Cette histoire est une traduction, elle ne m'appartient donc pas. L'auteur est Purplewitch156, j'ai son autorisation, si jamais vous aimez l'histoire n'hésitez pas à laisser une review directement sous l'histoire originale (même si j'aime aussi beaucoup les reviews ...). Si jamais vous détectez des fautes d'orthographe ou de français, n'hésitez pas à me prévenir!
Chapitre 22 :
Note du traducteur : Bon voilà l'avant dernier chapitre ! Sûrement un de mes chapitres préférés, vous ne tarderez pas à savoir pourquoi 😉
Ron, Hermione et Tom refusaient qu'Harry soit seul et ça ne le dérangeait pas. Même après un long bain, il pouvait encore sentir le regard de la sangsue comme un résidu d'huile sur sa peau. Un épuisement peu commun le tourmentait. Il avait failli s'endormir dans la baignoire, les yeux aussi lourds que des sacs de sable.
La maison d'Harry ne contenait qu'une seule chambre d'ami, que Ron et Hermione revendiquèrent tout de suite. Cela obligeait Tom à rester sur le canapé. A la grande surprise d'Harry, il n'émit pas de plainte, mais là encore, alors qu'Harry s'allongeait dans son lit cette nuit-là, Tom avait sûrement déjà transfiguré le canapé.
Bien que fatigué au-delà de la raison, au moment où sa tête a heurté l'oreiller, son cerveau se mit en action, agité et effrayé. Le discours accablant de Braff se répéta dans sa tête. Et s'il découvrait la vérité ? Et si l'identité de Tom était révélée ? L'immunité du Ministère tiendrait-elle face au tsunami médiatique qui allait avoir lieu ? Les détraqueurs avaient été expulsés d'Azkaban, une motion adoptée par Kingsley peu de temps après la guerre, mais si Tom était arrêté, les détraqueurs seraient-ils ramenés ? Le Magenmagot le condamnerait-il à un baiser ? Harry serait-il capable de l'arrêter ? Serait-il capable de faire voir au monde sorcier ce qu'il voyait ? Ce que Ron, Hermione, Kingsley et Robards ont fini par voir ? Ce Tom. Arrogant et obsessionnel, parfois insensible mais pas mauvais. Pas un monstre. Pas Voldemort.
Voldemort avait été un choix, un choix que Tom avait délibérément choisi, jour après jour, de ne pas répéter.
Le sommeil vint finalement, mais empli d'inquiétude. Harry passa d'un rêve à l'autre : des sorciers sans visage et des sorcières envoyant Tom aux détraqueurs Braff furieux, « Attrapez-les tous les deux, ces traîtres ! » Harry fut maîtrisé et Braff sourit, son nœud papillon orange virevoltant son sourire ne cessa de grandir jusqu'à devenir une grande bouche béante. Ses yeux disparurent dans son crâne et Harry ne put rien faire alors que la sangsue descendait sur lui, l'avalant tout entier.
Le fait que le ministère ait été transféré à la hâte pendant la nuit dans une usine abandonnée en banlieue de Londres a causé d'énormes maux de têtes à tous les employés. Le Prophète Quotidien s'est empressé de couvrir l'affaire. L'attaque de Nott pendant la fête d'Halloween était en première page le lendemain matin, mais tous les témoins s'étaient enfuis avant l'arrivée de la sangsue et donc, à la grande frustration du journal, le ministère a décrété le silence à propos de la raison du verrouillage du bâtiment.
« Toujours pas de changement, j'en ai bien peur. » Leur dit Rolf pendant le déjeuner. Il avait été autorisé à rester pour étudier la sangsue. « Ça ne ressemble à rien de ce que j'ai jamais vu. J'aurais aimé pouvoir en parler à Luna, mais c'est 'classifié'. Braff m'a quasiment menacé d'Azkaban si je faisais fuiter l'information.
« Je ne serais pas surpris si elle était déjà courant, » Dit Ron en prenant une grosse bouchée de sandwich au jambon. « Parmi tout ce en quoi elle croit, cette créature s'intégrerait parfaitement. »
« Combien de ces sangsues blanches pensez-vous qu'il y a ? » Demanda Hermione
« Je sais pas. » Répondit Ron. « Vu la façon dont en parlait Braff, on aurait dit qu'elles ne peuvent pas mourir. Il suffit de les réduire à leur taille de base et les envoyer d'où elles viennent. Je déteste ce connard mais c'est assez logique. »
Bien qu'Harry ne l'ai pas dit, vu que Rolf était là, il était sûr que cette sangsue était la même qu'il avait vu dans le Carcerem, affamée, famélique. Que se serait-il passé ce jour-là si Tom n'était pas arrivé ? Et s'il n'avait pas été là pour éloigner Harry ? Et si Harry avait tendu une main, et touché le portrait figé de la Grosse Dame, touché du bout du doigt la créature de l'autre côté ? Aurait-il atteint la toile, enroulé ses doigts frêles autour de son poignet et l'aurait-il tiré à l'intérieur du portrait ? Aurait-il pu se promener dans le Carcerem comme Tom l'avait initialement craint ? Cette peur qui les avait fait brûler tous les tableaux de leur prison, juste pour s'assurer que cela ne se produise pas ?
Il n'y avait aucune preuve, bien sûr. Aucune raison solide pour l'appuyer avec cette théorie selon laquelle les deux sangsues étaient une seule et même. Seulement son instinct. Il y en avait peut-être des centaines. Des milliers. Mais d'une façon ou d'une autre, Harry n'y croyait pas. Quelque chose en lui, lui disait que c'était une créature unique et seule, qui pour raison quelconque, avait choisi de cibler Harry plutôt qu'une autre créature du multivers. Il frissonna. Il n'aimait pas porter une cible dans le dos.
« Harry ? » Dit Hermione, remarquant son malaise. « Ça va ? »
« Ouais, » Répondit-il, masquant rapidement ses pensées et changeant de sujet. « Est-ce que Robards veut que je revienne ? » Demanda-t-il à Rolf. La pièce de monnaie dans sa poche avait été froide durant toute la matinée.
Rolf fit une grimace dans le but de s'excuser. « Ils veulent vraiment que tu restes chez toi Harry, désolé. »
« Mais ils ont réussi à la contenir, » Argumenta Harry. « Elle est enfermée. Quel est le mal à retourner au travail ? »
« Harry, tu as failli être tué deux fois en moins de dix minutes, » S'agaça Hermione, implacable. « Nott est prêt à prendre des risques extrêmes pour t'atteindre. Quiconque tenterait de t'assassiner au milieu d'une foule de fonctionnaires du Ministère n'a rien à perdre. »
« Donc je suis censé rester enfermé jusqu'à ce que Nott soit finalement attrapé ou que la sangsue soit renvoyée d'où elle vient ? » S'écria Harry, furieux.
« Oui. » Dit Hermione, ravie qu'il ait compris.
« C'est ridicule ! Si je m'étais caché à chaque fois que quelqu'un essayait de me -»
« Pour une fois dans ta vie, Harry, est-ce que tu pourrais laisser d'autres personnes gérer ça ? » S'énerva Hermione.
« Tu es d'accord avec eux ? » Demanda Harry, à Tom, mais tout espoir d'alliance disparut alors que Tom se tournait vers lui.
« Tu ne t'es toujours pas remis de l'attaque de la sangsue. Tant que ce n'est pas le cas, quitter la maison serait idiot. » Et il repartir à sa contemplation de la fenêtre.
Rolf s'éclaircit maladroitement la gorge.
« Je ferais mieux de rentrer, » Dit-il laissant la fin de son sandwich mais piquant un cornichon du bocal. « Merci pour le déjeuner. »
Harry se leva. Il était tellement agacé par eux qu'il ne voulait pas rester là. « Je te raccompagne. »
Mais au moment où ils atteignirent la porte d'entrée, Harry attrapa le coude de Rolf.
« Tu penses que tu pourrais te procurer quelques documents- études, rapports- sur les portails ou les sangsues ? » Demanda-t-il à voix basse.
Rolf cligna les yeux, surpris avant de froncer les sourcils de désapprobation.
« Allez, Rolf, » Plaida Harry. « Je ne vais pas courir après elle, mais si quelque chose comme ça se reproduit, je veux en savoir plus sur ce à quoi j'ai affaire. Braff ne partagera jamais. »
« Tu penses que ça pourrait arriver ? » Demanda Rolf.
« Mieux vaut être prêt, on sait jamais. »
Rolf le fixa « Hermione a raison, tu sais. T'as l'air crevé. »
« Je sais. » Acquiesça Harry.
« Je vais voir ce que je peux faire, » Dit Rolf. « Pas de promesses. »
« Merci. » Dit Harry, reconnaissant.
Rolf opina avant de sortir de la maison et de descendre l'allée du jardin pour transplaner.
Harry était presque certain que même s'il était en parfaite santé, personne ne le laisserait quitter sa maison tant que Nott ou la sangsue ne serait pas hors d'état de nuire. Le ministère était tendu, contraint de continuer à tourner dans de nouveaux locaux, à la grande confusion des employés. Comme Rolf l'avait dit, la sangsue était une information classifiée. Si Harry se mettait à la place de Nott et cherchait la meilleure opportunité de frapper, ce serait maintenant avec tout ce bazar.
Un autre jour passa et Harry se sentait un peu mieux qu'avant, mais toujours comme frappé par des sorts de fatigue qui l'empêchaient de rester debout plus de 15 minutes.
« Je ne comprends pas. » Grogna-t-il en direction d'Hermione et Ron alors qu'il restait allongé sur le canapé. « La dernière fois, j'étais bien du jour au lendemain. »
« La dernière fois, tu n'as été avec cette chose que pendant quelques secondes, » Fit remarquer Hermione. « et cette fois c'était bien plus grave. Tu faisais tout ce que tu pouvais pour garder ton bouclier en place. »
« A quelle vitesse tu penses que ce truc peut drainer quelqu'un ? » Demanda Ron, essayant de paraître nonchalant, sanas réussir. « Si ça te touche ? »
Harry se souvint de la sensation de magie aspirée à partir de sa baguette. Venant de son être même. Il s'enfonça davantage dans le canapé.
« Pas longtemps. » Admit-il
C'était troublant d'être sous le même toit, jour après jour, avec Tom. L'esprit de Tom ne pouvait s'empêcher de se remémorer tous ces souvenirs, le frappant d'une impression de déjà-vu. Bien qu'ils soient assis l'un à côté de l'autre aux repas, bavardant poliment et passant le temps en attente de nouvelles informations, ils se sont à peine regardés. Une tension indéniable était apparue entre eux. Ou peut-être n'y avait-il rien. Peut-être qu'Harry était juste incapable de se détendre, et qu'il imaginait cette tension tacite. Il n'arrêtait pas de penser à quelque chose à dire, quelque chose pour qu'ils retrouvent leur camaraderie facile, mais chaque fois qu'il essayait, il imaginait Tom et Maybelle et son estomac se serrait.
Harry a cru Tom quand il a dit ne rien ressentir pour elle, mais, et si cela changeait ? Et si quand toute cette histoire serait terminée – la sangsue disparue et les accusations de Braff balayées sous le tapis- et s'il trouvait quelqu'un ? Et s'il y avait un jour où Tom choisissait d'être avec quelqu'un d'autre ?
Chaque fois que cette pensée lui venait, Harry s'éloignait de Tom, disparaissant dans sa chambre et ne réapparaissant pas pendant des heures.
Un hibou tapa sur la fenêtre de la chambre d'Harry tard dans la nuit, un paquet de journaux serrés dans son bec, mais ce fut le seul contact qu'il reçut de Rolf. Quatre jours depuis le verrouillage et Kingsley et Robards était restés muets. Harry, désespéré d'une certaine normalité, réussit à convaincre Ron et Hermione qu'ils n'étaient pas obligés d'être là à trois pour le surveiller 24h/24.
« Vous pouvez aller travailler, » Avait-il souligné. « Je vais beaucoup mieux maintenant. »
« Je ne sais pas, » Dit Hermione en se mordant la lèvre. « Je ne suis pas à l'aise avec l'idée de te laisser seul. »
« Je ne serais pas seul, » Lui assura Harry. « Je vous le dis à vous parce que je sais que Tom me rirait au nez. »
« Ce serait utile d'être au bureau, » Acquiesça Hermione, regardant les dossiers qu'elle avait arrachés de son bureau avant la mise en quarantaine. « Juste pour quelques heures. » Ajouta-t-elle
« Il y a eu une énorme augmentation des ventes d'objets de défense, » Admit Ron. « Avec toute l'histoire au Ministère, cela a inquiété pas mal de monde. George pourrait bénéficier d'une autre paire de mains. »
« Vas-y, » Le pressa Harry. « Je vais bien, vraiment. »
« Tu es sûr ? » Insista Hermione. « Ok, mais on reviendra dîner d'accord ? Et on dort ici. »
Mais maintenant que Ron et Hermione ne remplissait plus la conversation, Harry était tendu. Soudain, il n'arrivait plus à être dans la même pièce que Tom. Si Tom avait remarqué l'agitation d'Harry, il avait gardé le silence, parcourant la bibliothèque ou regardant par la fenêtre.
Ce fut un soulagement pour lui quand Ron et Hermione revinrent ce soir-là, ne pouvant entrer qu'une fois que Tom s'était assuré de leur identité. Cette nervosité ambiante ne se dissipant jamais, Harry était tombé dans sa vieille habitude de cuisiner et il avait passé une grande partie de la journée dans la cuisine à mettre un désordre pas possible – pétrir du pain, concocter une soupe de légumes, faire mariner du poulet. A mi-chemin de la préparation de la garniture d'épinard, il s'était rendu compte que ce genre de dîner avait été fréquent dans le Carcerem, Tom lui avait même demandé ce menu une fois. C'était juste avant leur première fois. Juste avant que l'agitation ne pousse Harry hors de sa chambre, incapable de dormir, incapable de nommer ce qu'il voulait jusqu'à ce que Tom le pousse contre le plan de travail et avec un seul baiser, clarifie tout.
« C'est délicieux, Harry ! » Le félicita Hermione. « Encore mieux que la dernière fois. »
« Ouais, » Dit Ron. « Tu pourrais battre maman avec ça. Mais où sont les petits pois ? »
« Tom déteste les petits pois. » Dit Harry.
Ron souffla du nez mais retourna vite son attention à son assiette face au regard du principal intéressé.
« Ne lui demandez pas de cuisiner des pâtes. » Dit Tom en beurrant un bout de pain.
Pour la première fois en quatre jours, leurs regards se croisèrent.
« Pourquoi ? » Demanda Ron.
C'était comme s'éloigner d'un aimant, mais Harry rompit le contact.
« Je ne sais pas faire de bonnes sauces. Elles sont toujours aqueuses ou brûlées. »
Sous la table, le pied de Tom reposait à un centimètre du sien. Juste un léger décalage vers la gauche et leur pied se toucheraient.
Ils firent la vaisselle et Harry, prêt à tout pour rester occupé, fit du chocolat chaud. Il ne s'était pas senti aussi mal depuis longtemps, pas depuis le mois d'août, lorsque Tom était revenu dans sa vie. C'est juste parce qu'il est là, se dit-il. Bientôt tout redeviendrait normal. Il ne faudrait pas beaucoup de temps pour que la sangsue retourne à une taille gérable. Et Nott…Il n'y avait aucun moyen qu'il puisse esquiver les Aurors encore. Toute l'équipe le recherchait.
La pluie tomba alors qu'ils étaient tous assis autour de la cheminée, buvant leur chocolat. Mais au lieu d'être calmé, Harry se sentait encore plus agité, comme s'il était entièrement retourné. Tom Riddle était assis dans son salon, buvant du chocolat chauf et discutant d'équipes de Quidditch.
« Tu ne suis pas le Quidditch. » Dit Harry, se demandant à quel point cette soirée pouvait encore devenir plus surréaliste.
« Non, » Acquiesça Tom. « Et pourtant… »
« Les Cannons vont réussir cette année, » Déclara Ron avec conviction. « Ils ont recruté cette nouvelle attrapeur – Bonnie Johnston. »
Tom eut du mal à ne pas rire. « Tu soutiens les Cannon ? »
« Ouais, » Dit Ron.
« Ils ne gagneront jamais la ligue. »
« Un peu plus de cacao ? » Demanda Hermione, alors que Ron serrait la mâchoire et que ses oreilles rosissaient.
Il était près de minuit lorsque Ron et Hermione ont souhaité bonne nuit avant de se retirer dans la chambre d'amis. Harry mit les tasses dans l'évier, se disant qu'il les nettoierait le matin. Avant de monter à l'étage, il fit une pause dans le salon. Tom était installé sur le canapé. Il avait enlevé son pull, il ne portait qu'une simple chemise boutonnée en dessous.
« Si tu préfères dormir dans un lit, tu peux passer la nuit à ton hôtel, » Dit Harry. « Ron et Hermione sont là au cas où quelque chose arriverait. »
Le regard de Tom était semblable à de l'acier.
« Ou pas. » Ajouta Harry
« Je peux le rendre assez confortable. » Répondit Tom.
« Okay. » Dit Harry en agitant maladroitement les bras. « Eh bien, bonne nuit alors. » Il se tourna vers les escaliers.
« Bonne nuit Harry. »
La voix de Tom était telle une caresse.
Il hésita, un pied sur la marche du bas, une main agrippant la rampe. Est-ce que Tom le sentait ? Cette chaleur implacable entre eux ? Ce picotement sur sa peau comme de l'électricité statique ?
Il poussa ses sentiments au fond de lui. Sans regarder en arrière, il monta les escaliers, entra dans sa chambre et ferma la porte en s'appuyant contre elle. Prenant de profondes et régulières inspirations avant de fermer les yeux. Encore quelques jours. Encore quelques jours et puis…
Ils retourneraient au travail.
Ensemble.
Les mains d'Harry couvrirent son visage. Il ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait pas continuer comme ça. Mais il le fallait pourtant. Il le fallait parce que-
Parce que quoi ?
Harry essaya de se rappeler de ses raisons, mais il n'arrivait pas à les trouver. C'était de bonnes et de solides raisons. N'est-ce pas ?
Un petit coup sur sa porte le fit geler. Le cœur battant, il l'ouvrit, sachant déjà qui il trouverait de l'autre côté. Tom ne dit rien. Il le fixa simplement.
Dis lui de partir, Dit une voix pressée dans sa tête. Dis lui.
Tom leva une main, plaçant le bout de son pouce contre la lèvre inférieure d'Harry, glissant le reste sous son menton. Un frisson parcourut sa colonne vertébrale. Leurs yeux se rencontrèrent et les raisons d'Harry s'écrasèrent autour de lui. Il ne savait pas qui avait bougé en premier. Peut-être l'avaient-ils fait en même temps. Ils se sont embrassés et c'était comme si deux pièces s'emboîtaient parfaitement. Deux pas en arrière et Tom fermait la porte d'un mouvement du pied. Deux baisers et Harry dirigea Tom vers le bord du lit. L'arrière de ses jambes heurta le matelas et il s'assit. Harry grimpa sur lui, son bassin chevauchant les hanches de Tom. Trois baisers. Les mains de Tom glissèrent sur son dos, s'immobilisant sur ses cuisses. Quatre baisers. Cinq. Harry enleva sa chemise et s'attaqua à son jean, remarquant pour la première fois à quel point ses mains tremblaient. Dans la pénombre de la pièce, Tom vit ses tremblements. De grands bras le soulevèrent, le retournant et Harry se retrouva sur le dos, Tom se dressant au-dessus de lui. Il enleva sa propre chemise et une seconde plus tard, tout le reste.
Harry ne pouvait plus parler. Son cœur battait si fort qu'il était sûr qu'Hermione et Ron allait l'entendre et entrer, inquiets. Tom fit glisser les lunettes d'Harry hors de son visage et les déposa sur la table de chevet. Ses lèvres se pressèrent doucement contre la cicatrice en forme d'éclairs, contre ses paupières, contre son nez, avant de retourner sur sa bouche. S'étaient-ils déjà embrassés si profondément ? Leurs bouches ne se séparant jamais, les mains de Tom se déplaçaient sur les abdominaux d'Harry. Il roula des hanches, permettant à Tom de baisser son pantalon. Agitant les jambes, Harry s'en libéra enfin.
Le manque d'oxygène l'obligea à rompre le baiser, mais Harry n'avait pris qu'une inspiration tremblante que Tom ne bouge et que leurs érections se frottent, d'une manière qui fit se crisper les orteils d'Harry. Ses cuisses s'ouvrirent. Il souleva ses hanches, voulant plus de friction, mais la main de Tom poussa vers le bas son bassin, le calmant.
« Tu veux ça ? » Murmura-t-il.
Harry était totalement rouge. Déjà une fine couche de sueur recouvrait sa peau. L'excitation le traversait mais il se forçait à rester immobile.
« Parce que si nous faisons ça, » Continua Tom, les yeux si dilatés qu'ils paraissaient noirs. « Il n'y a pas de retour possible à être des collègues, des connaissances, des amis ou quoi que ce soit que nous avons essayé d'être. Je ne reviendrais pas à ça. Je veux t'embrasser chaque fois que l'envie me frappe. Je veux que tu sois à mes côtés tous les soirs, dans ce lit. Je veux que tout le monde sache que tu es à moi. Alors, est-ce que tu veux ça ? »
Harry prit le visage de Tom entre ses mains, ses pouces retraçant les lignes de ses pommettes.
« Oui, » Répondit-il. « Je veux ça. Je te veux. »
Tom sortir de son sommeil, savourant la sensation des draps d'Harry contre sa peau. Sans ouvrir les yeux, il tendit un bras pour rapprocher Harry.
Sa main ne trouva rien. Il ouvrit les yeux, le sommeil se dissipant.
« Harry ? »
Il était seul.
Tom s'habilla et en descendant les escaliers, il entendit des voix provenir de la cuisine. Granger et Weasley étaient autour de la table, prenant le petit-déjeuner. Harry se tenait appuyé contre l'évier, une tasse de thé à la main. Ils le regardèrent tous quand il entra. Il eut l'impression que Granger lui souhaitant le bonjour, mais toute son attention était sur Harry. Tom ne réalisa pas la tension qu'il avait abrité jusqu'à ce qu'Harry lui sourit. C'était petit – si petit – et pourtant plus réconfortant qu'un soleil de printemps.
« Du thé ? » Demanda Harry.
« Oui merci. »
Toujours avec cet air doux, et pendant que Weasley et Granger discutaient, Harry lui versa une tasse provenant de la casserole posée sur la table. Il la lui passa et leurs mains s'attardèrent l'un contre l'autre avant qu'Harry ne s'éloigne, tirant une chaise. Tom s'assit à côté de lui.
Bien qu'il ait dit à Harry qu'il voulait que tout le monde sache qu'ils étaient ensemble, en regardant Harry manger les œufs de son assiette, Tom fut prit d'une forte envie de garder le secret. De le protéger. Il voulait l'enfermer, le préserver pour qu'il soit exempt de toute opinion extérieure, seulement vu, touché et chérie par lui-même.
« Confiture ? »
Tom cligna des yeux, reprenant contact avec la réalité.
Comment un visage – une voix- pouvait être aussi incroyable ?
« De la confiture ? » Répéta Harry, tendant le pot.
Harry avait-il la moindre idée de ce que ses sourires calmes et ses yeux doux lui faisaient ? Il prit le pot et sentit son propre sourire se dessiner sur son visage avant d'attraper un toast.
Un léger coup à la porte d'entrée fit se tourner Harry. « Je me demande qui c'est ? » se dit-il en fronçant les sourcils. Il se leva, mais Weasley le devança.
« J'y vais ! »
Harry roula des yeux. « Je ne pense que Nott frapperait à la porte. » Dit-il avec agacement alors que Weasley disparaissait dans le salon. Ils entendirent la porte s'ouvrir, la voix inquiète de Weasley puis Rolf apparut dans la cuisine, échevelé et essoufflé.
« Braff est mort, » Cria-t-il. « La sangsue s'est libérée. Elle s'est échappée ! »
Note du traducteur: Oups, un jour de retard pour le chapitre, je n'ai pas vraiment d'excuse, je n'ai pas vu les jours défiler. Le dernier chapitre est le prochain, il sort donc la semaine prochaine!
