Chapitre 19.

Isabella ne savait pas vraiment comment se comporter. Un mélange de joie, de bonheur et de tension l'habiter. Sébastien était au volant du 4x4, tendit qu'elle était à l'arrière du véhicule. Son petit frère James, à sa droite. Sa petite sœur Sophie, à sa gauche. Tous deux ayant une de ses mains en possession. Sur le siège passage avant une employée de l'état chargé de garder le groupe à l'œil. C'était la première fois qu'elle avait le droit de voir et d'emmener sa famille hors de l'orphelinat depuis l'accident de leurs parents. Cela était étrange en un sens. Sans Edward, la famille Swan n'auraient jamais pu réussir un tel exploit. Jamais. Il avait réussi son exploit en une semaine seulement. Il avait été d'une intransigeance sans nom. Madame Rosaline n'avait pas eu le choix d'après les renseignements qu'Edward et Sébastien lui avait donné. L'homme qui partagé maintenant sa vie était passé au-dessus d'elle. Cet homme était plein de ressource. Madame Rosaline devait être furieuse. Mais pour le moment, Bella voulait juste profiter de la chance de les avoir prêt d'elle.

- Tu crois qu'on va lui plaire? chuchota doucement Sophie, en serrant encore plus sa main.

- Évidemment, ma puce. De toute façon, il n'a pas le choix, rajouta-t-elle en l'attirant contre elle. C'est bon de t'avoir pour une soirée.

Elle sourit grandement, puis tourna le visage pour voir le visage de son frère.

- Tu comptes faire la tête toute la soirée?

- Peut-être, grommela-t-il.

Sophie grimaça et Bella réagit de la même façon. James n'appréciait pas vraiment la rencontre à venir. Il était froid, distant et tendu. Cette soirée allait être épique si James ne se clamait pas. Sébastien se gara devant le restaurant le plus gastronomique de la ville. Son frère en eut d'ailleurs la bouche grande ouverte.

- Euh… tu es certaine que c'est ici? Lui demanda-t-il doucement.

- Oui. Et Sébastien a également eu la même adresse. Respire James, souffla la grande sœur, en l'embrassant sur la joue.

On s'occupa du petit groupe dès leur sortie de voiture.

- Madame?

- Une réservation au nom de Cullen, souffla-t-elle, dans un grand sourire.

L'homme hocha la tête prestement et leur fit signe de le suivre. Le restaurant était somptueux de l'extérieur et encore plus impression de l'intérieur. Heureusement, la tenue de Bella était adéquate pour ce genre de lieu, Edward s'en était chargé. Une robe longue noir, de hauts talons, un petit sac assortie et une haute queue de cheval. Pour le maquillage quelques choses de léger, mais de lumineux. Le regard d'Isabella virevolta de part et d'autre comme le reste des convives, mais très vite son regard tomba sur une seule chose. Ou du moins sur une seule personne : Edward Cullen !

Il était assis à table plutôt grande. Isabella n'avait dieu que pour lui tellement il était incroyable. Encore maintenant, elle était très intimidé par cet homme. Comme souvent. Bella le vit passer une main dans ses cheveux, puis boire une gorgée de son liquide ambré. Une seconde plus tard, il sourit tendrement en croisant son regard et se leva de son siège pour les accueillir. Il semblait un peu nerveux lui aussi, ce qui calma étrangement Bella.

- Bonsoir, je suis Edward Cullen, dit-il simplement accueillant les nouveaux arrivants.

- Bonsoir, Edward. Je suis Sophie Swan, la petite sœur de Bella. Et voici James, notre frère.

Edward inclina la tête sur le côté un sourire radieux sur le visage.

- Bella avait raison. Tu es une jeune fille pleine de vie et très charmante.

Sophie sourit deux fois plus, surtout lorsqu'Edward tira une chaise pour l'aider à prendre place à table.

- Merci, souffla-t-elle d'une petite voix enfantine.

Edward tendit par la suite la main vers James. Le frère de sa douce, resta immobile quelques secondes, puis finit par serrer la main qu'on lui présentait. Se ravissant d'être le petit con de service. Il ne voulait pas non plus trahir sa sœur ou lui faire honte.

- Ravi de faire ta connaissance, James.

- Ouais... soupira mon frère, s'installant en face de Sophie.

- Edward, voici Christine Delporte. Une employée de l'état qui joue le rôle de chaperon ce soir, dit-elle sans émotion.

Edward la regarda de la même façon, avant de lui serrer la main. Puis, il se tourna vers sa douce compagne l'embrassa sur la joue doucement, un sourire délicat sur les lèvres.

- Content de te retrouver princesse.

- Je ne suis partie que quelques heures, s'amusât-elle, prenant place en bout de table.

Edward fit de même à l'autre bout, tandis que Christine Delporte prenait place entre Edward et Sophie. Un serveur apparut comme par magie, après un mouvement de tête très noble du milliardaire. Edward lui jeta un petit coup d'œil et Bella prit aussitôt la parole comprenant le message.

- Deux sodas et du vin blanc. Fruité de préférence.

Edward tourna le visage vers Christine Delporte visiblement pas très à l'aise.

- De l'eau, s'il vous plaît.

- Rajouter du whisky de cinquante ans minimum. Sans glaçon. Pour le vin blanc de madame, ça sera un vin français.

- J'en prends note, monsieur Cullen. Je vous apporte cela immédiatement. Vous souhaitez la carte des plats?

- S'il vous plaît. J'ai déjà prévenu le Chef Fernand que ses jeunes gens avaient écoles demains. Il sait quoi faire, l'informa Edward en le surprenant à moitié.

Bella roula des yeux amusé par cet homme.

- Puis-je me permettre une question? demanda timidement Christine Delporte à Edward.

- Évidemment!

- Avez-vous les moyens pour un lieu comme celui-ci ou est-ce un moyen de nous impressionner?

Elle avait fini sa question en relevant un sourcil. Isabella en resta muet sous le choc, la bouche grande ouverte. Elle n'était pas prête à se faire moucher ainsi. Edward pourtant resta maître de lui-même comme toujours. James ricana brisant le petit silence qui venait de s'installer apaisant un peu la situation.

- Vous ne savez vraiment pas qui est ce type ? s'amusa James.

Christine Delporte secoua la tête négativement en réponse/.

- Edward Cullen est un des hommes les plus riches de notre planète, dit-il sur le ton de la confidence.

- James, le réprima aussitôt sa grande sœur.

- Ne t'en fais pas, Bell'. James a raison pourquoi s'en cacher.

Edward tourna ensuite le visage vers Christine qui avait perdu toute son assurance.

- Je possède une des plus florissantes entreprises de ce siècle.

Elle arqua un sourcil.

- PDG principale de « Cabinet Project and CO ». Je suis également actionnaire à vingt pour cent de Cullen-Copyright-Corporation. Je dispose aussi de plusieurs hôtels luxueux à travers le monde. Ce qui me classe très haut dans l'échelle sociale. Vous pouvez confirmer mes propos sur internet. Wikipédia a d'ailleurs fait une biographie plutôt complète, s'amusa-t-il finalement, avant de reprendre son sérieux. Alors... oui, madame Delporte, j'ai les moyens pour ce restaurant. Et non, je ne cherche pas à vous impressionner. J'aime les plaisirs de ce genre et encore plus faire plaisir aux personnes chères à mon cœur. Par contre, s'il ne tenait qu'à moi, votre présence ici ne serait pas admise.

Sa voix était douce, mais ferme. Il venait de la remettre en place en douceur. Bella l'aimait encore plus pour ça. Simple et classe. Elle aurait aimé faire de même.

- Très bien. Nous allons tous nous détendre et savourer cette soirée, scanda Isabella rapidement. Alors... tient... Sophie comment se passe tes cours de danse?

Sa petite sœur eut les yeux davantage pétillants. Elle se lança dans un monologue ce dont le groupe avaient fortement besoin. De temps en temps, Edward ou Isabella remettaient la machine en route l'air de rien pour combler les trous. L'apéritif fini, le plat principal fut amené. Edward leurs avaient conseillés habilement et ils avaient tous suivi ses conseils. Bella se retrouva avec du poisson, des légumes et du gratin de choux-fleurs. Le tout en portion respectable et très joliment présenter. James se retrouva avec une pizza géante. Sophie avec un hamburger majestueux qui donna l'eau à la bouche a sa grande sœur.

- Si tu veux changer, il n'est pas trop tard, lui lança Edward moqueur.

- Non, merci.

Edward ricana, puis fit signe à nouveau au serveur qui accourut vers lui.

- Monsieur Cullen? Quelques choses ne vont pas?

- Tout va très bien. Merci, rajoutez-nous une assiette de hamburger le chef à fait envie à toute la table.

- Il en sera ravi. Je vous apporte ça rapidement.

- Merci.

Bella fit son possible pour ne pas le regarder et commença son plat en salivant d'impatience. Les discussions repartirent sans mal. Sophie questionna Edward avec énergie sur son travail et même un peu sur sa famille.

- C'est vrai que tu as une maison près de la mer?

- Oui, sourit-il.

- C'est loin?

- Les Hamptons? demanda Edward doucement, alors que Christine Delporte s'étouffa.

Edward préféra l'ignorer et continuer.

- C'est à environs une heure en prenant l'hélicoptère.

- En hélicoptère?

Sa voix avait monté dans les aiguës. Certaines personnes aux tables voisines avaient les yeux braqués sur le petit groupe ce qui amusa le jeune couple. Edward ricana aussitôt détendant la situation.

- Oui, grommela Bella. J'ai pris ce truc volant.

- Oh la chance! clama-t-elle émerveiller.

- Ne t'inquiète pas. Tu auras doit à ton baptême de l'air toi aussi... jolie Swan.

- Je ne pense pas que madame Rosalie accepte une telle chose! fit James. Ne lui donne pas de faux espoir.

- Ce n'est pas un faux espoir, continua Edward calmement. Sophie et… toi, si tu désires pourriez prendre l'hélicoptère, l'avion, et tous autres moyens volants si je le souhaite. Et que Bella m'y autorise cela va de soi.

Elle lui fit aussitôt les gros yeux pour lui demander d'arrêter cette discussion.

- Nous devons juste être patients... pour le moment, termina-t-il alors que le serveur revenait pour débarrasser les plats.

Bella savait pertinemment ce qu'Edward avait en tête. Il ne perdait pas de temps pour mener ses actions. Hier, elle avait surprit une de ses conversations téléphoniques avec ses avocats et Bella en avait eu des sueurs froide. Et, il y a deux jours, elle avait surprit une autre, mais avec T-Jay cette fois-ci. Alors pour le moment, Bella faisait un peu semblant de ne rien savoir... comme si de rien était. Lui aussi visiblement. James semblait de moins en moins sur ses gardes et Bella souffla un peu plus de soulagement. C'était sa plus grande crainte. Au moment du dessert, il fit même une petite blague sur un des noms de la carte, qui fit sourire et rire tout le monde à table. James n'avait pas mauvais fond, il était simplement inquiet pour ses sœurs. Et aussi, il avait peur d'être déçu. Ou triste. Bella ne pouvait que le comprendre.

Sophie avait délaissé son siège pour les genoux de Bella pour la fin du repas. Ils étaient en pleine dégustation d'une des meilleures, mais aussi des plus grandes glaces de leur vie. Deux personnes pour quinze boules de glaces. Le tout saupoudré de crème chantilly et de bonbons. James avait pris autant de photos que de boules ce qui les avait fait rire grandement.

- Tu vas avoir une indigestion, soupira Edward en détournant les yeux de ce spectacle.

- Pas grave, s'amusa Bella tel une enfant.

- Doucement Sophie, clama James, la voyant mettre de grande cuillère dans la bouche. Aucune pour rattraper l'autre, trancha-t-il, alors que les filles lui tirait la langue. Bataille perdue mec, fit James à Edward.

- La prochaine fois, nous irons aux Chinois. Il n'y a pas de glace. Juste des fruits, se vanta-t-il alors qu'elles grognaient toutes les deux.

- D'accord, pour le chinois, fit James. J'en connais un super bon dans notre quartier, rajouta-t-il.

- Peut-être, mais le mien doit être meilleur, s'amusa Edward en administrant un clin d'œil à sa douce compagne.

- Vraiment? Tu es bien sûr de toi ?

- Effectivement, car il se trouve à Tokyo. D'accord, c'est le Japon, mais on y mange très bien asiatique, termina-t-il fier de son petit effet.

Bella en eut la bouche grande ouverte. James ne savait pas quoi répondre et Sophie faisait la navette entre eux trois.

- Est-ce que tu es en train de dire que tu envisages un voyage au japon? se renseigna-telle, avec des sueurs froides.

Oui. À Tokyo. J'ai une visite à programmer dans deux à trois semaines. Je souhaite que tu m'y accompagnes. Sophie et James également. Vous allez adorer le Japon.

Elle avait dû mal à en croire ses oreilles. C'était impossible ce qu'il programmé.

- Vous devez avoir l'accord de la responsable de l'orphelinat et de l'état, grogna Christine Delporte prête à mordre. L'état n'autorise pas de sortie de territoire de surcroît... ne donner pas de faux espoir à cette famille.

- Je ne donne aucun faux espoir, madame Delporte. Je fais toujours mon maximum pour tenir parole. C'est ce qui fait de moi un homme de parole et de pouvoir. Si je dis pouvoir et vouloir emmener la famille Swan à Tokyo... alors qu'il en soit ainsi. Personne... et je dis bien personne n'empêchera ses enfants d'être avec leur sœur. Est-ce que je suis assez claire pour vous, madame Delporte?

L'intonation de sa voix avait augmenté au fur et à mesure de sa phrase. Il intimé l'ordre et surtout le respect. Cet homme était incroyable. Parler ainsi à une employée de l'état, il ne pouvait être que le grand Edward Cullen. Lui seul pouvait se donner ce droit. La pauvre femme ne savait d'ailleurs que dire.

- Maintenant, je dois m'absenter quelques minutes. Je vais remercier le chef pour ce fabuleux repas et sa rapidité, clama-t-il en regardant profondément Bella, après un rapide coup d'œil à sa montre. Tu raccompagnes tout le monde, ma puce?

Cette dernière hocha doucement la tête incapable de faire plus. Cet homme était incroyable.

- Très bien. Sébastien te conduira à l'appartement ensuite. Je vais repasser rapidement au bureau et je te rejoins.

Il se leva avec grâce et présenta sa main à James stupéfait.

- James merci pour ta compagnie. J'ai passé un moment fort agréable. Je te promets d'avoir des places pour le prochain match du Super Bowl.

- Merci Edward, dit-il rapidement les yeux brillants d'excitation.

- Quant à la superbe mini Swan, je te réserve quelques surprises pour notre prochaine rencontre.

- Vraiment? s'enthousiasma-t-elle.

- Oui, mais ne le dit à personne, d'accord?

Sophie fit semblant de fermer sa bouche à clé et de jeter celle-ci par-dessus son épaule. Ce qui le fit sourire.

- Parfait, mademoiselle Swan, scanda-t-il en lui ébouriffant les cheveux. Madame Delporte, continua-t-il en inclinant la tête lentement.

Elle fit de même en pinçant fortement les lèvres. Il semble que ses deux individus ne s'appréciaient pas des masses. Edward embrassa chastement du bout des lèvres Isabella, avant de s'éclipser en direction des cuisines. Bella guida le groupe hors du restaurant après avoir récupéré leurs affaires. Sébastien ouvrit la porte arrière réactive comme toujours une fois à l'extérieur du restaurant. Le vent frais lui fit du bien.

- Tout s'est bien passé mademoiselle Swan?

- Parfaitement. Et de votre côté? se renseigna-t-elle amusé.

- Comme sur des roulettes.

Il lui administra un clin d'œil et referma la portière derrière elle une fois tout le monde dans le véhicule.

- D'accord. Tu gagnes, déclara subitement James sans regarder sa grande sœur. Il est pas mal.

- Je veux juste votre bonheur James. Et, avec Edward nous pouvons l'être. Je l'aime réellement. Mais, si tu ne l'apprécies pas, je promets de ne pas le faire entrer dans vos vies.

James la regarda sans sourciller. Puis, il inclina la tête sur le côté.

- Je te fais confiance grande sœur. Si tu as confiance en lui... alors... nous aussi, dit-il, tendit que Sébastien prenait la route.

- Moi en tout cas, je l'aime beaucoup.

- Normale, il t'a promis des surprises, s'amusa moqueur James en lui tapotant le bout de son nez.

Sophie lui tira la langue, puis vint se blottir contre Isabella.

- On se revoit quand? réclama la jeune sœur doucement.

- Je ne sais pas.

- Tu me manques déjà, Bella.

- Je sais, ma puce. Vous êtes sages cette semaine avec les responsables et les autres enfants d'accord. ?

- Oui, firent les deux comme une seule personne.

- Et que de bonnes notes... sinon pas de surprise et pas de billet pour le Super Bowl...

- Ouais... ouais... on a compris... grogna James, déjà certain de voir le prochain match de sa vie.

Sophie ricana contre elle, lui faisant malgré ses bonnes résolutions sourires. Isabella n'en revenait pas... ses deux mondes venaient enfin de se rencontrer. Et tout c'était merveilleusement bien passé. Elle avait juste très peur d'une seule chose : qu'Edward est fait un peu trop de promesse. Certes, il était puissant et milliardaire, mais il n'était pas juge, avocat ou responsable de l'état... certaine chose ne pouvait pas être contrôler. Elle l'avait comprit avec le temps. Même l'argent, n'y pouvait rien.

Sébastien se gara devant l'orphelinat une bonne quinzaine de minutes plus tard. Madame Delporte le salua sans attendre et sortit du véhicule sans un mot pour Bella.

- Je vous aime fort, souffla cette dernière, en les prenants tous les deux dans ses bras.

- Bonne nuit, Bella, souffla Sophie avant de la quitter.

- À plus tard, dit tranquillement James la suivant de près.

Bella sortie du véhicule quand elle remarqua Madame Rosaline échanger quelques mots avec madame Delporte. Elle vient la voir quelques secondes plus tard.

- Laissez-moi deviner... sourit Isabella grandement. Elle n'aime pas du tout l'Edward Cullen riche et imposant.

Madame Rosaline écarta une mèche de devant son visage et la glissa derrière son oreille. Signe évident qu'elle était mal à l'aise et préoccuper.

- En effet, elle le trouve beaucoup trop... arrogant et tape à l'œil.

- Elle ne le connaît pas... bredouilla-t-elle. Cependant, je peux comprendre qu'elle le considère ainsi.

- C'est de ma faute, j'ai oublié de la prévenir que ton fiancé était richissime, sourit-elle. Alors cette soirée ? continua-t-elle l'air de rien.

- Géniale. Merci encore.

Elle secoua la tête charmée également que tout se soit passé à merveille pour la famille Swan.

- Je voulais t'appeler en début de semaine, mais avec ses monstres je n'ai pas eu le temps.

Isabella fronça aussitôt les sourcils, surprise par la suite de la conversation.

- Que se passe-t-il?

- J'ai reçu les documents te concernant. Pour la confirmation de domiciliation.

Bella souffla de soulagement. Edward lui avait certifié les avoir envoyés. Elle n'aurait pas dû douter de lui.

- Oh... je suis au courant, madame Rosaline. Edward m'a montré sa facture d'envoi. Il le dossier qui s'est égaré, dit-elle, dans une petite grimace.

- Ah! très bien... donc l'histoire est réglée?

- C'est à moi de vous poser cette question ! S'amusa Isabella.

- Oui, pour moi c'est réglé.

Isabella souffla de soulagement. Enfin, une bonne nouvelle dans cette histoire. Tout était finalement rentrer dans l'ordre. Elle n'avait plus à s'inquiéter.

- Parfait. Bonne nuit madame Rosaline.

- À Bientôt, Bella, chantonna-t-elle pratiquement en retournant auprès de madame Delporte qui fixer la jolie brune étrangement.

Madame Delporte n'avait rien contre Isabella, mais ce soir elle n'avait pas gagné des points avec elle. Loin de là.

Isabella rentra à l'appartement le sourire aux lèvres et surtout heureuse de sa soirée. Elle discuta un peu avec Edward avant de s'endormir pour ne se réveiller que le lendemain matin. La journée fut productive et elle travailla d'arche pied. Ce qui motiva les troupes pour le plus grand plaisir de T-Jay. Un peu après dix-huit heures, Edward surprit Isabella et vint la récupérer à la sortie des bureaux. C'est pourquoi, ils marchaient mains dans la main dans un des plus beaux parcs de la ville. Le temps était frais, mais très agréable.

- Tu veux vraiment nous emmener au Japon? Risqua Isabella, craintivement se posant la question depuis la veille.

Edward desserra sa cravate, puis la retira avant de la ranger dans la poche de son costume parfaitement taillé.

- Oui. Je dois me rentre à mon hôtel pour quelques documents à signer et je dois vérifier que tout roule là-bas. C'est un peu ma visite annuelle, si tu préfères, grimaça-t-il.

Isabella hocha la tête compréhensive, alors qu'il prenait son visage entre ses mains pour la regarder dans le blanc des yeux.

- Je t'ai promis de ne plus partir sans toi. Je respecte mes engagements, Bella. De plus, j'y resterai quatre à cinq jours. Ton frère et ta sœur auront l'occasion de t'avoir durant tout ce temps et de visiter un pays extraordinaire.

Bella sourit délicatement aux mots que cet homme exceptionnel venait de lui dire.

- Pourquoi fais-tu cela? Murmura-t-elle dans un petit souffle.

- Pour toi. Car, je t'aime et tu le sais, soupira-t-il avant de l'embrasser chastement.

- Merci.

- Sinon, parlons d'autre chose...

- De quoi veut-tu parler ? Questionna-t-elle surprise.

Il se racla aussitôt la gorge mal à l'aise pour le coup.

- Mes parents nous invitent à dîner demain soir !

Bella grimaça et Edward limita amusé.

- Je sais princesse. Mais je doute de pouvoir y échapper. J'ai certaines obligations. De surcroît, le gouverneur Waxman sera également présent avec sa femme.

- Vraiment?

- Oui, ce sont des amis de longue date de mes parents. J'ai quelques petites demandes à lui formuler et je souhaite t'avoir à mon bras ce soir-là.

- Demain soir? Risqua-t-elle en reprenant leur promenade.

- Oui.

Isabella réfléchit rapidement, puis se décida a sauter le pas.

- Très bien. Je serais présente. T-Jay me déposera chez vous directement, je suppose.

- Exact, sourit-il fièrement avant de porter sa main à ses lèvres et de l'embrasser sur le dos de celle-ci.

Bella trouva ça attendrissant.

- Autre chose, monsieur Cullen?

Elle le vit hésiter, avant de reprendre la conversation.

- La mission Alec Smith est en place, murmura-t-il très bas, lui donnant des frissons dans tout le corps.

- Comment ça? Souffla-t-elle arquant un sourcil.

- Crois-moi Bella... tu ne dois rien savoir d'autre. J'en ai déjà trop dit.

- Edward... ne fait rien qui risquerait de nous séparer, dit-elle le cœur serré.

- Promis, dit-il alors que le couple retourner déjà en direction de la voiture.

Edward avait eu besoin de lui parler de certaine chose hors de vue des personnes et surtout des oreilles indiscrètes. Le parc avait été un choix idéal.

- Edward?

- Hum?

- Depuis que Sébastien est à... mon service... je ne rêve que d'une chose, dit-elle très doucement à son oreille.

Edward arqua un sourcil, avant de les froncer.

- Je t'écoute.

- Je rêve de conduire le 4x4.

Ses yeux s'agrandissent vivement.

- Hors de question, beugla-t-il la faisant sursauter.

Malheureusement, Edward ne réussi pas à tenir a ce petit bout de femme qui gagna la bataille. Après une longue discussion, elle s'installa derrière le volant satisfaite. Edward sur le siège passager avant, tandis que Sébastien avait rejoint Monsieur Ross dans le second véhicule.

- Il n'a pas confiance, rouspéta Bella en pointant son garde de l'index.

- Il s'inquiète… nuance! soupira Edward, tout en vérifiant que sa ceinture de sécurité est bien mise.

Elle préféra se mordre l'intérieur de la joue et mettre le contact plutôt que de rire de la situation.

- Edward?

Il ne répond pas. Elle le regarda par contre se tenir fermement sur son siège et sur la portière. Très bien, grogna-t-elle intérieurement. Bella s'engagea sans attendre sur l'avenue le pied sur l'accélérateur après avoir vérifier que la voie était libre.

- Non de dieu, Bella… qu'est-ce…

Elle tourna sur la droite le clouant à son siège. Le pauvre Edward en avait la bouche sèche pour le coup. Isabella conduisait terriblement vite. Et surtout avec habilité et dextérité. Edward le remarqua en quelques minutes. Sans aucun mal et fluidité, elle doubla quelques voitures et contrôler absolument tous les axes. Même ceux derrière eux. Finalement, Isabella dû arrêter la voiture à un feu rouge dix bonnes minutes plus tard. Derrière eux, Sébastien et Mr Ross était furibond. Bella sourit deux fois plus totalement satisfaite.

- Ils vont te passer le savon de ta vie.

- J'en doute, sifflota-telle, en balançant la tête sur le rythme d'un air imaginaire.

- Tu ne vas rien me dire?

- Pas tout de suite. Je préfère me concentrer et surtout profiter du moment.

Edward grogna et elle s'élança à nouveau sur la route, lorsque le feu passa au vert. Elle sifflait littéralement un air joyeux tout en conduisant.

- Tu m'impressionnes, entendit-t-elle, Edward d'une voix suave.

Elle sourit de toutes ses dents sans pour autant quitter la route des yeux.

- Et, tu te rends compte de mes talents que maintenant?

- Non. Je savais que tu étais la femme parfaite… mais, conduire aussi facilement un gros 4x4…

Edward siffla impressionné la faisant totalement rire.

- Ne me déconcentre pas!

- Ah désolé, riposta-t-il une grimace dans la voix.

Moins de dix minutes plus tard, Bella se gara dans parking sous-terrain de l'entreprise et de leur appartement. Des applaudissements résonnent dès qu'elle pausa pied-à-terre. Prise dans le petit jeu, elle salua telle une princesse.

- Merci… merci… s'amusa-t-elle terminant la main sur le cœur.

- Bon nous t'écoutons, lâcha Edward en appuyant sur bouton d'appel de l'ascenseur.

Monsieur Ross et Sébastien étaient tout aussi impatients.

- Depuis mes seize ans, j'ai droit à un stage de conduite pour voiture sportive… un cadeau de Madame Rosaline pour mon anniversaire.

Edward hocha la tête doucement.

- Donc pas de souci sur la conduite, trancha Sébastien admiratif.

- Non, aucun problème, dit-elle lui tirant la langue. Je sais conduire sous la pression, sous la pluie, la neige, le verglas et tout ce qui s'en suit.

Sébastien lui posa plein de question durant toute la monté de l'ascenseur. Puis, une fois à l'appartement tout le monde se sépara comme par magie. Isabella en profita pour se précipiter dans la salle de bain, elle avait envie d'une longue douche chaude et bouillante. Par la suite, elle passa un bas de jogging et un débardeur. Elle espérait fortement être seule avec Edward ce soir. C'était même son souhait le plus cher. Elle s'installa confortablement sur le divan du salon avec un de ses livres et profiter du moment de calme. C'est après la lecture de cinq chapitres que son homme fini par la rejoindre.

- Tu veux boire quelques choses? réclama-t-il doucement.

- Madame Ross t'a devancé, lui apprit-elle lui montrant sa tasse de thé.

- Ah…

Edward s'installa près d'elle et ne bougea pas durant un long moment. Les yeux fermé, le visage tourner vers le plafond, il semblait apaisé.

- OK… quoi? Souffla-t-elle, n'y tenant plus.

- Rien.

Isabella n'arrivait pas à se concentrer. Elle souffla bruyamment et ferma son livre sans cérémonie Sans attendre, elle glissa ses bras autour de son cou et l'embrassa légèrement. Il ne se fit pas prier.

- Une soirée que entre toi et moi?

- Oui… ma douce!

Sa langue vint batailler avec la mienne la faisant gémir de désir.

- C'est dur de ne pas te voir tous les jours, lui souffla-t-il sur le ton de la confidence.

- Je sais. Je ressens la même chose.

Edward actionna la chaîne hi-fi et un air délicat de classique s'installa dans l'air.

- C'est si bon, soupira-t-il s'allongeant sur le divan tout en l'entraînant avec lui.

Ils restèrent de longues minutes ainsi. C'était le temps calme de cette journée de folie, mais aussi des questions et des réponses. Pourquoi pas, des confidences également.

- Edward?

- Hum?

- J'ai une question.

Il la regarda intensément, avant de fermer les yeux fortement et de les rouvrir.

- Tu as vu les informations? siffla-t-il.

- Exact, dit-elle surprise d'une telle réactivité vu le moment paisible.

- Ne me pose pas la question Bella. Je te supplie de ne pas me demander ça, murmura-t-il torturé.

- Je veux juste savoir comment? Souffla-t-elle.

Edward garda le silence.

- Je ne veux pas te mêler à ça.

- Je suis déjà mêlée à ça, pesta la jeune femme, le frappant à l'épaule. Tu m'as juré de ne rien faire de criminel ou de dangereux.

- Je n'ai rien fait, siffla-t-il. Rien ne me relie à ça.

Le « ça » dont Edward parlait était l'incendie criminel qui avait détruit le trois quarts des habitations de son ancien immeuble. Tous les journaux de la ville et même la télévision sont sur l'affaire. Elle avait pu le voir les informations sur son téléphone entre deux chapitres de son livre. Aucun blessé heureusement. Par contre, Timothy Scholz risquait gros dans cette affaire. Le bâtiment n'était pas aux normes. Pas d'assurance. La ville était même en train de porter plainte contre lui. Les habitants également.

- J'ai peur de ce que tu as en tête, chuchota Bella. Peur de te perdre.

- Il ne m'arrivera rien, Bella.

- Comment peux-tu en être si sûr? S'énerva-t-elle vivement.

- Fait-moi confiance, mon cœur. Je ne fais rien pour attirer l'attention et jamais rien au hasard. J'ai toujours une longueur d'avance sur tout le monde. Et, je suis très bien entourée.

Cette tirade donna à Isabella des sueurs froides.

- Donc, la conversation est clause? Tu ne vas rien me dire?

- Tu ne dois rien savoir. Absolument, ne rien savoir. Cela est pour ton bien. Fais-moi confiance.

- D'accord, soupira-t-elle fortement. Parlons d'autre chose... c'est quoi cette histoire de nouvelle carte bancaire et de cinq mille dollars?

Edward la regarda sans bouger avant d'exploser de rire. Pour le coup, il ne s'attendait pas à ce changement de conversation si soudain. Et, les yeux grand ouvert de sa compagne.

- Je t'ai ouvert un compte en banque.

- J'ai cru comprendre ça merci, cracha-t-elle. Ce que je veux savoir c'est...pourquoi?

- Ta carte ne passe pas à l'étranger et je ne serais pas toujours avec toi au Japon. C'est pour éviter les ennuies.

Isabella était bouche bée. Cet homme avait toujours réponse à tout. Et surtout une longueur d'avance sur tout le monde.

- Quant au cinq mille dollars, ce sont les premiers intérêts de ton licenciement. Crois-moi, il te servira durant ton voyage. Le Japon est empli d'objet... inattendu.

- Nous allons voir ça, conclu-t-elle, posant mes lèvres sur les siennes.

Bella n'avait pas envie de continuer cette discussion. Elle voulait juste profiter de cette soirée avec lui. Et de se reposer physiquement et mentalement. Elle en avait fortement besoin.