Chapitre 17.

Edward arriva le visage sociable, ce qui étonna un petit peu la demoiselle assise sur le canapé. Il posa son téléphone, sa carte magnétique et ses clés sur la console entre l'ascenseur et le grand salon. Il finit par lui jeter un petit regard rempli de tendresse. Instinctivement, Bella baissa le regard, avant de se souvenir qu'au final elle n'avait rien fait de mal.

Cette robe te va à ravir.

Cool, répondit-elle désinvolte avant déboire une nouvelle gorgée.

Edward fronça les sourcils, puis passa une main dans ses cheveux. Elle trouva ça sexy.

Tu m'en veut ?

Elle préféra ne pas répondre à sa question de peur d'être trop sèche. Le nouveau couple resta silencieux de longue seconde interminable. Isabella avait fortement envie de lui expliquer, de tout lui dire… mais, le fait qu'il est pris la défense de cette femme devant témoin n'était pas à son gout.

Une fois le verre d'Isabella terminé, Edward le saisis et disparut avec dans la cuisine. Le teint rosé, elle écouta attentivement pour ne pas perdre une miette. Edward salua et discuter quelques minutes avec Madame Ross d'un ton neutre avant de revenir dans le salon, sa cravate dans les mains.

Je prends une douche, je me change et on pourra y aller !

C'est toi le patron ! Soupira-t-elle, en attrapant la télécommande sur la table basse.

Edward s'arrêta net dans son élan, fronça les sourcils, secoua la tête et reprit sa route. Isabella se mordit la lèvre inférieure. Elle savait qu'elle devait la jouer fine et ne pas lui tenir tête cependant c'était plus fort qu'elle. Captivé par une émission sur une ville en Allemagne, Isabella ne réalisa pas tout de suite, lorsqu'il s'installa à sa gauche. Il posa doucement sa main sur la nuque de la jolie brune, la frictionnant du bout des doigts. Elle eut envie de ronronner de plaisir sous ses caresses.

Tu veux que je m'excuse ? Réclama-t-il se penchant vers elle lentement.

Isabella préféra ne pas quitter des yeux l'écran. Malheureusement, son corps réagissait toujours, lorsqu'il était en contact avec lui.

Je suis désolé. Tu le sais. Maintenant, pouvons-nous passer une soirée agréable ?

Je n'ai plus envie d'y aller, marmonna-t-elle toujours sans le regarder.

Edward attrapa vivement la télécommande et éteint la télévision.

Je ne peux pas aller sans cavalière, ragea-t-il.

Sans cavalière ? S'étranglai-t-elle le fixant cette fois-ci durement.

Il ouvrit grand les yeux avant de les fermer. Sa main sur sa nuque la serra, puis il la retira lentement.

Désolé. Je ne voulais pas dire ça. Je ne peux pas y aller sans... toi.

Appelle une de ta liste. Je ne viens pas ! Cracha-t-elle, avant de sauter sur ses jambes.

Edward plus vif et rapide l'attrapa par la taille et l'installa sans attendre sur ses genoux. Il entoura ses bras autour d'elle, la bloquant totalement.

J'ai demandé pardon. Que veux-tu d'autre ? Je suis fatigué. J'ai passé une journée merdique. J'avais espéré passer une bonne soirée avec toi. Et peut-être même avec ses débiles, ce soir. Mais, non… il a fallu que tu viennes faire une crise de jalousie pour cette blonde sans cervelle, s'énerva-t-il la surprenant. Tu crois que c'est facile pour moi de voir cette femme à ta place ? Tu crois que je n'ai pas envie de rentrer tranquillement à la maison, de te faire l'amour, de manger, te faire l'amour, dormir un peu et retourner au travail le lendemain ?

Bella était pour le coup choqué de son discours. En réalité, elle n'était pas prête à entendre tout cela. Et comme souvent Edward la prenait de court. Bousculer sans vergogne son monde. Ses idées, son esprit et surtout sa vie.

Alors, maintenant tu vas mettre une veste, prendre ton sac et me suivre à cette soirée. Est-ce clair ?

Ne préfèrent pas parler de peur de se trahir, Bella se contenta d'hocher la tête doucement. Edward se releva tout en la maintenant par la hanche et la repositionna sur ses jambes.

Parfait. Je te remercie.

Très rapidement, le couple se retrouva dans l'ascenseur. Edward ne préféra pas la touchait et garda ses distances ce qui convenait pour le moment à Bella. L'ascenseur s'arrêta deux étages plus bas. Cinq personnes montèrent, leur accordant un regard stupéfait. Ce qui la fit sourire intérieurement.

Bonsoir, chantonna Edward naturellement.

Monsieur Cullen! Firent les deux femmes et les trois hommes.

L'un d'entre eux regarda Isabella avec insistance de haut en bas. Lorsqu'il trouva enfin son visage, cette dernière releva un sourcil le faisant devenir rouge vif prestement. Elle sentit le bras d'Edward venir s'enrouler autour de sa taille, lorsqu'ils firent un nouvel arrêt. Instinctivement, elle se rapprocha un peu plus de lui.

La sortie des bureaux, soupira Edward rejeta la tête en arrière, afin de la faire reposer contre la paroi de l'ascenseur.

Son téléphone sonna tandis que deux femmes, entrèrent à leurs tours.

Edward Cullen ! grogna-t-il dans le combiné.

Sa voix professionnelle était de retour. Isabella eu un petit sourire en coin. Elle aimait sa voix.

— …

J'ai eu une urgence… nous serons là bientôt.

— …

Évidemment, sourit-il s'approchant de sa joue pour y déposer un baiser. Où veux-tu qu'elle soit ?

— …

Répète ? clama-t-il se tendant aussitôt.

— …

D'accord, prévient Emmett. Elle ne devra jamais être seule. Avertissez vos cavalières aussi.

— …

Oui… siffla-t-il dangereusement donnant la chair de poule à Bella. Je vais régler ce problème ce soir. On arrive bientôt.

Edward raccrocha et reposa lourdement sa tête contre la paroi de la cabine. Il resserra son bras autour de la taille de sa compagne, sans attendre elle se lova contre son corps. Ils en avaient tous les deux grands besoins. Sa tête reposa contre son épaule musclée, son nez contre la peau de son cou. Il laissa échapper un soupire de bien-être ce qui la fit sourire grandement. Bella réagissait très souvent au toucher d'Edward, cependant elle était heureuse de savoir qu'il pouvait lui aussi réagir positivement.

L'ascenseur termina finalement sa course. Une fois tout le monde hors de l'habitacle, il la guida hors du bâtiment vers la limousine stationné devant l'immeuble. Monsieur Ross ouvrit la portière arrière en inclinant la tête à leurs arrivées. Isabella n'était toujours pas habitué à ce genre de procéder et rougie un peu.

Nous sommes en retard, souffla-t-il à son chauffeur Jack, alors que son homme de sécurité, Monsieur Ross, prenait place sur le siège passager.

Compris, monsieur !

Edward encadra tout à coup le visage d'Isabella entre ses mains ferme et la regarda intensément.

Ce soir tu vas me faire une faveur et ne pas me désobéir pour une fois. Compris ?

Oui, couina-t-elle très bas.

Bien. En aucune façon, tu dois te retrouver seule ce soir. Jamais. D'accord ?

Oui.

Les garçons seront avec toi. Sinon, une de leurs cavalières. Je ne plaisante pas Bella.

J'ai compris, bougonna-t-elle, alors que le véhicule roulait à vive allure.

Edward l'embrassa sans attendre avec force et brutalité. Évidemment, elle ne se fit pas prier pour le lui rendre, allant même jusqu'à s'installer sur ses genoux ignorant le monde autour d'eux. Elle était folle de lui. Sa présence la rendait de plus en plus… dépendante.

Tu veux ma mort ? S'amusa-t-il, la reculant de lui pour la regarder profondément

Tu m'as manqué, souffla-t-elle sans pouvoir se retenir.

Et tu m'as manqué aussi, ma belle. Au fait, tu es au courant que cette robe fait ressortir dangereusement ta splendide paire de seins, clama-t-il durement les saisissants à pleine main.

Vraiment ? Questionna-t-elle en retour roulant des hanches sur son sexe gonflé à bloc.

Il siffla entre ses dents, puis arrêta ses mouvements avec fermeté.

Je suis dure comme la pierre, mon cœur… je risque de jouir d'une minute à l'autre si tu n'arrêtes pas !

Désolée !

Menteuse, s'amusa-t-il.

Isabella était prête à se réinstaller près de lui, quand une question lui vint.

Au fait… il s'agit d'une soirée professionnelle ?

Plus ou moins.

C'est un peu décontracté ?

Plus ou moins, s'amusa-t-il à répéter.

Tu dois être genre cool tout en restant professionnel, si je comprends bien ?

Plus ou moins.

Tu me fais confiance ?

Bella s'attendait à entendre à nouveau un « plus ou moins » moqueur ou joueur. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'Edward lui répondit.

À cent pour cent, Bella. Tu as mon cœur et mon corps entre tes mains, récita-t-il lentement sans la quitter des yeux.

Elle en resta restée bouche bée. Doucement cette fois-ci elle se pencha pour l'embrasser avec tendresse. Ses mains remontèrent de son torse jusqu'à son cou. Il ronronna de plaisir.

Bella? demanda-t-il tandis qu'elle desserré et lui retiré sa cravate.

Crois-moi. Je sais ce que tout le monde attend de toi.

Vraiment? Quémanda-t-il le regard pétillant.

J'ai travaillé pour vous, monsieur Cullen.

Edward ouvrit la bouche, mais la referma. Bella déboutonna ensuite les deux premiers boutons de la chemise blanche de son ancien patron et il se laissa faire sans protester.

À quoi tu joues ? dit-il, alors qu'elle prenait place près de lui.

Tu es irrésistible comme ça. J'ai même ma petite culotte trempée, susurra-telle à son oreille.

Bella! La réprimanda-t-il.

Quoi? Les photographes vont être étonnées, mais tellement heureux.

On dirait que je viens d'avoir le meilleur coup de ma vie, grogna-t-il.

C'est le but, rigola la demoiselle, devant sa mine stupéfaite. Crois-moi tu me remercieras plus tard.

Et, si les hommes d'affaires ne pensent pas, comme toi?

Impossible, quand ils me verront… ils t'envieront, lâcha-t-elle, dans un haussement d'épaule.

Et les femmes?

Elles me détesteront, car je serais agrippée à ton bras.

Tu me le jures ?

Si c'est que tu veux, alors oui.

Parfait! Maintenant, donne-moi ta petite culotte trempée ! Termina-t-il la faisant gémir de bonheur.

Elle ne se fit pas prier et se dépêcha de retirer le sous-vêtements.

A leur arrivé, les flashs crépitèrent de mille feux. Isabella avait été très surprise et suffoqua presque. Edward la guida jusqu'au lieu de réception avec fluidité et prévenance. Elle aimait tellement le sentir prendre soin d'elle.

Cela faisait presque une heure qu'ils se pavaner au milieux d'une centaine de personnes. Peut-être même deux cents personnes. Elle entendait des discours sans queue, ni tête. Le tout sous un air musical classique. Une heure qu'Isabella tenait fermement le bras d'Edward pour ne pas qu'une de ses femmes ne lui mette la main dessus. Elle avait confiance en lui raisonnablement, mais aucunement à ses femmes. Cela faisait une heure que Bella faisait face aux sourires pervers des hommes qui pensaient surement qu'elle venait de baiser avec le grand Edward Cullen dans la limousine. Cela l'amusé pour dire vrai. Bella tourna le visage et tomba sous le regard amical d'Emmett. Ce dernier n'était jamais bien loin d'eux ce soir. A leur arrivé, il avait été drôle et charmant comme toujours. Emmett les avaient même gratifiés d'un « Putain, on dirait que vous venez de prendre un pied phénoménal ». Ce qui avait fait rire Bella, grincé des dents Edward.

- Ma belle ?

Bella revient vers le visage d'Edward, il semblait vouloir lui lâcher le bras. À contrecœur, elle obéit.

Je reviens dans quelques minutes, lui glissa-t-il à l'oreille avant de se diriger vers l'autre bout de la salle.

Aussitôt, Emmett et sa cavalière Daniela vient rejoindre Isabella. Daniela était une grande rousse qui lui foutait des complexes. Isabella la trouvé juste magnifique et en plus Daniela n'arrêtait pas de la regarder avec le fameux regard du « Qu'est-ce tu fiches ici ? », « Tu t'es perdu ? »… Daniela était la cavalière d'Emmett, mais elle semblait étrangement plus s'intéressé à Edward.

Jasper était également présent et rester toujours autour des deux autres PDG. Evidement avec sa peste de fiancé : Michelle. Son regard ne valait pas celui de Daniela. Cependant, elle y vit beaucoup plus de méchancetés.

Isabella détourna son regard et analysa son entourage. Tous magnifiquement bien habillé, coiffé et des bijoux brillants de mille façon. C'était une soirée assez aisée, même si Edward lui avait dit le contraire. Un serveur vint se poster non loin du groupe proposant différentes boissons. Isabella se retrouva totalement tétanisé en croisant le regard du serveur. Les garçons prirent les verres pour eux et leurs cavalières, tant qu'Isabella resta statique.

Tout va bien ? s'étonna Emmett.

Le serveur ne s'éternisa pas une seconde de plus et continua la distribution de ses verres un peu plus loin sous le regard grand ouvert d'Isabella.

Oui… oui… bredouilla-t-elle, alors qu'un bras venait de se poser sur son épaule.

Salut, démon ! chantonna T-Jay l'embrassa ensuite sur la joue.

Salut, T-Jay. La forme ? souffla-t-elle tendu à l'extrême pour suivre le serveur du regard.

Tu cherches Edward ? s'étonna le jeune frère.

Elle lui donna un léger sourire, avant de souffler de crispation. Elle devait retrouver le serveur. Bella se dégagea de T-Jay et avança de quelques pas hors du petit groupe. La poigne de Jasper l'arrêta net.

Une seconde… Ou compte tu allez comme ça ? réclama-t-il baissant la voix.

Isabella regarda Emmett, T-Jay, Daniela et Michelle un à un. Oui, elle ne devait pas les quitter d'une seconde ce soir, c'était le deal. Mais, elle devait retrouver ce serveur.

Je fais vite. Il n'y verra que du feu. Murmura-t-elle.

Tu restes là. reprit-il.

Retire ta main Jasper, dit-elle les yeux suppliants.

Il en est hors de question. Edward va nous réduire en miettes si je fais ça. C'est ce que tu veux, Bella?

Non… bien sûr que non.

Très bien. Alors, reste avec nous !

Soufflant de résignation, Bella attrapa le verre de T-Jay, sous le regard offusqué de sa cavalière qui venait juste d'arrivé et le vida d'un trait.

Un autre? proposa le jeune frère timidement.

Avec plaisir.

Bella eu le temps de boire deux autres verres en attendant que le puissant Edward Cullen soit de nouveau à ses côtés. Un peu plus d'une demie heure, réalisa-t-elle. Évidemment, il revient comme si de rien été en passant ses bras autour de sa taille. Edward posa un baiser sur sa tempe et sourit avec bienveillance.

Coucou, souffla-t-il à son oreille.

Isabella l'ignora promptement.

Je t'en prie. Roucoula-t-il avant de l'embrasser tendrement dans le cou.

Un des responsables de la soirée annonça dans le micro que le repas allait être servi dans la pièce d'à côté. Edward la retourna dans ses bras pour me faire face en suivant. Ignorant de ce fait, les dizaines de regards. Le grand Edward Cullen prit au charme d'une fille sans un porte-monnaie gigantesque. Ça allait faire parler les gens aucun doute.

Bella, je devais régler un problème. Crois-moi j'aurais préféré rester avec toi.

Elle avait envie de le croire. Tellement envie. Pourtant, elle ne pouvait pas. La preuve était sous ses yeux. Une trace de rouge à lèvre sur le col de sa chemise blanche, ainsi que le troisième bouton de sa chemise grand ouvert. Elle n'en avait ouvert que deux dans la voiture. Pas trois.

Edward?

Humm?

Lâche-moi maintenant ou je hurle.

Sa voix était basse, mais froide et dure. Edward le sentit, car son corps se tendit à la seconde.

Bella?

Va rejoindre ta putain et lâche-moi, continua-t-elle à son oreille, avant de le repousser.

Les bras d'Edward tombèrent de part et d'autre de son corps comme douché. Il ne l'avait encore jamais vu aussi furieuse. Et surtout, il ne comprenait pas le pourquoi du comment.

Ce n'est pas ce que tu crois, souffla-t-il tristement, après quelques secondes.

Je ne crois rien, siffla Bella, tandis qu'ils se diriger vers une nouvelle pièce. Les preuves parlent d'elle-même, rajouta-t-elle finalement, en tirant sur son col.

Edward devient livide, tandis que Bella prit place entre le siège d'Edward et T-Jay. Ce dernier regardait son grand frère avec un regard assez dur. Lui aussi avait tout de suite remarqué le rouge à lèvres sur le vêtement. Évidemment, le reste du groupe avaient également tout de suite compris. Tout le monde prit place autour de la table ronde. Un couple ayant la cinquantaine vient les rejoindre. L'homme n'avait pas quitté un seul instant le décolleté de Bella, malgré celui de sa partenaire, ayant le même âge que lui.

Edward, je dois dire que votre nouvelle amie et très… charmante.

Edward lui jeta un petit regard en coin. Bella remarqua aussitôt que la tension était palpable.

En effet, monsieur Greenfield.

Vous avez croisé Clara? s'amusa-t-il par la suite.

Edward hocha la tête, tandis qu'une jolie blonde vint s'installer à droite de monsieur Greenfield. Isabella serra les dents instantanément. C'était la folle dingue en pleure qu'Edward avait virée, il y a quelques semaines de son bureau.

Tiens quand on parle de la petite souris, s'amusa-t-il donnant un baiser sur la joue de ladite Clara.

Oh… tu as du rouge à lèvres sur le col, s'amusa-t-elle tendant le bras vers le supposé petit ami d'Isabella, pour venir l'essuyer.

Edward recula aussitôt comme bruler. Ce qui n'échappa à personne.

Ne me touche pas! cingla-t-il durement, mais toujours à voix basse.

La fameuse Clara était donc la femme au rouge à lèvres, réalisa Isabella. Elle se décida à poser ses yeux sur la compagne d'Edward et ses yeux devient froid comme l'hiver. Elle continua l'air de rien vers T-Jay.

Comment vas-tu? réclama-t-elle.

Très bien, Roucoula-t-il tout en posant un bras le long de la chaise de la petite brune.

Ta nouvelle copine? dit-elle lui jeta un regard en biais.

T-Jay ricana, Emmett et Jasper également. Cela la surprit, ainsi que ses parents. Elle sentit la main d'Edward venir prendre délicatement la sienne sur la table, pour la serrer ensuite. Elle se devait de ne pas retirer sa main, même si elle en avait envie.

Je pense que tu te trompes de frère, Clara, s'amusa T-Jay.

Ce n'est pourtant pas son genre de femme, cracha-t-elle une moue de dégout sur le visage.

Et qu'elle est son genre de femme ? Demanda calmement Isabella, d'une voix charmeuse.

Edward l'embrassa tendrement sur la joue avant de souffler un : « Toi » totalement attendrissant qui lui redonna un minimum confiance en eux.

Vraiment ? ricana Clara.

Edward ne la regarda même pas préférant embrasser le cou avec douceur et de souffler un « J'ai envie de toi. » à l'oreille de sa partenaire. Bella arqua un sourcil vers lui, ce n'était ni l'endroit, ni le lieu. Surtout face au regard de cette folle furieuse proche d'eux. Pourtant, cela l'excita légèrement ce n'était à rien comprendre. Elle était pourtant toujours en colère contre lui.

Edward? Bredouilla-t-elle, alors qu'il mordait son lobe d'oreille.

Oui, ma douce.

Elle entendit aussitôt ladite Clara s'étrangler avec la gorgée de vin rouge qu'elle venait de prendre.

Qui est-ce ?

Clara Greenfield! marmonna-t-il difficilement.

Et? Continua-t-elle, le vrillant de son regard tout en posant une main sur sa joue.

Marquer son territoire. Faire tout pour qu'Edward ne regarde qu'elle c'était sa mission. Même si au fond d'elle, Bella lutter pour ne pas lui arracher la tête. Ainsi qu'à elle.

Elle est… mon ex-petite amie. Bredouilla-t-il.

Ex-fiancée, lâcha presque tremblante la concerner.

En réalité, Bella pouvait voir de la fumée sortir de sa tête. Elle avait croisé cette fille dans le bureau à Edward deux fois. Bella avait encore les images d'elle en train de remettre ses bretelles de soutien-gorge. Elle se mordit l'intérieur de la joue jusqu'à sentir le sang dans sa bouche. Elle n'en revenait pas. Prenant une grande inspiration, elle arqua un sourcil, mais ne fit aucun autre commentaire. Pourtant, ils étaient presque tous dans l'attente de ma réaction.

Les entrées terminés dans une ambiance étrange, le plat principal fut amener à toutes les tables. Isabella devait l'avouer c'était absolument savoureux. Autour d'elle, les discutions s'entremêlaient, changeaient, se faisaient douces ou plus vivaces. T-Jay avait la plupart du temps un bras soit sur la chaise de Bella, soit autour de ses épaules. Ignorant royalement sa cavalière. Bella savait qu'il le faisait expert. Edward lui préféra ne pas prêter attention à son frère ou alors il gardait cela profondément en lui. Il avait simplement sa main posée sur celui de la jeune femme, par-dessus la table. Un geste simple, doux, qui montrait sa possessivité. D'ailleurs, Clara n'arrêtait pas d'y jeter un regard, régulièrement. Surtout quand Bella commençait à jouer avec leurs doigts. Une fois tout le monde servit, Isabella repéra de nouveau le serveur. Celui d'avec les verres. Ce dernier vient d'ailleurs poser naturellement une bouteille de vin sur la table, sans accorder un seul regard en direction de la belle brune. Elle en eut froid dans le dos. Son indifférence lui fit même mal.

Tout va bien?

Oui… oui... murmura Isabella, ravalant la boule dans sa gorge.

Heureusement, Jasper attira son attention, alors qu'elle fixait maintenant son assiette. Nahuel, le serveur n'avait rien à faire ici. Bella avait du mal à comprendre. Et surtout le voir depuis ses années étaient incroyable. Elle avait l'impression de faire un bon dans le passé. Ou pire voir un fantôme.

Durant les minutes qui suivirent, ses pensées se focalisèrent sur lui. Cet homme en tenue de serveur qui vagabondait avec simplicité et facilité entre les tables. Il ne revient pas jusqu'à eux. La musique avait repris depuis plusieurs minutes quand Edward se leva, referma un de ses boutons de costume et tandis la main vers Bella.

Allons-y, ma douce!

Elle n'avait jamais été une bonne danseuse. D'ailleurs, elle était prête à refuser sa proposition quand elle tomba sur le sourire victorieux de son ex.

Bella ?!

Isabella prit sur elle et accepta sa main. Elle se leva avec lenteur de son siège et étrangement quelques visages se tournèrent vers eux. Edward alla jusqu'à la piste de danse ou trois couples étaient présent. Une fois au centre de la piste, il prit position tandis qu'Isabella crocheta ses mains autour de sa nuque. La musique était délicate, douce et lente sur des notes de piano.

Vas-tu me dire ce qui se passe? Réclama-t-il très bas.

Son visage était neutre, mais sa voix était tendue. Isabella pouvait clairement voir la flamme bruler dans ses yeux. Il faisait visiblement un effort monstrueux pour ne pas lui tirer les vers du nez.

Tout va très bien.

Menteuse, clama-t-il en l'embrassant sur la joue.

Il glissa le bout de son nez sur sa peau pour rejoindre son oreille. Elle en frissonna des pieds à la tête.

Parle-moi, mon ange! Est-ce la présence de Clara qui te dérange ?

Je me fiche de cette femme. Siffla-t-elle.

Edward ricana tendrement. Ils savaient tous les deux que sa présence la dérangeait.

Que faisait-elle dans ton bureau la dernière fois?

M'inviter à reprendre notre relation, m'informât-il sans attendre.

Et?

J'ai refusé évidement. Ce qui l'a contrariée. Elle a voulu jouer avec ses charmes… qu'elle n'a pas soit dit entre nous.

Il fit une pause et l'embrassa du bout des lèvres. Bella souffla de bonheur. La tension commençait à peine a redescendre.

Continue! l'incita-t-elle.

J'ai entendu ta voix à travers la porte. J'ai eu peur que tu n'imagines des choses. Je suis sortie te voir et…

J'ai vu cette blonde remonter sa bretelle de robe dans ton bureau, S'énerva Bella promptement. Il y a trop de blonde autour de toi, d'ailleurs.

En effet. Pour te rassurer un peu, T-Jay m'a passé un savon phénoménal. Il ne sait pas gêner pour me remettre en place.

Tant mieux !

Bell'?

Oui?

Cette femme n'est plus rien pour moi. Je te le jure.

Alors, pourquoi cette marque de rouge à lèvres ? grinça-t-elle des dents.

Il ne dit mot préférant se rapprocher encore plus, tout en les faisant danser très lentement.

J'ai reçu un appel m'informant de sa présence tout à l'heure.

Dans l'ascenseur? Dit-elle en remettant les pièces du puzzle en place. Jasper?

Oui. Il m'informait qu'elle serait présente avec ses parents. À notre table. Ce qui m'irritait grandement. J'avais peur de te perdre ou qu'elle ne dit des choses pour te faire fuir.

C'est mal me connaitre Edward, s'étrangla-t-elle.

Je sais, ma puce. Mais, j'ai quand même eu peur.

Donc… tu vas me dire comment ce truc est arrivé sur ta chemise ?

Elle m'a sauté dessus.

Isabella grimaça, alors qu'il la serrait plus fort contre lui. Puis, sans perdre une seconde, la jolie brune posa son front sur le haut de son torse. Elle prit une grande inspiration, inhalant son odeur masculine et unique.

J'ai hâte de rentrer et te border, mon ange!

De rentrer et me prendre, rectifia-t-elle en le faisant rire.

Peut-être, oui, s'amusa-t-il.

La musique se termina et Edward les guida vers leur table d'une soirée. Leur moment en tête à tête était fini. Plusieurs personnes étaient debout et discutaient de table en table. Avant d'arriver à la leur, Edward fut intercepté par un homme barbu la quarantaine passée.

Bonsoir monsieur Cullen.

Bonsoir monsieur David. Comment vont les affaires ses derniers jours ?

Edward avait dû relâchée le corps de sa tendre compagne pour serrer la main de l'homme. Après un petit coup d'œil, elle préféra le laisser et rejoindre les autres. Elle aurait dû y réfléchir à deux fois. Son regard tomba sur celui de Nahuel à l'autre bout de la pièce. D'un mouvement gracieux de la tête, il lui indiqua une porte au fond de salle. Il y alla directement, d'un mouvement de pied, il l'ouvrit et disparut. Elle comprit immédiatement le message. Isabella aurait dû prévenir quelqu'un, mais elle ne voulait pas perdre sa chance. Sans perdre une seule seconde, elle se dirigea droit vers cette porte et l'ouvrit le cœur battant vite et fort. Elle avait une petite crainte de la suite des évènements. Elle claqua dernière elle, une fois dans un long couloir lumineux. Nahuel l'attendait au bout de celui-ci. Il était appuyé contre le mur de droite. Bella prit place en face de lui.

Salut! Souffla-t-elle mal à l'aise.

Tu es ravissante, soupira-t-il sans la quitter des yeux. J'ai eu du mal à détacher mes yeux de toi, ce soir.

Qu'est-ce que tu fais ici? Risqua la jeune femme sur ses gardes.

Je travaille.

Comme serveur? Et ton boulot de technicien commercial?

J'en ai eu marre, soupira-t-il en haussant les épaules.

Nahuel s'écarta du mur comme brulé et vient se poster à quelques mètres d'elle, la prenant de court.

Tu sembles être en bonne compagnie ce soir.

Bella préféra rester muet.

Tu le connais comment ?

J'ai travaillé pour lui. Murmura-t-elle faiblement.

Promotion canapé ? s'amusa-t-il

Si tu comptes jouer au con, c'est sans moi, cracha-telle en réponse, avant de me redresser pour partir.

Reste ici ! trancha-t-il en la repoussant.

Arrête Nahuel. Ne fais pas de scandale ici. Nous ne sommes plus ensemble. N'oublie pas que tu m'as larguée comme une merde.

Il inspira une grande bouffée d'air avant de répliquer.

J'essaie de tourner la page, Bella. C'est plutôt difficile quand je te vois débarquer avec ton copain super riche, cracha-t-il finalement.

Tu crois que c'est réfléchi ?

Je ne sais pas. Avec toi tout est possible, Bell'.

La gifle partit aussitôt. Son regard devient instantanément noir. Nahuel la repoussa brutalement contre le mur. Son corps vint reposer sur le sien pour l'empêcher de fuir. Il avait beau être fin et grand, Nahuel était aussi très fort physiquement.

Tu sais pourquoi je t'ai quitté Bell', trancha-t-il durement.

Elle préféra ne pas répondre et son emprise fut plus forte.

Pourquoi, suis-je parti sans te dire au revoir ? Pourquoi ai-je quitté celle que j'aimais plus que tout? Dis-moi ? cria-t-il.

Tu me fais mal, souffla-t-elle en ravalant larmes et sanglot.

Son regard s'alluma aussitôt. Il la relâcha un peu, sans pour autant décoller son corps du sien.

Nahuel, je t'en prie !

J'ai fait des choix que je regrette, Bella. Aujourd'hui, je dois en faire un autre. Pour réparer mes fautes.

Arrête ! S'exclama-t-elle, en comprenant son intention.

Choisis-moi Bell'. Quitte cet homme et revient avec moi.

Son cœur se serra à cette idée. Pourquoi avait-il eu besoin de revenir dans sa vie et remettre tout en question en quelques secondes. Isabella avait espéré entendre ses mots pendant presque six mois. Aujourd'hui il était déjà beaucoup trop tard pour eux, pour leur couple. Elle connaissait Nahuel depuis l'orphelinat. Il était le fils biologique de madame Rosaline. Il avait plus ou moins vécu avec les orphelins, car son père ne pouvait pas s'occuper de lui et que Madame Rosaline était très souvent de garde. Nahuel avait connue Isabella dès son arrivée. Durant les mois de souffrance, suite à l'annonce du décès de ses parents, il avait été d'un soutien sans faille. Puis, durant la relation étrange et dangereuse avec Alec. Il avait été là en tant qu'ami, confident avant de devenir plus… Isabella avait commencé à sortir avec Nahuel, il y a un an. Ils s'étaient croisés par hasard dans un bar et ils avaient très vite repris contact. Les choses semblaient être naturelles entre nous. Il la connaissait parfaitement et elle avait confiance en lui. Puis, il y a six mois environs, Nahuel était sorti de sa vie en un claquement de doigt. Le conte de fée n'avait pas duré très longtemps pour le coup. Le petit cœur de Bella en avait pris un sacré coup. Elle n'avait jamais eu de nouvelle du moins jusqu'à ce soir.

Bell'?

Non… je suis avec Edward maintenant, chuchota-t-elle.

Nahuel ricana fortement. Ce qui la fit sursauter. Le long couloir vide autour d'eux n'aider en rien.

Ma pauvre petite… ce qu'il veut de toi c'est simplement ton corps.

Isabella eu l'impression de recevoir un coup de couteau dans le dos. Nahuel n'avait jamais été aussi méchant. En réalité, il avait toujours été doux, délicat et attentionné. L'inverse de maintenant.

Va te faire foutre, cracha-t-elle tout en se débattant.

Pardon, Bell'… putain, s'énerva-t-il. Tu sais pourquoi je suis partie ?

Elle hurla de rage et bougea encore plus pour s'écarter de lui. Il resserra ses mains autour d'elle avec plus de hargne.

Ma mère… elle m'a obligée à te quitter.

Isabella s'immobilisa prestement les yeux grands ouvert sous le choc de la révélation.

Elle t'apprécie tellement, qu'elle avait peur que je te fasse souffrir. Elle m'a donc payé un voyage à l'étranger. J'y suis resté deux mois. Quand je suis rentré, elle m'a dit que tu avais trouvé quelqu'un d'autre. Que je n'étais qu'un passe-temps pour toi. Évidemment, je l'ai cru.

Je t'aimais réellement Nahuel. Tu le sais très bien.

Oui, mais j'avais mal de te savoir avec un autre.

Il n'y avait personne, mais, aujourd'hui, je suis avec Edward.

Il resta silencieux quelques instants. De trop longue seconde pour Bella. Edward devait de surcroit la chercher partout. Elle allait avoir droit un sermon. Pas possible autrement.

- Je pourrais te donner envie de revenir. Marmonna-t-il finalement. Je pourrais te donner quelques choses en échange.

Bella ferma les yeux furieux d'entendre ses paroles. Nahuel n'avait pas compris la situation. Il voulait juste la récupère quoi qu'il lui en coute. Sans s'inquieter du ressenti de la jeune femme face à lui.

- Tu crois que je suis avec Edward pour le sexe? Siffla-t-elle, en ouvrant les yeux de colère.

- Non. Mais, je te veux Bella. Je t'aime comme un dingue.

- Tu ne m'auras plus jamais ! S'énerva la jolie brune, en le repoussant fortement.

Plus fort et plus rapide, il la repoussa contre le mur et prit d'assaut ses lèvres de force. Le baiser était dur, violent. Absolument pas consenti.

- Si tu veux la garde de James et Sophie, tu vas devoir être très gentille Bella, dit-il sur ses lèvres, avant de l'embrasser à nouveau.

Pour le coup, ce fut la douche froide et elle n'eut plus aucune réaction. Elle était une poupée de chiffon entre ses mains. Tout à coup, elle pouvait clairement entendre la porte au bout du couloir s'ouvrir. Du bruit. Puis, de nouveau la porte.

- On ne vous dérange pas trop, j'espère ?

Le sang d'Isabella se glaça dans ses veines. Elle devient blanche comme un linge. En réalité, elle avait la tête qui tournait et une envie très forte de vomir. Elle allait repousser Nahuel pour une énième fois, mais il se dégagea avant. Tournant un peu la tête, vers le bout du couloir, Bella remarqua Monsieur Ross, Sébastien, Emmett et Edward. Tous les regards rivés sur Nahuel. Ce dernier préférer regarder Bella du coin de l'œil.

- Pense à ce que je t'ai dit Bell'. J'ai le pouvoir de te donner ce que tu veux le plus au monde.

- Je te déteste, cracha-t-elle furieuse.

- Nous savons que c'est faux, s'amusa-t-il, avant de pousser une porte non loin d'eux.

Isabella senti un froid glacial l'envahir. Elle se retrouva seul pour affronter d'Edward, Emmett et deux employés de son petit ami. La soirée avait tourné au cauchemar. En quelques minutes seulement. Elle ne pouvait que s'en prendre à elle-même.

- Laissez-nous! claqua la voix dure et froide d'Edward.

Son corps frémit en voyant les trois personnes sortir et la laissant seul avec le milliardaire. Elle n'avait aucune envie de lui faire face. Pourtant, elle devait rompre ce silence.

- Je...

- Silence!

Elle eut l'impression de recevoir un coup de poing dans l'estomac. Il n'y avait plus rien de doux ou de raisonnable de son regard. Dans sa façon de le regarder. Dans ses gestes aussi. Edward perdait le contrôle. Elle pouvait le sentir à quelques pas de lui. Surtout lorsqu'il se rapprocha d'elle à une vitesse incroyable.

- Je ne sais même pas si je veux entendre ce que tu as à dire.

Cela lui fit encore plus mal. La porte s'ouvrit à nouveau, Edward tourna la tête vers la personne.

- Que se passe-t-il?

- Reste en dehors de ça Jasper! cracha Edward.

- Ne fais rien que tu regretteras, trancha-t-il avant de sortir à nouveau.

Bella ne put retenir la larme qui coula le long de sa joue. Edward posa à nouveau son regard sur elle au même moment. Ses jambes allaient lâcher d'une minute à l'autre.

- Tu joues la putain de service maintenant ?

Prise de court, Bella leva la main et le gifla. Edward était tout aussi surprit qu'elle.

- Tu aimes donc la violence ? clama-t-il en attrapant furieusement son bras.

Isabella ne comprenait plus rien à la situation. Elle était dépassée par les évènements. Il y avait beaucoup trop à gérer pour une seule personne. La main d'Edward sur son avant-bras lui brulait la peau. Elle était certaine d'avoir des marques demain. Pour le moment en tout cas, elle évitait de la ramener et se ratatina un peu plus dans le sol. Edward tira sur son bras et la fit remonter le long couloir. Il allait vite, trop vite pour ses jambes et ses talons hauts. Cependant, elle ne lui aurait jamais dit.

Edward allait à l'opposé de la salle de réception, ce qui l'inquiétait beaucoup. Il poussa brutalement une porte et la poussa dans la nouvelle pièce. En réalité, une toute petite pièce. Un placard à rempli de fournitures diverse… une réserve. Edward ferma la porte une fois dedans et s'adossa contre celle-ci. Un piège à souris, voilà ce qui vint en tête à Isabella. Elle était prête à lui parler à nouveau, toutefois son regard l'en dissuada. Les larmes montèrent aussitôt aux yeux. Edward ferma les siens et souffla bruyamment. Après de longues secondes peut-être même des minutes interminables, il cogna l'arrière de son crâne contre la porte, plusieurs fois.

Arrête, pleura-t-elle dans un sanglot bruyant.

Ne me dit pas quoi faire !

Sa voix était dur, froide, meurtrière. Le cœur d'Isabella se serra davantage. Elle était la cause de sa tristesse. Elle s'en voulait terriblement.

Qui est ce type?

Elle captura sa lèvre inférieure entre ses dents. Elle serra jusqu'à sentir le gout du sang, le suppliant mentalement de ne pas insister. Il donna un grand coup dans la porte avec le plat de son pied la faisant sursauter.

- Ne m'oblige pas à répéter.

- Un... un ancien petit ami. Sanglota la jeune femme.

- Cool. Et pourquoi je retrouve ma presque fiancée avec sa langue dans la bouche de son ex petit ami ? réclama-t-il mauvais.

Un long silence pesant sans suivit.

- Je déteste cette fille. Dit-elle finalement.

- Qui? s'étrangla-t-il.

- Clara.

- Je la déteste autant que toi, Bella... où veut tu en venir?

- Si tu la déteste pourquoi il y a du rouge à lèvre sur ta putain de chemise, hurla-t-elle, comme une hystérique.

- C'était donc ça ? s'étrangla-t-il, Tu cherches à me punir pour une chose dont tu ne sais rien ?

Bella détourna aussitôt les yeux, tandis que les premières larmes s'écrasèrent sur sa joue. Elle ne pouvait plus cacher sa tristesse. Sa colère.

- Tu cherches quoi en réagissant de cette façon?

- Je ne sais pas. Je n'ai pas réfléchi. Juste réagi. Je n'ai rien demandé. Nahuel a fait le chemin comme un grand. Tu avais qu'à ne pas me laisser seule.

C'était presque faux. La seule erreur d'Edward avait été de la laisser seule… rien de plus. Mais, elle voulait lui faire mal. Comme elle souffrait à l'instant.

- Tu es sérieuse ? Je vais donc devoir t'implanter une puce électronique ?

Isabella en resta sans voix.

- Dans tes rêves Edward. Puis, tu n'as pas réagi aussi violement quand tes deux meilleurs potes me prenaient à tour de rôle, grogna-t-elle en arquant un sourcil.

Il en resta stupéfait. Un point pour miss Isabella, pensa-t-elle.

Tu ne comprends donc rien, ricana-t-il finalement mauvais. Emmett et Jasper étaient un test. Un putain de test.

Un test? S'étrangla-t-elle ahurie.

Puis, la colère monta aussitôt dans son petit corps. En réalité, elle grandissait très vite.

De quoi tu parles ?

Edward était littéralement en train de s'arracher les cheveux de sa tête. Mais, elle ne voulait pas lui laisser de répit. Hors de question.

- Explique-moi, immédiatement !

Je voulais savoir si tu en voulais à mon argent. À mes biens. Le seul moyen d'en être certain était de te tenter. Emmett et Jasper étaient parfaits pour cette mission.

Elle en resta muette de cette aveux. Edward continua devant sa « non » réaction.

Ils sont beau, jeune, riche et talentueux. En sommes, deux spécimens dans la même trempe que moi. En plus, j'ai une confiance aveugle en eux. Si tu devais partir pour Emmett ou Jasper j'aurais compris.

Tu es un malade mental. Ils... ils m'ont baissée pour me faire craquer? Pour que tu sache mes réelles motivations te concernant?

Je t'ai voulu dès les premières secondes où tu as passé le pas de la porte de mon bureau, Bella. J'avais un putain de besoin de toi. Et je n'ai rien fait durant cinq années.

Et?

J'ai attendu le bon moment. Celui qui allait me rapprocher de toi. C'est là que j'ai eu vent de tes problèmes avec ton ancien propriétaire.

Penser à son ancien propriétaire lui fit froid dans le dos.

Je n'ai pas supporté les pensées impures qu'il avait envers toi. De plus, j'avais peur pour ta sécurité. Je te voulais depuis des années, mais j'avais peur de me faire avoir.

Alors tu as envoyé tes deux chiens de garde, siffla-t-elle.

Mes deux meilleurs amis et associés, la contra-t-il.

Qui m'ont baissée. Enfin, j'ai sucé Emmett dans sa voiture et Jasper m'a prise fortement dans son bureau.

Et, je le regrette grandement.

Elle préféra rouler les yeux avant de renifler vulgairement. Elle n'était plus à ça prêt maintenant.

Nous en sommes donc là, soupira-t-elle, Dans un placard miteux à nous disputer.

On ne se dispute pas. Je suis en colère et pour de bonnes raisons, Bella.

Isabella ne pouvait rien rajouter de plus. De toute façon, Edward ne voulait rien entendre, ni comprendre.

Tu ne vas toujours rien me dire?

Elle secoua la tête négativement.

Bien. Sébastien va te ramener à la maison.

Très bien.

Je souhaite que tu t'installes dans une des chambres d'amis jusqu'à nouvel ordre.

Isabella n'en cru pas ses oreilles. Il venait de la congédier de son lit. Elle ne répondit pas et ne fit aucun geste. Pourtant, elle aurait voulu se jeter à son cou et lui demander pardon. Mais, sa fierté était bien trop grande. Elle le regarda sans flancher, le cœur anéanti. En réalité, il saignait grandement. Il pleurait de toute son âme.

Demain, je risque d'être indisponible une bonne partie de la journée. T-Jay s'occupera de toi si tu rencontres un problème. Sinon, laisse un message à Mariya et je viendrais vers toi dès que possible.

Sa voix était neutre. Professionnel. Ce qui lui compressa le cœur. Il venait de la rejeter. Du moins c'était la sensation qu'elle éprouvait. Elle avait même envie de vomir.

C'est toi le patron dans notre relation, murmura-t-elle.

Edward tiqua et son corps se tendit.

Puis-je partir? Questionna-t-elle.

Il se décala de la porte, l'ouvrit lentement et la vrilla d'un regard pesant et lourd.

Explique-toi Bella! souffla-t-il doucement.

Tu ne veux pas entendre la vérité, Edward. De plus, j'ai tous les torts dans cette histoire.

Parfait, clama-t-il froidement.

Edward la planta là. Dans le placard sinistre au milieu des produits d'entretien de l'hôtel de ville. Elle le regarda les yeux embués traverser le long couloir, ouvrir la porte et entrer dans la pièce principale avant de disparaitre. Quelques secondes plus tard, Sébastien vint à sa rencontre.

Je vous reconduis à l'appartement, mademoiselle Bella? s'étonna-t-il.

Bella resta silencieuse avant de prendre une grande décision.

- En réalité, nous allons changer le programme de monsieur Cullen, risqua-t-elle, timidement.

Sébastien voulu réagir, mais Bella leva la main pour l'arrêter.

- Nous allons faire un petit arrêt et vous resterez avec moi tout du long. Une fois sur place vous pourrez le prévenir. Ok ?

Il fronça les sourcils avant d'hocher la tête et de m'inviter à sortir de la petite pièce. Sébastien avait compris qu'il ne me ferait de toute façon pas changer d'avis. Impossible.

Une fois dans la voiture Isabella se laissa aller au chagrin et pleura toutes les larmes de son corps. Elle savait que Sébastien mourait d'envie d'appeler son patron, mais il ne le fit pas. Isabella avait besoin d'aller dans un lieu spécial, comme toujours dans ses moment-là. Elle devait se rendre sur la tombe de ses parents. Certes, l'heure et la situation n'était pas idéal. Ils étaient en pleine nuit et elle portait une robe de soirée fabuleuse, qui coutait les yeux de la tête. Absolument pas adéquat pour un cimetière. Pourtant, Isabella alla s'installer à même le sol recouvert d'herbe juste entre les deux tombes de ses parents.

Sébastien était resté dans la voiture, après avoir posé sur les épaules d'Isabella sa veste de costume. Ensuite, il avait téléphoné à Edward tandis qu'elle resta assise entre ses parents. Dans un premier temps dans un silence profond et urgent. Ensuite, elle leur expliqua toute la situation. Avec tous les détails. Cela l'aidé toujours à réfléchir. A y voir plus clairement. Elle resta pratiquement une heure ainsi. Elle avait également beaucoup pleuré. Une fois vidé, fatigué et éreinté, Isabella se leva et retourna dans le véhicule. Sébastien venait juste de raccrocher son téléphone quand elle m'y sa ceinture de sécurité.

- Que souhaitez-vous faire ? me demanda-t-il inquiet.

- On rentre, chuchota-t-elle, en essayant d'éviter son regard via le rétroviseur.

Durant tout le trajet, Isabella se laissa bercer par la route. Le visage tourner vers l'extérieur elle regarda le paysage nocturne sans arrière penser. Elle n'avait plus envie de réfléchir. Une fois à l'appartement, Bella se sentit encore plus seul. Vide. Silencieux à en mourir.

- Bonne nuit, mademoiselle Bella, souffla Sébastien tandis que les portes se refermé sur lui la laissant définitivement seule.

Isabella resta un long moment immobile devant l'ascenseur. Prête à faire demi-tour au moindre problème ou bruit suspect. Puis, elle retira ses talons les prenant à la main. Edward devait dormir dans sa chambre. Dans le couloir, Bella eu plusieurs choix de la chambre. Elle se décida à prendre la plus éloignée de lui. Elle retira sa robe le cœur brisé et seule dans la chambre d'ami. La posa sagement sur la chaise près d'une commode vide, et s'enferma dans la salle de bain. Même l'eau ne réussit à la détendre. Après être resté sous l'eau a pleuré, elle se décida à sortir et s'enroula dans une serviette. Puis nue, Bella se glissa sous la couverture. Le sommeil ne vint jamais jusqu'à elle, mais ferma les yeux pour essayer de dormir.