Chapitre 18.

Après n'avoir pas fermé l'œil de la nuit, Isabella était prête à six heures tapantes. Habillé, coiffé et maquillé, mais totalement vide à l'intérieur et épuisé mentalement. Elle avait revêtu un tailleur lui moulant le corps à la perfection pour se donner un peu de courage. En dessous de sa veste un débardeur blanc à dentelle et des sous-vêtements blanc. Bella avait attaché ses cheveux en chignon, un maquillage léger, voire quasi inexistant. Elle voulait surtout paraître à peu près présentable au travail. Madame Ross fut plus qu'étonnée de la retrouver si tôt dans la cuisine. Cette dernière venait juste de finir de préparer le petit-déjeuner.

- Un café ? risqua-t-elle.

- Avec un immense plaisir, murmura Bella, dans un sourire timide.

Mme Ross se dépêcha de lui servir une tasse de café et en supplément un de jus d'orange pressé, tandis que Bella s'installait sur le tabouret du plan de travail, téléphone visé dans la main. Elle avait eu la bonne idée ou pas, de synchroniser ses mails avec celui de son bureau. Madame Ross posa une tasse devant elle, le regard inquisiteur. Quelques secondes plus tard, Monsieur Ross, Sébastien et Edward entrèrent dans la cuisine. Isabella réagit promptement et tout son corps se tendit à l'extrême. Edward fit glisser son regard sur elle et sourit gentiment à madame Ross en suivant.

- Une urgence m'oblige à quitter la ville pour deux jours, madame Ross.

Le cœur d'Isabella tomba dans sa poitrine face à cette nouvelle. Elle tient fermement sa tasse dans sa main sans quitter le téléphone des yeux.

- Monsieur Ross m'accompagnera.

- Oui, très bien monsieur. Vous souhaitez que je prenne certaines dispositions durant votre absence ?

- Non, souffla-t-il très bas. Si un changement de programme opère, je vous en avertirai.

Puis, sans rien ajouter d'autre Edward quitta la cuisine. Pas un regard. Pas une parole à l'encontre de sa compagne. Il était toujours en colère, réalisa-t-elle et la nuit ne l'avait pas aidé. Une larme roula sur sa joue, inquiétant immédiatement Madame Ross.

- Mademoiselle Bella... commença-t-elle la gorge nouée.

- Je ne rentre pas à midi, chuchota-t-elle. A ce soir, madame Ross.

Sans rien attendre en retour, elle quitta la cuisine et tomba presque nez à nez avec Sébastien. Elle souffla de soulagement préfèrent cela au propriétaire des lieux.

- Je suis prête. Nous pouvons y aller.

Il se décala pour la laisser passer. Edward et Monsieur Ross étaient déjà dans l'ascenseur. Les portes allaient se refermer, mais Edward les rouvrit vif comme l'éclair.

- Monter, clama-t-il sans croiser leurs regards.

Isabella récupérer son sac à main sur la table de l'entrée et ne me fit pas prier. Elle prit place le plus loin possible de lui. Elle n'était pas encore suicidaire. La tension était palpable et l'air presque suffoquant. L'ascenseur ne s'arrêta pas pour son plus grand plaisir et arriva rapidement au rez-de-chaussée. Dès que les portes s'ouvrirent, son cœur rata un battement. L'heure de pointe et une marée humaine leur faisait face. Réactif, Sébastien passa le premier. Sans difficulté, il se fraya un passage à travers la foule d'environs quarante employés. Edward lui fit signe de suivre son garde du corps d'un mouvement de main. Ce qu'elle consenti à faire sous les regards insistants. Bella pouvait clairement sentir une main venir se poser dans le bas de son dos, lui donnant des bouffés de chaleur. Cette caresse, elle pouvait le reconnaître même dans le noir. Elle aurait voulu à ce moment précis se retourner pour lui sauter au cou, l'embrasser, lui parler sans tabou… se faire pardonner également. Cependant, la main dans le bas de son dos était apparu pour disparaître cinq secondes plus tard.

- Ne quitte pas Sébastien et soit prudente, trancha Edward proche de son oreille, avant de suivre Monsieur Ross vers leur voiture un peu plus loin.

Isabella en resta muet. La mort dans l'âme, elle secoua la tête pour chasser toutes ses pensées prit une grande inspiration et suivit docilement Sébastien jusqu'au véhicule juste devant les escaliers.

Une fois au travail, Bella se plongea tête perdu dans ses mails et dans le projet commun du groupe. Elle discuta un peu avec tous les membres et T-Jay se chargea de mettre la bonne humeur dans cette journée remplie de peine. A midi, elle mangea avec trois collègues pour continuer leur réunion de travail. Ils commandèrent mexicain et Isabella dévora ses tacos. Elle aimait en général les plats épicés. Elle se plongea corps et âme dans la communication et la publicité du nouveau jeu vidéo que l'entreprise allait bientôt sortir. Le soir même, Bella rentra avec Sébastien. Madame Ross lui avait préparer un plat de lasagne bien crémeux et Isabella se servit deux fois tellement c'était délicieux. Une fois madame Ross partie, Isabella resta dans le salon, le son de la télévision presque à fond.

Elle n'avait pas eu de nouvelle d'Edward depuis le matin. Pas un message, pas un appel, pas une intervention en passant par son garde. Le silence radio complet. Bella était dans un état second entre la tristesse et l'énervement. Contre lui, mais surtout contre elle. Isabella s'enferma dans le salon cette nuit-là. La télévision en fond sonore lui permettant également de voir à travers le salon quand elle se réveiller en sursaut. Elle dû dormir entre quatre et cinq heures, cependant, c'était toujours mieux que la nuit d'avant.

Au petit matin, Bella regroupa ses cheveux en une haute queue de cheval après une longue douche chaude. Elle avait hésité à prendre un bain, la raison l'emporta. Peut-être ce soir son envie serait plus forte. Isabella opta pour un jean, une chemise bleue et un long gilet en laine. Le tout accompagné de ses fidèles chaussure à talon aiguilles. Bella travailla avec sérieux et attention durant toute la journée. Malgré sa mauvaise humeur que ses collègues avaient analysée. Vers dix-sept heures, le téléphone portable de la jeune femme sonna. Elle le récupéra habilement convaincu qu'Edward lui donner enfin de ses nouvelles. Ses yeux s'ouvrent en grand sous le choc en découvrant le nom de Madame Rosalie. Elle décrocha sans perdre une seconde malgré qu'elle soit en plein briefing avec T-Jay.

Bella à l'appareil, souffla-t-elle le souffle court.

Bonjour Bella, c'est Madame Rosaline.

Je sais… il y a un problème avec James ou Sophie ? Quémanda la jeune femme, sur le qui-vive.

Non. Je ne pense pas.

Alors, pourquoi cet appel matinal, Madame Rosaline? Risqua-t-elle, ayant des sueurs froides.

J'ai attendu les documents concernant ta nouvelle résidence… mais rien jusqu'à aujourd'hui. Est-ce que tout va bien?

Son cœur cogna durement dans sa poitrine. D'ailleurs, elle mit une main sur sa poitrine pour réduire la douleur du trou qui venait de se former. La douleur était insupportable.

Sûrement un oubli. Je règle le problème aujourd'hui. Edward a certainement dû oublier de poster les documents.

D'accord. Je te donne une semaine supplémentaire pour régler cette affaire. Est-ce clair Bella?

Oui, madame Rosalie, miaula-t-elle, pratiquement.

D'accord. Ne me fait pas regretter ma puce.

Promis!

Elle raccrocha quelques secondes plus tard. T-Jay l'analysait les sourcils fronçaient. Et, peut-être même un peu inquiet du ton de sa voix.

Qu'est-ce qui se passe encore?

Rien, sourit-elle faussement, en essayant de ne rien laisser transparaître. Edward a oublié de poser un document. Rien de grave.

Durant les dix minutes, qui suivit Isabella se retient de ne pas envoyer de message à Edward. Elle était en ébullition. Elle voulait croire qu'il avait oublié. Qu'il n'avait pas eu le temps… mais, le connaissant cela semblait improbable. Tout à coup, elle réalisa qu'une personne pouvait l'aider. Sans attendre Isabella composa le numéro de l'appartement d'Edward. Madame Ross décrocha au bout de la seconde sonnerie.

Résidence Cullen, bonjour!

Madame Ross, c'est Bella. J'ai besoin d'un petit service.

Oh oui bien sûr Mademoiselle Bella. Que puis-je pour vous?

Edward devait envoyer les documents de résidence me concernant à l'orphelinat Saint Marie. Est-ce que l'enveloppe qui était à l'entrée y est encore?

Un long silence s'en suivit. Puis, la voix tendue de celle qui s'occuper de la vie d'intérieur de Monsieur Cullen.

Mademoiselle Bella?

Oui?

Vous devriez parler à monsieur.

Cela lui broya l'estomac. Quelques choses clocher. Maintenant, elle en était certaine.

L'enveloppe est toujours là? Risqua-t-elle, fermant les yeux fermement.

Si vous plait, mademoiselle Bella! Pouvez-vous le joindre ?

Madame Ross ne m'obligeait pas à venir moi-même vérifier.

Le silence reprit et Isabella failli raccrocher pour venir vérifier elle-même. Puis, madame Ross reprit la parole a sa grande surprise.

- J'ai trouvé une enveloppe hier matin… avec votre nom dessus.

- Vraiment ?

- Oui…

- Ou ça ?

- Elle était dans la poubelle de son bureau. Souffla-t-elle très bas.

Isabella eu l'impression de recevoir un coup de poignard. Ni plus, ni moins.

Mademoiselle Bella ?

- Tout va très bien… je vous remercie Madame Ross. À ce soir.

Sans lui laisser le temps de répliquer, Isabella raccrocha, puis laissa tomber son front contre le bureau brutalement.

- Hey… ça va ?

- Je ne sais pas. Marmonna-t-elle.

- Qu'est-ce que mon idiot de frère à encore fait?

Rien, bredouilla-t-elle. C'est ça le problème, dit-elle tristement. Je peux partir plus tôt ce soir?

T-Jay secoua positivement la tête. Les deux compères travaillèrent avec ténacité. Toutefois, l'envie n'y était plus du tout pour Bella. Elle n'avait qu'une idée en tête Edward et ses documents mis dans la poubelle. Elle n'en revenait pas surtout qu'il est pu lui mentir. Il lui avait pourtant certifié les avoir posté, il y a des jours. Mais, c'était faux. Isabella sortit du bâtiment avec une heure et quart d'avance. Elle avait prit sa décision... elle comptait récupérer l'enveloppe, faire ses valises et disparaître de la vie de ce multimilliardaire. Sa vie avait été que de rebondissement depuis qu'elle sortait avec lui. Il avait beau avoir de l'argent et du pouvoir, Isabella n'était pas prête à vivre tout ceci avec lui. Le cœur meurtrie et l'âme en peine, Isabella retrouva Sébastien à l'avant du bâtiment.

- Vous terminez plus tôt aujourd'hui? Questionna-t-il inquisiteur.

Isabella avait également hâte de ne plus avoir un garde sur corps sur le dos. Surtout qu'il rapportait tous ses moindres fait et geste à Edward.

Oui! Souffla-t-elle doucement, essayant de sourire pour ne pas l'inquiéter.

Bella s'installa sur le siège arrière du véhicule sous le regard insistant de Sébastien. Quelques secondes plus tard, la voiture s'engager sur la route direction l'appartement luxueux.

Nous allons faire un crochet par l'orphelinat, souffla-telle, un sanglot dans la voix.

Tout va bien?

Elle secoua la tête détournant le regard. Lorsqu'ils arrivèrent à l'orphelinat, madame Rosaline fut à moitié surprise de l'y voir.

Je m'y attendais un peu, s'amusa-t-elle. Tu as mes documents?

Non. Edward les a envoyés par courrier seulement hier, manta-t-elle. Ça devrait arriver d'un jour à l'autre.

Très bien. C'est une bonne nouvelle. Tu sais très bien que l'administration de l'état adore mettre leur nez un peu partout.

Oui, grimaça la jeune femme.

Je t'offre un café ou un thé ou tu souhaites attendre James et Sophie dans la cour intérieure?

Je vais les attendre dehors.

Madame Rosaline inclina la tête et fit un pâle sourire à Sébastien.

Bella?

Hum?

Qui est cet homme qui te suit comme ton ombre?

Sébastien est chargé de ma sécurité, ronchonna-t-elle en retour.

Madame Rosaline en avait la bouche grande ouverte.

Ta sécurité? Pourquoi aurais-tu besoin de cet homme? s'étrangla-t-elle.

Simple mesure de sécurité. Edward…

Bella eut la voix qui mourut dans sa gorge. Nahuel venait d'entrer dans le salon, comme si cette maison lui appartenait. Certes c'était sa mère la directrice et il en profiter grandement.

Maman… sourit-il un éclair dans les yeux. Bella.

Isabella tendu à l'extrême ne quitta pas des yeux la directrice de cette établissement.

Je vais attendre James et Sophie dehors.

Sage décision, ma puce! sourit-elle sur ses gardes.

Isabella essaya de sortir de la pièce en restant le plus éloigné possible de Nahuel. Sébastien dans son sciage. Elle se retrouva dans le jardin arrière et trouvai quelques enfants en train de jouer. Elle les connaissait tous. Prenant son mal en patience, elle commença à discuter avec eux de tout de rien. À jouer aussi avec quatre fillettes à un jeu de cartes, assez simple. Perdu dans son activité, elle ne réalisa pas que Nahuel les avaient rejoint, cependant elle sursauta lorsqu'il déposa un baiser bruyant sur sa joue. Sébastien arrêta de jouer au football avec le groupe de garçons et revient aussitôt à son poste. Froid comme la pierre. Solide comme le roc. Isabella le remercia d'un petit sourire.

- Quoi de neuf, Bell', souffla Nahuel ignorant le regard noir de Sébastien.

Elle ne répondis pas et déposa son jeu devant elle.

- Je ne suis pas désolé pour l'autre fois, souffla-t-il très bas. Cependant, j'espère que tu n'as pas eu trop de problèmes avec...

- Ne prononce pas son nom, siffla-t-elle durement. Tu n'en es pas digne.

Le regard mortifié et surpris, qui lui lança, lui fit un bien fou. Elle venait de marquer un point. Mais, pas la guerre. Le silence reprit, tandis que la partie de carte se termina.

- Encore perdu ! Ronchonnai-t-elle, faisant rire les filles.

- Tu ne veux pas la garde de James et Sophie? Réclama-t-il ignorant sont entourage.

- Ne joue pas à ce jeu, Nahuel, ragea-t-elle vivement.

Il inclina légèrement la tête sur le côté.

- Je suis prêt à tout pour t'avoir à nouveau.

Sébastien avança encore plus. Il vrilla ses yeux dans ceux de sa protéger, avant de se tourner vers Nahuel.

- Partez! clama-t-il naturellement.

Nahuel ricana lui donnant froid dans le dos. Elle ne l'avait encore jamais vu aussi « dangereux ».

- Je suis presque chez moi, s'amusa-t-il.

Sébastien sourit simplement.

- Monsieur, j'ai reçu des ordres vous concernant... ne m'obliger pas à utiliser la force devant des enfants.

Nahuel perdit littéralement le sourire.

- Vous n'oseriez pas.

- Un ancien combattant de l'armée, expliqua-t-elle, à son ancien compagnon, Ne joue pas avec le feu et disparaît.

Après un moment d'hésitation, il fini par se lever, jeter un regard glacial à Sébastien et quitter le jardin. Sébastien s'installa à la place de la petite fille qui l'avait lâchement abandonnée et attaqua directement sans prendre des pincettes.

- Est-ce que je dois me méfier de lui?

- Je ne sais pas, murmura Bella, maladroitement.

- Qui est-ce?

- Le fils de Madame Rosaline.

- Celle qui s'occupe de l'orphelinat? s'étonna-t-il.

- Oui.

- Que vous veut-il?

Isabella préféra ne rien dire plutôt que de lui mentir. Sébastien n'y était pour rien.

- J'ai besoin de savoir ce qu'il désire. Cela peut atteindre votre sécurité, celle de monsieur Cullen et donc mon travail. Votre sécurité physique comme mentale est ma priorité, Bella.

Cette dernière ferma les yeux fortement et les rouvris doucement après avoir fait rapidement le pour et le contre.

-Il souhaite me voir quitter Edward.

- Pour lui? reprit-il sans jugement.

- Oui. C'est l'idée. J'ai beau lui dire qu'une telle chose n'arrivera pas, Nahuel est... insistant.

Sa voix mourut sur la fin.

- Il vous menace Bella? reprit-il après quelques secondes de silence.

- Je ne sais pas.

Sébastien resta silencieux. Il se contentait de la regarder et de la sonder.

- Il... il dit avoir le pouvoir de me faire gagner la garde de mon frère et ma sœur, soufflai-je très doucement.

- Et?

- C'est ce qu'il m'a dit avant de m'embrasser de force.

- Vous ne sembliez pas être forcée Bella, susurra-t-il simplement.

- Je sais. J'ai été déstabilisée.

Il secoua la tête avant de se lever et de reprendre sa place, debout à ses côtés attentif à son environnement. Une main vint caresser la joue de Bella, puis un baiser l'accompagna.

- Une très bonne surprise, chantonna James, avant que madame Ross vienne les rejoindre.

Isabella rêver d'un monde ou personne ne serait la pour surveiller ses visites. Qu'elle pourrait emmener sa sœur et son frère loin de ce lieu. De ses gens. Pour leur, ils devaient de se contenter de garde du corps et de surveillant.

Isabella resta avec sa famille durant une bonne demie heure, puis madame Rosaline coupa court à la réunion. Bella la remercia tout de même, puis prit la route de l'appartement d'Edward. Sébastien la laissa tranquille tout le trajet pour son plus grand plaisir. Une fois à l'appartement Isabella se posta dans la chambre d'amis et prit le temps de réfléchir. Elle ne pouvait pas partir comme une voleuse. De toute façon Edward ferait tout pour la retrouver. Elle devait dans un premier temps lui parler. Vider son sac et advienne que pourra. Elle avait demandé l'enveloppe également à Madame Ross qui avait... refusé de lui donner le courrier qui portait mon nom. Bella n'insista pas, cependant elle avait sa petite idée. Elle mangea seule ce soir là, puis prit un bain essayant de se relaxer au maximum. Edward n'avait pas donner signe de vie depuis son départ. Il devait rentrer demain matin. Isabella resta dans le bain moussant et savoureux durant une bonne heure. Rajoutant au fur et à mesure de l'eau chaude. Elle y resta jusqu'à avoir les doigts et les mains toutes flétrie.

Quand elle sortie du bain, madame Ross avait prit congés. Elle pouvait se permettre du coup, d'aller fouiller dans le bureau d'Edward a la recherche de l'enveloppe. Après avoir chercher presque vingt minutes, elle se rendit à évidence. Rien. Elle chercha ensuite dans la cuisine, le salon et la bibliothèque. Puis, dans la chambre d'Edward. Finalement, elle trouva son bonheur un peu avant minuit. Dans la dernière pièce ou elle n'aurait pas eu l'idée de chercher... la chambre ou elle dormait actuellement. Madame Ross était futée. Elle devait le reconnaître.

La lecture qui en suivit fût des plus... déconcertante. Isabella ne s'attendait absolument pas à avoir entre ses mains son dossier. Celui de sa vie. Celui que les services administratif américain avait réalisé sur elle. De la naissance à maintenant, rien n'y manqué. Toutes les étapes de sa vie. Avec ses parents, sa famille, l'orphelinat, ses études, ses petits boulots et ses mésaventures grâce à Alec. Tout y était noté avec minuties et surtout avec détails. Elle n'en revenait pas. Le dossier était tellement épais, qu'elle termina de tout étudier vers les trois heures du matins. Pour le coup, elle ne savait pas comment réagir. Elle n'était ni triste, ni en colère et encore moins énervé. C'était un mélange assez étrange. Ce qu'elle ne comprenait pas surtout c'était le pourquoi. Pourquoi Edward avait ce dossier entre les mains ? Et pourquoi il était dans la corbeille ? C'était incohérent de son point de vue. Et si ce dossier était sur sa vie... ou était le dossier qu'attendait madame Rosaline ?

Isabella resta éveiller toute la nuit, de toute façon, il était impossible de dormir après avoir revécu sa vie. Une couverture sur le corps, la télévision allumé et surtout les documents éparpiller sur la table base, elle y pensa toute la nuit. Regarder les photos de familles, relu des dizaines de fois le rapport sur l'accident de ses parents. Et sur l'entourloupe d'Alec qui lui avait détruit la vie. A six heures, madame Ross arriva comme une fleure.

- Madame Bella ?

Cette dernière, lui offrit un pale sourire avant de détourner le regard vers la télévision.

- Tout va bien madame ?

- Super ! Dit-elle délicatement.

Madame Ross n'y était pour rien. Elle avait été gentille avec elle depuis le début.

- Je vous sert le petit déjeuner, madame Bella ?

- Avec plaisir. Je meurt de faim.

Oui, manger était une bonne solution. Toutefois, Isabella se verrait bien descendre une bouteille de vodka à elle seule. Pour oublier ses derniers heures. Cinq minutes plus tard, de nouveau arrivant. Bella eut tout de suite le cœur serré. Et la peur au ventre. Sans bouger d'un seule centimètre, Isabella regarder les nouveaux arrivant avec intérêt. Le grand Edward, le majestueux Jasper, le puissant Emmett, le petit-frère T-Jay, le garde du corps monsieur Ross et son garde du corps Sébastien. Il ne manquait personne à l'appel ce matin. Elle aurait voulu n'être qu'avec Edward... mais, encore une fois elle était prisse de court. Isabella réalisa qu'elle était en sous-vêtements dans le salon, une couette lui couvrant le corps. Elle ne pouvait donc pas se lever et demander à Parler à Edward seule. Elle allait devoir attendre. Emmett discutait avec T-Jay quand leurs regards tomba sur le bout de femme. Ils s'arrentèrent net à l'entré du salon. L'analysant quelques secondes. Madame Ross arriva au pas de course totalement dépassé par les événements. Elles étaient deux ce matin dans cet état.

Bienvenu, monsieur Cullen.

Edward contourna Emmett et T-Jay et se posta juste devant madame Ross.

- Bonjour, pouvez-vous nous apportez du café si vous plaît.

- Oui bien sur !

Madame Ross s'éclipsa sans attendre. Edward vrilla en suivant, son regard sur Isabella. Il avait clairement comprit en une fraction de seconde. Tout le dossier était étalé sur la table devant eux. La tension aurait pu être palpable, mais ce n'était pas le cas. Isabella ne quitta pas des yeux Edward non plus. Elle avait peur de parler la première, peur de bouger aussi. Il ne semblait pas en colère. Juste fatigué. Impuissant peut-être aussi.

Isabella fini par détourner le regard et prendre une grande inspiration. Edward décida d'avancer jusqu'à la cheminée. Il appuya sur un bouton juste à droite et comme par magie le feu commença en prendre instantanément. Bella arqua un sourcil et le regarda ensuite récupérer tous les documents un à un pour les regrouper.

Ceci est mon dossier, chuchota-t-elle la voix brisée.

Tu n'aurais jamais dû le voir, souffla-t-il tristement, jetant un coup d'œil à madame Ross qui se ratatine aussitôt.

Elle n'y est pour rien. Je suis tombé dessus par hasard.

Je ne blâme personne, Bella.

Il se dirigea ensuite vers la cheminé et y jeta le dossier. Son cœur se comprima dans sa poitrine. Ça avait l'air si simple pour lui.. alors, que pour elle ça avait été une torture.

Ce ne sont que des papiers. Rien à voir avec celle que tu es aujourd'hui. Je n'aurai pas dû vouloir comprendre... j'en suis désolé !

Isabella ne s'attendait pas à ce genre de réaction de sa part. Il semblait sincère. Elle était émus par ses mots également. Elle ne réalisa pas que des larmes coulaient le long de son visage jusqu'à que le groupe aillent dans la cuisine, laissant Isabella avec Edward. Il vient s'installer à ses côtés avec calme et naturelle, puis passa un bras autour de son petit corps. Bella céda et se jeta sans préambule contre lui. Il l'enlaça avec force en retour. Heureux de la retrouver. De l'avoir de nouveau contre lui. Il avait eu le temps de réfléchir durant ses deux longs jours interminable. Il était devenu accro à elle. Et ne pouvait plus se cacher la vérité. Elle était devenue son monde. Rien de plus. Rien de moins. Isabella Swan était devenue son centre.

Je pense mademoiselle Swan, qu'il est temps d'aller prendre un bain à deux... tu es d'accord ? souffla Edward, posant ses lèvres tentatrices sur les siennes avec tendresse.

Un bain ? Risqua-t-elle plissant les yeux.

- Tout à fait...

Elle souffla de soulagement avant de le serrer un peu plus contre lui.

- Tu m'as manqué Edward !

Toi aussi Bella. Vraiment.

Tu es partie deux jours, riposta-t-elle. C'était long !

Pour le boulot, ma belle. Pour le coup, je n'avais pas le choix... J'aurais aimé te voir venir avec moi, mais vu la façon dont la situation était à mon départ… grimaça-t-il.

Est-ce différent? Risqua Bella, anxieuse.

Edward l'analysa et prit le temps de la réflexion.

Tu aurais dû me dire qu'il t'avait forcé, Bella. J'aurai comprit. Et, j'aurai diriger ma colère contre lui. Plutôt que toi !

Elle savait qu'il avait raison. C'était difficile pour elle de se l'avouer. Elle aurait aimé lui faire confiance a ce point. Ne pas se reposer sur lui également.

Pourquoi l'avoir couvert?

Je voulais juste te faire mal.

Réussi, claqua durement sa voix. J'ai cru perdre les pétales ce soir-là.

Elle l'avait senti. C'est pourquoi Bella c'était également renfermé sur elle-même.

J'aurais réglé le problème le soir même, ma puce. Ce mec ne t'aurait plus ennuyé. Jamais plus. Avec moi à tes côtés, tu es invincible. Je te le jure. Tu dois juste me faire confiance. Totalement confiance.

Edward se releva en définitive pour clôture cette conversation et l'invita à faire de même. Un bras passé autour de sa taille, il la guida jusqu'à sa chambre. Elle aimait cette chambre reposante, belle et surtout la sienne. Une fois dans la salle de bain Edward prit soin de retirer ses vêtements un à un avant de faire de même avec Isabella. Le sourire était enfin revenu sur le visage de la jeune demoiselle en détresse. Un soulagement pour le couple.

Deux jours sans te voir et te toucher, mon ange.

Sans te parler, chuchota la brunette en retour, le faisant sourire tristement.

Insupportable.

Il attrapa sa main et la guida jusqu'à la baignoire. Il ouvrit l'eau. Puis, attrapa des flacons dans un des tiroirs.

De l'huile parfumée?

Isabella secoua négativement la tête. Elle avait envie d'autre chose.

De la mousse? s'amusa-t-il bougeant les sourcils.

Oui, rigola-t-elle.

Il en mit généreusement et le produit agit très vite. De la mousse a foison envahit la baignoire jusqu'à déborder. Isabella pensa aussitôt à Madame Ross et en fut désolé d'avance. Edward l'aida en suivant à entrée dans l'eau plus chaude que tiède, puis il s'installa derrière elle. Isabella n'avait de sa vie jamais prit de bain à deux. C'était une grande première pour elle. Mais, également pour lui. Edward avait toujours voulu essayé ce genre de chose romantique. Il attendait simplement la bonne personne pour le faire.

- Voilà, ma belle.

Elle laissa tomber sa tête contre son dos, tandis qu'Edward attrapa de quoi lui laver le corps.

- Ne pars plus aussi longtemps, dit-elled'une voix étrange.

- La prochaine fois tu viendras avec moi.

Il restèrent silencieux de longue minutes, savourant leur retrouver. Le moment à deux. C'était un délice de se détendre après ses heures si intense.

- Pourquoi tu avais ses documents? Risqua la jeune femme.

- Pour plusieurs raisons, chuchota-t-il très bas avant de l'embrasser sous l'oreille.

- La première?

- Toi. Pour savoir ce que tu avais vraiment vécu. Avant et après l'accident de tes parents. Parce que tu me cachais beaucoup trop de choses. Que j'en étais malade.

Elle ne s'attendait pas à ce genre de réponse. Edward était plus que sincère. Elle pouvait le sentir dans toutes le particule de son corps.

- Et?

- Je ne regrette pas d'avoir payé pour ce dossier, trancha-t-il durement.

De toute façon, Edward ne regrettait jamais rien, pensa-t-elle fortement.

- L'autre raison, c'est que je voulais connaître les vraies raisons du refus de la garde de ton frère et ta sœur.

Isabella eut le cœur serré en deux.

- Ils m'ont tous les deux pièges, cracha-t-elle, amèrement.

- Je sais. C'est ce que j'ai compris en regroupant tes dirent avec le dossier.

- Je les déteste !

Edward l'embrassa doucement contre la tempe et la saura contre lui un peu plus.

- Je suis là. Tout ira bien.

- Ma sœur doit sortir de cet endroit. Elle est trop jeune.

- Je sais. Je vais faire mon possible. Mais, avant je vais régler le problème : Alec.

Si quelqu'un pouvait faire ça, c'était bien lui.

- Quant à Nahuel… siffla-t-il entre ses dents.

- Je m'occupe de lui, dit-elle durement.

- Très bien, termina-t-il tendrement à son oreille. Mais, je ne reste pas dans l'ombre.

Edward et Isabella contre le reste du monde. Elle avait hâte de s'attaquer a eux, avec lui. Ils l'avaient tout les deux pièges. L'heure de la vengeance avait sonné.

Une fois lavée de la tête aux pieds, Edward l'aida à sortir de la baignoire et l'enroula dans un peignoir de bain blanc crème.

- Attends-moi dans le salon.

Il l'embrassa délicatement sur le bout du nez, avant de prendre la direction de son bureau. Sans attendre, Bella alluma la télévision et attendis sagement Edward en regardant de temps en temps le feu qui continuer à crépiter dans la cheminée. Il arriva une bonne dizaine de minutes plus tard un petit sourire aux lèvres.

- J'ai appelé T-Jay pour le prévenir de ton absence... j'ai aussi averti Jasper et Emmett que je restais avec toi. Toute la journée !

Edward ne portait qu'un survêtement en coton qui semblait chaleureux. Rien qu'un pantalon léger qui lui allait a la perfection. Ce qui l'excita totalement. Le voir torse nu était un vrai plaisir. Un luxueux plaisir.

- Tu veux boire quelques choses de chaud? demanda-t-il après s'être installé contre elle, sur le divan.

Edward leva la main et la posa avec douceur sur sa joue. Il approcha par la suite son visage du sien sans la quitter des yeux.

- Embrasse-moi.

Elle exécuta sa demande. Cette sensation divine l'avait profondément manqué. Dès l'instant où sa bouche était entrée en contact avec la sienne un feu ardent s'était emparé de son corps. Surtout de son bas-ventre. La main d'Edward remonta dans les cheveux d'Isabella avec fluidité. Il s'empara de sa bouche plus fermement. Il finit par insérer sa langue entre les siennes. Impossible de faire autre chose que de se coller encore plus à lui. Bella fit passer ses bras autour de son cou, alors que sa langue pointa à sa rencontre tout à la fois audacieuse et oscillante.

Leur souffle haletant emplissait la pièce, mais il dû finir par se séparer à regret. Sans s'en rendre compte, Isabella avait fait glisser sa jambe entre les siennes. Edward avait une main dans ses cheveux, une autre dans le bas de son dos pour la maintenir. Isabella put ainsi sentir parfaitement son érection très dure contre sa cuisse. Elle aimait avoir ce genre de pouvoir sur lui. Le seule grand pouvoir en sa possession.

- Tu es la plus belle femme au monde, Mademoiselle Swan, lui souffla-t-il d'une voix chargée d'émotion.

- Ne me quitte plus.

- Plus jamais.

- Et, je ne veux plus jamais me disputer avec toi.

- Je ne te laisserais plus jamais l'opportunité de trouver un moyen de dispute, mon ange, sourit-il à moitié moqueur.

Sur ce point, elle pouvait lui faire totalement confiance. Edward ouvrit avec lenteur, trop de lenteur le peignoir qu'elle portait. Une de ses mains vient écarter les pans, tandis que l'autre venait de s'enrouler autour de son sein. Bella se cambra aussitôt. D'un mouvement de bassin et d'épaule, Edward la fit passer sur lui. À califourchon, elle le dominai totalement. Elle était pourtant persuadé qu'il n'aimait pas vaiment être dominé. Dans n'importe qu'elle domaine. Edward aimait le contrôle le trois quart du temps. C'était ça son plus grand puovoir. Autant professionnellement que personnellement. La bouche de son amant vint recouvrir son téton, l'arrêtant de penser. Un gémissement s'échappa. La succion de ses lèvres déclencha une délicieuse contraction de son bas-ventre. Elle rejeta la tête en arrière enflammé par la passion et le désir.

- Mon ange! Souffla Isabella, entre ses lèvres.

Edward relâcha ses seins et vint saisir à pleine main ses fesses. Il les malaxa alternant entre la douceur et la fermeté. Cet homme lui faisait tourner la tête. Elle perdait pied entre ses mains d'expert. Puis, elle le vit ouvrir son pantalon. Sortir son pénis et le présenter à son entrée.

- Tu penses être prête à me recevoir?

Sans attendre elle attrapa sensuellement le sexe de son partenaire et fit entrer le gland en elle lentement. Cependant, Edward avait quant à lui d'autres projets. Il la pénétra d'une longue poussée ferme, dur et efficace. Ils gémirent à l'unisson une fois au fond. Le sentir si serrer autour d'elle, lui donna le tournis et elle faillit tourner de l'œil, avant de se reprendre.

- Baise-moi.

L'entendre dire une telle chose lui fit un effet d'enfer. Bella réalisa de petits mouvements d'ondulation pour combler sa demande. Pour faire un peu plus de place aussi. Elle gémit lorsqu'Edward passa sa langue chaude et humide sur son sein droit.

- C'est bon!

Edward avait un sourire divin sur le visage. Il était d'une beauté époustouflante à vrai dire. Ses mains se posèrent sur les fesses d'Isabella, qu'il caressa délicatement et la guida pour ses mouvements de basin. Ils alternaient entre rapide, lent, haut, bas... Perdant le contrôle Edward attrapa ses fesses avec dureté et la souleva pour vigoureusement la soulever et la rabaisser sur son sexe.

- Putain, lâcha-t-il, en grognant.

- Continue, lui glissa-telle à l'oreille en retour.

A son tour de jouer, elle passa sa langue jusqu'à son lobe qu'elle je prit en bouche. Il recommença l'opération une, puis deux fois. Par la suite, elle prit le relais essayant de garder le rythme Descendant et montant en rythme. Elle perdait pied totalement. Mais, elle n'était pas la seule.

- Je ne vais pas tarder, décréta-t-il, avec beaucoup de difficulté.

Son visage était tordu par le désir. Ses mains vagabondes entre les hanches de la femme contre lui, ses seins et ses fesses. Un mélange extraordinaire de caresses douces et sensuelles. Edward fini par accélérer et venir en même temps qu'Isabella.

- Tu me rends fou, chuchota-t-il contre son cou.

- Nous sommes complètement fous, marmonna-t-elle en poussant un bâillement de satisfaction et de détente absolue.