Bonjour à toutes et tous ! J'ai eu tellement de commentaires hier, c'est dingue ! Je vous remercie du fond du cœur, ça me touche beaucoup !
Aujourd'hui je vous fait une réponse collective, parce que sinon je vais écrire trois pages de réponses avant de commencer l'histoire ! Je te confirme juste, FanMiraculous, que le soucis de commentaire est réglé ! je vois enfin tout ce que tu mets, en temps réel et non seulement deux jours après. Alors oui, pour le rêve où il voit leur futur, tu as bien compris, ce rêve est la simplement pour leur montrer que tout ce passera bien, qu'ils n'ont rien à craindre et qu'ils sont faits pour être ensemble.
J'ai bien compris que vous aviez toutes et tous l'envie de m'étrangler hier. Je vous écrit un rêve superbe, et je le termine abruptement... C'est ça les rêves ! On se réveille toujours quand ça commence à devenir intéressant ou quand on est vraiment bien dedans... C'est ce qui est arrivé plus d'une fois dans cette histoire, tout simplement pour rester fidèle à la réalité. Puis... je dois avouer que c'était très tentant d'être un peu sadique avec mes lecteurs cette fois. Je ne vous fait pas attendre plus longtemps, voici la suite !
Je vous remercie encore de votre soutien et de votre fidélité ! J'adore vos commentaires, c'est un vrai plaisir de les lire et d'y répondre ! Je vous fait de gros bisous Miraculeux et vous souhaite une bonne lecture !
Le 9ème pas vers notre Destinée :
Marinette ouvrit les yeux et vit sa chambre.
- Non ! Pas maintenant ! hurla-t-elle, des larmes roulant le long de ses joues.
Une voix provenant de l'étage inférieur se fit alors entendre, légèrement étouffée par l'épaisseur du parquet
-Marinette, est-ce que tout va bien?
Sabine, qui était dans l'escalier, s'inquiéta du cri que venait de pousser sa fille.
-Oui, oui, maman, ça va. J'ai simplement été surprise par mon réveil. Répondit-elle, le plus calmement possible, malgré les battements frénétiques de son cœur.
-Courage ma chérie, c'est le dernier jour de la semaine ! Ne sois pas en retard! Papa t'a préparé un sachet avec quelques-unes de ses nouveautés. Des croissants à la pistache !
-Rien que pour ça, je me dépêche maman! s'exclama Marinette, en sortant rapidement de son lit.
Une demi-heure plus tard, Marinette quittait la boulangerie avec le fameux sachet en main. Elle traversa la rue qui la séparait du Collège Françoise-Dupont, puis sortit un croissant encore chaud, qu'elle porta à sa bouche avec appétit.
Elle s'empressa de monter les marches menant à la grande porte du Collège lorsqu'elle sentit une main agrippée son coude.
-Salut Marinette !
-Bonjour Ch.. Adrien !
Marinette se gifla mentalement. Même si elle était presque certaine que les deux garçons qui avaient capturé son cœur n'étaient, finalement, qu'un seul et même garçon : ce n'était ni le lieu ni le moment approprié pour confirmer ses doutes.
La voix d'Adrien sortit la jeune fille de ses pensées.
-Est-ce que tout va bien, Marinette ?
-Ou..Oui! Tout va bien parfaitement...euh je veux dire...parfaitement bien dans le meilleur des mondes ! Tu..tu veux un croissant ? Papa a toujours peur que je meurs de faim… Ahah.. Du coup, il exagère sur les quantités qu'il me prépare.
Elle lui tend le sachet, et Adrien accepte avec joie le cadeau qu'elle lui offre.
-Merci ma L.., Marinette.
Le blondinet s'empressa de planter ses dents dans le croissant, pour en détacher un morceau qui lui remplit la bouche, lui évitant, par la même occasion, de laisser échapper un autre lapsus révélateur.
-Pistache ! C'est succulent ! S'exclama-t-il, en se hâtant d'en prendre une seconde bouchée.
Marinette gloussa légèrement devant la gourmandise et l'expression enfantine et émerveillée de son camarade de classe. Il s'excusa de son enthousiasme excessif, tout en tentant de se justifier, puis il croisa le regard entendu de son amie et ils se mirent, tous les deux, à rire de bon cœur.
L'instant suivant, Marinette et Adrien pénétrèrent, en riant toujours bruyamment, dans la cour intérieure du collège, attirant sur eux le regard de la plupart des autres étudiants.
Au loin, Alya s'arrêta subitement de parler à son petit ami. Son attention se tourna en direction des rires qui s'élevaient dans la cour, pour découvrir qu'il s'agissait de ceux de ses deux meilleurs amis. Elle leva un sourcil d'un air interrogateur puis se tourna à nouveau vers Nino, qui haussa les épaules en signe d'incompréhension.
Marinette vit la jeune rouquine s'avancer vers eux d'un pas décidé. Elle s'arrêta de rire instantanément et déglutit péniblement face à l'air sérieux d'Alya.
-Salut Alya, s'exclama-t-elle le plus joyeusement possible.
-Salut les gars ! Dites-moi, vous semblez bien enjoués ce matin ! On peut savoir ce qui vous met dans cet état ?
Entre-temps, Nino, qui avait rejoint le petit groupe, tendit son poing à Adrien pour qu'il le "check".
-Salut Mec ! Alors qu'il y a t-il de drôle ?
Contre toute attente, et à la surprise générale, ce fut Marinette qui répondit.
-On rigolait juste de la gourmandise excessive d'Adrien. Le pauvre garçon gémissait de bonheur avec le croissant que je lui ai offert ce matin, dit-elle en étouffant un nouveau gloussement.
-Hé ! je n'ai pas gémi ! Protesta-t-il, faussement offusqué. Bon d'accord je l'admets, ajouta-t-il, j'ai peut-être vocalisé ma satisfaction. Mais vous devriez goûter les nouveaux croissants à la pistache de Monsieur Dupain ! Ils sont si bons qu'ils pourraient faire parler un chat.
Marinette gloussa et Adrien l'attrapa par le coude pour l'attirer vers l'escalier, sous le regard éberlué de leurs deux meilleurs amis. En effet, il était temps de rejoindre la salle de cours car la cloche sonnait. Le garçon se mit à rire à nouveau avec sa camarade de classe.
Alya et Nino, totalement confus, suivirent leurs deux amis dans les escaliers pour profiter de ce spectacle complètement stupéfiant et improbable.
Mais qu'arrivait-il à Marinette ce matin ?
Marinette soupira de soulagement :la cloche sonnait enfin la fin des cours. Avec un peu de chance, si elle se dépêchait à ranger ses affaires, elle pourrait sortir rapidement de la classe et éviter ainsi d'être soumise à un nouvel interrogatoire d'Alya.
Tout au long de la journée, sa meilleure amie avait tenté, à plusieurs reprises, de savoir ce qu'il se passait entre elle et Adrien. Celle-ci avait souligné régulièrement, et de manière insistante, la diminution significative des bégaiements et des rougissements dans le comportement de Marinette auprès d'Adrien. Elle avait également tenté de s'incruster dans la conversation hilarante que la jeune fille avait eue avec Adrien, à la fin de la pause déjeuner, mais, heureusement, la reprise des cours les avait sauvée de justesse. Alya avait à peine eu le temps de lui demander pourquoi ils avaient de nouveau rigolé si fort, que Madame Mendeleïev les poussait déjà à entrer dans le local de science.
Marinette ferma son sac et s'empressa de le prendre. Elle se dirigeait vers la sortie de la salle de cours, non sans adresser un sourire à Adrien, qui le lui rendit doublement, quand elle fut stoppée par une main se posant sur son coude.
Zut !
-Pas si vite, Marinette j'évite d'avoir une discussion avec ma meilleure amie Dupain-Cheng: toi et moi, nous devons parler.
Alya se pencha ensuite vers elle pour lui chuchoter à l'oreille, de manière à ce que celle-ci soit la seule à entendre ce qu'elle allait lui dire.
-Je sais que vous me cachez quelque chose tous les deux: je vois bien que Bouton d'or te dévore du regard, en ce moment.
-Quoi ?! s'écria Marinette en sursautant, avant de trébucher. La seconde suivante, elle se retrouvait étalée au sol, entre la salle de cours et le couloir.
-Dupain-Cheng et ses deux légendaires pieds gauches, marmonna Chloé, en enjambant la camarade de classe qu'elle appréciait peu.
-Marinette, tu vas bien?! S'exclamèrent d'une seule voix Alya et Adrien, qui s'étaient agenouillés à ses côtés.
La jeune fille posa une main sur son front, puis elle s'assit lentement, tout en grimaçant.
-Cette fois, je me suis cognée la tête, marmonna-t-elle entre ses dents.
-Je t'emmène à l'infirmerie ! Peux-tu te lever, Marinette ? demanda Adrien, d'un ton inquiet.
Marinette hocha lentement la tête.
- C'est bon, tout va bien. Je vais bien. Je n'ai pas besoin d'aller à l'infirmerie. Merci, Adrien.
Elle se leva avec précaution, s'accrochant au bras d'Adrien pour ne pas perdre l'équilibre, tout en tenant toujours sa tête douloureuse.
-Ce n'est pas négociable, Marinette! répondit son camarade, d'un ton sans appel.
Les deux adolescents s'éloignèrent sous les regards soucieux de leurs deux meilleurs amis.
Les couloirs se vidèrent très rapidement, la dernière sonnerie de la journée ayant annoncée le début du week-end. En quelques minutes à peine, le collège fut désert.
-Nous pouvons juste nous asseoir ici pendant quelques instants. Je t'assure qu'il n'est pas nécessaire d'aller à l'infirmerie. Dit-elle calmement, en désignant le banc non loin d'eux.
Adrien s'arrêta face à la porte de l'infirmerie et jeta un rapide coup d'œil à l'intérieur. La pièce était vide: l'infirmière devait s'être absentée..
-D'accord, répondit-il, en la faisant s'asseoir sur le banc.
Tu es sûre que ça va ? ajouta-t-il, toujours inquiet.
-Oui, oui, ça va, ne t'inquiète pas. J'ai l'habitude.
Adrien gloussa et Marinette le regarda avec abattement.
Bien sûr qu'il riait de la maladroite Marinette. Comment pourrait-il penser qu'une fille avec tant de maladresse puisse être l'incroyable Ladybug ? Après cette chute gênante, il mettrait très certainement en doute la possibilité qu'elles soient toutes les deux la même personne.
Il s'arrêta net de rire quand il remarqua que les traits de Marinette s'assombrissaient peu à peu.
-Oh, je suis désolé, Marinette ! Je ne me moquais pas de toi! Je… Je trouve juste que ta maladresse est adorable. Elle fait de toi ce que tu es, Marinette: une fille unique et pleine de surprises.
Marinette étouffa un hoquet de stupeur face à la confidence du garçon, dont les joues étaient devenues légèrement rouges. Elle rassembla alors tout son courage et osa enfin se tourner vers lui. Instantanément, leurs regards se croisèrent et ne se quittèrent plus.
Ses yeux Émeraude brillaient intensément et elle eut instantanément le souffle coupé par cet échange.
Faisant fit des répercussions possibles, et n'y pensant même pas, Marinette, hypnotisée, s'approcha d'Adrien et posa une main sur sa joue. Elle pouvait presque voir le masque de Chat se dessiner sur son visage, alors qu'il la regardait avec beaucoup de tendresse.
Adrien ? Chat Noir ?
Ses pensées se bousculaient frénétiquement dans sa tête. Aussi frénétiquement que son cœur battait dans sa poitrine à ce moment-là. Elle était confuse et perdue. Perdue dans ses sentiments et dans le flot d'émotions qu'elle ressentait. Et si elle se trompait ? Et si elle s'apprêtait à commettre une énorme erreur ?
Chat Noir ? Adrien ?
-Je t'aime, lui souffla-elle doucement, tout en lui caressant tendrement la joue et en traçant le contour invisible du masque de son partenaire félin.
Aussitôt que les mots eurent franchi ses lèvres, la jeune fille devint aussi rouge que le costume de son alter-égo. Elle se tendit soudainement et retira rapidement sa main de sa joue.
Oh non, je n'ai quand même pas dit ça à voix haute ?! Si… ? Argh...J'ai vraiment dit ça à voix haute !
Sans un mot supplémentaire, elle se leva et s'enfuit loin. Très loin. Très très loin.
Elle voulait retrouver sa maison, sa chambre et son lit. Elle prendrait alors un coussin et hurlerait dedans pendant des heures, jusqu'à s'en épuiser les cordes vocales. Et peut-être même s'étoufferait-elle avec pour mourir d'asphyxie, plutôt que de mourir de honte en se ridiculisant, à nouveau, devant Adrien Agreste.
Ce que Marinette ne savait pas, et qu'elle ne vit pas lorsqu'elle disparut de l'établissement sans se retourner, c'est qu'elle laissait derrière elle un jeune garçon rayonnant de bonheur, un sourire béat sur le bout des lèvres.
Le Soleil s'est couché, laissant place à la nuit et à une Lune aux reflets d'argent, pleine et ronde.
L'un des rayons de Lune se reflète dans la chevelure blonde du garçon qu'elle observe à travers la petite fenêtre. Ses deux iris verts de félin sont luminescents dans la pénombre de la cabane et donnent à son regard une intensité sans pareille. Ses oreilles de chat remuent sur sa tête: à présent, il sait qu'elle est là.
Il se lève et son regard d'Émeraude se plonge instantanément dans celui de Saphir de sa partenaire. Sans quitter le charme hypnotique de ses deux magnifiques yeux bleus, il se déplace et s'approche de la grande porte pour l'ouvrir.
"Tu comptes rester plantée là et prendre racines ou tu préfères me rejoindre à l'intérieur ?"
Elle hoche la tête et entre dans l'abri sans un mot.
Quand elle entre à l'intérieur, Ladybug entend une douce musique s'élever dans les airs.
Attirée comme un aimant, et ne le quittant pas du regard, Ladybug se rapproche de lui. Simultanément, le félin fait lui aussi un pas en avant dans la direction de sa partenaire.
Pendant un instant, ils restent silencieux, captivés uniquement par la présence de l'autre et transportés par la mélodie qui berce leurs oreilles.
"Ma Lady me ferait-elle l'honneur de m'offrir cette danse ?"
Chat Noir fait un pas en arrière, s'incline et offre galemment sa main à celle qui fait battre son coeur. Une main qu'elle saisit sans aucune hésitation, avant de glisser ses doigts entre les siens.
Il passe un bras derrière elle, pose sa main dans le creux de son dos et soulève ensuite leurs mains enlacées jusqu'à hauteur d'épaule. Doucement, ils se laissent emporter par le rythme lent de la musique.
Après quelques pas de danse, Ladybug laisse glisser sa main hors de celle de son partenaire. Instantanément, elle fait voyager ses bras jusqu'à l'arrière de sa nuque et l'enlace, attirant le félin plus étroitement contre elle. Chat Noir laisse alors courir sa main libre dans son dos et en profite pour encercler la taille de sa partenaire pour réduire l'espace qui les sépare encore de la parfaite étreinte.
Elle enfouit sa tête dans l'épaule du félin et il pose sa tête sur la sienne, tout en continuant tous deux à bouger doucement, guidés par la mélodie.
Alors qu'ils profitent tous les deux de cette danse agréable et réconfortante, la cabane est soudainement illuminée par une vive lueur rose, suivie immédiatement par une lueur verte.
La transformation des deux héros se dissipe et ils resserrent instinctivement leur étreinte. Ils profitent juste encore un peu du dernier moment avant l'ultime révélation de leurs identités.
L'instant suivant, la musique se termine. Les jambes de la jeune fille tremblent et le garçon retient son souffle prisonnier. Lentement les deux adolescents redressent la tête pour enfin se découvrir...
"Marinette.."
"Adrien.."
À suivre…
je vous entends jusqu'ici : ENFIN !
Oui oui, ça y'est, enfin ! Ils savent ! Alors, oui j'ai encore arrêté ce rêve au moment intéressant, mais cette fois, je ne les torture pas !
Que va-t-il se passer demain ?
J'espère que vous aimez toujours cette histoire et que vous êtes toujours impatients de lire la suite. En tout cas moi je suis impatiente de lire vos avis sur ce chapitre !
À Demain chers lecteurs.
