Rouky666 : Moi aussi la Saint-Valentin je m'en fiche un peu. J'avais vraiment envie de vous offrir un nouveau "calendrier" cependant donc c'était l'occasion parfaite. Du coup je suis heureuse que tu le suivies et que tu sois impatiente d'être aujourd'hui et demain.
FanMiraculous : Bien sûr qu'Adrien à compris. S'il ne lui court pas après. C'est pour ne pas la brusquer, et ne pas lui mettre la pression. Et bien sûr tu peux me tutoyer. Aucun problème avec ça !
Jelfina : les commentaires courts sont parfois très efficace. Merci beaucoup d'avoir laissé un retour. Je suis heureuse que tu aies trouvé le chapitre précédent parfait. J'espère que tu aimerais celui-ci (qui est vraiment l'un de mes préférés).
Sarah70801 : j'aime bien quand tu n'as aucune idée de ce que je prépare pour la suite... Je pense que tu vas être contente et que tes vœux vont être exaucés. Je suis contente que tu me fasses confiance pour te transporter et te faire voyager dans mes histoires. Laisse-toi porter et profite de la balade !
Charliee3216 : je suis contente que tu me pardonnes d'avoir jouer un peu avec ton petit cœur le 11 février. Promis c'est terminé ton ça. Enfin non c'est pas terminé, mais je vais jouer avec dans le bon sens maintenant.
Lefevrejoy : je suis heureuse que le chapitre précédent t'ai apporté autant de satisfaction. Merci pour ta fidélité et ton soutien.
Loonak : c'est un beau compliment, je suis heureux de faire voyager avec moi grâce à ma qualité d'écriture. Merci beaucoup. Oui, c'était la surprise, pas de révélation pour le 14 février, mais avant ! J'aime toujours qu'on voit un peu comment les personnages vivent tout ça. J'aurais pu m'arrêter sur un reveal et une déclaration. Mais ça aurait un peu abrupte et incomplet.
Bonne lecture à toutes et tous !
Ladybug Chat Noir :
Marinette fut tirée subitement de son sommeil : le cœur battant plus vite que les battements d'ailes d'une coccinelle, les joues plus rouges que leurs élytres, et le souffle aussi court que la durée de leur vie sur terre.
Elle posa une main sur son cœur, sentant son rythme cardiaque marteler vigoureusement contre sa paume. Du revers de l'autre main, elle essuya les larmes qui roulaient de ses yeux et sillonnaient ses joues.
-C'est Adrien, murmura-t-elle enfin, libérant le souffle qu'elle retenait encore prisonnier.
Le fil tendu entre les deux garçons qu'elle aimait, et sur lequel elle marchait telle une funambule depuis des mois, n'était en fait que le fil conducteur reliant les deux pôles du même garçon. Les deux facettes de lui-même. L'extraverti, facétieux, protecteur, Chat Noir et l'introverti, sensible, altruiste, Adrien. Elle se rendait compte aujourd'hui que tout ce qui lui semblait être le caractère de deux êtres séparés et différents hier, n'étaient finalement que poudre aux yeux. Extraverti ? Adrien l'était aussi dans son cercle intime d'ami. Sensible ? Chat Noir lui avait déjà prouver à quel point il pouvait l'être. Comment avait-elle pu être aveugle si longtemps ?
Le petit Kwami rouge, qui dormait juste au-dessus d'elle, émergea de son cocon. Elle virevolta lentement jusqu'à sa porteuse, avant de lui offrir le plus doux des regards et le plus sincère des sourires.
Marinette ouvrit les paumes de ses mains, pour permettre à Tikki de s'y poser doucement, puis l'amena près de son visage.
-Tikki ! Tu étais au courant ! Petite cachotière ! Haleta-t-elle, encore sous le coup de l'émotion.
-Désolée, Marinette, répondit celle-ci. Mais, tu es bien placée pour savoir que je ne pouvais rien te dire, même si je désirais sincèrement te révéler l'identité de Chat Noir. Maître Fu ne le voulait pas, vous n'étiez pas encore prêts à faire face aux responsabilités qui accompagnaient la révélation des identités. Tu sais aussi que la magie miraculeuse m'en empêchait. Je suis tellement soulagée que le secret soit enfin levé.
Tikki s'approcha de la joue de sa porteuse et s'y blottit.
-Tu mérites d'être heureuse, Marinette, et Chat Noir aussi.
-Chat Noir ! Je dois retrouver Adrien ! Maintenant !
-Maintenant ?! Mais, Marinette, il est cinq heures du matin ! Précisa la petite Coccinelle, surprise.
-Je sais bien, Tikki. Mais nous avons déjà été séparés trop longtemps par la magie miraculeuse. Je veux m'assurer que rien ne nous séparera plus jamais. Transforme-moi !
L'instant suivant, Ladybug s'élançait au-dessus des rues parisiennes, baignées par la lumière des étoiles et plongées dans le calme de la nuit.
-C'est elle, Plagg ! C'est Marinette! S'écria Adrien en se redressant subitement dans son lit.
Plagg, qui était roulé en boule sur l'oreiller d'à côté, s'étira comme un vrai chat et grogna en émergeant de son sommeil.
-Mmh, oui je sais. Grommela-t-il en arrondissant son dos, effectuant un dernier étirement félin.
-Bien sûr que tu le sais ! Tu m'as éloigné plusieurs fois de la vérité, quand j'en devenais trop proche ! Protesta Adrien, un peu agacé par le petit chat qui semblait se moquer de lui impunément.
-C'était mon rôle de m'assurer que tu ne le découvres pas avant que ce ne soit le bon moment, répondit-il, simplement. Si ça peut te faire plaisir, tu m'as donné du fil à retordre de nombreuses fois, ajouta le petit Kwami avant de flotter jusqu'à sa réserve de camembert pour se nourrir.
Plagg goba rapidement un demi camembert, qui était plus gros que lui, et rota bruyamment en se dirigeant à nouveau vers son porteur.
Adrien était de plus en plus agacé par le comportement nonchalant, provocateur et à la limite de l'insolence du petit Kwami chat. Il le dévisageait durement tout suivant son déplacement dans la pièce.
-Et bien maintenant, ton nouveau rôle va être de t'assurer que je puisse toujours retrouver la fille que j'aime quand je le souhaite! C'est-à-dire: maintenant, précisa-t-il d'une voix narquoise.
Adrien ne laissa pas le temps au Kwami de la Destruction de protester contre l'heure tout à fait inappropriée, ni même de dire quoique ce soit d'autre: il appela rapidement sa transformation. Aussitôt, le garçon sentit la magie miraculeuse parcourir son corps. Celle-ci réveilla au passage les derniers muscles qui étaient encore endormis et il se sentit alors totalement réveillé et en pleine forme.
Quelques minutes plus tard, Chat Noir sautait sur les toits de Paris en direction de la demeure de sa belle Lady. Il s'aidait de son bâton pour se propulser plus loin et plus fort, afin d'arriver le plus vite possible à destination. Chaque minute qu'il passait encore loin d'elle lui semblait être une éternité.
Il fut surpris lorsqu'une notification de géolocalisation fit soudainement vibrer son bâton. Cette dernière attira son attention et lui fit brièvement détourner le regard vers l'écran du gadget. Ladybug était en mouvement ?
L'instant suivant, sans qu'il ne puisse expliquer comment, il se retrouva emmêlé dans le fil du yo-yo de sa charmante partenaire ou, plutôt, emmêlé avec sa charmante partenaire.
-Bonjour, Princesse. Tu sais, si notre corps à corps te manquait tant, il suffisait de me le dire. C'est avec plaisir que je t'offrirai autant de danses supplémentaires, blottis étroitement, que tu le souhaites, déclara-t-il malicieusement, en désignant le fil qui les ligotait et les maintenait plaqués l'un contre l'autre.
-Iiih, je t'excuse…moi excuse, uh, iiih, excuse toi, merde ! Excuse-moi ! balbutia-t-elle rapidement et de façon inintelligible.
Ladybug ferma les yeux pour ne plus voir l'objet de ses tourments et de ses fantasmes et essaya de se calmer. Sans grand succès. Il était trop près. Beaucoup trop près. Le fait de fermer les yeux lui faisait prendre conscience de sa proximité de façon encore plus intense. Elle sentait son souffle lui caresser le visage. Son parfum envoûtant affolait son odorat et elle pouvait même sentir le battement de son cœur marteler vivement contre sa propre poitrine. Tous ses sens étaient en éveil et elle sentait son corps réagir à toutes ces stimulations : elle avait chaud et le sang lui montait aux joues, sa respiration était irrégulière et s'était brutalement accélérée, son cerveau était de plus en plus anesthésié par la situation.
-Ma Lady, est-ce que ça va ? Je crois que je t'écrase un peu et ton fil n'aide pas. Est-ce que tu peux le détendre, pour nous dégager ? demanda-t-il, alarmé par l'état de sa partenaire.
Ladybug bougea légèrement une main et poussa un cri aigu.
Mes mains sont bloquées sur les fesses d'Adrien. Je touche les fesses d'Adrien Agreste !
Son visage passa par plusieurs teintes de rouges jusqu'à atteindre une nuance si intense, que celle de son costume ne pouvait même pas rivaliser. Sa respiration, qui fut autrefois rapide, devint à présent inexistante.
Conscient de l'anxiété de sa partenaire, le héros félin essaya de la rassurer et de la calmer.
-Ma L… Marinette, respire calmement. Peux-tu détendre le filin de ton yoyo pour relâcher la pression et t'aider à respirer ?
Elle secoua la tête dans la négative pour répondre à sa demande. Elle prit un instant pour reprendre le contrôle de sa respiration et déglutit péniblement :
-Yo-yo.. Bloqué.. mon dos.. Rétracter.. Filin.
Chat Noir bougea légèrement sa main droite qui était coincée sur l'omoplate de sa partenaire afin d'attraper le gadget qui était suspendu un peu plus bas dans son dos: par chance, celui-ci n'était pas trop loin de ses doigts. Après quelques mouvements et torsions qui le rapprochèrent un peu plus de sa Lady, (chose qu'il ne pensait physiquement pas possible tant ils étaient déjà collés l'un à l'autre) il arriva à poser sa paume sur le yo-yo.
-Je vais relâcher un peu la pression et rétracter le filin. D'accord, ma Lady ? Poursuivit-il en relevant la tête vers l'héroïne.
Il s'était bien rendu compte qu'en cherchant à atteindre son yo-yo, il s'était encore rapproché d'elle. Mais, ce à quoi il ne s'attendait strictement pas, en relevant la tête, c'était de se retrouver à peine à quelques millimètres de ses lèvres roses et désirables. À se retrouver, happé par son regard intense et brillant de désir. À se retrouver, pris dans un tourbillon d'émotions puissantes et incontrôlables.
Soudainement, quelque chose se brisa. Un mur s'effondra. Un barrage céda. Les deux années d'attente et de frustration, qui s'étaient dressées entre eux, telle une barrière infranchissable qui s'écroula subitement, laissant place aux sentiments qui avaient été bien trop longtemps retenus prisonniers. Il n'eut qu'à relever un peu le menton pour que ses lèvres entrent enfin en contact avec celles de Ladybug, dans un baiser qui les foudroya et les traversa de part en part.
Il étouffa entre ses lèvres le léger gémissement de satisfaction et de bonheur de Ladybug. Cette dernière se laissait totalement emporter par le torrent de sensations, qui s'écoulait dans son corps et au plus profond de son âme.
Chat Noir exerça une petite pression sur le yo-yo de l'héroïne et le fil qui les bloquait se rétracta pour disparaître complètement. Il était à peine libre qu'il enroulait déjà ses bras autour de la taille de sa partenaire, pour la garder tout contre lui.
Elle déplaça alors ses propres bras pour les passer autour du cou du félin, appuyant leurs lèvres un peu plus fort encore l'une contre l'autre et intensifiant la profondeur de leur baiser. Un baiser tendre et intense, rempli d'amour.
Ils échangèrent plusieurs longs baisers, chacun plus fervents et passionnés que ne l'avait été le précédent.
Au bout d'un long moment, qui leur avait semblé suspendu hors du temps, ils se séparèrent, à bout de souffle, bouleversés mais comblés.
-Wow, soufflèrent-ils d'une seule et même voix, leurs fronts se posant doucement l'un contre l'autre.
-Est-ce que tu te sens mieux maintenant, Buguinette? Demanda-t-il, d'une voix espiègle et enjouée
-Beaucoup mieux, chaton, répondit-elle en rougissant à nouveau au souvenir du contact charnel qui venait de les secouer tous les deux.
-Tu es sortie au beau milieu de la nuit juste pour me retrouver, ma Lady ? Avoue-le, tu ne peux pas te passer de moi et de mon chat-rme félin-omenal, n'est-ce pas ? Fanfaronna-t-il en lui adressant un clin d'œil charmeur et malicieux.
-Je pense que je peux dire la même chose de toi, Minou: tu courais, toi aussi, sur les toits alors que le soleil n'est même pas encore levé, répondit-elle, en souriant tendrement.
-C'est vrai, lui concéda-t-il. Tu me manquais déjà trop et je ne pouvais plus attendre pour te dire à quel point je t'aime, Marinette, déclara-t-il en lui caressant tendrement la joue.
- Moi aussi, je t'aime, Adrien, murmura-t-elle sincèrement en réponse. Depuis le jour où tu m'as offert ton parapluie.
-Vraiment ?! Depuis tout ce temps ?! Mais pourquoi ne m'as-tu jamais rien dit, Marinette ? Je croyais que tu me détestais… Chat Noir fit une pause de quelques secondes à peine avant de reprendre.
-Attends une minute.. L'autre garçon? C'était donc moi ?! S'exclama- t-il, complètement surpris.
-Ça a toujours été toi, chaton. J'ai essayé de te le dire des milliers de fois, mais je n'y suis jamais parvenue. J'avais trop peur de briser notre amitié, et puis, j'étais beaucoup trop maladroite et en désordre devant toi. Un véritable désastre bégayant, répondit-elle en baissant la tête.
-Tu n'es pas un désastre, Marinette. Je ne te laisserais jamais dire ça ! Tu es tout simplement tellement adorable lorsque tu ne trouves pas tes mots. Tu te mets à rougir, puis tu fais ces petits sons aigus et mignons tout en battant des cils. Je ne voulais pas l'admettre à ce moment-là mais... Oh Kwami! Je t'aime tellement. Tu es merveilleuse, Marinette, n'en doutes jamais ! murmura-t-il en relevant son menton pour croiser son regard. Tu es MA merveilleuse Lady, MA douce princesse, MA Marinette bégayante et adorable, avoua-t-il avant de l'embrasser à nouveau tendrement.
Il l'attira ensuite vers le bord du toit, et l'invita à s'asseoir à ses côtés. Il l'enlaça et la serra tendrement contre lui. Elle posa alors sa tête sur son épaule, profitant sans retenue de la proximité et du réconfort qu'il lui offrait.
Ils restèrent assis là, l'un contre l'autre, jusqu'à l'aube. Admirant les étoiles scintiller dans le ciel, puis le soleil se lever et les baigner de ses premiers rayons.
Finalement, ils durent se séparer, à contre-cœur, pour retrouver leurs domiciles respectifs.
Ils se firent la promesse de se voir chaque jour, à chaque fois que l'emploi du temps d'Adrien le leur permettrait, mais aussi chaque soir, dans l'intimité de leur devoir de super-héros.
À suivre...
Je crois que celui-ci est mon favoris ! En tant que Ladynoir addict, c'était une étape obligatoire ! Je voulais vraiment éviter de terminer mon histoire sur la révélation de vos leurs identités et vous offrir un peu plus de contenu après.
J'espère que ça vous plaît toujours autant.
Je suis très impatiente d'avoir vos avis sur ce chapitre.
Bisous Miraculeux, et bon samedi ! À demain pour l'ultime chapitre de cette histoire.
