Titre : Lutter pour ne pas t'aimer,

Auteur : Althaïs

Beta : Miss Damdam Oceanne1979 Cocolie

Disclaimer Les personnages d'Harry Potter sont à JK Rowling je ne fais que les emprunter,

Pairing : Drago Harry

Avertisement : Ceci est un slash Homophobe s'abstenir

Note : La fiction est totalement écrite il faut juste que je n'oublie pas de poster, J'ai l'accord de l'auteur pour la poster sur ce site.

Merci à Brigitte26 pour les rewiew , aux personnes ayant mis la fiction en favori et à celles qui la suivent

Chapitre 19 Petits rhumes et pimentine.

Harry se blottit un peu plus contre Drago qui fut parcouru de frissons, non plus de froid, mais de désir. Le Serpentard eut un pâle sourire en songeant que Potter, en voulant une fois de plus jouer au bon samaritain, ne faisait que l'exciter un peu plus. Drago aurait voulu avoir eu le cran de lui lancer un sortilège bien senti pour ce que le Gryffon lui avait dit dans les vestiaires de Quidditch, mais il s'était aperçu qu'il ne voulait en aucun cas faire de mal à son ancien ennemi. Le fils de l'ancien bras droit de Voldemort se trouvait pathétique mais quoiqu'il puisse en penser, il savait que de toute manière il aimait trop le brun et qu'il lui pardonnerait tout, ou presque.

Harry déglutit péniblement, il sentait la main de Drago dans son dos. Le blond inconsciemment, le caressait tendrement et l'élu poussa un râle de plaisir qui se transforma en cri d'appréhension et de honte en sentant son sexe se durcir. Le muret de la tour était un bon pare-vent, mais il n'empêchait pas le froid mordant d'envelopper les deux garçons. Harry resserra autour d'eux sa cape, qu'Hermione avait ensorcelée quelques temps auparavant, pour renforcer sa capacité à protéger du froid, et se faisant, il frôla la joue de Malefoy de sa main. Celui-ci après s'être redressé, contempla le brun, ses prunelles grises voilées de concupiscence. Harry eut l'impression que son cœur venait de s'arrêter et il se mit à caresser les lèvres du vert et argent. Drago, interdit, ne broncha pas mais se raidit imperceptiblement.

Le rouge et or fixait les lèvres si roses, si charnues de son ancien ennemi, Une incitation à les goûter, pensa Harry avant d'en prendre possession. Drago, s'attendait si peu à ce que Potter l'embrasse qu'il mit quelques secondes avant d'introduire sa langue dans la bouche de Potter. Les bords de la cape glissèrent mais ni le Serpentard, ni le Gryffondor ne s'en soucièrent. Harry explorait consciencieusement la cavité buccale de son ancien rival, qui lui mordilla la lèvre. Harry passa la main dans la chevelure, si douce, si soyeuse, du prince des serpents. Drago gémit légèrement. Il quitta la bouche du survivant et vint lécher et suçoter le cou du brun qui ferma les yeux pour savourer pleinement les sensations que Drago éveillait en lui. Harry était fébrile. Les longs mois de fantasmes qu'il avait vécus, ne l'avaient pourtant pas préparé à une telle déferlante d'envie et de plaisir. Harry attira Drago, de sorte à sentir son torse contre lui, et plaqua sa main libre sur les fesses de Malefoy. Drago gémit. S'il ne repoussait pas Potter maintenant, plus rien ne pourrait l'arrêter. À contrecœur, il se détacha du sauveur. Drago voulait que si un jour leur relation aille plus loin que quelques baisers volés, ce ne soit pas sur un coup de tête. Le Serpentard souhaitait que ni lui, ni Harry ne le regrette après coup et il savait qu'Harry n'était pas encore prêt pour cela.

« Harry…
- Quoi, souffla l'élu rempli d'interrogation, ne comprenant visiblement pas pourquoi son blond l'avait repoussé.
- Non, je ne veux pas… pas comme ça… pas après... expliqua le vert et argent, sa voix se brisant sur le dernier mot.
- Pas après ce que je t'ai dit dans les vestiaires, compléta Harry mortifié. Je... Drago… Écoute, je m'excuse, même si je sais que ce ne sera pas suffisant, je suis désolé. J'aimerais …
- Parle moi de toi, le coupa Malefoy, espérant que cela suffirait à se tenir éloigné des lèvres et du corps du brun. »

Harry, d'abord sidéré, finit par obéir et raconta à Malefoy son enfance chez les Dursley : le placard, les vieux vêtements de Dudley, les brimades, les moqueries, la tante Marge et son bouledogue. Il lui avoua ne pas avoir su qu'il était un sorcier avant la venue d'Hagrid, que sa tante et son oncle lui avaient fait croire que ses parents étaient morts dans un accident de voiture. Puis il arriva à son entrée de Poudlard.

« Après, je pense que je n'ai pas besoin de te raconter ce qu'il s'est passé.
- Non, continue Harry. J'aime bien t'entendre parler de toi, riposta le Serpentard avec sincérité. »

Drago avait toujours su que Potter avait grandi chez les moldus et il avait bien entendu des rumeurs disant qu'il ne les aimait pas, mais il n'avait jamais pensé que sa famille l'avait traité ainsi. N'importe lequel des sorciers aurait été fier d'éduquer Harry Potter. Même chez lui, le nom d'Harry Potter avait eu un caractère sacré, bien que ce fût pour de mauvaises raisons. Malefoy sentait une colère sourde gronder en lui, à l'encontre des moldus d'Harry. Il était le seul qui avait le droit de faire souffrir Potter et ce depuis leur première année au château. Harry continuait à raconter sa vie. Drago l'interrompant parfois pour demander des précisions. Le Serpentard avait toujours envie d'embrasser le Gryffon mais sa libido s'était apaisée. Il en allait de même pour le survivant qui était confortablement installé dans les bras de Drago qui ne l'avait pas lâché. Les souvenirs de son enfance avaient suffis à éteindre le désir ressenti plus tôt.

Ni l'un, ni l'autre ne s'aperçurent que la porte de la tour s'était ouverte, trop fasciné, l'un par l'autre, trop serein, d'être l'un contre l'autre. Ils passèrent la nuit pelotonnés ainsi et parlèrent de tout, de rien, comme ils ne l'avaient jamais encore fait. Les deux jeunes hommes savaient que quelque chose avait définitivement changé ce soir-là.

Drago ne regrettait pas d'avoir repoussé Potter. Il savait pourtant que s'il ne l'avait pas fait, Harry lui aurait appartenu, mais il souhaitait plus qu'une coucherie d'un ou de quelques soirs. Il savait que le Gryffondor était attiré par lui mais pour Drago se n'était pas suffisant. Au petit matin, juste avant de se séparer, le blond fut enchanté d'entendre l'élu demander d'une voix angoissée:

« On se revoit quand ?
- Tout à l'heure en cours, plaisanta Malefoy, le cœur en fête, mais devant la mine déçue du brun, il ajouta : tu te rappelles la salle à côté de l'infirmerie ? J'y serai ce soir. »

Pendant ce temps là, une Hermione catastrophée patientait dans le hall du château près du couloir menant aux cachots. Zabini arriva, accompagné de Nott.

« Théo, j'ai oublié mon livre de sortilège, je retourne le chercher. »

Blaise amorça un demi-tour mais dès qu'il fut certain que son ami fut entré dans la grande salle, il alla rejoindre Hermione.

« Harry, n'est pas rentré.
- Drago non plus, avoua le métis sombrement. Finalement, on a peut-être eu tors.
- Tu crois qu'ils ont passé la nuit là-haut ou que… »

Hermione stoppa net en voyant Drago et Harry descendre le grand escalier en marbre. Blaise la tira de sorte à ce que les deux garçons ne puissent pas les apercevoir et lui plaqua une main sur la bouche quand elle voulut protester :

« Je ne tiens pas à ce que Drago me demande ce que je fais avec toi, et je veux encore moins qu'il sache que nous sommes responsables de son enfermement dans la tour, souffla Zabini à l'oreille de la Gryffonne. »

Hermione hocha la tête et le métis la relâcha. D'où ils étaient, ils virent les deux garçons se faire face et se saluer d'un signe de tête. Harry se dirigea vers la grande salle, mais Malefoy contourna les escaliers pour retourner à leur salle commune.

« Eh merde ! fit Blaise, il vient vers nous.
- Laisse toi faire. »

Hermione pointa rapidement sa baguette sur le mulâtre, puis après un coup d'œil approbateur, elle en fit autant pour elle-même. Blaise, ayant compris qu'elle les avait désillusionnés, se poussa de la trajectoire de l'ancien préfet des Serpentard.

Drago, encore frigorifié, resta un long moment sous le jet d'eau chaude de la douche. Il revêtit ses habits les plus chauds et n'ayant plus le temps d'aller déjeuner, il se précipita dans les couloirs jusqu'à la classe où enseignait le professeur Flitwick. Ses camarades de dortoir l'observèrent avec intérêt mais le prince des serpents haussa les épaules, agacé, et ignora les interrogations de Blaise.

Le professeur les fit enfin entrer et Drago ne fut pas mécontent d'échapper ainsi aux regards scrutateurs de Blaise et ceux, un poil moqueur de Théo, qui refusait toutefois de lui parler. Harry s'installa avec Ron et Hermione au dernier rang. Il n'avait pas échappé non plus à la curiosité de ses amis. En particulier à celle de Ron, qui pensait qu'il avait passé la nuit avec une nouvelle petite amie. Hermione se contentait de le regarder pensivement.

Harry eut beaucoup de mal à se concentrer sur les explications de Flitwick. Il ne cessait de laisser son regard dériver sur le dos de Malefoy. Il avait beaucoup aimé être dans les bras du Serpentard. Le survivant fronça les sourcils en voyant le blond se masser les tempes. Malgré la température plutôt clémente de la salle de classe, Drago avait horriblement froid. Une migraine lui vrillait le crâne et des picotements commençaient à lui tirailler la gorge. Drago soupira. Il ne manquait plus que cela.

Hermione dut à plusieurs reprises, inciter Harry à suivre le cours mais celui-ci s'inquiétait pour le blond, qui s'était légèrement affaissé sur son siège. Et à la fin du cours, il s'arrangea pour se retrouver dans le champ de vision de celui-ci en simulant attendre Hermione et Ron qui rangeaient leurs affaires consciencieusement alors que lui-même les avait fourrés pêle-mêle dans son sac. Le prince des serpents, en passant près de lui, effleura son poignet et lui souffla:

« Je vais voir Pomfresh, je crois que j'ai attrapé un rhume. »

Le survivant acquiesça d'un signe de tête qui aurait pu passer pour une nouvelle provocation tant son visage était crispé.

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Drago ne réapparut pas de la journée et Harry se demandait s'il n'allait pas simuler être malade pour pouvoir avoir de ses nouvelles, quand un hibou de l'école vient se poser près de lui. Il se saisit avidement du parchemin.

Harry,
Je suis désolé mais je ne pourrais pas venir ce soir.
On se voit demain.
DM.

Le sauveur, désappointé, grogna. Il espérait que Drago aille bien. Il aurait aimé que le blond lui donne un peu plus de détail sur sa santé. Harry maugréa de nouveau et se remit à recopier son devoir d'histoire de la magie, qu'Hermione avait eu la bonté de corriger. Neville entra dans la salle commune et vint se laisser tomber sur un fauteuil libre près du trio.

« Ben, ça va pas Neville, t'es tout pâle ? questionna Ron.
- Si, si, je viens juste d'accompagner Luna à l'infirmerie.
- Oh, s'exclama Hermione, il est arrivé quelque chose à Luna. ?
- Non, non, s'empressa de démentir leur camarade en rougissant fortement. Elle devait voir Pomfresh pour une potion pour les trucs des filles.
- Quels trucs de fille? s'enquit Ron, déconcerté.
- Rah, émit la gorge de sa petite-amie devant la stupidité du jeune Weasley. Tu sais bien Ron. Ce qui arrive une fois par mois à chaque fille, insista-t-elle lourdement.
-Oh ! fit Ronald, les oreilles écarlates.
- Ouais, enfin bon. Malefoy était là-bas aussi, déclara Neville. »

Harry, qui une fois rassuré sur le sort de Luna, avait cessé de se préoccuper de la conversation, se redressa.

« Ah, et que t'as fait cette sale fouine ? demanda le rouquin avec rancœur.
- Rien, Pomfresh lui a fait prendre de la pimentine.
- J'aurais bien aimé voir ça, s'esclaffa Ronald. Malefoy et ses oreilles fumantes.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle Ronald Weasley, rétorqua Hermione d'une voix stridente. »

Soudain, Harry éternua bruyamment.

« Oh non ! se lamenta la Gryffonne, toi aussi. »

Harry se moucha mais éternua de nouveau et à plusieurs reprises. Ses yeux coulaient, son nez avait fortement rougi. Ses amis se levèrent.

« Tu veux que je t'accompagne à l'infirmerie, proposa son meilleur ami.
- Pourquoi faire, répondit méchamment le survivant, pour que tu te moques de mes oreilles fumantes. Je suis certain que Dean ne verra pas d'inconvénient à venir avec moi. »

Celui-ci, installé sur une table non loin de là, releva la tête surpris, mais opina. Les deux garçons sortirent de la tour des Gryffondor sous l'expression ahuri de Ron, qu'Hermione houspillait déjà pour son manque de discernement.