Note : désolé d'avoir disparu pendant deux mois D: mais me revoilà ! ( par contre, la reprise est dure donc soyez indulgents, même si le chapitre est nul xD )
Il était près de minuit lorsqu'Angeal quitta l'appartement de Sephiroth. Sur le pallier, les deux jeunes hommes s'échangeaient des politesses, quand l'ascenseur s'ouvrit à leur étage. Intrigués, ils tournèrent tous deux la tête pour découvrir un Genesis plus que contrarié. Celui-ci sortit de l'appareil, traversa le couloir d'un pas rapide et énervé, passant devant ses deux amis sans même leur adresser la parole.
— Mauvaise soirée ? tenta Angeal.
Occupé à retourner sa clé dans tous les sens afin que la malheureuse daigne enfin entrer dans sa serrure, le roux releva sur lui un regard rageur.
— À qui la faute ? aboya-t-il.
Le brun soupira et serra les dents pour s'empêcher de répliquer. Il connaissait assez son ami d'enfance pour savoir que s'il faisait l'erreur de lui répondre quoi que ce soit, celui-ci allait forcément se mettre à lui crier dessus. Aussi, il reporta son attention sur Sephiroth, lequel décida au même moment de passer la tête dans le couloir, un peu curieux de savoir pour quoi Genesis s'énervait, cette fois-ci.
— Quoi ? grogna le roux à la seconde ou il vit le visage de l'argenté poindre.
— J'ai comme dans l'idée qu'il n'a pas conclu avec la DRH, fit Angeal, à l'adresse de Sephiroth.
— Je t'entends, tu sais !
Lâchant rageusement sa clé récalcitrante par terre, le banoran fonça comme une torpille sur ses deux amis.
— Vous deux, là ! commença-t-il, ne sachant pas vraiment comment finir cette phrase. Franchement vous… vous…
Les deux intéressés se regardèrent, à la fois curieux et blasés de savoir quelle chose insignifiante ils avaient bien pu encore dire ou faire, pour mettre Genesis dans un état pareil.
— On t'écoute, comment on a bousillé ta soirée, surprends-nous !
Le jeune homme hésita un moment, un peu honteux du déroulement de sa soirée. Puis, la frustration prenant le pas sur sa fierté, il se décida à cracher le morceau.
— À cause de vous, je n'ai pas réussi à…
— À quoi ? l'encouragea Angeal, plus intéressé qu'il ne l'aurait cru.
— ...À lever le mât ! Tu es satisfait !
Un petit moment de flottement suivit sa phrase.
— Pa… pardon ? bafouilla le brun, pas vraiment certain d'avoir entendu correctement.
— Tu m'as très bien compris, Angeal ! gronda le roux, le visage virant légèrement au rouge. Après ma fin de journée plus que navrante , je n'étais plus vraiment d'humeur à fêter quoi que ce soit, j'ai même faillis rentrer directement… Et finalement, Crysta, c'est le nom de la DRH, m'a convaincu de finir la soirée chez elle… Par la déesse, si j'avais su…
Appuyé contre l'encadrement de sa porte, Sephiroth bras croisés, contaminé par la curiosité de son camarade, attendait la suite de l'histoire. N'ayant pas compris l'image employée par Genesis, il se demandait toujours pourquoi la soirée avait capoté.
— Et… au final, c'est notre faute parce que… ?
— Ne te fiches pas de moi ! Avec vos histoires d'enfants, là, ça m'a tout coupé !J'ai commencé à penser à ce qui pourrait arriver si il y avait un problème avec le préservatif… Du coup, on a eu beau s'y mettre à deux, pas moyen de la faire lever !
Venant tout juste de comprendre, l'argenté lâcha une petite exclamation qui lui valu un regard meurtrier.
— Hum…, répondit Angeal. Moi, tout ce que je vois là dedans, c'est que malgré tout ce que tu as pu nous dire, une partie de toi penses qu'il y a une possibilité que tu sois le père des jumeaux !
— Quoi ? Mais pas du…
— Bien sûr que si ! coupa le brun. Tu n'aurais pas eu d'angoisses à l'idée de coucher comme tu le faisais jusqu'ici, sinon.
Genesis serra les dents.
–- Je… tu racontes vraiment n'importe quoi, mon pauvre ami !
Là dessus, il tourna les talons, fila d'un pas énervé jusqu'à sa porte d'entrée, ramassa sa clé sur le sol, ouvrit et claqua la porte si fort derrière lui que plusieurs habitants de l'immeuble d'en face vinrent à leur fenêtre voir de quoi il retournait.
Sephiroth et Angeal se regardèrent, puis soupirèrent de concert.
— Je savais bien que cette histoire l'inquiétait plus que ce qu'il voulait laisser croire.
— Reste à savoir ce qu'il va se passer quand on aura les résultats des tests, maintenant…, répondit l'argenté, la gorge nouée.
Le brun ouvrit la bouche, dans l'optique de lui adresser une parole rassurante, mais force était de constater que rien ne venait.
— Je… je crois que j'ai entendu un des jumeaux, mentit alors Sephiroth, afin de couper court au malaise naissant.
Pas dupe pour un sou, Angeal salua son ami et lui souhaita bonne nuit, avant de finalement s'en retourner chez lui.
De nouveau seul avec les petites têtes rousses, l'argenté soupira, un peu triste de voir Angeal partir malgré tout. Il secoua la tête pour se remettre les idées en place, puis se fit un chocolat chaud, tentant de profiter au mieux de l'instant présent. L'entreprise, cependant, se révéla compliqué, car toutes les trente secondes, son cerveau ne pouvait s'empêcher de penser au résultat des tests, et surtout à ce qui en découlerait.
— En toute honnêteté, je ne pense pas une seconde que vous soyez d'Angeal. Confia-t-il, regardant tour à tour les deux endormis. Et si vous êtes bien de Genesis, j'ai peut-être une chance de vous garder pour moi… Vous l'avez entendu, il a bien dit « pourquoi ne pas les lui laisser, si il les veut ? », n'est-ce pas…
Plus vraiment d'humeur, le jeune homme abandonna sa tasse à moitié pleine dans l'évier, partit se laver les dents, et alors qu'il se glissait dans son lit, une boule se reforma au creux de son estomac.
Le lendemain matin, alors que l'argenté se rendormait doucement après avoir nourri les jumeaux, un « toc-toc » significatif lui fit rouvrir les yeux. Avec une plainte ensommeillée, il roula sur le côté de son matelas, se leva, contourna le lit de petite Genesis, puis d'un pas traînant, se dirigea vers sa porte d'entrée. Il ouvrit dans un bâillement et cligna plusieurs fois des yeux, un peu surpris de ne trouver personne en face de lui. Perplexe, il arqua un sourcil avant de passer la tête dans le couloir.
— Personne non plus…
Blasé, le jeune homme referma dans un grognement de mauvaise humeur et retourna se coucher.
Au même moment, dans l'ascenseur, Genesis, le cœur battant, essuyait une goutte de sueur qui perlait à son front, se demandant ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour aller frapper chez Sephiroth.
« c'est complètement ridicule… Je n'ai aucune raison de me sentir obligé de prendre des nouvelles de ces deux mômes! »
Il donna un coup dans une des parois de la cabine.
« Tout ça, c'est de la faute d'Angeal ! Son insistance à vouloir me les coller sur le dos… c'est ridicule ! Je sais parfaitement que je me protège à chaque fois, pourtant… »
Un coup de pied lui échappa, cette fois.
« Tsss… encore un peu plus de deux jours, et tout sera réglé. La vie pourra reprendre son cour normalement. »
Arrivé au rez-de-chaussée, l'ascenseur ouvrit ses portes, et c'est un Genesis sur les nerfs qui en sortit pour prendre la direction de la tour shinra. Et si le jeune homme pensait pouvoir se détendre au moyen d'une bonne séance d'entraînement en solitaire, c'était sans compter sur Lazard, qui lui tomba dessus dès son arrivée. Ainsi que sur Crysta, la DRH, avec laquelle il se livra à un vrai jeu de cache-cache toute la journée, encore trop honteux à l'idée de l'affronter après les évènements de la veille.
Du coup, bien que n'ayant pas eu le loisir de se défouler à l'entraînement, c'est complètement claqué qu'il revint à son étage en début de soirée.
— Raaah, quelle journée ! se plaignit-t-il, avançant d'un pas lent dans le couloir. Presque arrivé à hauteur de l'appartement de Sephiroth, le roux ralentit l'allure, un peu incertain, puis finit par s'arrêter devant la porte. Les paumes un peu moites, il leva et abaissa sa main plusieurs fois, avant de finalement l'abattre contre la porte… et d'aussitôt le regretter.
À l'intérieur du logement, l'argenté tournait en rond autour de sa table basse, berçant petit Genesis contre son torse, tout en regardant d'un œil distrait une série qui l'avait hypnotisé toute la journée. En entendant frapper, il se retourna par réflexe et se cogna les tibias. Réprimant une plainte agacée, il contourna le meuble et alla ouvrir. À peu près certain de trouver Angeal sur le pallier, Sephiroth commença malgré lui à sourire, mais lorsqu'il se retrouva de nouveau face à un couloir vide, il commença à se poser des questions. Alors qu'il s'apprêtait à refermer, le jeune homme entendit le bruit de l'ascenseur. Curieux, il décida de sortir voir.
— Angeal ?
— Euh, oui ? répondit l'intéressé, tout juste sorti de l'appareil.
— C'est toi qui a frappé ?
Le brun leva un sourcil.
— Frappé qui ?
— Contre la porte !
— Oh ! Non, c'est pas moi, tu vois bien que j'arrive tout juste. D'ailleurs je nous ai ramené à manger… fit-il, levant le sac plastique qu'il tenait à la main.
L'argenté invita son ami à entrer, puis jeta un dernier coup d'œil au couloir avant de refermer.
— Et donc ? s'enquit le brun, qu'est-ce que c'est que cette histoire de coups contre ta porte ?
— Je ne sais pas trop quoi en penser… ça s'est déjà produit ce matin, et là, à l'instant, mais quand je vais ouvrir , il n'y a plus personne.
— Hum…
— Tu sais si Genesis est déjà rentré ?
— Aucune idée. Pourquoi ? Tu penses que c'est lui ?
— je ne sais pas, fit Sephiroth, songeur. Je me dit qu'il avait peut-être quelque chose à me dire, mais qu'il ne voulait pas tomber sur les jumeaux… Ou alors au contraire, qu'il voulait voir les jumeaux, mais qu'après tout le foin qu'il nous a fait, à nous jurer qu'il n'était pas le père et à nous traiter d'irresponsables, il s'est dégonflé avant que j'ouvre…
Angeal déposa son chargement sur la table avant de s'affaler dans le canapé.
— Connaissant l'animal, je pencherais plus pour la deuxième option ! répondit-il.
Il relava la tête, ses yeux croisèrent ceux de Sephiroth, et ils ne purent s'empêcher d'afficher le même petit sourie moqueur.
— Et sinon, on peut savoir ce que tu fais torse nu ? demanda le brun, se grattant la tempe.
— Oh, ça ! Disons qu'à partir du deuxième vomi, je me suis dit suis dit que ça serait plus simple de ne plus mettre de t-shirt quand je les prends.
À ces mots, il se dirigea vers sa chambre et recoucha le petit, lequel agita un peu les bras en couinant. Se sentant un peu coupable de le reposer alors qu'il était encore pleinement réveillé, l'argenté se plia en deux pour venir doucement frotter son nez contre celui du nourrisson. Il lui donna ensuite sa tétine, jeta un œil rapide à petite Genesis, toujours endormie, avant passer un nouveau t-shirt – le dernier de sa modeste garde-robe – et de retourner au salon, où Angeal sortait leur repas de ses sacs.
