Bonjour, bonjour, tout le monde ! Voici le chapitre 3 de cette fic ! J'espère que cette fic' vous plaît et que vous avez envie de lire la suite ! :)


Chapitre 3 : L'expédition

PDV Happy, 3 jours plus tard, 6h du matin.

Assis sur le point le plus haut du mur qui nous séparait du monde extérieur, je regardais attentivement le lever de soleil. Baigné dans cette lumière orange, la nature semblait encore plus belle que d'habitude. Les rayons de ce mois d'avril étaient d'une chaleur réconfortante après cet hiver plutôt rude. Aujourd'hui, je sortais explorer le monde extérieur avec Charles. Je ne pouvais pas contenir mon excitation ! Il fallait que je lui montre toute l'étendue de mes capacités ! Secrètement, je souhaitais l'impressionner. Mais comment impressionner une déesse ? Parce que oui, j'en étais convaincu, c'était la Déesse Blanche. Elle était apparu miraculeusement pour me sauver. Même mon imagination n'aurait pu créer une si belle déesse blanche. Mais bon, j'évitais de raconter cela aux autres, pour ne pas être pris pour un fou ! J'étais trop candide disait toujours mon père…

Soupirant, je descendis des murailles pour me rendre à notre point de rendez-vous. Il ne fallait pas que j'arrive en retard. Vêtu d'un pantalon treillis militaire et d'un T-Shirt noir,des vêtements de l'ancien monde que j'avais trouvé lors de l'une de mes expéditions, je regardai mon reflet une dernière fois dans une flaque d'eau. Je réajusta mes cheveux bleus puis partit. Une fois à la fontaine du village, j'attendis quelques minutes. Stressé, je repassa en mémoire tout ce que j'avais prévu pour cette journée : Départ en douceur, visite de l'ancienne ville, visite des plus beaux endroits de la montagne et retour au coucher du soleil. Cela serait parfait. Je connaissais tous ces endroits et leurs secrets, ça irait.

-« Bonjour, chat-mâle. On y va ? » Me dit-elle soudain.

Relevant la tête, je pu la voir. Ses cheveux blancs mi-longs relevés en queue de cheval, elle portait un débardeur noir et un short beige me laissant le loisir d'observer ses jambes. A son dos, elle portait son arc et son carcan de flèche bien rempli. Elle était vêtue tout comme la première fois que je l'avais rencontré. Elle semblait garder ces vêtements pour l'extérieur. Telle une chasseresse.

-« Tu m'entends ? » Me demanda-t-elle en élevant la voix.

-« Ah euh oui ! Bonjour, Charles, comment vas-tu aujourd'hui ? » Bafouillais-je.

-« Bien. » Me répondit-elle sèchement avant de partir vers le mur.

Olala, ce n'était pas bon. Je perdais tous mes moyens devant elle.

Une fois arrivé sur le mur, je saluai les gardes qui se trouvaient être aujourd'hui Lyon et Gajeel. Puis, j'accrocha ma corde aux piques du mur et autour de ma taille sous le regard curieux de Charles qui me demanda :

-« Vous n'ouvrez jamais la porte, même pour sortir ? »

-« Non, nous ouvrons rarement la porte car cela nous fait prendre un risque. Nous ne le faisons que lorsque c'est nécessaire. Des blessés par exemple. » Lui répondis-je.

Puis, savourant l'air frais de cette douce matinée, j'entoura délicatement l'autre moitié de la corde autour de la taille de Charles et lui demanda :

-« Tu connais le principe de descente en rappel ? »

-« Non, pas vraiment. » Murmura-t-elle.

Après de brèves explications, je décidai de descendre en premier. M'élançant dans le vide, je profitai de cette sensation de chute que j'aimais tant mais je touchai la terre ferme bien trop vite à mon goût. Charles eut un peu de mal au début mais s'habitua très vite et fut en bas très vite grâce à mon aide. Mais je ne reçus même pas de remerciments, tant pis.

-« C'est beau… » Murmura-t-elle soudainement.

Le paysage qui s'offrait à nous était véritablement magnifique. Des hauteurs sur lesquelles nous habitions, nous pouvions admirer toute la vallée. Tout était composé de différentes nuances de verts allant des arbres à l'herbe. Nous pouvions distinguer l'orée de la forêt où je souhaiter aller. L'immensité du ciel me faisait envie, ce bleu si clair, si pur, aux quelques petites touches de blanc. La chaîne de montagne qui nous abritait étendait ses pics rocheux face à nous. Ce monde si beau, si pur, était pourtant mortel pour de simples humains telles que nous. Soudain, nous entendîmes un cri et je m'exclama :

-« Regarde, Charles ! Un faucon ! »

Moins de cinq secondes plus tard, elle avait déjà dégainé son arc et essayait d'évaluer la distance qui la séparait de sa cible.

-« Dommage, il est trop loin. » Murmura-t-elle, après réflexion.

Quelques minutes plus tard, nous descendions la montagne grâce à l'unique chemin qui le permettait. Un chemin précieusement gardé par mes ancêtres et dont j'étais chargé de la bonne tenue. Entre les arbres et l'herbe, quelques blocs de bétons apparaissait par-ci, par-là, nous rappelant l'existence de la civilisation d'avant. Quelques perches s'élevait dans les airs, recouvert par le lierre, des sortes de lampes géantes d'après ce que j'avais compris. Il y avait aussi ses mystérieux panneaux aux dessins étranges dont je ne comprenais pas le sens. Tout ce que je savais, c'est que le début de la ville était marqué par un panneau géant, recouvert de mousse maintenant, mais que je restaurais à chacun de mes passages. Le nom de cette ville, Magnolia, et son petit panneaux orné de 5 fleurs juste en dessous.

-« Le nom de cette ville est Magnolia, il y a longtemps, c'était une très belle ville. D'après Papy, c'était la ville la plus fleurie du pays. » Murmurais-je.

-« Du pays ? » M'interrogea-t-elle.

-« Oui, il paraît que la terre était répartie entre différents pays selon le bon vouloir des hommes. » Répondis-je.

-« Quel concept bizarre ! » S'exclama-t-elle.

La vue devant nous était à couper le souffle. Les grands immeubles de la ville étaient recouverts de lierres, de mousse voir même faisait partie intégrante d'arbres. Le béton des routes était fissuré et l'herbe reprenait petit à petit sa place. L'eau aussi, puisque notre chère rivière continuait jusque dans la ville. Il y avait bien un pont pour traverser mais ce dernier était vraiment en mauvais état et je ne prendrai pas le risque ! Papa me l'avait fortement interdit en plus. Par terre, un tas d'objets qui m'étaient inconnus étaient devenus partie intégrante du sol. J'en ramenais desfois quelques-uns et les ramenait à Papy pour savoir s'il savait ce que c'était. La ville était silencieuse, la seule chose que nous entendions était le chant des oiseaux, rassemblés sur les toits des immeubles. Ses oiseaux étaient maintenant les habitants de la ville. J'aimais beaucoup venir ici, cela me rappelait que rien n'était éternel, comme le disait Papy, et que la nature finirait toujours par reprendre ses droits. Même si je n'en saisissais pas très bien le sens, je comprenais qu'il ne fallait pas vouloir aller à l'encontre de la Nature. En tant qu'Exceed, ma mission était de comprendre la nature, ses dangers mais aussi ses merveilles et permettre au village d'apprivoiser ces trésors.

Soudain, à travers la lumière qui était filtrée par les feuillages des arbres, qui atteignait maintenant la moitié des immeubles, j'aperçu un cerf. Majesteux avec ses grands bois, il avait l'air de chercher de la nourriture.

-« Charles… » Soufflais-je.

-« Je m'en occupe, reste en arrière. » Me dit-elle avant de se précipiter vers le cerf.

-« NOOON ! » M'exclamais-je, en la retenant en arrière.

Mon cri fit bondir de peur le cerf qui s'enfuya au loin ainsi que les oiseaux qui s'envolèrent, affolés. Mes bras autour de la taille de Charles, je savourais ce court instant de proximité jusqu'à ce qu'elle y mette fin brusquement.

-« Non mais ça va pas ! Pourquoi tu as fait ça ? » S'exclama-t-elle.

-« Il y a un fossé, regarde, c'est petit mais on peut facilement s'y tordre la cheville. » Murmurais-je en lui présentant la fissure de béton.

-« Mais je l'avais vu ! Tu m'as fait raté ce cerf ! Tu es vraiment inutile ! Rentre au village, je continue seule ! » S'écria-t-elle, avant de courir vers la forêt.

Inutile ? Moi ? Mais…Mais…Je lui avait évité un accident ! J'étais le plus calé sur les dangers du monde extérieur. J'avais fait ma première sortie à 8 ans ! Papa m'avait fait visiter chaque recoin de cette ville ! J'avais étudié pendant des années avant d'assurer le rôle de mon père ! J'avais protégé les villageois un nombre incalculable de fois ! Certes, je n'avais jamais vécu dans la nature, mais je savais tellement de chose, j'avais l'expérience de ma lignée ! Les Exceed étaient les éclaireurs du village de Fairy Tail ! Mon grand-père, ma grand-mère, mon père, ma mère, tous étaient d'excellents explorateur ! Un jour, ma mère avait même ramené une pierre précieuse ! Un bijou si beau, tellement beau, que le père de Laxus l'avait offert à sa mère ! Nous avions ramené toutes les semences des légumes, des fruits et des fleurs que nous cultivions ! Certes, je n'avais jamais ramené d'animaux vivants mais...J'en étais capable ! Et je te le prouverai, Charles !

OOooOO

PDV Charles, 1 heure plus tard, quartier est de Magnolia.

Non mais quel abruti ! Me faire rater une cible pareille ! Avec cela, le village aurait été nourri pendant quelques jours ! Le but de cette sortie était de montrer mes talents de chasseuse à l'ensemble du village de Fairy Tail ! Wendy, Cherrya et moi devions nous faire une place coûte que coûte au sein de cette communauté, nous devions nous intégrer et montrer l'étendue de nos talents pour pouvoir rester. J'avais survécu pendant 3 mois dans ce monde et je ne voulais pas que les filles revivent cela…Les nuits entrecoupés par les tours de garde, la peur de se faire mordre à chaque instant, fuir les raids de zombies, etc. J'appréciais trop la valeur de la vie dans un village, surtout un aussi bien protégé que Fairy Tail. Wendy et Cherrya devaient absolument passer le reste de leurs vies heureuses au village de Fairy Tail. Loin, très loin des dangers de ce monde. Qu'importe mon sort, les filles comptaient avant tout. Leur famille m'avait demandé de les protéger. Je ne pouvais que me souvenir des larmes de la grand-mère des filles et je ne pouvais pas briser la promesse que je lui avais faite.

Soudain du coin de l'œil, j'aperçu quelques oiseaux ayant l'air délicieux. Si je pouvais en avoir quelques-uns, ce serait bien. Pour les abattre, je devais me positionner en hauteur. Je fis donc le choix de rentrer dans l'un de ces grands blocs de bétons…Comment disait Wendy déjà ? Ah oui des immeubles. Les habitations de l'ancienne civilisation. Je me demandais comment ces structures en béton tenaient toujours debout. Je poussai la porte d'entrée pour découvrir un espace délabré : un arbre avait déjà fendu le béton en deux et commençait à pousser. Sur le côté, il y avait un bloc étrange…Des carrés avec des noms dessus : « Monsieur et Madame Dupuis, appartement 11 ». Qu'est-ce qu'était un appartement ? Je poussai une porte, puis deux, puis trois. Combien de portes y avait-il et à quoi les Hommes de l'ancien monde pouvaient-ils bien penser ? Je tombai nez à nez avec une espèce de machine qui devait s'activer lorsqu'on appuyait sur l'un des boutons avec des chiffres, même pas les mêmes que sur les blocs que j'avais vu, les chiffres s'arrêtaient à 5 ! C'était n'importe quoi ! Je décidai d'abandonner pour emprunter quelque chose qui marchait : les escaliers. Je montai au plus haut pour arriver sur une sorte de couloir commun. Je décidai d'ouvrir la première porte qui se présentait à moi, enfin porte…C'était plus un bout de bois délabré qui s'éffeuillait au moindre coup. Des tas d'objets trainaient au sol, certains cassés en mille morceaux. Des assiettes, des verres, des chaises, des vêtements, des aliments pourris, etc. Il semblerait que ces gens soient tous parti dans la panique, n'ayant pas le temps de ranger leurs effets. Je devrai ramener un de ses objets à Wendy, cela lui ferait plaisir. Et je pourrai peut-être trouver de nouveaux vêtements pour l'hiver. Je ne pouvais pas compter que sur Fairy Tail et sur leurs ressources. Je m'avançai donc et commença à examiner les objets par terre. Oh tiens un couteau, cela me sera utile pour chasser ! Un éclat de miroir ? Je ne ressemblais plus à rien depuis longtemps de toute façon. Une brosse à cheveux ? Oh, Cherrya apprécierait ! Tiens, un objet étrange dont je ne saisissais pas le sens, un sorte tranche plate avec du verre cassé dessus et des boutons sur le côté. Soudain, je tombai sur une image…Non, une photo ! Certaines machines à l'époque pouvaient reproduire la réalité telle qu'elle était à un moment précis, effrayant ! Sur la photo, je pouvais distinguer deux personnes : un adulte et un enfant. La mère aux cheveux bruns tenait dans ses bras un bébé. Ce n'était pourtant que la représentation de personnes que je ne connaissais pas mais je fus soudain envahi d'émotions. Mère…Vous me manquez. Votre sourire, votre douce voix, vos câlins. Rien ne remplacera jamais cela. Veillez sur moi de l'au-delà, je vous en prie. Alala, les larmes commençaient à couler sur les joues. Si seulement j'avais pu la protéger à ce moment-là, si seulement j'avais été assez forte, pour que la mort ne vous emporte pas, …

-« Aaaaaahhhh ! » Entendis-je soudain.

Prise de peur, je me retournai pour voir trois zombies en face de moi. D'où sortaient-ils ? Ils ne devraient pas pouvoir grimper les escaliers ! Oh non, était-ce un nid de zombies ? Quatre, cinq six, trois de plus venaient d'entendre leurs congénères et venaient d'arriver. Merde, j'aurai du faire plus attention avant de m'aventurer dans cet immeuble ! Comment m'en sortir ? La fenêtre ? J'étais trop haut. La seule solution était de tous les éliminer avant qu'ils ne crient encore plus et ameutent d'autres de leur espèce. Bandant mon arc, je décrochai ma première flèche dans la tête du premier zombie qui croisa mon regard. Puis un deuxième et enfin un troisième. Pour éliminer le quatrième, qui était beaucoup trop près, je décidai d'utiliser le couteau que je venais d'acquérir. Je le fis basculer et lui trancha la gorge d'un coup bien net. Bon, une chose de faite, il fallait encore que je m'occupe des deux autres et que je trouve un moyen de sor…

Je sentis soudain des mains m'attraper et me plaquer au sol. Merde, merde, merde ! Pourquoi des zombies venaient-ils derrière moi ? Je ne les avais pas entendus ! Comment avais-je pu être aussi peu vigilante ? J'essaya de me débattre mais ils étaient maintenant trois sur moi. J'ai eu beau crier et me débattre, rien n'y fit et je vis l'un d'eux ouvrir la bouche. J'allais donc mourir ici ? Dans un immeuble inconnu ? J'allais être infecté à mon tour et me transformer en zombie ? Oh…Allais-je avoir mal ? Mourir puis revenir à la vie, qu'est-ce cela fait ? Pourquoi avais-je si peur ?

Je ferma les yeux et me résigna sur mon sort. Je ne sais pourquoi je pensa à ce moment à la berceuse que me chantait ma mère quand j'étais petite. Ce fût comme une sorte de flash-black. Un souvenir ou peut-être bien une hallucination ? Qu'en sais-je…Mais alors que j'avais être mordu, je ne sentis…Rien ? Le zombie au-dessus de moi émit un cri de douleur puis tomba lourdement. Que se passait-il ?

-« Je ne vous laisserai pas de faire de mal à Charles ! » S'exclama une voix que je ne connaissais que trop bien.

Jamais je n'avais vu un tel feu de colère brûler dans ses yeux noirs. De la rage à l'état pur. D'un mouvement rapide, il sorti deux dagues et se précipita sur les zombies qui me retenaient. Et avant même que je le remarque, il avait trancher la gorge de l'un d'entre eux, faisant rouler sa tête sur le sol. L'autre voulu se jeter sur lui mais d'une force prodigieuse il le retourna et il planta sa dague dans le cœur. Quand à celui qui me tenait encore, il s'approcha et lui asséna un coup de poing à en faire pâlir plus d'un. Le zombie tomba tout simplement K.O.

-« Tout va bien, Charles ? » Me demanda-t-il.

-« Oui…Happy. » Murmurais-je, ébahie devant ses actions.

-« Il faut vite que nous nous en allions. » Me dit-il.

Il m'empoigna alors et nous nous mîmes à courir. Nous dévalâmes les escaliers pour débouler à l'extérieur. Loin de stopper sa course, il continua à courir tout en me tenant par la main. Regardant toujours derrière lui, nous quittâmes la ville en peu de temps. Enfin, il décida de s'arrêter en pleine forêt. Me laissant tomber par terre à la suite de cet effort physique intense, je failli me mettre à pleurer d'émotion.

-« Mais à quoi tu pensais bon sang ? » S'exclama Happy.

-« Je… » Murmurais-je.

-« Tu ne sais pas à quel point c'est dangereux d'aller dans ces immeubles ? Ils étaient habités par des centaines d'humains avant, évidement qu'il va y avoir des zombies ! » S'écria-t-il.

-« Désolée… » Soufflais-je.

-« Merde…J'ai eu tellement peur pour toi. » Me dit-il en tournant sa tête pour cacher ses yeux larmoyant.

Pourquoi un parfait étranger se faisait-il autant de soucis pour moi ? J'avais été odieuse avec lui en plus ! Alors pourquoi ?

-« Pourquoi m'avoir sauvé ? On se connaît à peine… » Lui demandais-je.

Surpris, il tourna la tête vers moi et c'est alors qu'il m'adressa son plus beau sourire.

-« Je n'allais pas laisser ma déesse blanche mourir ! »

-« Ta déesse blanche ? » Murmurais-je, ébahie.

-« Aye sir ! Tu sais, j'ai toujours adoré l'histoire de cette légende. Ma mère me la racontait tous les soirs. J'ai toujours cru à la légende, malgré le fait que tout le monde se moque de moi. Cela a toujours été mon espoir, l'espoir que l'humanité s'en sorte un jour. Alors quand tu es apparue et que tu m'as sauvé, j'ai vraiment cru voir la Déesse Blanche ! » Me confia-t-il tout sourire.

C'était vraiment sa seule raison ? La seule raison pour lequel il avait mis sa vie en danger ? Moi-même quand je l'avais sauvé, j'y avais été poussé par Wendy qui m'avait un peu forcé la main…Comment pouvait-on être aussi désintéressé dans un monde comme le nôtre ?

J'éclata alors de rire sous son regard confus. Moi-même je ne sais pas pourquoi, sa raison était surement une des plus absurdes que j'ai entendu.

-« Surtout ne change pas, Happy ! » M'exclamais-je.

-« Tu es si belle quand tu souris. Tu devrais sourire plus ! » Me dit-il.

A ce moment, je me sentis rougir et mon cœur se bit à battre pour je ne sais quelle obscure raison.

-« Merci… » Murmurais-je.

-« Oh regarde ! Un lapin ! » Me chuchota-t-il dans l'oreille.

Sa soudaine proximité me surpris et rendis mon corps encore plus bizarre. Que m'arrivait-il ? Je devais reprendre mes esprits !

-« Allons chasser le lapin alors ! Nous ne pouvons pas rentrer bredouille ! M'aideras-tu à les attraper vivant, Happy ? » Lui demandais-je, en me relevant.

-« Aye sir ! » S'exclama-t-il en se précipitant sur notre nouvelle cible.

Je le suivi avec joie et c'est ainsi que commença ma nouvelle entente avec Happy.


Voilà, voilà, c'est la fin de ce troisième chapitre ! N'hésitez pas à laisser un commentaire, ça fait toujours plaisir et ça m'encourage à continuer d'écrire ! :)

A la semaine prochaine pour le chapitre 4 de cette histoire, "Ce pourquoi je suis douée" !