Titre : Lutter pour ne pas t'aimer,
Auteur : Althaïs
Beta : Miss Damdam Oceanne1979 Cocolie
Disclaimer Les personnages d'Harry Potter sont à JK Rowling je ne fais que les emprunter,
Pairing : Drago Harry
Avertisement : Ceci est un slash Homophobe s'abstenir
Note : La fiction est totalement écrite il faut juste que je n'oublie pas de poster, J'ai l'accord de l'auteur pour la poster sur ce site.
Merci à Brigitte26 et Antanasya pour les rewiew , aux personnes ayant mis la fiction en favori et à celles qui la suivent
Chapitre 33 Trop tard.
Wayne se sentait moins anxieux depuis qu'il avait réussi à pénétrer dans l'antre des Gryffondor et à y laisser le message confié par son père. Et dire qu'il avait longuement réfléchi au moyen d'y parvenir et que la solution était en réalité fort simple. Wayne s'était tout simplement désillusionné et avait patiemment attendu qu'un élève sorte de la tour pour s'y glisser rapidement. Il n'avait pas eu à chercher bien loin le dortoir de Potter, le fouiller, le saccager et y laisser le parchemin. Le Poufsouffle soupira. Il savait que son père comptait mettre à exécution la première phase de son plan le soir même et il croisait les doigts pour que tout se passe comme prévu, ignorant des deux ombres qui surveillaient tous leurs faits et gestes.
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Drago expira longuement la fumée de sa cigarette. Malgré le froid mordant, il ne semblait pas vouloir retourner dans le cottage où sa mère, assisse près de la cheminée, brodait un mouchoir. Harry lui manquait et son silence lui pesait énormément. Drago ne pouvait pas croire que le Gryffon veuille mettre un terme à leur relation, mais un infime doute persistait malgré tout. Quand l'objet de ses pensées apparut à quelques mètres de lui, il écarquilla les yeux et un grand sourire illumina ses traits fatigués. Il s'élança dans l'allée et se jeta dans les bras du survivant. Celui-ci se raidit imperceptiblement et après une brève hésitation, referma les bras sur le blond qui s'avança pour l'embrasser, mais avant même que ses lèvres ne touchent celles de l'élu, le brun esquissa un sourire diabolique et transplana, emmenant avec lui un Drago stupéfait.
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Callie courrait presque pour franchir les derniers mètres la séparant de sa demeure. Elle devait absolument prévenir Potter avant que son père n'ait le temps de s'emparer du jeune Malefoy. Elle ouvrit la porte d'entrée sans ménagement et se rua dans la chambre de son paternel. Callie poussa un soupir de soulagement en voyant qu'Hector, le hibou de la famille était encore sur son perchoir. Elle griffonna en hâte son message, le plia et l'attacha à la patte d'Hector puis le cajolant légèrement, elle lui murmura :
« Emmène ça à Harry Potter. Trouve-le Hector c'est très important. »
Le hibou hulula comme pour donner son approbation et s'envola par la fenêtre que la jeune femme venait d'ouvrir. Callie sourit tristement, ne sachant pas trop bien quoi faire de plus, quand elle remarqua que le secrétaire, que son père gardait jalousement fermé, n'y était plus. Curieuse, la jeune s'approcha fouillant chaque recoin. Dans le dernier tiroir, un coffret en bois ciselé attira son attention. Callie fronça les sourcils et l'ouvrit précautionneusement. Elle laissa s'échapper une exclamation de surprise en constatant qu'il renfermait la baguette de Mathilde. La jeune femme avait toujours cru que celle-ci avait été ensevelie avec le corps de sa mère. Ce fut avec un certain respect et avec mélancolie qu'elle s'en saisit, sentant immédiatement une vague d'énergie la parcourir.
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Ron et Hermione suivaient difficilement Harry dans le parc de Poudlard. Ils avaient décidé d'emprunter le souterrain situé sous le saule cogneur et de transplaner chez les Malefoy dès leur arrivée dans la cabane hurlante.
Harry grogna, leur chuchotant d'avancer plus vite tandis que Ron grommela que ce n'était pas facile de cheminer courbés sous la cape d'invisibilité du brun. Le survivant leva les yeux au ciel et continua à marcher. Alors qu'ils étaient presque arrivés au saule cogneur, quelque chose percuta Ron de plein fouet et celui-ci cria son mécontentement. L'élu se tourna vers lui, l'enjoignant à se taire, mais Hermione lui posa une main sur le poignet de sorte à lui faire prendre conscience de la présence d'un hibou passablement étourdi.
Harry blêmit en lisant le message apporté par le volatile. Il le tendit à Hermione qui à son tour, après l'avoir lu, le donna à Ron.
« Dépêchons-nous ! Si ce fils de p*** arrive à mettre son plan à exécution, qui sait ce qu'il fera à Drago ? »
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Drago sentait un regain de panique le parcourir. Dès qu'ils avaient transplané, le blond avait compris que la personne en face de lui n'était pas Harry, mais avant qu'il ait pu faire quoi que ce soit, il s'était retrouvé stupéfixé et traîné dans une vulgaire geôle. Il ignorait où il se trouvait. La pièce dans laquelle le faux Harry et ses acolytes l'avaient enfermé ne possédait aucune fenêtre. Seul un rai de lumière filtrait à travers les pierres mal scellées d'un des murs. Quand l'usurpateur l'avait réveillé, Drago était enchaîné sur un des pans du mur le plus éloigné de l'unique entrée de la salle. Ses entraves ne lui laissaient que peu de marge de manœuvre, puisque ses ravisseurs avaient jugé utile de lui ligoter les jambes autant que les bras et que les chaînes mesuraient à peine un mètre de longueur.
Le Serpentard essaya de se calmer. "Oui, il était en mauvaise posture. Oui, les Aurors ne feraient pas grand cas de sa disparition, cela leur ferait un ancien mangemort en moins. Cependant, sa mère et Harry finiraient par se rendre compte de son enlèvement et puis ses ravisseurs ne semblaient pas vouloir le torturer ni le tuer enfin du moins, dans l'immédiat." Drago eut un rictus entre l'amertume et l'angoisse.
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Callie arrivait trop tard. Son père avait déjà enlevé Malefoy. La jeune femme avait pourtant rejoint le cottage de sa mère dès qu'elle avait été certaine de ne pas se désartibuler en transplanant avec la baguette de Mathilde.
Désillusionnée, et cachée dans les fourrés pour plus de sécurité, Callie regardait Narcissa Malefoy se lamenter de ne pas avoir su protéger son fils. Pendant ce temps, le survivant et ses amis semblaient répondre aux questions d'un Auror. Celui-ci paraissait sceptique tandis que le rouge et or semblait s'énerver un peu plus à chaque interrogation.
La jeune femme s'interrogeait sur la signification de tout ceci. Elle n'eut pas longtemps à attendre pour comprendre de quoi il en retournait quand Harry bouscula ses amis et l'Auror en question pour se ruer dehors. Hermione et Ron se précipitant à sa suite.
Une fois sur la terrasse, Harry prit plusieurs inspirations pour tenter d'apaiser son courroux. "Quel abruti d'Auror ! songea-t-il."
« Harry, appela doucement Hermione. Ils le retrouveront. Ne t'inquiète pas.
- Tu les as entendu Hermione. Drago n'est pas leur priorité et d'après eux, rien ne prouve qu'il n'ait pas tout simplement choisi de partir. Si je n'avais pas été là, ils ne se seraient même pas donné la peine d'ouvrir une enquête. J'ignore ce qu'il se passe Mione mais ne trouves-tu pas étrange que Lucius se fasse poignarder et que Drago disparaisse à quelques jours d'intervalle ?
- Tu oublies aussi la lettre dans notre dortoir et tes affaires saccagées, rajouta Ron. »
Hermione plissa son front, signe chez elle d'une intense réflexion.
« Moi, ce qui m'intrigue, c'est plutôt QUI nous a envoyé cette lettre, déclara-t-elle enfin en sortant un morceau de parchemin de sa poche.
- Oui, approuva Ron. Comment cette personne savait-elle que Drago allait être enlevé et que son kidnappeur prendrait ton apparence pour l'attirer ?
- D'ailleurs, ce qui est encore plus étrange, c'est comment celui-ci savait que Drago suivrait Harry, rajouta la Gryffonne. Je me demande si…
- Si quoi Hermione ? s'agaça le survivant.
- Pas ici, rentrons à Poudlard.
- Mais… protesta Harry.
- Nous n'avons aucune piste pour l'instant Harry. »
Le jeune homme grogna mais se rangea à l'avis de son amie.
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Callie soupira. Elle était arrivée trop tard et le ministère ne semblait pas pressé d'ouvrir une enquête et de prendre son père, Carter Hopkins, comme une menace sérieuse. Le seul point positif pour la jeune femme était que les réflexions du trio d'or lui avaient fait comprendre que son frère Wayne était sûrement impliqué et qu'il serait plus facile pour elle d'obtenir des renseignements de celui-ci. La nuit était déjà bien avancée, Callie allait devoir patienter jusqu'au petit matin. Elle transplana jusqu'à Pré-au-Lard et prit une chambre aux trois balais, s'excusant auprès de Madame Rosmerta de l'heure tardive.
Au petit matin, après une toilette sommaire et un repas frugal, Callie se rendit à Poudlard, ayant préalablement envoyé un hibou depuis le bureau de poste, elle se savait attendue par son ancien professeur de métamorphose. C'est avec un peu de nostalgie que la jeune femme traversa le parc et monta jusqu'au bureau de la directrice. Callie avait adoré sa scolarité à Poudlard et y revenir cinq ans après aurait été une joie si les circonstances n'avaient pas été si dramatiques.
Dès qu'elle arriva près de la gargouille gardant le bureau directorial, celle-ci s'anima et la jeune femme, bien que légèrement surprise, n'en laissa rien paraître. Minerva reposa le dossier qu'elle lisait, se leva et avec un grand sourire s'exclama :
« Callista, je suis heureuse de vous revoir. Savez-vous que depuis votre départ, seule une élève a atteint votre niveau en métamorphose ? »
Terriblement gênée, Callie rougit et balaya les arguments de McGonagall d'un revers de main.
« Je suis certaine que vous exagérez Professeur.
- Je dois avouer que nous avons quelques bons élèves mais aucun n'a votre facilité dans cette matière, insista Minerva en priant son ancienne élève de s'asseoir. Bon, ajouta-t-elle devant l'embarras de Callista, vous vouliez voir votre frère d'après ce que j'ai compris.
- Effectivement, répliqua la jeune femme dont les yeux s'assombrirent légèrement. J'aimerais, avec votre autorisation, passer la matinée avec lui.
- Vous savez Callista qu'une telle requête est plutôt inhabituelle et que la plupart des visites familiales sont dues à des événements majeurs.
- J'en ai conscience Professeur mais j'aimerais justement m'entretenir avec Wayne d'un sujet épineux en rapport avec notre famille. »
Minerva soupira et esquiva un pâle sourire avant de répondre :
« Je suppose que le renvoi de votre cadet n'y est pas étranger. J'en suis navrée mais le comportement de Mitchell ne m'a pas incité à la clémence.
- J'en ai parfaitement conscience. »
Minerva fit alors appeler Wayne.
