Chapitre 20.
Isabella était animée comme tout les vendredi. Elle aimait son métier, mais elle aimait aussi ses week-end. C'était également le signe qu'il ne rester qu'un seul jour avant de pourvoir visiter son frère et sa sœur à l'orphelinat. Et, elle aimait ça plus que tout au monde. Sur son écran d'ordinateur une alarme se mit en route : dix-huit heures. Un petit sourire aux lèvres elle s'étira de tout son long, puis éteint son ordinateur, récupéra ses affaires et se leva de son siège.
Isabella salua grandement ses collègues prêt également à partir des bureaux et se dirigea vers l'ascenseur. Sébastien l'attendait comme tout les jours en bas de l'immeuble. Pile devant l'entrée. Il ouvrit la porte prestement et Isabella s'installa à l'arrière.
- Coucou, chantonnât-elle gaiement faisant aussitôt sourire son garde du corps.
- Vous êtes de bonne humeur. Clama-t-il.
- C'est le week-end. Vous aussi, non ?
- Oui, c'est exact... mais sachez que vous allez me manquer, souffla-t-il lui administrant un clin d'œil.
Isabella rougit aussitôt, tandis qu'il fermait la portière victorieux. Sébastien la conduit jusqu'à l'immeuble d'Edward avec fluidité et légèreté. Elle aimait beaucoup sa conduite et rêvasser très souvent.
- Madame est arrivée, s'amusa-t-il se garant sur une des places reversées devant le bâtiment.
- Merci.
- Je vous accompagne, j'ai quelques points à voir avec monsieur Cullen.
Isabella hocha la tête et le suivit docilement jusqu'à l'ascenseur. Plusieurs personnes sortirent de l'immeuble. L'heure de pointe.
- Isabella Swan dans toute sa splendeur, ricana une voix, sur sa droite la faisant sursauter.
- Mariya! Sourit grandement Bella. Quoi de neuf, langues de vipère?
Cette dernière lui lança un clin d'œil joueur, tout en se postant à ses côtés.
- Il est de bonne humeur aujourd'hui... les Japonais ont confirmé l'accord... nous travaillions officiellement avec eux.
- Oui... une bonne nouvelle, savoura Isabella satisfaite.
- Profite de ton week-end, alors!
- Toi aussi, lâcha-t-elle avant de la voir partir pour sortir du bâtiment.
Sébastien et Isabella attendirent l'ascenseur, quand elle repéra Emmett en pleine conversation avec deux hommes en costume cravate à quelques pas d'eaux. Elle se dépêcha d'appuyer sur le bouton d'appel, faisant arquer un sourcil à son garde.
- Pressée?
Elle ne répondit pas. L'ascenseur fini par arriver et elle souffla de soulagement. Elle laissa les employés sortir et la dévisager sans vergogne. Puis, entra enfin. Elle était prête à insérer sa carte d'accès quand Emmett entra à son tour. Il posa ses yeux sur elle une demie seconde avant de relever les yeux vers Sébastien qui s'était tendu en une fraction de seconde.
- Bonjour, Bella, souffla le meilleur ami d'Edward doucement.
- Bonjour, Bredouilla-t-elle.
L'ascenseur s'arrêta aux deuxièmes étages, ou deux personnes voulurent entrer, mais ne le firent pas devant le mouvement de main d'Emmett.
- Merci à vous! claqua sa voix durement, avant que les portes ne se referment.
Puis, il se tourna vers Isabella le regard menaçant.
- Que se passe-t-il ?
- Rien.
- Tu es froide comme la pierre...
- Je n'ai pas envie de te parler, cracha-t-elle en définitive.
Il eut un mouvement de recul. Pour le coup, Emmett n'était absolument pas prêt à entendre un jour ce genre de chose. Surtout pas venant d'Isabella.
- Pourquoi ?
- Je n'ai pas envie de discuter avec toi... ni avec Jasper.
Sébastien arqua un sourcil, toujours sur ses gardes.
- Qu'est-ce qu'on a fait?
- Je sais tout, soupira-t-elle, tandis que les portes s'ouvraient à nouveau.
Emmett appuya sur le bouton pour les refermer aussitôt. Il entra totalement furieux cette fois-ci, la carte magnétique dans la fente à cet effet et tapa un code.
- Tu sais quoi exactement? S'énerva-t-il.
- Le principal, je suppose... que je ne suis qu'un stupide test entre mecs!
Emmett ferma les yeux et les rouvrit aussitôt. Son expression changea dans la seconde. Une expression qu'elle n'arrivait pas à décrypter et c'était une grande première.
- Que voulais-tu que l'on fasse?
- Euh... refuser?
- Ah! Parce que tu crois que c'est aussi simple de dire « NON » à Edward Cullen?
Sa voix avait claqué dure et forte dans l'habitacle la faisant sursauter.
- Cela n'a pas d'importance. Ce qui est fait est fait. Maintenant, je ne veux plus discuter avec vous...je me sens trahis.
- Bella... tu ne peux pas nous condamner pour ça!
- Tu veux parier?
Les portes s'ouvrirent, quand il allait revenir à la charge, mais plus rapide elle s'élança hors de l'habitacle, malheureusement la main d'Emmett vient s'enrouler autour de son poignet.
- Je n'ai pas terminé avec toi, s'énerva-t-il furieux.
- Ce n'est pas mon problème, Emmett. Lâche-moi immédiatement.
- Je vous prie de bien vouloir la lâcher, trancha Sébastien sur le qui-vive.
En réalité, il venait de passer un bras autour de ma hanche pour me rapprocher de lui.
- Je... je ne regrette pas ce que j'ai fait, souffla-t-il en accédant à leur demande. Par contre, je regrette de ne pas t'avoir révélé le plan d'Edward.
- Et, je dois te croire?
Il haussa les épaules d'impuissance. L'ascenseur s'ouvrit à nouveau. Jasper et Edward en sortirent rigolant comme deux frères. Cela souleva le cœur de la jeune femme. Edward fronça les sourcils, en nous voyant tous les trois et surtout Isabella dans les bras de Sébastien. Ce dernier la relâcha aussi sec.
- Que se passe-t-il? réclama Edward.
Bella détourna les yeux lentement et tomba sur... madame Ross.
- Vous êtes là depuis longtemps? lui réclama-telle, la surprenant un peu.
- Euh... depuis l'ouverture des portes! chuchota-t-elle.
- Géniale, bougonna Isabella, poussant Emmett de son passage, ainsi que Sébastien.
- Je sors, trancha-telle à un Edward déstabilisé.
- Mais... pourquoi? Où ?
- Je ne reviendrais pas tant que ces deux-là... dit-elle en pointant Jasper et Emmett du doigt, seront ici.
Ne laissant pas le temps à lui comme à Sébastien de riposter, Isabella se dirigeai vers les escaliers de service. Une grande première. Elle entendit un grognement de l'autre côté de la porte, puis un coup sur celle-ci. Sans perdre une seule seconde, elle dévala les escaliers jusqu'à son ancien étage de travail. Elle avait toujours une chose importante à récupérer dans son ancien bureau. Elle n'avait pas le moins du monde oublié. Personne n'allait l'en empêcher cette fois. Heureusement, les bureaux étaient presque tous vides. Quelques visages inconnus et deux ou trois connus. Arriver devant le bureau, Isabella posa son oreille sur la porte et se contente d'écouter. Pas un bruit. Cependant, un raclement de gorge qui la fit sursauter. Elle se cognai également contre celle-ci avant de se retourner vers la personne. Pas de chance, il s'agissait de Miss-blonde-remplaçante dans toute sa splendeur. D'ailleurs, elle la regarder avec un sourire de vainqueur qui irrita fortement Isabella.
- Puis-je vous aider? Demanda-t-elle d'une voix hautaine.
Elle eut tout à coup des envies de violence, mais essaya de se contrôler. De toute façon, Sébastien et Edward qui arrivaient vivement dans sa direction l'en dissuada.
- Je te conseil fortement de ne pas bouger d'un seul centimètre.
Edward la repoussa brutalement contre la porte et elle poussa une plainte, avant de voir s'écraser sa bouche contre la sienne. Le baiser fut féroce. Violent. Comme ils les aimaient. Son corps la bloquer avec ténacité. La compresser pour dire vrai. Mais, elle aimait cette sensation étrange. Edward s'écarta finalement de sa bouche et posa son front contre le sien. Son regard était chargé d'une expression encore inconnue.
- Ne t'avise plus jamais de faire ça... grogna-t-il la faisant trembler de la tête aux pieds.
- Quoi?
- Partir sans ton garde. T'enfuir me laissant derrière. Bloquer les accès et ne pas me dire où tu vas!
Son souffle était court. La tension palpable.
- Est-ce que tu comprends Bella? Je te jure que la prochaine fois, je te plante un dispositif de pistage dans le bras.
Sans était trop pour elle. Isabella explosa littéralement de rire, le prenant de cours. Sébastien retient de justesse un gloussement et se racle la gorge à temps.
- Tu n'as pas le droit de faire ça... je n'ai pas dix ans, soupira-t—elle, le regardant avec amour.
- Rien à foutre, grogna-t-il l'embrassant à nouveau.
Lorsqu'ils s'écartèrent l'un de l'autre, le regard de Bella alla directement chercher celui de sa remplaçante.
- La scène te plaît?
Elle en avait le regard noir en retour. Virulent. Isabella venait de gagner. Elles le savaient pertinemment. Elle avait peut-être l'ancien poste de la jolie brune, il en reste pas moins que Bella garder à jamais le beau patron.
- Que se passe-t-il encore, princesse? murmura Edward.
- J'ai toujours mon... truc à récupérer, soupira sa compagne, détournant les yeux pour venir sur le doux visage de son amant.
Edward souffla, puis s'écarta de la porte, puis l'aida à se positionner à nouveau sur ses jambes.
- Mademoiselle GINES, je vous prie d'ouvrir la porte.
La dites madame GINES, le regarda bouche bée quelques secondes, avant de s'approcher et d'ouvrir porte de son bureau. D'un geste gracieux du menton, Edward imita à Isabella d'enter. Madame Gines et Sébastien firent de même.
- Très bien, quel est donc ce... truc si important? soupira Edward s'installant sur un des deux sièges mis à disposition.
Isabella se mordit la lèvre inférieure aussitôt, lui faisant arquer un sourcil. Sébastien s'appuya, bras croiser contre le mur coté porte, tandis que mademoiselle... GINES pris place à son siège, prête à exploser tellement elle était rouge vif.
- Bella?
- Promets-moi de ne pas t'énerver? Risqua Isabella, le cœur battant fort.
Elle pensait pouvoir venir récupérer l'objet sans lui... sans personne d'autre. Mais, c'était sans compter sur son ancien patron autoritaire. Edward l'analysa quelques secondes, la tête inclinée sur le côté.
- J'ai l'impression d'être sur des montagnes russes à longueur de temps avec toi... c'est une sensation... étrange! murmura-t-il, alors qu'un petit sourire en coin se posa sur le visage de Sébastien.
- Du même avis, Sébastien? Risqua Isabella, arquant un sourcil à son tour.
- Oh... À cent pour cent mademoiselle Bella, ricana-t-il.
Elle leva les yeux en l'air et revient sur Edward.
- Et, c'est bien ou c'est mal? se dandinant d'un pied à l'autre.
- Je n'ai pas encore décidé, souffla-t-il, alors que Sébastien cachait son fou rire, dans une petite toux.
Bella marmonna quelques mots peu agréables à son attention, puis se diriger vers la bibliothèque où de nombreux dossiers étaient rangés. Elle poussa la petite table ronde juste sur la droite, sous le regard curieux de tous et se démena pour retirer le tapis.
- Non ne vous inquiétez pas les gars... je m'en sors très bien toute seule, grogna le petit bout de femme, arrivant finalement à dégager la petite trappe.
- Très intéressant, souffla Edward se penchant en avant.
Il posa nonchalamment ses coudes sur ses genoux dans l'attente. Elle se mordit davantage la lèvre, en attrapant son sac à main. Elle en récupéra une petite clé et l'inséra dans la serrure. Elle réalisa deux tours, puis un petit « clic » retenti. Avec un petit sourire sur les lèvres, elle souleva le haut de la planche et récupéra dans le trou un petit coffre en bois. Isabella referma soigneusement la trappe, puis se leva. Elle déposa sur le bureau la petite clé.
- Cadeau! Dit-elleen direction de madame GINES.
Cette dernière, ne réalisa aucun mouvement, tandis que Bella ressortait du bureau son coffre sous le bras. Son garde du corps et son amoureux suivirent promptement.
- Tu m'expliques? réclama doucement Edward, alors qu'ils retournaient vers l'ascenseur.
- Vous êtes bien impatient monsieur Cullen, s'amusa Bella, entrant dans l'ascenseur.
- Vous trouvez mademoiselle Swan? réclama-t-il soulevant un sourcil.
Monsieur Ross était en pleine discussion avec Madame Ross en arrivant dans l'ascenseur. Cette dernière jeta un petit coup d'œil à la dame des lieux, avant de rejoindre la cuisine dans la seconde.
- Ne touche à rien... je revient.
Elle posa le coffre sur la table basse et suivis madame Ross sans attendre. Elle était déjà en train de couper des carottes, lorsqu'elle se posta en face d'elle.
- Je tiens à m'excuser pour tout à l'heure.
- Non. C'est moi qui devrais, la coupa-t-elle vivement.
Elle ne regarda pas une seule fois en direction de sa « patronne », continuant à s'activer.
- Absolument pas. J'étais contrariée et je m'en suis prise à la première personne sur mon chemin. Cela ne se reproduira pas.
- C'est mon métier, mademoiselle Swan. Cela ne me pose pas de problème.
- Mademoiselle Swan? la repri-t-elle surprise. Très bien... je n'ai plus rien à ajouter alors... madame ROSS.
Elle fit son maximum pour appuyer sur son nom de famille et je la vit tiquer comme elle juste avant. Bella tourna les talons pour voir Edward revenir près d'elle, deux verres de vin blanc à la main.
- Merci.
- Avec plaisir.
Ils trinquèrent avant de boire une première gorgée, sans ceux quitter des yeux.
- Souhaites-tu ouvrir ton coffre ou me parler de ta petite scène avec Emmett? risqua-t-il doucement.
Bella jeta un coup d'œil autour d'eux. Personne dans le salon, ni dans l'entrée.
- J'aime ne pas avoir de personne qui nous épie, lui appris-je. En réalité, ça me fatigue d'avoir tout le temps du monde ici.
Il fronça les sourcils, l'invitant à poursuivre.
- Quand je finis le travail, j'aspire à une seule chose... rentrer, mettre une tenue décontractée et flâner. Depuis que je vis ici... je ne peux rien faire de tel.
- Bien. J'en prends note. Autre chose, Bella?
- Je ne veux plus voir Emmett ou Jasper, grogna-t-elle.
- Ça, nous l'avons tout compris, siffla-t-il entre ses dents. Mais, n'oublie pas que ce sont les dirigeants de ma société et aussi mes meilleurs amis. Quoi qu'ils aient fait! repris-t-il, alors qu'elle allait ouvrir la bouche.
- Donc, je dois faire comme si de rien?
- Ils ne vont plus essayer de faire la conversation, crois-moi. En plus je peux savoir pourquoi tu es rancunière en vers eux? Et non en vers moi?
- Oh! crois-moi... je t'en veux aussi, ricana-t-elle, mauvaise.
Edward ne rajouta aucun mot et lui fit signe d'ouvrir le coffre d'un geste du menton. Sans attendre, elle s'exécuta et ouvrit le coffre avec précaution. Elle y trouva tous les documents importants de ses parents. Tel que cartes d'identités, cartes d'assurance, cartes bancaires invalides et photos diverses. Tout ce qu'elle avait pu sauver avant son transfert à l'orphelinat. Elle récupéra sous le regard brillant et étonné d'Edward les biens et les posa sur la table base. Au fond du coffre, un collier de perles blanche. Celui que sa mère portait a son mariage. Ainsi que la montre de son père. L'héritage de ses parents. Le seul héritage de leurs parents. Elle prit enfin la petite boite de bijoux et l'ouvrit avec lenteur. Les bagues de mariage de ses parents. Deux anneaux simples, mais élégant.
- Tu m'étonnes encore une fois, souffla Edward, l'embrassant sur la joue.
- Pourquoi?
- Tu as tout gardé depuis l'accident?
- Oui.
- Pour Sophie et James!
Cela n'est pas une question. Ils le savaient tous les deux. Edward était intelligent et futé. Isabella avait bel est bien garder tout ceci pour elle, mais surtout pour son frère et sa sœur. C'était important pour elle, la transmission entre parents et enfants. Pour son frère et sa sœur, qui n'avait pas eu beaucoup de souvenir et n'avait pas eu la chance comme elle de vivre plus de temps aveux leur parent biologique.
Edward avait quittée l'appartement au aurore. Il avait rendez-vous avec des futurs associés concernant un nouveau projet, dont il refusait tout dialogue pour le moment. Malgré le fait d'être samedi, Edward ne perdait pas son temps. Jamais. Isabella de son côté, avait un peu traîner au lit. Pris un long bain chaud et parfumé et finis son livre. Elle c'était également rendue à l'orphelinat pour passer une heure avec son frère et sa sœur. A quinze heures, Edward fini par revenir à l'appartement et retrouva Isabella dans la bibliothèque.
- Bonjour, mon cœur.
Elle se retourna sur son siège et lui donna un sourire éblouissant.
- Alors, ce rendez-vous? S'enquit-elle timidement.
- Le projet est en bonne voie. Comment vont James et Sophie?
- Très bien, merci.
Il l'embrassa sur le front en retirant sa cravate.
- C'est bien ce soir le dîner chez tes parents?
- Oui, mon cœur. T-Jay passera te prendre un peu avant vingt heures.
- T-Jay? Tu veux toujours que ça soit lui qui m'emmène chez vos parents?
- Oui... je dois y aller bien avant pour parler avec le gouverneur, luiexpliqua-t-il une fois de plus.
- Mais, pourquoi pas le faire durant le dîner ?
- C'est... personnel, dit-il détournant le regard.
Isabella se sentit douchée. Quelques choses personnel et qui ne la regarder pas, lu-t-elle entre les ligne. Edward ne souhaiter pas la mettre au courant pour le moment. Elle allait devoir faire avec. Comme pour son prochain projet. Il avait actuellement pas mal de secret entre eux. Et tous étaient en faveur d'Edward.
Toutefois, elle préféra ne pas faire de commentaire et le laisser faire... pour l'instant. Après quelques instants sur des sujets plus banale, Edward alla se changer dans la chambrer. Lorsque Bella, le retrouva, il était dans une des pièces de l'appartement qu'elle n'avait jusqu'à alors jamais visiter. La demoiselle resta devant la porte n'osant pas enter dans cette pièce. Edward portait un t-shirt noir et jean bleu foncé, assis à un piano... juste une vision de rêve. Il était pieds nus, un verre à la main. Comme souvent.
- Tu devrais ralentir sur l'alcool.
Il arqua un sourcil et reposa le verre sur le piano noir.
- Tu penses que je bois trop?
- Tu as souvent un verre à la main, lorsque tu es chez toi, lui fait-elle remarquer, baisant les yeux.
- Chez nous! la reprit-elle.
Edward ne continua et posa ses mains sur les touches blanches et noires du piano. La musique s'en échappa alors. Une mélodie douce, délicate et reposante. Isabella ne connaissait pas l'air qu'il était en train de jouer et si c'était connu ou non. En tout cas, cette mélodie était splendide. Elle ne savait pas non plus, si elle devait entrer ou partir. Mais, dans tous les cas Isabella ne voulait pas le déranger. Après quelques belles minutes, elle décida de le laisser tranquille et actionna un mouvement de retraite. La musique s'arrêter brusquement.
- Où vas-tu? s'étrangla-t-il.
Bella souleva les épaules ne sachant quoi répondre.
- Approche.
Elle s'exécuta docilement. Edward se poussa un peu, lui laissant une place près de lui. Il reprit ensuite une nouvelle mélodie l'air de rien.
- Est-ce que tu aimes?
- Oui. C'est très joli. Mais, ce que j'aime par-dessus tout c'est te voir jouer.
- Alors, reste! sourit-il, fièrement.
Edward et Isabella restèrent un long, très long moment ainsi. Blotti l'un contre l'autre à écouter le piano. Cela leur fit du bien à tout les deux. Lorsqu'Edward s'arrêta de jouer, après avoir écrit plusieurs partitions la nuit était presque tombé. Ils venaient de partager un doux moment ensemble et elle trouva cela formidable. Il l'embrassa avec douceur et lenteur avant de s'enfermer dans la salle de bain pour se préparer pour le dîner du soir. Préférant le laisser tranquille, Bella s'installa quand à elle dans le salon pour regarder un peu la télévision.
Aujourd'hui, la maison était vide pour son plus grand plaisir. Pas de monsieur et de madame Ross. Pas de Sébastien. Pas d'autres employées. Le bâtiment était vide. Sauf sûrement un ou deux agents de sécurité de l'entreprise. Une demi-heure plus tard, Edward entra dans la pièce pour une apparition sublime. La mâchoire d'Isabella se décrocha littéralement. Edward portait un pantalon de costume noir profond. Une chemise blanche, dont les premiers boutons étaient ouverts délibérément. Il s'était rasé de près également. Isabelle pouvait sentir son eau de toilette de sa position et elle adoré cette odeur par dessus tout. Ses cheveux étaient emmêlés dans un style pas coiffés et encore humides. Il reboutonna l'air de rien ses boutons de manchette, puis finit par relever la tête vers sa moitié.
- La salle de bain et libre.
Isabella ne pouvait pas parler subjuguer par sa beauté masculine. Elle secoua avec une lenteur exagérer la tête sous son petit sourire en coin. Il récupéra son téléphone portable et ses clés sur la table à l'entrer avant de se tourner vers elle, victorieux.
- À tout à l'heure, souffla-t-il tout en quittant les lieux.
Elle en fut statufiée. Pas d'embrassade. Pas d'étreinte. Juste quatre petits mots sans aucune expression de tendresse. Isabella resta dans la même position durant de longues minutes, puis se décida à bouger. Elle avait presque une heure et demie pour se rendre présentable. Le souvenir de la dernière apparition entre les murs de la famille Cullen lui donna encore des frissons de la tête aux pieds. Bella prit son temps pour se coiffer, enduire son corps de crème hydratante. Vérifier que tout était correct, même ses sourcils. Elle ne voulait faire aucun faux pas face aux Cullen. Aucun.
Elle se maquilla très légèrement au niveau des yeux et posta sur ses lèvres un gloss rosé. Elle ne voulait pas ressembler aux autres filles qui avait été aux bras du grand Edward Cullen, refaite et remplit de peinture. Hors de question. Bella fit tout de même un effort vestimentaire pour s'accorder à son homme. Une robe noire simple avec un dos nu s'arrêtant dans le bas du dos. Cette dernière s'arrêtait à la mi-cuisse, au niveau de la longueur. Aux pieds, Isabella avait choisie de superbes chaussures qu'elle avait trouvé au pied de la robe dans le dressing. Elle soupçonnait Edward de les avoir achetés le week-end dernier avec l'aide de madame Ross.
Isabella était en plein transfert de sac, lorsque T-Jay fit son apparition. Il était habillé très classe également. Un peu comme son frère.
- Vous êtes sûr que c'est un dîner de famille? S'étrangla-t-elle vivement.
- Oui... mais, à table, il y a un gouverneur avec sa petite famille, sourit-il avant d'attraper la main de la jeune femme et de la faire tourner sur elle-même. Edward va avoir une crise cardiaque... putain Bella tu es magnifique.
- Je n'en ai pas un peu trop fait? Grimaça-t-elle.
- Rien n'est trop pour la famille Cullen, soupira-t-i l'entraînant vers l'extérieur.
Sur ce point T-Jay avait raison. Isabelle avait comprit et apprit avec le temps le fonctionnement de cette famille recomposée.
- Tu plaisantes, j'espère? S'étrangla-t-elle, arrivant devant sa voiture de luxe.
- Absolument, pas. Allez... grimpe ma poule.
Isabella leva les yeux en l'air et s'installa sur l'un des deux sièges disponibles de cette voiture.
- Une Z3? Pas un peu, ne tape à l'œil?
- Hey... un peu de respect! s'écrie-t-il en s'élançant déjà à vive allure dans les rues de la ville.
Bella aimait beaucoup T-Jay. Un homme simple. Cela faisant du bien dans le monde où elle vivait maintenant.
- Alors... tout se passe bien avec Edward? réclama-t-il à quelques rues de la villa Cullen.
Intrigué, la jeune femme arqua un sourcil dans sa direction.
- Tu veux vraiment qu'on parle de ma relation avec ton grand frère?
- Pourquoi pas? S'amuse-t-il, avec un brin de sérieux.
- D'accord... dit-elle mal à l'aise. Oui... pour le moment, tout ce passe bien.
- C'est tout? risqua-t-il.
- Que veux-tu vraiment savoir T-Jay? s'enquit-elle, alors qu'il s'arrêtait devant les grilles de l'immense villa familiale.
T-Jay tourna son visage vers Isabella et l'analysa un instant. Il posa finalement sa question, alors que les grilles s'ouvrirent lentement.
- Vous envisagez d'aller plus loin dans votre relation?
Elle resta silencieuse une seconde. Pour le coup, elle n'avait jusqu'à lors jamais pensé à ça. A la suite. Au futur. Elle était certes très bien dans sa relation aujourd'hui, mais Isabella avait comme projet dans le futur principale de récupérer son frère et sa sœur. Rien d'autre.
- Je ne sais pas.
T-Jay remit la voiture en marche et alla jusqu'aux escaliers, avant de couper le moteur. Un major d'homme ouvra la portière de Bella dans la seconde.
- Merci, dit-elle intimidée par les lieux.
L'homme inclina la tête et récupéra les clés de T-Jay dans un silence profond.
- Merci, Davy.
- Avec plaisir, monsieur Cullen.
T-Jay passa une main dans le dos de Bella, l'invitant à monter les marches. Une gouvernante récupéra leurs vestes et le sac à main dans le hall.
- Dans le grand salon? réclama-t-il doucement.
- Oui, monsieur Cullen.
T-Jay se tourna vers Isabella, un sourire bienveillant sur les lèvres.
- Prête ma peut-être future belle-sœur?
- Non.
- Parfait! Trancha-t-il, la guidant vers le « grand salon ».
Bella vis en premier Amanda. Elle avait une magnifique robe bleu nuit sur le dos. Une coupe simple qui lui donnait des airs angéliques. La demi-sœur d'Edward lui adressa un sourire qu'elle lui rendit prestement.
- Bonsoir, Bella, chantonna-t-elle.
- Bonsoir, Amanda. Tu as l'air en... forme! lui glissa-t-elle doucement, alors qu'elle enlaçait T-Jay.
- Assez. C'est une soirée Made In Cullen... pas vraiment le choix, grimaça-t-elle.
À ses côtés Brady et sa femme Camille chaleureux comme la dernière fois, ce qui la détendit un peu. Le cousin d'Edward avait un large sourire sur le visage et semblait réellement ravie de revoir Isabella.
- Bonsoir, Brady.
Il fut surprit de l'emploi de son prénom, mais se reprit très vite en inclinant la tête vers la nouvelle arrivante pour la saluer.
- Isabella ! Je ne sais pas si tu te souviens de...
- Camille! termina-t-elle à sa place.
- Exact, sourit-il grandement.
Isabella venait clairement de marquer des bons poids. Elle pouvait compter Brady et Camille comme des alliés.
- J'ai une excellente mémoire, leur apprit-t-elle, alors que T-Jay ricanait.
- Je peux en témoigner, se moqua-t-il avant de la guider vers un second groupe un peu plus sur leur gauche. Tu connais déjà Kacy, alors laisse-moi te présenter Nina. Il s'agit de la fille du gouverneur, ainsi que son frère accros aux jeux vidéo, Jeff.
- Enchantée, fit la jeune fille d'environs seize ans, Nina.
Son frère devait avoir environ dix ou douze ans. Il ne décrochait pas la tête de sa tablette tactile.
- Également, souffla Bella amicalement.
T-Jay la guida en suivant vers la véranda de la maison. Ils se trouvaient, alors non loin du dernier groupe et son regard fut happé par celui d'Edward dans la seconde. Plus rien alors n'exista. Il était en pleine discussion avec sa mère, qui s'interrompit également, lorsque les deux arrivant actionnèrent un mouvement de plus vers eux.
- Que la fête commence, chuchota T-Jay, en lui tirant un petit sourire.
- Excusez-moi, un instant, souffla Edward à sa mère, avant de les rejoindre sans tarder.
Il tendit la main à son frère qui la serra un peu surprit.
- Merci de t'être occupé de Bella pour moi.
- Quand tu veux, frangin.
Edward passa un bras autour de la taille de sa compagne, puis la rapprocha avec lenteur de son corps. Ses yeux dévièrent jusqu'à ses lèvres et elle sourit deux fois plus.
- Cela vous fait sourire mademoiselle Swan.
- Oui, monsieur Cullen, murmura-t-elle, alors qu'ils avaient littéralement l'attention de tout le monde.
Pourtant, Isabella n'aurait brisé leur bulle pour rien au monde.
- Tu m'as manqué, ma douce.
Puis, ses lèvres fraîches par le whisky et les glaçons qu'il tenait dans ses mains, furent sur les siennes. Simple. Délicat. Raffiné. Comme lui. Edward la relâcha a contre cœur et les tourna un peu pour faire face au groupe. A ce moment précis, ils avaient l'air d'un couple aimant, passionné et soudé. Jusqu'à aujourd'hui, personne n'avait vu Edward se comporter de cette façon. Ni avec sa famille, ni avec personne d'autre. Une grande première pour la famille Cullen.
- Maman, tu dois te souvenir de Bella! dit-il délicatement, en serrant encore plus fort sa hanche.
- Évidemment, mon chéri. Comment oublier un si joli visage!
Esmée Cullen parfaite dans son rôle vint lentement jusqu'à Isabella et posa un baiser sur sa joue.
- Ravie de vous revoir, Isabella.
- Moi de même, madame Cullen.
Son mari vint à eux instantanément et ignora royalement la mise en garde de son fils.
- Désolée, tu as droit au vieux bougre même le week-end, grimaça-t-il, alors que la jeune brune gloussa légèrement.
- Cela ne me dérange pas, monsieur Cullen.
- Carlisle! La reprit-il à la surprise générale.
Elle inclina le visage sur le côté, un sourire poli sur le visage. Edward décida de couper court et se contourner son père pour faire face à un couple dans la cinquantaine.
- Isabella, je te présente le gouverneur Waxman et sa femme Lucile.
Elle serra hâtivement la main des deux personnes, alors qu'Edward continua l'air de rien.
- Georges, voici celle dont je t'ai parlé... ma douce Bella.
L'homme lui tendit la main et elle s'empresse de la serre également.
- Il est rare qu'Edward parle autant d'une personne. Encore moins d'une ravissante femme. J'espère que vous réalisez la chance que vous avez… Isabella.
- Je prends conscience de la chance de l'avoir dans ma vie, Monsieur Waxman.
Il plissa les yeux, puis ses traits se détendirent aussitôt.
- Ah... ne faites pas autant de protocoles… appelez-moi Georges...
- Bien, souffla Esmée gaiement, il est temps de passer à table.
Edward laissa partir tout le monde et s'empara aussitôt des lèvres de sa compagne. Lorsqu'il la relâcha, cette dernière était fiévreuse.
- Cette robe est scandaleusement bandante, ma douce.
Isabella en rougie de la racine aux pointes de cheveux. Edward la guida jusqu'à la salle à manger très joliment dressée. Il tira une chaise à la gauche de T-Jay et Isabella prit place. Edward s'installa naturellement entre Bella et sa sœur Kacy. En face d'eux, se trouvait Nina la jeune fille du gouverneur, Amanda, Brady et sa femme Camille. C'était une grande table et elle était presque heureuse d'être à l'opposer de Carlisle, du gouverneur et de leurs femmes respectives.
Le premier plat fut servi très rapidement. Très vite, Bella porta son attention sur les gestes de son entourage. Et, elle les imita correctement. Le repas était vraiment très bon. Les discussions allaient également bon train. Pourtant, elle ne figura dans aucune d'elle. Nina non plus. Dans un sens, elle lui fessait penser à sa jeune sœur. C'est tout naturellement qu'elle lui posa doucement des questions sur ses études, son école et même sur ses activités extrascolaires. Nina sembla très réceptive et même enchantée au fil de leur échange.
- Tu travail dans quel secteur? questionna-t-elle finalement, alors que le second plat fit son apparition comme par magie.
Isabella lui offre un petit sourire, avant de lui répondre.
- Principalement dans la publicité, mais ses derniers temps je suis dans l'évolution de certains jeux vidéo.
Aussitôt, Jeff leva la tête de son assiette.
- Des jeux vidéo?
- Oui, rigola-t-elle aussitôt.
- Quoi comme jeux?
- Je travaille sur le dernier Street Fighter.
Jeff avait littéralement la bouche grande ouverte. Limite la langue qui pendait sur le côté.
- N'oublie pas de respirer, lui glissa sa sœur.
Le petit sembla reprendre vie tout à coup.
- Tu connais déjà la date de sortie du prochain?
- C'est un secret, mais je pense pouvoir te faire confiance...
- oui, oui...
- bien... il sortira en septembre !
- Trop cool. Je pourrais l'avoir pour mon anniversaire et tu sais si…
Voilà. Le petit était un moulin à parole. Étrangement, Isabella ne regretta pas de lui avoir révélé ses secrets. Il était complètement hystérique. Et enfin réactif à son entourage. C'est tout ce qu'elle demandait pour ce soir.
- Bella?
- Oui, Jeff?
- Est-ce que tu as un copain?
Elle s'étouffa littéralement avec un morceau de viande. Edward réactif était déjà en train de l'aider à reprendre le contrôle. En réalité, elle en avait même les larmes aux yeux et la gorge en feu.
- Hey, tout va bien?
Elle secoua la tête et se tourna vers le frère et la sœur. Ils se mordirent la langue pour ne pas rire.
- Ça t'amuse, Jeff? Soupira-t-elle vivement.
- Ben oui… mais, si tu n'as pas de copain… je veux bien l'être moi.
Edward grogna et rappliqua aussitôt.
- Hey petit, Bella a déjà un fiancé.
Jeff arqua un sourcil faisant rire un grand nombre des présents.
- Et qui?
- Moi, dit-il fièrement en gonflant le torse comme un coq.
Jeff les regarda tour à tour, avant d'afficher un petit sourire en coin.
- M'en fiche...
pour le coup, cette réplique eu le don de faire rire toutes les personnes à table, même Esmée qui se montrer encore un peu froide. Ce petit était juste fantastique et Isabella était ravie de l'avoir pour pour compagnie ce soir.
