Titre : Lutter pour ne pas t'aimer,
Auteur : Althaïs
Beta : Miss Damdam Oceanne1979 Cocolie
Disclaimer Les personnages d'Harry Potter sont à JK Rowling je ne fais que les emprunter,
Pairing : Drago Harry
Avertisement : Ceci est un slash Homophobe s'abstenir
Note : La fiction est totalement écrite il faut juste que je n'oublie pas de poster, J'ai l'accord de l'auteur pour la poster sur ce site.
Merci à Brigitte26 pour les rewiew , aux personnes ayant mis la fiction en favori et à celles qui la suivent
Chapitre 30 Vers un rapprochement des maisons
Harry errait telle une âme en peine dans les couloirs du château, Deux jours !deux longues journées sans la moindre nouvelle de Drago ! Ron et Hermione avaient bien tenté de le distraire, mais le brun savait à quel point ils avaient peu de temps pour eux et il n'était pas d'humeur à tenir une conversation ni à réviser pour les examens de fin d'année, ce qui serait immanquablement arrivé s'il était resté avec eux. Il se serait bien confié à Ginny, mais celle-ci passait de plus en plus de temps à la bibliothèque en prévision de ses propres Aspic. Neville et Hannah s'étaient réfugiés chez les Poufsouffle pendant que Lavande minaudait devant un Seamus extatique. Le survivant soupira et décida de monter à la volière pour envoyer sa lettre écrite la veille pour son filleul, cela aurait le mérite de l'occuper une vingtaine de minutes.
L'élu entretenait avec Andromeda, une correspondance régulière où elle lui donnait des nouvelles de Teddy, parfois elle joignait une photo au grand bonheur d'Harry. En retour, celui-ci racontait sa vie à Poudlard de quidditch, s'assurait que tout allait bien, s'enquerait de la santé du petit Lupin et de ses progrès. Il s'inquiétait aussi pour Andromeda, se disant qu'à son âge, ce ne devait pas être facile de s'occuper d'un jeune marmot quotidiennement. Ainsi, et même si Teddy était trop jeune pour comprendre, Harry avait l'impression de faire un petit peu partie de la vie de Teddy. Il ne l'avait pas vu depuis sa dernière sortie à Pré-au-Lard, où Madame Tonks avait eu la bonté de le rejoindre aux Trois balais avec le nourrisson, mais celle-ci datait d'avant les vacances de Noël et Harry trouvait le temps long d'ici les vacances de Pâques.
Teddy avait à présent dix mois. Il avait hérité du don de Nymphadora et était métamorphomage. Harry ne devait pas posséder deux photos où il avait la même couleur de cheveux. Malgré son aptitude à changer son physique, le survivant retrouvait en lui un mélange des traits de Tonks et de Remus. Au fil des mois, il avait constitué un album avec les portraits de l'enfant et il en confectionnait un autre à l'aide des quelques personnes ayant bien connu Dora et Lupin, tel qu'Hagrid l'avait fait pour lui, regroupant les clichés du couple.
Harry pénétra dans la volière, un peu essoufflé par l'escalade des marches. Il fut surpris d'y trouver Luna qui, accoudée au rebord de la tour, contemplait le paysage. Il s'approcha lentement d'elle et dit d'une voix douce, de peur de la faire sursauter :
« Salut Luna, que fais-tu ici toute seule ? »
La blonde se tourna pour lui faire face, les yeux rougis, sa bouche esquissant un maigre sourire. Harry gêné, se passa la main dans les cheveux. Depuis le début de l'année, il lui avait très peu parlé, pourtant Luna était une amie fidèle et plus d'une fois ses originalités lui avait remonté le moral. La jeune fille s'apercevant du malaise du brun, se força à sourire davantage et répondit :
« Et toi Harry, pourquoi n'es-tu pas avec Drago ? »
Interloqué, le survivant mit quelques minutes avant de répondre :
« J'ignorais que tu savais pour Dray et moi. »
Cette fois, Luna eut un rire sincère.
« On me prend souvent pour une folle, pourtant au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Je suis heureuse pour toi Harry, reprit-elle après un nouveau silence empli de tristesse.
- Pourtant, s'enhardit le Gryffon, tu parais si triste.
- Non, mélancolique peut-être, triste non. Ici tout est si calme, si tranquille et ce doux manteau blanc recouvrant le paysage, le rendant scintillant. J'aime venir ici, personne pour troubler cette quié plus, je suis entourée par les hiboux qui emplissent la pièce de leur présence chaleureuse. »
Harry, perplexe regarda autour de lui, n'osant pas avouer à la Serdaigle qu'il ne voyait pas ce qu'il y avait d'attirant dans la volière, tant les fientes des hiboux recouvraient le sol.
« Luna, tu ne devrais pas rester ici toute seule.
- Mais je ne suis pas seule Harry, je ne suis jamais seule puisque j'ai mes souvenirs et l'amitié de mes amis qui me suivent où que j'aille. »
Cependant, la voix de la jeune fille se fit douloureuse sur la fin de sa phrase et Harry se rappelant qu'elle venait de rompre avec Neville, ne sut que faire pour la consoler.
« Tu sais Luna, je…, tenta maladroitement l'élu, je suis sûr que Neville ne voulait pas te peiner. »
La blonde eut une moue rêveuse et les yeux qui brillèrent.
« Merci Harry.
- Mais de quoi ? s'exclama le rouge et or stupéfait.
- D'être tout simplement mon ami. J'étais un peu chagrinée en venant ici et en te voyant si bouleversé par l'absence de Malefoy, je me dis que finalement je n'ai pas de quoi être malheureuse puisque toi, Ginny, Hermione, Ron et Neville êtes de si bons amis.
- Mais… s'indigna Harry complètement désarçonné et pourtant certain d'avoir caché ses sentiments. »
Luna s'était déjà engouffrée dans les escaliers, laissant derrière elle, un Harry ahuri et se disant finalement qu'il avait de la chance. Drago l'aimait et il finirait bien par revenir.
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Ginny avait tout au long de sa scolarité à Poudlard, passé une bonne partie de son temps à la bibliothèque, mais depuis un peu plus de deux semaines, s'était devenu un rendez-vous quotidien. La rouquine y passait à présent presque tout son temps libre sous le fallacieux prétexte de préparer ses examens, trop pris entre ses propres révisions, ses entraînements de Quidditch et ses tête-à-tête avec Hermione, Ron n'y avait vu que du feu. Ginevra ne donnait pas cher de sa peau si celui-ci venait à découvrir qu'elle n'y venait que dans le but bien précis d'admirer un des plus beaux spécimens de Serpentard.
D'ailleurs celui-ci, quelques mèches brunes s'échappant devant ses yeux, était en apparence plongé dans l'étude d'un grimoire de runes anciennes. Les yeux de Ginny se perdirent dans la contemplation des reflets de lumière jouant sur celles-ci. Comme elle aurait aimé pouvoir passer sa main dans cette marée de cheveux noirs. La Gryffonne rougit quand Théodore redressa la tête et que son regard croisa le sien. Le garçon lui adressa un signe de tête et un fin sourire étira ses lèvres, puis il reprit sa lecture. Ce que la rousse ignorait, c'est que lui-même l'observait discrètement et qu'il prenait désormais un intense plaisir à venir à la bibliothèque, puisqu'il savait qu'il l'y verrait.
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Quelque part dans le château, un huitième année de Poufsouffle réceptionna un hibou, attrapa la lettre qu'il portait et la lu avidement, un sourire à mi-chemin entre la cruauté et la narquoiserie illumina son visage si crispé un instant plus tôt. Malefoy allait payer pour tout le mal qu'il avait fait à lui et à sa famille. Le jeune homme s'assombrit de nouveau en pensant à son cadet Mitchell, qui avait dans un premier temps écopé avec ses camarades, de retenues jusqu'à la fin de l'année, puis d'une exclusion de trois mois quand il avait de nouveau harcelé le prince des serpents. Mais quel idiot de se mesurer à Drago Malefoy quand on ne faisait pas le poids ! Le Poufsouffle serra les poings. " Puisqu'on ne pouvait le toucher de front, que cela ne tienne, il fallait le frapper là où cela faisait âce à la discrète surveillance qu'il avait mise en place ses dernières semaines et à ses complices extérieurs, le vert et argent et toute sa famille souffrirait autant que sa famille.
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Théodore rangea ses affaires. Il était presque l'heure du dîner. Il avança vers la sortie, passant pour cela près de la rouquine qui, y voyant une occasion inespérée, se leva à cet instant le heurtant alors. Les parchemins du Serpentard se répandirent à ses pieds et Ginevra d'une voix ingénue s'excusa :
« Je suis vraiment confuse. A chaque fois que l'on se croise je te rentre dedans. Non, ajouta-t-elle alors que Théo se baissait pour rassembler ses feuilles, laisse je vais le faire. »
Et joignant le geste à la parole, Ginny regroupa les rouleaux près d'elle, mais alors qu'elle allait les rendre au brun, quelque chose attira son attention sur l'un d'eux, elle le déroula et eut le souffle coupé, pendant que Théo prenait une teinte carmin : dessiné au fusain avec un soin extrême, un portrait d'elle étudiant un ouvrage. Nott avait réussi à faire passer dans son œuvre tous les sentiments que la jeune Weasley lui inspirait.
« Je… balbutia le vert et argent, mal à l'aise.
- Tu… débuta Ginny au même moment. C'est magnifique. Tu… tu as beaucoup de talent. Je… c'est impossible que je sois si belle, reprit la rouquine avec un rire nerveux.
- Et pourtant… C'est ainsi que je te vois, chuchota Nott en baissant les yeux, de peur de la réaction de la cadette Weasley. »
Alors Ginny fit quelque chose qui stupéfia le jeune homme. Elle caressa tendrement sa joue, lui saisit le menton, lui redressant la tête et déposa un tendre baiser sur ses lèvres puis, avec un sourire lumineux, elle déclara avant de s'en aller :
« Théo, si tu pouvais m'aimer autant que tu me trouves belle, alors je serai la fille la plus heureuse de Poudlard. »
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À des dizaines de kilomètre de là, dans une petite masure ayant connu jadis son heure de gloire, dont les murs étaient à présent recouvert de liserons, une jeune femme brune de vingt-deux ans, observait d'un œil attentif son père, attablé devant une assiette remplie de poulet et d'haricots verts, mangeant avec plus d'appétit que ses trois dernières années. La brunette n'avait plus vu son géniteur aussi joyeux depuis le drame s'étant abattu sur leur famille et elle trouva cela trop beau pour être honnête. Quand le maître des lieux eut fini son repas, il eut un sourire mal sain à l'attention de sa fille, puis sans un mot, il se dirigea vers sa chambre dont il claqua la porte.
L'homme vérifia qu'il n'était pas épié puis sortit de la poche de sa robe trois parchemins soigneusement cachetés et son sourire s'agrandit en fixant le nom du destinataire. Il ouvrit les lettres sans douceur, arrachant au passage le papier.
Le souffle court, la jeune fille de la maison, l'œil collé au trou de la serrure, frissonna. Elle devait absolument mettre la main sur ses missives.
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À Poudlard, Seamus était assis sur un des confortables fauteuils de la salle commune des Gryffondor, passablement découragé. Lavande l'ignorait depuis deux jours. La veille, il l'avait même vu flirter avec un de ces benêts de Serdaigle. Ils ne s'étaient pourtant pas disputés et la jeune fille lui avait semblé sensible à son charme. Il soupira et se résigna à rédiger son devoir pour le professeur Flitwick.
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Neville aida Hannah à se relever. Ils avaient passé une excellente après-midi dans les serres. Le professeur Chourave connaissant la passion du Gryffon pour la botanique, lui avait fourni une clef en début d'année. Puis après le dîner, les deux jeunes gens avaient décidé de prolonger leur discussion dans la salle commune d'Hannah. Il s'était tout deux installés un peu à l'écart sur un tapis d'épaisse moquette. La jeune fille raccompagna Neville jusqu'à l'entrée de sa salle. Le couvre-feu n'allait pas tarder et il devait se presser s'il ne voulait pas écoper d'une retenue. Au moment de partir et de souhaiter une bonne nuit à Hannah, Neville l'embrasa timidement, n'ayant jusqu'alors osé que lui faire la bise. Hannah, d'abords surprise, répondit à son baiser et noua ses bras autour du cou du rouge et or.
