un sang-mêlé. Son maître n'avait pas besoin de savoir ce fait-là. Mieux vaut emporter ce secret dans sa tombe.

Il n'y avait aucun moyen qu'il survive lorsque son maître aurait trouvé un corps, ou construit un corps… Bon, c'était un peu bizarre dis comme ça.

Quirrell songeait qu'au final, il n'aurait pas dû postuler pour le poste de professeur. Ce n'était pas pour lui. D'abord, il n'aimait pas les enfants. Et de plus, il en avait plus qu'assez d'être la cible des blagues des jumeaux Weasley. S'il aurait su qu'être professeur était si fatiguant, il n'aurait jamais postulé pour le poste !

Pourquoi avait-il donc continué d'enseigner ?

'Cesse de geindre vermine!' tonna une voix dans l'esprit du professeur. 'Et va me chercher cette maudite pierre!'

Quirrell leva ses barrières maudissant sa stupidité. Il se leva de son fauteuil et sortit de ses appartements. Tous les étudiants profitaient des extérieurs sous la surveillance de quelques professeurs, les examens étaient tous terminés au grand soulagement des étudiants. Le professeur était fatigué, que ce soit mentalement ou physiquement. La magie de son maître mangeait peu à peu la sienne, les devoirs et les classes tout au long de l'année l'avaient affaibli. Sans compter ces gamins qui ne cessaient de geindre comme des ânes, ceux qui se moquaient de lui en permanence, et ces maudits Addams dont toutes ses tentatives d'interactions s'étaient terminées par un échec.

Marchant dans les couloirs, Quirrell ne pouvait pas s'empêcher de sourire sournoisement puisque Dumbledore avait quitté le château, Snape était occupé ailleurs -

Ah ! Snape ! Ce maudit traître !

Snape semblait la seule personne - si on ne comptait pas les Addams - qui le soupçonnait. Il l'avait même menacé à plusieurs reprises. À Halloween, Snape avait ruiné son opportunité de voler la pierre. Foutu professeur de potion ! songea Quirrell en marchant dans les couloirs sombres de Poudlard prenant un raccourci pour aller au troisième étage.

-Je t'ai déjà dit que j'avais un mauvais pressentiment ! s'exclama une voix masculine non loin de Quirrell.

C'était la voix de Azazel Addams, Serpentard de première année.

-No shit Sherlock ! fit une voix féminine que le professeur de défense contre les forces du mal reconnut également.

C'était Samedi Addams.

'Quirrell ! Kidnappe les ! Ils seront utiles pour la pierre !' fit la voix de son maître décidant immédiatement de son plan d'action.

Quirrell arriva dans le couloir où Azazel et Samedi étaient, ses yeux s'écarquillèrent en remarquant que les deux élèves n'étaient pas seuls. Wednesday Addams et Blaise Zabini étaient également présents. Il sortit discrètement sa baguette et jeta un imperio à Azazel Addams, il lui ordonna silencieusement d'attaquer Samedi mais celle-ci sentit le danger imminent et esquiva l'attaque de son cousin. Quirrell fronça les sourcils. Il ordonna ensuite Azazel de jeter des sorts à son groupe d'amis. Un sourire cruel naquit sur ses lèvres.

-Suivez-moi ou mourrez ici. Menaça t-il.

Wednesday lui jeta un regard assassin. Elle ne pouvait pas faire grand chose contre un sorcier adulte qui manipulait son frère. Elle échangea un regard avec Blaise. Ils acquiesçèrent.

-Marchez devant. Ordonna Quirrell tout en ordonnant silencieusement au garçon de marcher derrière Wednesday, Blaise et Samedi.

Ils montèrent les escaliers en silence se regardant tous avec inquiétude. Samedi avait les mains dans les poches attendant le bon moment avec sa cousine pour attaquer. Azazel était toujours tenu par Quirrell, sous les effets de l'imperio. Ils arrivèrent devant la porte fermée, Wednesday ouvrit la porte d'un coup de baguette magique et ils entrèrent. Un cerbère était assis sur une trappe, qui descendait probablement à la pierre. Écoutant son professeur de défense, Wednesday endormit le cerbère. Ils se faufilèrent à travers la trappe : d'abord Azazel, ensuite Samedi, Wednesday et Blaise, et enfin le professeur.

Il semblerait que le lieu où ils étaient descendus avait été piégé par les différents professeurs de Poudlard. Malheureusement pour le directeur et les autres professeurs, ces pièges n'auraient pas servi puisque Quirrell savait comment les passer, enfin tous sauf le piège de potion. Le professeur de potion ne lui avait jamais fait confiance - ce traître, pensait avec rage Quirrell. Chaque piège fut facilement passée grâce à l'aide - peut-être forcée dans leur cas - de Zabini, Addams et Wednesday. En dépit que Azazel soit un Addams, il n'était pas encore assez fort pour résister à l'imperio, qui faisait partie de la liste des impardonnables. Samedi réussit à se retrouver derrière le groupe, à disparaître de la vision voire de la connaissance du professeur utilisant des capacités que sa mère lui avait autrefois appris. L'enfant en première année à Ravensly échangea un bref regard avec l'italien venant d'une famille mafieuse, ce dernier semblait préparer quelque chose.

Samedi savait que Zabini était actif. Déjà le nom Zabini était assez familier, selon un certain Prince Ripper tous les Zabini étaient actifs.

-Usare le fiamme sono cool (utiliser les flammes sont cool). Annonça d'une petite voix la française gagant un regard choqué de Blaise.

L'italien clignota des yeux. Il regagna son calme et se tourna vers leur professeur, qui ne semblait pas savoir ce qu'il allait se passer. Des flammes vertes jaillirent sous les pieds de Quirrell, ce dernier lâcha un cri de douleur et sa baguette en même temps. Azazel fut instantanément libéré de l'imperio. Il remercia à mi-voix son ami et lança un sort au professeur. Ce dernier se retrouva comme la victime d'une dizaine de sorts. L'adulte contra les sorts avec facillités - au moins il ne puait pas la merde (dixit Azazel) - insultant copieusement l'italien.

-Maudit sois tu ! Peu importe ! Accio baguettes !

Plusieurs baguettes volèrent. Il les attrapa et les rangea dans sa poche. Le groupe se regarda déboussolé. Bien que Wednesday, Azazel, Blaise et Samedi étaient capables de combattre sans magie, le fait que Quirrell soit un bon duelliste et un adulte leur donnait un désavantage énorme.

-Expelliarmus ! cria quelqu'un.

Tiens, un Diggory sauvage venait d'apparaître près du tunnel brandissant sa baguette tel un héros sorti de l'ombre. Cédric Diggory enchaîna une dizaine de sorts laissant le temps aux autres premières années de reprendre leur baguette respective.

-Wednesday ! Azazel ! Samedi ! fit Pugsley en sortant de sa cachette, qui était un pilier en pierre.

-Vous allez bien ?! demanda Neville d'un ton inquiet.

Et trois Poufsouffles, trois !

-Ça va maintenant. Je ne suis plus sous l'effet de l'imperio. Répondit Azazel soulagé.

-Super, maintenant nous devons partir avant que Quirrell nous barre le chemin. Déclara d'un ton traînant Draco Malfoy sortant de nulle part.

-En effet, il est préférable de partir maintenant. Ajouta Terry Boot sortant de juste derrière le sang-pur, un grand sourire sur les lèvres.

Les trois Addams et le Zabini, qui avaient été kidnappés par Quirrell, fixaient surpris les nouveaux venus. Samedi renifla. Qui allait se ramener maintenant ? Toute la maison des Gryffondors ?

-Vous n'irez nulle part les morveux ! cracha le professeur Quirrell en se relevant tout en se parlant à lui-même.

Le groupe de premières années et le seul troisième année présent échangea un long regard. Peut-être qu'à sept, ils allaient pouvoir battre suffisamment leur professeur de défense - ou ancien professeur vu ce qu'il était - pour pouvoir s'enfuir.

'Laisse moi leur parler, Quirrell.' murmura la voix de son maître dans son esprit faisant frissonner Quirrell.

-Maître ! Vous n'êtes pas assez fort pour- commença Quirrell recevant des regards étranges des enfants.

'Silence !' tonna Voldemort dans son esprit. 'Je suis suffisamment fort pour parler à des morveux gluants !' dit-il.

-Bien maître. Murmura Quirrell.

Quirrell détacha son turban dévoilant aux élèves de Poudlard l'horrifiant visage accroché à son crâne.

-Savez-vous qui je suis ? demanda la voix venant du visage attachée à l'arrière du crâne de leur professeur.

Aucun des élèves présents ne répondit. Personne ne savait qui la voix était néanmoins Samedi savait qu'elle devait être quelqu'un de connu.

-Je suis Lord Voldemort ! s'exclama la voix hideuse.

Ah, le gars qui était censé être mort ? songea Samedi tandis que Blaise, Terry, Cédric, Neville et Draco pâlissaient. Azazel ne démontra aucune émotion, de même pour Pugsley et Wednesday. Samedi songea vraiment à partir avant la fin de l'année.

'Qu'est-ce que se serait la prochaine fois ? Voldemort a fait des horcruxes ?' pensa sarcastiquement la française en tirant d'un seul coup sa baguette magique.

-Flight of death? Vraiment..? fit Samedi recevant des regards paniqués de Neville, Draco, Terry, Cédric et Blaise. Un nom vraiment euh…

-Nullissime. Interrompit Azazel avec un sourire amusé.

-D'une nullité déconcertante. Précisa Pugsley, trouvant le nom de "Voldemort" très ridicule.

-Comment osez-vous… Ah oui des Addams, pourquoi ne pas me rejoindre ? Ensemble, nous pourrons être invincibles ! s'exclama Voldemort, fixant avec intensité les quatre Addams.

Quirrell était très inquiet. Comment allait-il pouvoir quitter le château sans que les élèves présents ne causent de problèmes ? Les tuer serait une bonne voire très bonne solution.

-Y-a que moi qui est effrayé ici ?! s'exclama le blondinet, le dragon de la bande, en se tournant vers les autres étudiants.

-T'inquiète pas, je le suis aussi. Mais tu sais, les Addams sont bizarres de base alors bon. Commenta Terry, un sourire nerveux plaqué sur son visage blanc.

-Il a changé franchement. Remarqua Azazel, je me souviens d'une photo que grand-mère m'avait montré. Franchement, avant il était plutôt mignon.

Draco gela. Il se tourna vers le Serpentard un sourcil élevé. Entendait-il bien ce qu'il entendait ? Voldemort, jeune ?!

-Ben oui voyons Drakeyyy, il a été jeune avant de devenir un croulant comme Bubus. Rit Samedi faisant rire Wednesday, Pugsley et Azazel.

Qui eux connaissaient étaient 'Bubus'.

-Drakeyyy ?! s'indigna sous le choc le sang-pur.

-Bubus ?! s'écrièrent Blaise, Cédric, Terry et Neville interloqués.

-Qui est Bubus ? demanda curieusement Blaise se faisant royalement ignoré par les autres.

Quirrel fixait la scène, interdit. Ils débattaient comme s'ils prenaient le thé et qu'ils n'étaient pas là. De plus, les Addams n'avaient pas du tout répondu à son maître. Qui d'ailleurs ne prenait pas bien le fait d'être ignoré.

-Maudit gosses ! rugit Voldemort faisant arrêter tous les cris. Maudit Addams ! Vous allez trembler devant ma puissance !

Et à ce même moment où plusieurs professeurs débarquèrent dans la salle, Terry avec un air complotiste commenta :

-Mais ça se trouve M. Je-fuis-la-mort n'est peut-être pas celui qu'il prétend être. Il a sûrement volé l'identité d'un autre.