Titre : Lutter pour ne pas t'aimer,

Auteur : Althaïs

Beta : Miss Damdam Oceanne1979 Cocolie

Disclaimer Les personnages d'Harry Potter sont à JK Rowling je ne fais que les emprunter,

Pairing : Drago Harry

Avertisement : Ceci est un slash Homophobe s'abstenir

Note : La fiction est totalement écrite il faut juste que je n'oublie pas de poster, J'ai l'accord de l'auteur pour la poster sur ce site.

Merci à Brigitte26 et Antanasya pour les rewiew , aux personnes ayant mis la fiction en favori et à celles qui la suivent

Antanasya : Tu as raison de craindre le pire mais je n'en dirai pas plus et te laisse découvrir la suite, Merci pour la rewiew,

Chapitre 31 Inquiétudes.

Plus les jours s'écoulaient et plus Harry était inquiet. Drago était absent depuis bientôt une semaine et il n'avait reçu aucune nouvelle. Ses camarades, hormis Hermione et Ron, l'évitaient tant son humeur était irascible. Avec ironie, le survivant songea qu'il se serait cru revenu à l'époque où on le prenait pour l'héritier de Serpentard. Harry hésitait sur la conduite à tenir. Il aurait voulu pouvoir se rendre au cottage des Malefoy. Il y avait bien envoyé des lettres mais elles étaient restées sans réponses et sans la confiance qu'il accordait à Drago, il aurait pu penser que le blond n'avait pas de sentiments pour lui. Le rouge et or se raisonna en se disant que ce n'était pas une bonne idée et soupira.

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Dans un des dortoirs des Poufsouffle, Wayne Hopkins, allongé sur son lit, semblait somnoler, du moins ce fut ce qu'Ernie Macmillan crut en le voyant ainsi. En réalité, le jeune homme songeait à une façon de mettre en œuvre les instructions qu'il avait reçues de son père : Intercepter le courrier de Potter n'avait déjà pas été chose aisée, alors s'introduire dans son dortoir le serait encore moins.

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Drago, exténué par une nouvelle nuit sans sommeil, se laissa tomber sans grâce dans un des fauteuils. Comme il aurait aimé être dans les bras d'Harry ! Le vert et argent secoua la tête avec vigueur. Il ne voulait pas songer à son petit ami maintenant. Le pincement au cœur qu'il ressentait en y pensant était trop douloureux. Le survivant était-il à ce point en colère contre lui qu'il n'ait répondu à ces missives ?

Narcissa esquiva un pâle sourire en apercevant Drago avachi dans le canapé. Elle s'approcha et lui caressa tendrement les cheveux. Ces cinq derniers jours avaient été pénibles. Narcissa frissonna en se rappelant l'angoisse engendrée par la présence des Détraqueurs à Azkaban. Si à la fin de la guerre leurs nombres avaient été réduits, ils restaient cependant les féroces gardiens des anciens partisans de Voldemort qui avaient échappés au châtiment suprême.

Quand elle avait reçu un message portant l'en-tête du ministère, Narcissa avait sérieusement pâli. Puis quand elle avait pris connaissance de son contenu, l'ancienne Serpentard avait été partagée entre inquiétude et colère. Narcissa avait longuement réfléchi avant de faire revenir son fils, mais après une visite à Azkaban et une conversation avec le médicomage en poste à la prison des sorciers, elle avait jugé qu'elle n'avait plus le choix.

Par on ne savait quel moyen, Lucius avait été sérieusement battu et poignardé. En soit, cela aurait pu ne pas être dramatique puisque les médicomages pouvaient soigner la plupart des blessures, mais la lame ayant été utilisée, avait été imprégnée d'un violent poison empêchant la cicatrisation et qui attaquait le noyau des cellules, détruisant sur son passage les particules de magie flottant au milieu de l'A.R.N, des lysosomes, ribosomes, mitochondries et autres matières cellulaires. Le guérisseur avait été formel : s'il ne parvenait pas à trouver rapidement un remède, les jours de Lucius étaient comptés.

Narcissa soupira. Son époux n'était pas le meilleur des hommes mais il avait toujours été loyal envers sa famille et elle estimait qu'il ne méritait pas un tel sort. Pourtant, une partie d'elle-même souhaitait que l'ancien bras droit de Voldemort succombe. Drago l'ignorait encore mais même si par miracle, les guérisseurs parvenaient à soigner et refermer les plaies de Lucius, celui-ci risquait de lourdes séquelles physiques et magiques : plus les jours avançaient et plus il encourait la possibilité de devenir cracmol et pour un homme tel que Lucius, la mort serait peut-être préférable.

Drago lui, s'interrogeait sur comment une telle chose avait pu arriver. Bien sûr, le ministère avait ordonné une enquête pour éclaircir les circonstances de l'attaque dont avait été victime son père, mais le vert et argent ne se faisait pas d'illusions, une tentative de meurtre sur la personne d'un mangemort reconnu et ayant échappé de peu au baiser du détraqueur n'était sûrement pas la priorité des Aurors.

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Harry entra dans le bureau de Trent Hodge de méchante humeur. Le psychomage fronça les sourcils quand il vit le survivant s'installer dans un des fauteuils et adopter une posture que prenait souvent Drago Malefoy quand il venait le voir. La séance s'annonçait longue et n'apporterait rien de nouveau, pensa le psychomage.

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Dans la tour des Gryffondor, Ron et Hermione se disputaient.

« Voyons Ron. Je croyais que tu étais heureux pour Harry et Malefoy. »

Ronald leva les yeux au plafond et répliqua sèchement :

« J'ai simplement dit que je ne comprenais pas pourquoi Harry se mettait dans un état pareil pour la fouine !
- Que penses-tu que tu ferais si tu n'avais pas de nouvelles de moi pendant une semaine ? Ce que tu viens de dire confirme que tu n'approuves pas leur relation Ron.
- Mais par Merlin Hermione, bien sûr que je n'aime pas ça. »

Sous le choc, la Gryffonne recula de quelques pas.

« Mais…mais… bégaya t'elle, tu avais l'air de bien le prendre… quand Harry te l'a annoncé. »

Le plus jeune fils des Weasley se renfrogna puis, n'arrivant plus à se contenir, il explosa :

« Parlons-en de ses aveux. Il ne m'en a parlé que contraint par Ginny car elle l'avait convaincu de supporter Malefoy au Quidditch.
- Que Gin' l'ait poussé à te le dire ne rentre pas en ligne de compte Ronald, tempêta Hermione. Pourquoi lui en veux-tu réellement ?
- Tu racontes n'importe quoi.
- Oh non, je te connais. Qu'est ce qui te gêne ? Qu'Harry aime les hommes ? Qu'il aime Malefoy ? Qu'il ait plaqué Ginny ? Dis-moi Ron ? »

Ron, de plus en plus rouge, regarda sa petite amie méchamment.

« Tu donnais pourtant l'impression de n'avoir rien contre. Tu sais qu'Harry n'a pas choisi d'aimer les hommes. C'est comme cela tout simplement, ajouta la brunette croyant avoir cerné les réticences du rouquin.
- Je n'ai rien contre l'homosexualité, s'écria celui-ci. Chez les sorciers, ce n'est pas tabou, même si certains sang-purs désapprouvent. D'ailleurs, mon propre frère, Charlie, aime les hommes.
- Alors quoi ? insista la rouge et or. »

Ron soupira bruyamment, se frotta distraitement l'oreille et rétorqua :

« Il aurait pu trouver mieux que la fouine et puis tout le monde le savait sauf moi et… et… J'aurais préféré qu'il aime Ginny. Je croyais qu'il était mon meilleur ami… »

Le rouquin se détourna, sentant des sanglots monter dans sa gorge.

« Oh Ron ! s'exclama la brune qui, malgré le discours décousu du jeune homme, avait su faire la part des choses. Harry avait tout simplement peur de perdre ton amitié en te le disant. »

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Callie Hopkins attendit patiemment que son père fut parti pour fouiller méthodiquement sa chambre. Elle examina chaque recoin de la pièce mais ne trouva aucune trace des parchemins qu'elle avait aperçus entre les mains de son père.

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Théo respira profondément plusieurs fois avant de s'aventurer dans la bibliothèque sous les regards hilares de Blaise. Depuis sa confrontation avec la jeune Weasley quelques jours plus tôt, Théodore n'avait pas eu le courage d'y remettre les pieds, sincèrement convaincu que la rouquine se jouait de lui. Après tout, ce n'était un secret pour personne que la jeune fille avait été amoureuse du Survivant et Nott ne pouvait croire qu'elle ait tourné la page aussi rapidement. Il avait fallu toute la persuasion de Blaise pour que Théo accepte de lui laisser une chance.

Les deux Serpentard pénétrèrent dans l'antre de Madame Pince. Théo grogna en sentant son ami lui donner un coup de coude dans les côtes pour lui désigner Ginny. Comme s'il ne l'avait pas remarqué ! Nott eut l'irrépressible envie de fuir, mais la présence de son condisciple l'incita à se diriger vers la Gryffondor. Et tandis que Blaise se saisissait d'un livre au hasard sur le rayonnage le plus proche et s'installait à une table de sorte à pouvoir les observer, Théo s'asseyait en face de la rousse.

Ginny leva les yeux et sourit en voyant l'expression embarrassée du brun.

« Salut, fit Théodore un peu maladroitement, j'espère que cela ne te dérange pas si je m'assois ici ?
- Non, répondit-elle en se retenant de glousser. »

Ginny reprit sa lecture un instant puis regarda de nouveau le jeune homme et demanda :

« Etais-tu malade ? Je ne t'ai pas vu ces derniers temps.
- Oh… euh… Je suis resté avec Blaise. Tu sais c'est le garçon qui…
- Oui, le coupa gentiment Gin'. Je sais qui est Zabini.
- Oh, oui enfin, reprit Nott encore plus mal à l'aise, il… On se fait beaucoup de soucis au sujet de Drago et du coup… »

Ayant pitié du garçon qui semblais de plus en plus confus, Ginevra sourit pour le rassurer et intervint :

« Oui, Harry aussi est très inquiet. »

Théodore fit mine de s'intéresser à l'ouvrage qu'il avait apporté. Ginny amusée mais voulant le laisser lui confesser ce qu'il faisait ici, attendit. Ayant été élevée parmi six garçons, elle avait appris depuis longtemps que le silence était plus enclin à les faire avouer que les interrogations.

« Euh… Je me demandais… fit soudainement le vert et argent, je voulais savoir si tu aimerais venir avec moi à la prochaine sortie à Pré-au-Lard ? »

Si intérieurement Ginny exultait, elle n'en laissa rien paraître, mais ses yeux pétillants et la légère coloration de ses joues la trahir quelque peu.

« J'en serais ravie, finit-elle par répondre. »

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Hopkins posa sa pinte d'hydromel sur la table et eut un sourire satisfait. Il venait de recevoir la confirmation que Lucius Malefoy était au plus mal. Il avait vraiment eu une idée de génie. Il n'avait pas eu beaucoup d'effort à fournir pour convaincre Fletcher de postuler pour un poste de gardien à Azkaban et pour poignarder Malefoy. Depuis la fin de la guerre et le retrait d'une bonne partie des détraqueurs, le ministère engageait du personnel pour les remplacer. Malheureusement la sinistre réputation de la prison ne faisait pas se déplacer les foules, aussi les candidats ayant un casier judiciaire vierge et après une brève formation, étaient facilement recrutés.

Hopkins hocha la tête. Il lui fallait à présent s'occuper du mioche Malefoy et de sa mère. Hopkins grommela quelque peu en lisant sur la gazette un nouvel article consacré au survivant. "Les sorciers étaient-ils donc tous aveugles ? se demanda-t-il. Trouvaient-ils tous normal qu'Harry Potter ait défendu la femme Malefoy et son héritier ? Personne ne s'était-il rendu compte de l'idylle du sauveur de la lumière avec le fils des ténèbres ? Potter était à coup sûr sous leur influence maléfique mais comment les Malefoy s'y étaient-ils pris ? Avaient-ils utilisé l'Impérium ? Un philtre d'amour ? Un sort de confusion ?"

L'homme se jura de le découvrir mais pour cela il allait devoir mettre la main sur l'élu et ce ne serait pas une mince affaire. Grâce aux lettres interceptées, Hopkins avait pu concocter un plan infaillible. Il fallait seulement que Wayne remplisse sa part de la mission.