Les premiers rayons du soleil s'étaient élevés dans le ciel sombre, nimbant Ilvermorny d'une faible lumière, lorsque Tom reprit conscience avec la réalité. Éveillé, il eut un instant pour émettre un souffle léger avant d'être émerveillé malgré lui par les flux colorés qui les entouraient ; des effluves de magie flottaient autour d'eux, comme des nuées de lucioles mourantes s'éteignant avant de réapparaître.
Il sourit avec tristesse. Ces effluves de magies aussi belles et fascinantes soient-elles, n'étaient qu'une preuve, une marque, des souffrances de celui qui se tenait endormi près de lui. Tom s'imagina qu'elles pourraient devenir de plus en plus agitées, se mêler les unes aux autres et se colorer de noir... se mélangeant jusqu'à retrouver leur véritable nature, beaucoup plus sombre.
Levant une main vers le plafond dans un mouvement qui lui semblait étrangement familier, sans qu'il ne se souvienne l'avoir déjà fait, le mage noir contempla sa main si pâle parmi ces couleurs translucides. Il avait si bien dormi. Aucun rêve ni cauchemar n'avait troublé son sommeil d'habitude si agité, il se sentait si reposé, si bien.
Il ne craignait même pas le fait que la magie d'Harry se manifestait. Tant que cela était dans un sommeil apaisé, elle lui semblait inoffensive.
D'un mouvement aussi léger que possible, Tom tourna la tête vers son âme-soeur, apaisé par la vue du visage de celui-ci, sa tête reposait contre le même oreiller que le sien. Ils étaient collés l'un à l'autre. Les joues d'Harry étaient dénuées des traces de larmes qui les maculaient encore, quelques heures auparavant. Il avait l'air de dormir paisiblement.
Heureux, Tom eut envie de rester ici plus longtemps, de profiter de ce moment encore plusieurs heures mais, il savait, à la lumière diffuse qui filtrait à travers les rideaux du lit que le soleil s'était levé et que s'il ne partait pas bientôt, il risquait d'attirer des ennuis à Harry.
Alors il se releva, en essayant de ne pas déranger le sommeil de son âme-soeur, Potter avait besoin de récupérer, un peu de repos l'aiderait. Il écarta les rideaux d'un mouvement et fut tout à coup pris de remords, il ne pouvait pas partir ainsi, comme un voleur. Après tout Harry avait accepté qu'il reste alors que Tom savait que le brun n'était pas à l'aise avec sa présence lorsqu'il était sans défense.
Le jeune Seigneur des Ténèbres lança un regard empli d'émotions au corps endormi de celui qu'il aimait, recroquevillé sur lui-même au milieu du lit où il avait lui-même passé la nuit. Trouvant la position dans laquelle Harry dormait aussi triste qu'attendrissante.
Pour un enfant ayant dormi toutes ses nuits dans un petit placard sous un escalier, cette position paraissait normale, pour un adulte qui avait désormais un lit assez grand pour y étendre ses membres et y dormir plus confortablement, elle apparaissait aussi triste que douloureuse, comme n'importe quelle autre marque de négligence. Potter dormait ainsi par habitude, pour se protéger, parce qu'il n'avait pas toujours eu la place de dormir sans se replier sur lui-même.
Se sentant impuissant face à cela, Tom se promit qu'il ne laisserait plus jamais quelqu'un blesser Harry, l'enfermer, lui faire du mal. Il ne pouvait pas réparer le coeur et le corps blessé de son âme-soeur mais il essaierait de le protéger maintenant qu'il était à ses côtés.
Jedusor laissa son cadeau à Potter, l'un des deux livres reliés, celui qui lui était destiné. Tom aurait souhaité le lui donner en mains propres mais il ne voulait pas partir sans un mot, sans un signe, alors il décida que c'était le bon moment pour le lui offrir. Il écrirait un message explicatif dans le sien pour qu'Harry ait accès au détail du fonctionnement de ces deux carnets.
Il déposa le livre à côté du lion endormi, caressant du bout des doigts sa joue avant de retirer sa main, quittant la tour des Oiseaux-tonnerre le cœur plus léger. S'il ne voulait pas que ses émotions ne gênent le sommeil de Potter, il se devait d'essayer de rester aussi calme et serein que possible.
Harry méritait de dormir encore quelques heures de plus et pour s'en assurer Tom avait placé, juste avant de quitter le dortoir, un sortilège qui préserverait le silence et le calme autour du lit du Gryffondor, pour que celui-ci ne soit pas dérangé par les premiers élèves qui risquaient de se réveiller d'ici quelques dizaines de minutes à peine.
En retournant vers les quartiers réservés aux Serpents cornus, il croisa Severus Rogue qui errait dehors comme une âme en peine. Lorsqu'ils se croisèrent, leurs regards se percutèrent, ils ne se dirent pourtant rien. Rogue désigna d'un signe de tête la tour des Oiseaux-tonnerre lointaine et Tom se contenta d'acquiescer. Le Maître des potions lui lança un regard mêlant résignation et soulagement. Et ils se séparèrent, sans un mot, sans une parole échangée...
⁂
Lorsqu'il ouvrit les yeux, Harry eut une drôle d'impression, celle qu'il manquait quelque chose à côté de lui, qu'il s'était endormi et qu'il avait perdu quelque chose pendant son sommeil.
Les yeux encore embués, il se releva sur un coude, remarquant en baissant les yeux vers son torse qu'il portait encore sa chemise d'uniforme, même si celle-ci ne méritait plus d'en porter le nom tant elle était froissée…
C'est en contemplant sa tenue, les sourcils froncés, assis à genoux face à la tête du lit, que les souvenirs de la nuit dernière lui revinrent. Immédiatement ses yeux s'écarquillèrent et il se sentit bien plus éveillé. Il regarda autour de lui, cherchant du regard Jedusor, mais c'était peine perdue ; il ne ressentait plus la présence de Tom ni dans le dortoir, ni aux alentours de la tour. Il devait être parti depuis un moment déjà.
Soupirant légèrement, se demandant tout à coup quelle heure il pouvait bien être, il se rendit compte qu'il avait dormi profondément, cela lui arrivait si rarement que cette simple pensée le fit sourire un peu, sourire qui s'effaça lorsqu'il se rendit compte d'un détail ; c'était silencieux.
Comment se faisait-il qu'un dortoir plein d'étudiants soit aussi silencieux ?
Il n'eut pas besoin d'y réfléchir plus longuement, il comprit la cause de ce silence lorsqu'il entrouvrit les rideaux de son lit, non seulement Tom avait mis un sortilège d'insonorisation et de protection autour de son lit, empêchant quiconque de le réveiller mais en plus... le dortoir était complètement vide.
Il avait trop dormi, plus personne n'était là et Tom était probablement parti bien avant le réveil de leurs camarades. Après tout dormir dans un autre dortoir que le sien n'était pas quelque chose d'autorisé, que ce soit à Poudlard ou à Ilvermorny.
Se dépêchant de sortir de son lit, l'Oiseau-tonnerre fit chuter un livre au sol au passage sans y prêter attention, trop inquiet par le fait qu'il risquait d'arriver en retard.
Il attrapa quelques vêtements et récupéra rapidement son emploi du temps dans le tiroir de sa table de nuit, c'était Therence qui lui avait fait, le responsable des Oiseaux-tonnerre avait essayé de faire correspondre le plus possible les cours qu'il suivrait à Ilvermorny à ceux qu'il suivait déjà à Poudlard.
Alors qu'il saisissait son sac au sol, il vit le petit livre qu'il avait fait tomber briller. Fronçant les sourcils, il oublia son inquiétude d'arriver en retard à son premier cours et saisit le livret au sol et, à peine en avait-il touché la couverture, que celle-ci se mit à briller plus fortement encore. Il y distingua son nom et prénom écrits en fourchelang sur la couverture précédemment vierge.
Harry comprit, à ce moment-là, que ce carnet lui avait été laissé par Tom. Il était parti en lui laissant cela…
Tenir ce petit livre entre ses mains lui rappela la déclaration que Tom lui avait faite alors que, épuisé, il s'était endormi.
Je t'aime. Ces trois petits mots résonnèrent étrangement dans son esprit. Il sentit son coeur se serrer d'une manière inexplicable et il se secoua ; il devait se dépêcher.
Se reprenant, il mit le carnet avec le reste de ses affaires dans son sac, consultant son emploi du temps tout en descendant les marches de la tour quatre par quatre. Il avait cours de duel magique, l'équivalent de Défense contre les forces du Mal et ce cours se déroulait dans... le bureau du directeur.
Agilbert Fontaine était professeur en plus d'être directeur ? Pourtant il lui semblait avoir entendu que c'était la directrice des Oiseaux-tonnerre qui était justement en charge d'enseigner cette matière...
Elle était absente, Therence lui avait répété plusieurs fois, alors le directeur la remplaçait peut-être. Bien que cela lui semble un peu étrange, Harry ne se posa pas plus de questions. S'il ne voulait pas arriver en retard, il allait devoir se dépêcher de se rendre à son cours sans perdre plus de temps en tergiversations.
Il traversa la cour et les couloirs d'Ilvermorny en courant, s'attirant le regard des élèves qui n'étaient pas en études et ceux des tableaux curieux, il était même persuadé avoir vu les statues du grand Hall le suivre du regard alors qu'il le traversait sans s'y attarder.
Le bureau d'Agilbert Fontaine était dans le bâtiment principal, dernier étage, au fond du couloir. Il pouvait remercier sa mémoire puisque ici, il n'avait pas la carte du Maraudeur pour l'aider à trouver son chemin.
Lorsqu'il arriva en bas des escaliers en colimaçon qui montaient jusqu'au bureau du directeur, il ne se fit plus d'illusions. Il n'entendait pas de bruits aux alentours et personne n'attendait en flânant dans les couloirs que le cours commence ; il était en retard.
Cela lui rappela vaguement son premier cours à Poudlard, ce jour-là aussi il avait été en retard mais il n'était pas seul... Ron était avec lui.
Harry chassa ce souvenir avec brusquerie et il gravit les marches avec un peu d'appréhension. Il détestait attirer l'attention sur lui et il était persuadé qu'en arrivant en retard, tous les regards allaient se tourner vers lui.
Qui plus est, Agilbert Fontaine ne lui inspirait pas vraiment confiance, principalement parce que Tom se méfiait de lui et qu'il avait trouvé son comportement assez... dérangeant, lors de leur dernière entrevue. La manière dont celui-ci le regardait le mettait inexplicablement sur les nerfs.
Il se stoppa face à la porte qu'il se souvenait avoir traversée il n'y a pas si longtemps et maintenant qu'il y songeait, le bureau du directeur d'Ilvermorny lui avait fait penser à une salle de classe dès sa première impression.
À l'instant où il posa sa main sur la poignée ronde, il entendit ;
— Entrez monsieur Potter.
Un frisson désagréable le parcourut. Fontaine le mettait mal à l'aise. Tom avait raison, il y avait quelque chose qui n'allait pas chez cet homme, quelque chose de dangereux.
Il prit son courage à deux mains et entra. La pièce était exactement comme dans son souvenir, large et traversée par d'immenses fenêtres qui prenaient un pan entier du mur, au centre, le nœud gordien, symbole d'Ilvermorny, trônait. Celui-ci lui semblait toujours menaçant, le souvenir de sa répartition et de la douleur qu'il avait ressentie en y posant les pieds le faisait tressaillir, il ne voulait plus jamais revivre ça.
Néanmoins, il fut moins effrayé par le sceau que par les regards qu'il reçut de ses camarades de classe...
Les Oiseaux-tonnerre étaient tous alignés deux par deux dans une sorte de rang militaire qui fit grimacer l'ancien Gryffondor. Devant eux, une baguette à la main, se tenait le directeur, il semblait avoir stoppé son cours pour lui dire d'entrer, rendant son arrivée d'autant plus remarquée.
Harry croisa le regard désolé de Therence, qui comme tous les autres, le regardait sans pour autant bouger de sa position, droit face au directeur, les bras croisés dans le dos.
Captant le regard du directeur, Harry s'apprêtait à s'excuser de son retard mais celui-ci le devança, et lui sourit franchement en lui adressant ces quelques mots ;
— Apparemment, la discipline n'est pas la force des étudiants de Poudlard. Puisque vous vous permettez d'être en retard à mon cours, je me permets de vous désigner pour la première démonstration d'aujourd'hui, cela ne vous dérange pas ?
Un instant passa sans qu'Harry ne réagisse, il vit seulement Therence pâlir et les autres élèves s'adresser des regards entendus, comme s'ils se doutaient que cela tournerait ainsi depuis le début.
Le directeur s'impatienta et perdit son sourire lorsqu'il ordonna froidement ;
— La théorie est finie, prenez place, monsieur Potter et moi-même allons vous faire une démonstration.
Le groupe bien organisé, se divisa en deux groupes qui partirent s'aligner d'un côté et de l'autre du symbole au sol, formant deux lignes parfaites. Le seul élève qui n'avait pas bougé était Therence et celui-ci contesta, d'une voix un peu faible ;
— Monsieur le directeur, c'est son premier cours et d'après mes connaissances, les élèves de Poudlard ne pratiquent pas de la même manière. Peut-être que je pourrais prendre sa place pour la démonstration d'aujourd'hui ?
Le visage du directeur se tordit dans une grimace affreuse, cela ne dura que l'espace d'un instant pourtant cela suffit, Therence se tut et partit rejoindre les autres en silence, fixant le sol sans oser faire le moindre écart supplémentaire.
Harry comprit, lorsqu'il vit le directeur se mettre en position, baguette à la main, que ce que Fontaine appelait une démonstration n'était ni plus ni moins qu'un véritable combat. Ils allaient se battre en duel.
N'ayant pas le choix, il se plaça face au directeur, saisissant sa baguette, celle d'if. La pensée que c'était la première fois qu'il s'en servirait réellement dans un duel percuta son esprit une seconde avant que le directeur ne dise, plus pour les spectateurs que pour lui ;
— Comme vous le savez, ce semestre nous étudierons la défense magique de niveau supérieur. Pour la démonstration d'aujourd'hui, j'attaquerai et monsieur Potter se défendra... Je suis sûr que vous avez déjà vu ce chapitre à Poudlard, n'est-ce pas ?
Cette fois-ci, il s'adressait à lui, il le regardait droit dans les yeux, un drôle de sourire dansait sur ses lèvres, comme s'il savait pertinemment que ce n'était pas le cas.
À Poudlard leurs cours de défense n'avaient jamais vraiment été assurés et ils avaient seulement appris le strict nécessaire pour se défendre et surtout pour attaquer pendant la guerre.
Le peu de connaissances qu'il possédait à propos des sorts purement défensifs de niveaux supérieurs venaient de ses recherches personnelles, lorsque Hermione, Ron et lui étaient restés coincés au Square Grimmaurd pendant les réunions de l'Ordre et que Hermione les traînait dans la bibliothèque des Black en arguant que, parmi tous ces bouquins sur la magie noire, il devait bien en avoir quelques-uns qui diraient comment s'en défendre.
Elle leur avait lu des dizaines et des dizaines de passages traitant du sujet mais Harry n'était pas certain d'être capable de s'en souvenir et surtout, de s'en servir pour la première fois aujourd'hui, sans démonstration ni entraînement...
Il ignorait complètement comment il était censé se défendre ni même quel genre de sortilèges, ou malédictions, allait lui envoyer le directeur.
Agilbert Fontaine passa un court instant à observer sa cible, l'objet de ses prochaines expériences. Harry Potter. Il devait réussir à définir si oui ou non Potter était un Obscurial et les tests pour cela commençaient dès maintenant.
La première expérience était assez simple, il se devait de déterminer si le sujet présentait les caractéristiques typiques d'enfants ayant développé un Obscurus. Il devait vérifier les réactions de Potter à la violence, aux brimades, physiques comme morales. Par chance, il avait l'opportunité de le tester lui-même sur le point physique, étant donné qu'il serait son professeur de duel durant l'intégralité de cette année scolaire.
Cette perspective le fit sourire, il se demandait s'il décèlerait des éléments probants dès la première mise en situation ou s'il allait devoir récidiver l'expérience de manière récurrente.
Il se plaça en position de duel, saisissant sa baguette avec fermeté, les malédictions qu'il souhaitait utiliser déjà méticuleusement préparées. Agilbert était parfaitement conscient que le niveau de son élève devait être très bas concernant la protection, Potter était peut-être très doué pour esquiver les coups et éventuellement y répondre mais se défendre avec des sortilèges de haut niveau n'était pas quelque chose d'accessible à n'importe quel sorcier et certainement pas à un Obscurial.
Un tel monstre serait incapable de maîtriser sa magie pour pouvoir s'en servir autrement que pour détruire. Si Potter était véritablement un Obscurial, Agilbert s'attendait à ce qu'il cède rapidement à sa nature et l'attaque. Ou, tout du moins, il s'attendait à percevoir un manque de contrôle ainsi que de la violence, même s'il doutait un peu de lui à ce sujet... Si comme il le pensait, Potter était inconscient de sa nature et même de sa puissance, la possibilité qu'il se refuse à s'en servir, même pour se défendre, était forte.
Dans ce cas-ci, la seule possibilité serait de pousser le garçon dans ses retranchements jusqu'à ce que l'Obscurus prenne le dessus pour le protéger. Ce serait trop risqué et inapproprié à un premier essai, le directeur d'Ilvermorny s'était décidé à opter pour quelque chose de plus simple ; mesurer la stabilité de la magie du garçon en le poussant à se défendre contre des malédictions de plus en plus violentes, ainsi il aurait un aperçu de la manière dont son rat de laboratoire réagissait face à la violence, en plus d'une palette complète des seuls sorts défensifs que celui-ci connaissait.
Rivant son regard vers Harry Potter, Agilbert se sentit tout à coup troublé. Précédemment et avant qu'il ne se poste dans une position de duel face à lui, Potter semblait perdu, hésitant et surtout perturbé mais à l'instant où les choses étaient devenues sérieuses, et l'affrontement inévitable, tout son langage corporel s'était modifié. Ces yeux vert vif étaient fichés dans les siens avec détermination et défiance, sa position n'était plus du tout défensive mais entièrement offensive, très légèrement penchée vers l'avant, sa baguette positionnée vers le bas, prête à tracer dans les airs, ce que Agilbert devinait être tout sauf un sortilège de défense.
Harry Potter était face à lui, droit, tendu et immobile et le directeur d'Ilvermorny ne put s'empêcher d'appréhender la suite... tous ses instincts lui criaient que ce gamin était dangereux. Sa manière de se tenir, de le défier ; Potter avait réagi comme une bête acculée, incapable de reculer, il s'était résigné à se battre quitte à en perdre la vie.
C'était l'impression qu'avait Agilbert en l'observant et c'est ainsi qu'il se souvint qu'il n'avait pas un simple étudiant en face de lui mais le Survivant, un jeune homme ayant arrêté une guerre par deux fois en éliminant le mage noir le plus puissant que l'Histoire ait connu.
Un monstre, il avait en face de lui qu'une sorte de bête élevée pour se battre, rien de plus qu'un animal bon pour les combats de chiens.
S'écœurant lui-même de devoir l'affronter et essayant de mettre de côté sa crainte presque primitive face à ce qu'il considérait être ni plus ni moins qu'un animal sauvage mal dressé, Agilbert se redressa et se promit une chose en prononçant un avertissement envers le monstre ; il allait mettre au pas cette bête, la mettre en cage et la faire obéir, qu'il le veuille ou non. Qu'il soit un Obscurial ou pas, Harry Potter deviendra l'outil de sa victoire.
— Je vous rappelle qu'il vous est interdit d'attaquer, monsieur Potter.
À Suivre...
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