Titre : Les flamants roses
Chapitre 19 : Le diner au restaurant
Paring : Jotakak
Rating : K
Disclaimer : Les personnages et l'univers de Jojo's bizarre adventure appartiennent au génie Hirohiko Araki, et non pas à mon humble personne
Storytime: Vous avez vu, j'ai tenu parole, j'avais dit sous 2jours, il est 23h00 et des poussières on est dans les clous hahaha.
Comme je le pressentais j'ai été contrainte de couper en deux ce chapitre, donc il va vous paraître un peu court, mais don't worry le suivant est quasi prêt et arrive rapidement.
Que dire de plus, comme c'est bientôt la fin, je commence à réfléchir à mes prochains projets de fanfiction. Non, non vous ne rêvez pas, je suis bien masochiste. Je suis la première à dire que je n'ai qu'une hâte c'est d'avoir bouclé celle-ci, mais déjà je veux retourner dans la spirale infernale de l'écriture et de la publication. Parce que j'aime trop mes boys purée. C'est une addiction. Sauvez-moi.
Et là je suis en train de me refaire les deux dernières saisons de Utapri, que je n'avais jamais maté… Ça vous dit du Utapri ? Help.
La journée défila en un battement de cil. A cause de toutes ses pensées perturbées, Kakyoin n'avait plus aucune notion du temps. Il se faisait littéralement engloutir par les secondes, les minutes, les heures, qui le rapprochaient de cet instant fatidique où il allait à nouveau se retrouver face à son ex.
Cette fois, encore plus que lors de leur précédente rencontre, il s'était mis sur son 31. Il avait sorti son plus beau costume bordeaux, en dessous duquel se trouvait un chemisier fin couleur saumon. Et pour bien mettre en valeur sa jolie nuque, il avait gracieusement surélevé ses mèches de derrière avec une pince dorée. Une très fine couche de maquillage, car malgré les couleurs excentriques qu'il aimait, il n'en faisait jamais trop, et un manteau bien cintré au niveau de la taille. Kakyoin Noriaki avait le chic de ne jamais faire la moindre faute de goût.
S'il était aussi soigné ce soir, il fallait aussi voir où le scientifique fortuné l'avait invité… Un excellent italien étoilé du nom de « chez Tonio ». Cet établissement était particulièrement réputé pour ses plats savoureux aux vertus curatives. Et que dire du service... En attendant son prince charmant devant l'entrée, il observait à quel point les clients étaient reçus avec bienséance. Alors qu'il était complètement fasciné par les grooms en uniforme, il entendit derrière lui un gros raclement de gorge.
- Je peux savoir qu'est-ce que tu regardes avec autant d'intérêt ?
Surpris, il se retourna d'un coup sec qui fit virevolter ses boucles d'oreille cerise, et se retrouva nez à nez avec l'homme qu'il attendait. Il voulut se justifier mais l'élégance de son cavalier lui coupa le souffle. Vêtu d'un long manteau noir à boutons argentés, le brun avait exceptionnellement abandonné sa casquette au profit d'une cire légère pour mettre ses cheveux en forme. Rabattus en arrière à quelques mèches rebelles près, ils laissaient libre son magnifique front viril. Les gants en cuir qui recouvraient ses mains en lui donnant un air de bad boy, ne laissait entrevoir que la peau de ses poignets féroces. Et cerise sur le gâteau, la métaphore est de rigueur, il avait sorti sa monture Dior à bords noirs qui mettaient en valeur à la perfection son regard turquoise.
- ...Tout compte fait, je crois que je préfère regarder de ce côté-ci..., répondit Kakyoin à moitié ébahi en le dévisageant.
- ...Ça fait deux fois que je te prends en flag. Je vais finir par croire que tu es devenu un vieux pervers Kakyoin, lui renvoya Jotaro pour le taquiner.
- Un quoi ?!
Le rosé n'eut pas le temps de s'offusquer de sa méchanceté, que déjà ils étaient installés à table avec deux verres de vin rouge. Emerveillé par cette ambiance des plus romantiques, il remarqua l'attention particulière de son ex :
- Oh tu t'es souvenu de mon vin préféré ?
- Mon arrière arrière-grand-père Jonathan était un gentleman anglais. C'est sans doute de lui que je tiens…
A l'entente de cette grotesque absurdité, Kakyoin éclata bruyamment de rire, jusqu'à en pleurer. Jotaro un gentleman ? Quand on connaissait son comportement à l'égard des femmes, il y avait de quoi se fendre la gueule. Vexé, le descendant anglais lui écrasa le pied sous la table de toutes ses forces. Kakyoin se retint alors de crier de douleur en mettant sa main sur sa bouche, puis il riposta aussitôt en le fouettant avec sa serviette sous la table. Et voilà qu'une fois de plus les deux se faisaient remarquer dans un lieu public…
- Oy Kakyoin Noriaki, tu veux jouer à ça ?, dit Jotaro avec la pressante envie de se la donner avec son ancien camarade de lycée.
- Je t'attends Jojo. En 1v1, je te mets par terre sans problème, répondit Kakyoin sûr de lui.
- ...On dirait que t'as oublié qui gagnait toujours nos matchs de catch ?
Cette phrase provocatrice eut pour effet immédiat de freiner l'emballement de son vis-à-vis à l'idée de se battre avec lui. Leurs « matchs de catch », Kakyoin était loin de les avoir oubliés. Et par-dessus tout, il se souvenait la manière dont ils se finissaient... Il se cacha derrière sa mèche pour ne pas montrer ses joues rougies par l'évocation de ces souvenirs sulfureux, et se resservit du vin pour ne pas avoir à répondre. Bien content de l'avoir remis à sa place, Jotaro l'imita et but une gorgée.
- Messieurs bonsoir. J'espère que vous passez une délicieuse soirée. Je me présente je suis Tonio Trussardi, chef et propriétaire de ce restaurant.
Le dit chef qui venait de se présenter à leur table, leur adressa un grand sourire hypocrite. Quelques minutes plus tôt, il avait été informé par son personnel de l'agitation qu'il y avait à leur table, d'où sa venue précipitée.
- Excusez-nous, c'est juste mon ami qui a dû mal à se tenir en public, dit l'artiste d'une voix embarrassée.
- Tu cherches vraiment la merde Kakyoin.
- Oh non non non !,s'écria le chef qui voulait calmer le jeu. Pas besoin de s'énerver ! Je sens comme une sorte de tension entre vous... Laissez-moi vous offrir mon service de plat personnalisé. Donnez-moi votre main pour voir.
Avant même que Kakyoin n'ait le temps de refuser, sa main délicate était déjà dans celle de Tonio qui l'inspectait avec grande attention. Jotaro vit rouge. Comment ce foutu de pizzaiolo osait-il toucher la main de son... ? De son rien du tout en fait. Mais même ! Personne n'a le droit de toucher à Kak, à part lui-même.
- Qu'est-ce que vous foutez?, demanda le brun au bord de la crise de jalousie
- En observant vos mains, je peux deviner quels sont les maux dont vous souffrez. C'est un don du ciel. Ainsi je peux vous concocter le plat idéal pour vous guérir.
Jotaro et Kakyoin se lancèrent mutuellement un regard étonné.
- Est-ce que, par hasard, vous seriez un utilisateur de stand?, interrogea le peintre.
- Oui tout à fait! Vous aussi ?
En voyant apparaître Pearl Jam, Jotaro redescendit de ses grands cheveux, mais se mit à bouder et pendant ce temps, Kakyoin se faisait encore lire les lignes de la main.
- Alors ? Qu'est-ce que ça dit, demanda le roux un peu inquiet.
- Hum… Eh bien, c'est vous qui me le direz quand vous aurez gouté mes délicieux antipasti!
- Woah… C'est un peu agressif comme technique commerciale ça non ?, lança Kakyoin incrédule.
- Hé Chef Tonio, c'est bien ça ? agressa le biologiste excédé. Il est hors de question que je commande votre camelote. On est japonais, mais on n'est pas des pigeons. Do you understand ?
- Ma camelote ?! Mais comment osez-vous insulter mon art culinaire ? Et sachez que, de plus, je suis un grand amoureux du Japon ! J'y ai vécu près de 20 ans !
Voyant que la situation était dans l'impasse, le grand italien se rapprocha de Jotaro et lui murmura quelques mots à l'oreille sans que son voisin ne puisse entendre :
- S'il ne tombe pas dans vos bras, après avoir mangé le plat que je vais lui servir, je m'engage à rembourser intégralement la note.
Jotaro haussa un sourcil. Si le cuistot avait tout d'un charlatan notoire, il ne manquait pas de sens de la déduction. Un peu blasé, mais plutôt intrigué et enthousiasmé par l'idée de se voir éventuellement offrir l'addition, le brun accepta de commander les antipasti sous les yeux médusés de Kakyoin. Et sur ces entrefaites, le chef s'éclipsa avec un sourire machiavélique.
- Jojo, qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Il m'a dit que si ça ne marchait pas il m'offrait l'addition…
- …Aaaah je vois. C'est pour que je crois que tu m'invites qu'il te l'a dit à l'oreille... ? Haha dans ce cas j'espère que ça ne va pas marcher et qu'on va pouvoir manger à l'œil, n'est-ce pas ?
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Quelques dizaines de minutes plus tard, ils avaient presque fini leur repas.
- Mmh c'est savoureux! Merci de m'avoir emmené dans ce lieu Jojo!
Le brun acquiesça de contentement sans trop montrer d'émotions. Il était bien trop occupé à chercher à détecter des signes prouvant que le stand de Tonio avait eu l'effet escompté sur son invité. Peut-être que cela s'était atténué car Kakyoin avait bu en mangeant ? Ou peut-être que ce bouffeur de mozzarella n'était rien qu'un gros mytho ?! Mais au fond de lui, Jotaro sentait que le chef était doté d'un talent culinaire hors du commun comme il le prétendait.
- Tout va bien Jotaro ? Tu m'as l'air bizarre, demanda Kakyoin qui se sentait dévisagé.
Le dénommé hocha la tête en finissant les dernières bouchées de son plat. Puis soudain, il posa ses couverts avec fracas.
- En fait non. Ca ne va pas.
Le biologiste se surprit lui-même à l'entente de ses propres paroles. Mais maintenant qu'il avait commencé, il était obligé de poursuivre :
- … Je trouve que le repas passe beaucoup trop vite. Je n'ai pas envie que la soirée s'arrête là.
Heeeeeeeeein ?! Jotaro ne put s'empêcher de rougir, totalement embarrassé. Qu'est ce qui lui prenait tout d'un coup d'être aussi direct. C'est comme si il avait retrouvé sa grande gueule de l'époque où il était un délinquant. Kakyoin face à cette réaction adorable, ne put se retenir de sourire avec douceur. Il partageait son opinion.
- Eh bien dans ce cas, peut-être qu'après le restaurant on peut aller faire un tour en ville… ? répondit-il d'une voix hésitante.
- Ouais, on a qu'à faire ça. Et après je te…
Le brun se plaqua la main sur la bouche pour s'empêcher d'en dire plus. « Mais qu'est ce qui me prend ?!, se demanda-t-il à lui-même. J'allais vraiment dire ça à voix haute ? Je suis un putain de bourrin ou quoi ? ».
- Euh… Tu vas me quoi… Jotaro ? , demanda Kakyoin intrigué.
- …T'offrir une glace.
Après avoir frôlé l'incident diplomatique, l'océanographe qui venait de se prendre une suée, proposa d'aller s'aérer dehors. Quelque chose clochait depuis qu'ils étaient arrivés dans ce restaurant, sans doute l'œuvre de ce maudit cuisinier utilisateur de stand. Alors il valait mieux partir...
Bien que leur repas fut écourté, le chef les raccompagna en personne jusqu'à la sortie avec cette même expression diabolique.
- Il y a intérêt que votre truc marche, sinon demain matin, je suis là à l'ouverture, vous m'avez bien entendu ? lança agressivement Jotaro.
- 100% de réussite, faites-moi confiance !
Et le chef disparut en leur faisant un petit clin d'œil.
Woah cette fin de chapitre est si frustrante, même pour moi quand je le relis :')
Ne vous inquiétez pas, la suite arrive très vite /o/
